Il n’est un secret pour personne que les États-Unis ont un problème de dette. Mais vous ne réalisez peut-être pas à quel point ce problème est grave.
Aujourd’hui, la dette municipale s’élève à 3 400 de milliards de dollars, la dette des entreprises à 14 000 de milliards, la dette des ménages à 20 000 de milliards, et la dette fédérale à 37 000 de milliards de dollars. Ajoutez à cela les prêts étudiants, les crédits auto et toutes les autres formes d’obligations futures, et les États-Unis accumulent plus de 104 000 de milliards de dollars de dette totale(Publique + Privée).
Toutes ces dettes posent problème, mais le problème systémique concerne la dette souveraine américaine.
Il avait fallu plus de 215 ans aux États-Unis pour atteindre 10 000 de milliards de dollars de dette. Le deuxième palier de 10 000 de milliards a été atteint en seulement neuf ans. Le troisième en cinq ans. Et, au rythme actuel, la dette atteindra 40 000 de milliards de dollars dans les 24 prochains mois. Aujourd’hui, le ratio dette/PIB des États-Unis est de 120 %.
Comme vous le savez sûrement, il existe trois méthodes pour gérer un problème de dette :
- Croître suffisamment pour la rembourser.
- Faire défaut.
- La réduire par l’inflation, en dévaluant la monnaie.
Les États-Unis (et toutes les grandes banques centrales) ont choisi d’« effacer la dette par l’inflation », via la hausse des prix et la dévaluation de la monnaie. C’est ce qui a déclenché la forte hausse de l’or en 2024. Et à en juger par les derniers événements, ce processus s’accélère. À l’échelle mondiale, les banques centrales se lancent dans un nouveau cycle d’assouplissement monétaire.
Les banques centrales ont lancé un cycle d’assouplissement coordonné
Depuis 2024, les banques centrales ont entamé un cycle mondial d’assouplissement coordonné.
Depuis lors :
La Banque centrale européenne (BCE) a réduit ses taux huit fois.
La Banque d’Angleterre (BoE) les a réduits cinq fois.
La Banque nationale suisse (BNS) les a abaissés six fois à zéro.
Même la Fed s’apprête à relancer son cycle d’assouplissement, les marchés à terme donnant 95 % de chances que la Fed réduise ses taux de 0,25 % pour atteindre 4,0-4,25 % en septembre.
Mais les banques centrales ne se contentent pas d’assouplir la politique monétaire. Elles préparent également une nouvelle vague d’inflation en se détournant des actifs papier pour aller vers les actifs tangibles, notamment l’or physique.
Depuis 2022, les banques centrales mondiales ont multiplié les achats d’or, accumulant plus de 4 140 tonnes métriques, avec des acquisitions annuelles dépassant systématiquement les 1 000 tonnes.
- En 2022, les banques centrales ont acheté un record de 1 136 tonnes d’or, le niveau le plus élevé depuis 1950, poussées par l’incertitude géopolitique et l’inflation élevée.
- En 2023, elles ont acquis 1 037 tonnes, maintenant le rythme élevé établi en 2022.
- En 2024, 1 045 tonnes supplémentaires ont été ajoutées à leurs réserves, poursuivant cette demande record.
- En 2025, le rythme ralentit légèrement mais reste soutenu : 244 tonnes au premier trimestre et 166 tonnes au second, soit un total de 410 tonnes à la mi-2025.
- Les analystes estiment que les achats totaux pour 2025 atteindront environ 1 000 tonnes, confirmant la tendance à un niveau historiquement élevé.
Pour la première fois depuis 30 ans, l’or physique représente une part plus importante des réserves des banques centrales que les bons du Trésor américain.
En d’autres termes, ceux qui peuvent littéralement imprimer de l’argent à volonté (les banquiers centraux) choisissent d’acheter de l’or physique plutôt que des actifs papier (bons du Trésor).
Métaux précieux : la prochaine hausse est là
Après une progression spectaculaire tout au long de 2024 et du premier trimestre 2025, l’or était en phase de consolidation ces quatre derniers mois.
Mais ce n’est plus le cas.
Cette semaine, l’or a EXPLOSÉ à la hausse, franchissant une résistance critique. L’argent physique a également connu une percée.
C’est un signal majeur que le système financier entre dans une phase inflationniste. Le ratio or/actions le confirme.
Historiquement, les actions sont une protection contre l’inflation… jusqu’à un certain point. Une inflation modérée stimule revenus et croissance, et les investisseurs voient les actions comme un moyen de profiter de l’inflation.
Mais lorsque l’inflation atteint un certain seuil, les coûts d’exploitation explosent et les bénéfices disparaissent. C’est là que la mauvaise inflation devient un gros problème pour les actions.
Comme le souligne Bill King, lorsque l’or surperforme les actions, c’est un indicateur majeur que l’inflation approche du point critique où elle deviendra un vrai problème pour les actions.
Et c’est ce qui se passe en ce moment.
Le graphique comparant la performance de l’or à celle du S&P 500 montre que :
Quand la ligne de tendance monte, et que l’or surperforme les actions.
Quand la ligne de tendance descend, les actions surperforment l’or.
Au premier trimestre 2025, l’or avait largement surperformé les actions. Depuis, ce graphique avait formé un biseau descendant haussier (les actions surperforment l’or d’avril à août), mais cette formation vient de se casser à la hausse.

C’est un signal clair que la situation inflationniste va s’aggraver. Le moment de se préparer est désormais arrivé, avant que l’impact ne devienne trop lourd. Le meilleur moyen : investir dans des actifs de qualité sous-évalués comme l’or et l’argent que les investisseurs institutionnels n’ont pas encore achetés.
Source: gainspainscapital.com


