Egon von Greyerz explique pourquoi les banques centrales passent du dollar américain à l’or

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Les États-Unis ont perdu la confiance du monde

Tout a basculé en 2022, lorsque les États-Unis et leurs alliés européens ont gelé les avoirs russes détenus dans leurs banques centrales. Ce geste, politiquement symbolique, a marqué un tournant historique : la monnaie de réserve mondiale, censée incarner la neutralité et la sécurité, est devenue un instrument de pouvoir politique. En confisquant ces avoirs, Washington a, selon Egon von Greyerz, « tiré une balle dans le pied ». Le message envoyé au reste du monde fut clair : vos réserves ne sont plus à l’abri si elles sont libellées en dollars. Dès lors, pourquoi un pays émergent, un exportateur de pétrole ou même une économie européenne, continuerait-il à conserver ses richesses dans une devise qui peut être gelée d’un trait de plume ?

Depuis, les chiffres le confirment : de Pékin à Riyad, de New Delhi à Brasilia, les banques centrales se délestent progressivement de leurs avoirs en dollars pour renforcer leurs réserves en or. Ce mouvement n’est plus marginal : il est systémique. Il traduit la perte de confiance dans la politique monétaire américaine et la crainte croissante que le dollar soit utilisé comme une arme économique. Pour se protéger de cette menace, de nombreux États privilégient désormais les réserves tangibles et inattaquables. C’est dans cette logique que l’achat d’or physique apparaît non seulement comme une mesure de prudence, mais aussi comme une stratégie souveraine.

L’or : le retour du pouvoir réel dans les coffres

L’or n’a ni drapeau, ni gouvernement, ni dette. C’est cette neutralité absolue qui le rend à nouveau si précieux. En 2025, selon le World Gold Council, plus de 70 % des banques centrales prévoient d’augmenter leurs réserves en or, tandis qu’elles réduisent massivement leurs expositions en dollars. Ce n’est pas une simple diversification ; c’est un repositionnement géopolitique. L’or redevient le socle du système financier international, car il ne dépend d’aucune promesse et ne peut être ni imprimé ni confisqué.

Les États-Unis ont longtemps profité de ce qu’on appelle le « privilège exorbitant du dollar » : émettre leur propre dette dans leur propre monnaie, tout en forçant le monde à l’utiliser. Mais ce privilège touche à sa fin. L’accumulation d’une dette fédérale record, la perte de confiance dans les institutions américaines et la montée des puissances émergentes poussent le système à se rééquilibrer. C’est une véritable revalorisation de l’or qui se profile. Egon von Greyerz estime que ce métal pourrait être multiplié par plusieurs fois sa valeur actuelle dans les années à venir, au fur et à mesure que les réserves se réajustent.

Pour un investisseur, ce changement n’est pas anodin. Suivre les mouvements des banques centrales, c’est anticiper les tendances de fond. Et dans ce contexte, l’investissement dans l’or physique devient un choix visionnaire : il protège contre la dépréciation monétaire, tout en s’alignant sur la stratégie des institutions les plus puissantes du monde.


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Vers une revalorisation historique du métal jaune

Un phénomène inédit se dessine : le prix de l’or augmente sans forte demande des particuliers occidentaux. En Europe et aux États-Unis, les ventes au détail d’or restent faibles, alors même que son cours grimpe de près de 40 % en un an. Cela prouve que la hausse est alimentée principalement par les banques centrales et les investisseurs institutionnels. Le marché mondial de l’or, longtemps dominé par la spéculation financière, est désormais tiré par des acteurs qui achètent pour détenir, non pour revendre.

Ce changement structurel est fondamental. Lorsque la Chine, l’Inde, la Turquie ou encore la Pologne accumulent massivement de l’or, elles créent une demande réelle et durable. À l’inverse, les États-Unis continuent d’imprimer des dollars, ce qui mine la valeur de leur monnaie. Ce déséquilibre alimente un scénario de réévaluation forcée du prix de l’or, comme dans les années 1970. Dans ce contexte, attendre n’est plus une option. Miser sur l’or aujourd’hui, c’est se placer avant la prochaine revalorisation majeure. Pour cela, envisager l’achat d’or sous forme de lingots ou pièces d’investissement est une manière efficace d’anticiper cette mutation tout en sécurisant son patrimoine face à l’instabilité du système monétaire mondial.

Les banques centrales montrent la voie : faut-il les imiter ?

Les banques centrales ne sont pas des spéculateurs. Leurs décisions s’inscrivent sur des décennies. Lorsqu’elles accumulent de l’or, elles ne cherchent pas à profiter d’un cycle court, mais à reconstruire la confiance dans leurs réserves. En 2024, la Banque populaire de Chine a acheté plus de 225 tonnes d’or, tandis que la Banque centrale de Turquie en a ajouté plus de 90 tonnes à ses coffres. Ces mouvements massifs envoient un message clair : les devises papier s’effritent, l’or, lui, conserve sa valeur.

Ce signal doit être entendu par les investisseurs. Les États eux-mêmes reconnaissent que l’or est la seule monnaie universelle. Dans un monde où la géopolitique dicte désormais les règles économiques, posséder un actif tangible et inaltérable devient une nécessité. C’est pourquoi, pour les épargnants soucieux de stabilité, un placement dans l’or physique est une décision logique, voire urgente. L’histoire montre que ceux qui détiennent de l’or dans les périodes de transition monétaire ne préservent pas seulement leur pouvoir d’achat ; ils conservent leur liberté financière.

Conclusion : la fin du dollar-roi et le retour à la réalité

Le mouvement actuel n’est pas une simple réaction ponctuelle. Il s’agit d’une restructuration profonde du système financier mondial. Les États-Unis, en politisant leur monnaie, ont rompu le pacte de confiance qui liait le monde au dollar. En réponse, les banques centrales se tournent vers l’or, un actif libre, universel et éternel. Le cycle se referme : après un siècle de domination du billet vert, le métal jaune retrouve son trône.

Pour les investisseurs, c’est une opportunité unique d’agir avant que le marché n’en prenne pleinement conscience. Les signaux sont là : désendettement impossible, inflation persistante, et défiance croissante envers les monnaies papier. Dans ce contexte, choisir de convertir une partie de son patrimoine en or n’est pas une spéculation ; c’est une mesure de survie économique. Anticiper, c’est préserver. Et c’est pourquoi l’achat d’or dès aujourd’hui pourrait bien être la décision la plus lucide de cette décennie.

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