Trump, tarifs douaniers et retour de l’instabilité monétaire
Avec un second mandat de Donald Trump en toile de fond, les politiques commerciales américaines s’orientent à nouveau vers le protectionnisme. Adrian Day souligne que les hausses de tarifs, en apparence inflationnistes, peuvent paradoxalement ralentir la demande. Mais l’effet réel à long terme pourrait être bien plus inquiétant. Une déstabilisation du système monétaire mondial s’amorce déjà. Dans ce climat incertain, l’or devient une assurance contre la volatilité géopolitique.
Un dollar menacé par la dédollarisation progressive
Le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale semble fragilisé. Selon Day, les politiques américaines pourraient accélérer le processus de dédollarisation. Si les pays étrangers cessent d’accumuler des dollars, ceux-ci reviendront massivement sur le sol américain. Cela déclencherait une spirale inflationniste. Acheter de l’or dès maintenant permet de se prémunir contre la perte de pouvoir d’achat liée à l’affaiblissement du billet vert.
Un marché obligataire sous haute tension
Les grands acheteurs étrangers, tels que la Chine ou le Japon, réduisent leurs positions en bons du Trésor américain. En parallèle, la demande domestique s’essouffle. Face à un déficit croissant, Washington devra payer plus pour emprunter. Cela entraînera une hausse des taux, freinant l’économie. L’or, actif sans risque de contrepartie, s’impose comme refuge naturel face aux turbulences obligataires.
Vers un retour du quantitative easing : le signal d’achat pour l’or
Pour éviter une explosion des taux, la Réserve fédérale pourrait relancer une politique de création monétaire. Le retour du quantitative easing (QE) est une hypothèse de plus en plus plausible. Cela favoriserait une nouvelle envolée des prix de l’or. Anticiper cette dynamique, c’est renforcer son portefeuille avec une valeur refuge reconnue.
La grande anomalie : actions minières sous-évaluées
Adrian Day insiste sur un point crucial : le décalage entre les prix de l’or et ceux des actions aurifères. Les investisseurs nord-américains sont encore peu présents sur ce segment, mais cela pourrait changer rapidement. Les marges des sociétés minières augmentent, leur valorisation reste basse. Saisir ces opportunités maintenant, c’est investir à contre-courant dans un actif tangible et stratégique.
L’or encore sous-évalué malgré le chaos géopolitique
Les tensions mondiales, les conflits et les incertitudes politiques ne sont toujours pas intégrés dans le prix de l’or. Pourtant, le contexte global ne cesse de se dégrader. La guerre commerciale, la fragmentation monétaire et les tensions énergétiques s’intensifient. Face à ces menaces, sécuriser une partie de son capital en or devient une décision vitale.
Ne pas se tromper de cycle : le marché haussier de l’or ne fait que commencer
Selon Day, le cycle haussier de l’or est encore jeune. La majorité des investisseurs institutionnels n’y sont pas encore pleinement exposés. L’entrée dans la phase de croissance accélérée pourrait survenir rapidement. Agir maintenant permet de bénéficier de l’effet de levier avant l’afflux de capitaux dans le secteur.
Les autres matières premières à surveiller : cuivre et uranium
Le changement énergétique mondial accroît la demande de ressources stratégiques. Le cuivre et l’uranium en font partie. Toutefois, c’est l’or qui demeure la valeur absolue en période de doute. Si diversifier est important, l’or reste la pierre angulaire d’un portefeuille résilient.
Conclusion : face à l’implosion des marchés traditionnels, l’or s’impose
Entre la dette incontrôlée, la baisse du dollar, la perte de confiance et les politiques monétaires désespérées, le système montre des signes de faiblesse avancée. Adrian Day voit dans les actions aurifères l’un des rares paris rationnels en 2025. Ne pas renforcer sa position en or aujourd’hui, c’est rester exposé à un effondrement brutal et inévitable.


