L’or entre dans une nouvelle ère monétaire
Le légendaire investisseur Pierre Lassonde, fondateur de Franco-Nevada, affirme que le marché de l’or est sur le point de revivre un scénario digne des années 70. À cette époque, le métal jaune était passé de 35 $ à 800 $ l’once, en moins d’une décennie. Ce n’est pas un hasard : les conditions économiques, monétaires et géopolitiques de 2025 ressemblent dangereusement à celles de 1971. La déconnexion du dollar, la montée des dettes publiques et la perte de confiance dans les devises fiduciaires ont préparé le terrain pour une envolée spectaculaire. Aujourd’hui, l’histoire semble vouloir se répéter. Le monde redécouvre la fonction première de l’or : une monnaie réelle et universelle. Dans un tel contexte, envisager d’acheter de l’or physique n’est plus une option, mais une stratégie de survie face à la dévaluation généralisée.
Des parallèles frappants avec les années 1970
Entre 1976 et 1980, le cours de l’or a bondi de 90 $ à 800 $, soit une multiplication par neuf en quatre ans. Lassonde estime que nous sommes aujourd’hui dans l’équivalent de 1976 : les fondations du cycle haussier sont posées, mais la phase d’explosion n’a pas encore commencé. L’inflation mondiale s’installe, les banques centrales sont piégées entre récession et perte de crédibilité, et les dettes publiques atteignent des niveaux inédits. Exactement comme à la fin des années 70, les investisseurs commencent à douter de la valeur des monnaies papier. Or, chaque période de méfiance envers le système monétaire se termine toujours par une ruée vers le métal jaune. Celui qui anticipe cette transition pourrait être le grand gagnant de la décennie à venir. C’est pourquoi il devient vital d’envisager dès maintenant d’investir dans l’or tangible, avant que les prix n’entament leur phase de réévaluation spectaculaire.
Les banques centrales accélèrent leur ruée vers l’or
Depuis quatre ans, les banques centrales du monde entier achètent de l’or à un rythme jamais vu depuis un demi-siècle. En 2024, elles ont accumulé plus de 1 000 tonnes, et la tendance ne faiblit pas. Derrière ces mouvements se cache un bouleversement profond : la dédollarisation. La Chine, la Russie, mais aussi des nations émergentes comme la Turquie, l’Inde ou le Brésil, cherchent à réduire leur dépendance au dollar américain. Elles renforcent leurs réserves avec un actif sans contrepartie : l’or. Ce comportement prouve que la confiance envers les devises fiat s’érode à grande vitesse. En parallèle, la Réserve fédérale et la BCE se retrouvent contraintes de maintenir des politiques inflationnistes pour soutenir leurs économies fragiles. Cette combinaison — impression monétaire et perte de confiance — constitue l’environnement idéal pour une envolée du métal précieux. Dans ce contexte, acheter de l’or maintenant revient à se placer du bon côté de l’histoire monétaire.
Les prévisions explosent : l’or à 4 000 $ et plus ?
Les grandes banques d’investissement ne s’y trompent pas. J.P. Morgan prévoit un prix moyen de 3 675 $ l’once pour fin 2025, tandis que Citi anticipe un test à 4 000 $ dans les prochains mois. Même les analystes les plus prudents reconnaissent que l’or a désormais franchi une étape psychologique. Les tensions au Moyen-Orient, la fragilité des marchés boursiers et la perspective d’un ralentissement économique mondial renforcent encore cette tendance. Pour Lassonde, nous n’avons parcouru qu’une partie du chemin. Si son analogie avec les années 70 s’avère exacte, le vrai mouvement haussier reste devant nous, avec une possible multiplication du cours par deux, trois, voire quatre. Pour les investisseurs avertis, cela signifie qu’il existe encore une fenêtre d’opportunité avant le grand rush. Se positionner aujourd’hui via l’achat d’or physique sécurisé pourrait s’avérer décisif dans la préservation du patrimoine à long terme.
L’or, dernier rempart face au chaos monétaire mondial
Au-delà des chiffres, c’est un changement de paradigme qui s’opère. Le monde glisse doucement vers une ère où la monnaie fiduciaire perd sa crédibilité. Les crises successives ont révélé la fragilité d’un système fondé sur la dette et la confiance dans les banques centrales. Dans cette période charnière, l’or s’impose comme l’actif le plus résilient, capable de traverser les cycles et les crises sans perdre sa valeur intrinsèque. De plus en plus de gestionnaires de fortune, de fonds souverains et d’épargnants particuliers redécouvrent cette vérité : posséder de l’or, c’est détenir une forme de liberté financière. Alors que les marchés s’agitent et que les devises chancellent, renforcer son patrimoine avec de l’or physique réel devient un choix de bon sens, une protection contre l’incertitude, mais aussi une opportunité stratégique face à un retournement historique.
Conclusion : le compte à rebours a commencé
Pierre Lassonde n’est pas un spéculateur isolé. Son analyse repose sur des décennies d’expérience dans le secteur aurifère. Lorsqu’il affirme que nous vivons une période similaire à la fin des années 70, il ne s’agit pas d’une simple métaphore : c’est un avertissement. L’or redevient une monnaie mondiale, un refuge face à la dérive du système financier. Si le cycle actuel suit le même schéma que celui de 1976-1980, la véritable explosion du cours n’a pas encore commencé. Ceux qui agiront tôt pourraient voir leur capital multiplié dans les prochaines années. L’histoire nous enseigne qu’en période de crise, ce ne sont pas les devises papier qui survivent, mais le métal. Avant que la vague ne se déclenche, il est encore temps de se positionner sur l’or et de sécuriser son patrimoine, loin de la tempête qui s’annonce.


