Planche à Billets – La Fed a fait son choix… et que cela nous plaise ou non !

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La Réserve fédérale recommence à imprimer de l’argent.
Et cette décision marque un tournant majeur.

Comme je l’expliquais dès 2017 dans mon livre à succès The Everything Bubble, lorsqu’une banque centrale s’engage sur la voie des politiques monétaires d’urgence, elle ne peut plus jamais en sortir ni revenir durablement à la normale. Certes, il existe parfois des tentatives de « normalisation ». Toutefois, elles ne durent jamais longtemps. Quelques années tout au plus. Ensuite, l’assouplissement reprend, inévitablement.

La Fed vient, une fois encore, d’en apporter la démonstration.

La lutte contre l’inflation n’a duré qu’environ trente mois, de mars 2022 à septembre 2024, avant que la Réserve fédérale ne recommence à baisser ses taux. Depuis, elle a réduit le coût de l’argent à SIX reprises, faisant passer les taux directeurs de 5,5 % à 3,75 %. Autrement dit, le retour à l’argent facile est désormais acté.

Mais ce mouvement ne s’arrête pas là.

Mercredi, la Fed a franchi une nouvelle étape en annonçant un programme inédit de quantitative easing. Chaque mois, 40 milliards de dollars seront créés ex nihilo pour être injectés dans le système via l’achat de bons du Trésor à court terme. Cette décision s’inscrit dans un phénomène bien plus large, que certains observateurs qualifient désormais sans détour de déluge monétaire.

Comme le résume parfaitement Egon von Greyerz, nous sommes entrés dans une phase où les banques centrales impriment sans limite, tandis que les monnaies perdent progressivement leur pouvoir d’achat. La question n’est donc plus de savoir si cette dynamique va se poursuivre, mais plutôt qui parviendra à y survivre.

Pourquoi la Fed agit-elle ainsi ?

La réponse est simple, mais inquiétante. Les États-Unis ajoutent aujourd’hui environ 1 000 milliards de dollars de dette supplémentaire tous les 100 jours. À ce rythme, le système ne peut tenir que par une création monétaire permanente. La Fed se retrouve alors face à un choix impossible : provoquer une envolée artificielle des marchés par l’inflation, ou laisser éclater la gigantesque bulle obligataire, au risque de déclencher une crise systémique.

La Fed a choisi la première option.

Ce choix confirme ce que de plus en plus d’analystes soulignent : la stabilité monétaire n’est plus une priorité. La survie du système passe désormais avant tout le reste. Dans ce contexte, la dépréciation progressive des monnaies devient non pas une conséquence imprévue, mais un outil assumé.

Je n’approuve pas cette stratégie.
Je ne l’apprécie pas davantage.

Mais je suis lucide.

Lorsque les banques centrales ouvrent les vannes sans limite, les règles du jeu changent. L’histoire montre que ces périodes ne récompensent pas l’épargne passive, mais ceux qui comprennent les mécanismes à l’œuvre et s’y adaptent rapidement. Ignorer ce déluge monétaire, c’est accepter de voir son pouvoir d’achat s’éroder lentement, année après année.

Je n’ai pas l’intention de rester spectateur.
J’ai l’intention d’en tirer profit, de manière significative.

Vous devriez envisager d’en faire autant.

Source: gainspainscapital.com

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