Olivier Delamarche, économiste reconnu et dirigeant d’une société de gestion, ne mâche pas ses mots dans son analyse de l’économie française. Selon lui, les annonces récentes sur la croissance sont une illusion complète. Le gouvernement se vante d’un chiffre de 0,5 % pour le troisième trimestre, mais si l’on corrige la variation des stocks, la France reste en récession depuis le premier trimestre. Delamarche rappelle que ces chiffres sont manipulés, notamment via ce qu’il appelle la comptabilité créatrice, une pratique visant à masquer l’ampleur réelle de la dette. Aujourd’hui, il estime que la dette française se situe autour de 160 % du PIB si l’on intègre le hors-bilan, soit des niveaux comparables à ceux de la Grèce.
L’économiste insiste sur le fait que la France souffre d’un déficit structurel, amplifié par une démographie en chute libre. Le nombre d’actifs par dépendant diminue, ce qui réduit le potentiel de croissance entre -1 % et +1 %. Delamarche souligne également l’exode massif des capitaux : des entrepreneurs et investisseurs quittent le pays, préférant des juridictions plus stables et économiquement compétitives. Genève, par exemple, attire de nombreux patrimoines français grâce à sa stabilité et sa fiscalité relativement claire. Cette fuite des capitaux impacte directement l’investissement et la création de richesse sur le territoire.
Concernant l’Europe, Delamarche est tout aussi alarmiste. Le spread France-Allemagne a doublé depuis 2017, traduisant un manque de confiance croissant dans la solidité de la France. Il dénonce la mauvaise gestion énergétique et industrielle des pays européens, notamment l’Allemagne, en proie à des choix politiques qui menacent la filière automobile et la compétitivité énergétique. Ces erreurs stratégiques se répercutent sur l’économie française, accroissant la vulnérabilité du pays face aux crises globales.
L’économiste met également en garde contre la perte de droits de propriété en France. Entre les impôts sur les successions, la confiscation d’actifs étrangers ou les sanctions économiques, le cadre juridique devient imprévisible, décourageant les investisseurs et mettant en péril le patrimoine des Français. Delamarche évoque la nécessité d’une réforme profonde : contrôle des dépenses inutiles, arrêt du financement de projets non essentiels et limitation du train de vie des institutions publiques. Sans ces mesures, la dette continuera d’éroder le pouvoir d’achat et la stabilité économique.
Face à cette situation, Delamarche recommande la protection du patrimoine via des valeurs refuges. L’or physique apparaît comme une solution concrète pour sécuriser son épargne. Investir dans l’or physique et lingots permet de se prémunir contre l’inflation, la perte de pouvoir d’achat et l’instabilité politique. Chaque crise financière majeure montre que l’or conserve sa valeur lorsque les devises et les marchés s’effondrent. Ainsi, acheter de l’or n’est pas un simple placement, mais une assurance face aux turbulences économiques actuelles.
Delamarche évoque également la situation américaine pour mettre en perspective la dette globale. Les États-Unis, malgré une dette abyssale, bénéficient d’une croissance intérieure soutenue par la consommation des ménages. Les droits de douane instaurés par l’administration Trump ont permis de réindustrialiser partiellement le pays et de créer des flux financiers internes, contrairement à l’Europe qui peine à relancer son industrie. Selon Delamarche, la France n’a pas cette marge de manœuvre et doit impérativement restructurer son économie avant que la crise ne devienne irréversible.
Enfin, Olivier Delamarche s’attaque au débat sur le budget 2026, qu’il décrit comme une simple redistribution de ressources sans vision stratégique. La France, selon lui, est dirigée par des politiciens incompétents et médiocres, incapables de prendre des décisions courageuses pour réformer le système des retraites, réduire la dette et soutenir l’économie réelle. Dans ce contexte, l’or reste un refuge tangible et sécurisant pour les particuliers désireux de protéger leur patrimoine et de traverser l’incertitude économique avec prudence. Investir dans l’or physique devient ainsi une nécessité, non une option.


