La Fed débat de l’inflation qu’elle ne maîtrise pas… comme si elle savait de quoi elle parle.
Selon l’administration Trump, l’inflation a été vaincue. Stephen Miran, l’un des plus proches conseillers économiques du président Trump, affirme que l’inflation « basée sur le marché » se situe en réalité autour des 2 %, alors que les indicateurs officiels (indice des prix à la consommation et dépenses de consommation des ménages) avoisinent les 3 %. Il appelle ouvertement la Réserve fédérale à baisser ses taux de 0,5 % au lieu des baisses habituelles de 0,2 %.
À l’inverse, de nombreux autres responsables de la Fed s’inquiètent du fait que l’inflation ne soit PAS maîtrisée. Ils citent d’innombrables indicateurs montrant que l’inflation n’a PAS atteint l’objectif des 2 % fixé par la Fed. En réalité, les pressions inflationnistes s’accentuent, comme le montrent les données : près de la MOITIÉ (47 %) des composantes de l’indice PCE de base affichent une hausse de plus de 3 % sur un an.
Comment est-ce possible ? Comment deux groupes de personnes éclairées, expertes en la matière peuvent-ils avoir des points de vue si différents sur les mêmes données ?
La vérité, c’est que les données sur l’inflation aux États-Unis sont une farce, et ce depuis des années. En réalité, le débat actuel sur l’inflation à la Fed se résume à une bande d’intellectuels qui se disputent sur leur interprétation d’une entité purement imaginaire.
Voici quelques-uns des problèmes les plus flagrants liés aux données sur l’inflation :
- Les indicateurs relatifs au logement, qui constituent la composante la plus importante des données, sont des estimations créées par la Fed, et non des mesures fondées sur le marché.
- Les données n’incluent pas les prix des aliments ou de l’énergie, car après tout, qui en a réellement besoin pour survivre ?
- Les données sont tellement manipulées et truquées qu’elles prétendent que les coûts de l’assurance maladie n’augmentent que de 2 à 5 % par an. Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un dont les coûts d’assurance augmentent aussi lentement.
Et ainsi de suite…
La réalité, c’est que TOUTES les données sur l’inflation aux États-Unis sont conçues pour une seule chose : sous-estimer le taux d’inflation réel afin de masquer le fait que le niveau de vie a baissé aux États-Unis depuis des décennies.
Ce fait nous saute aux yeux tous les jours, mais personne dans les médias ni à la Réserve fédérale n’a la décence de l’admettre publiquement.
Dans les années 1950, la plupart des familles s’en sortaient bien avec un seul parent qui travaillait. Aujourd’hui, généralement les deux parents travaillent ET la famille a un prêt immobilier, des dettes sur les cartes de crédit, un prêt automobile ET parfois un prêt étudiant.
Revenir en arrière est donc IMPOSSIBLE si l’inflation se rapproche du taux annoncé.
La réalité est que le coût de la vie aux États-Unis a explosé par rapport aux revenus depuis au moins les années 1970. Par conséquent, lorsque les responsables de la Réserve fédérale débattent publiquement de l’inflation, ils débattent en fait d’un chiffre théorique sans aucun lien avec la réalité.
Je le sais. Vous le savez. Et les marchés le savent aussi.
On a souvent tendance à citer les actions comme indicateur de la richesse actuelle par rapport à il y a vingt ans. Or, d’après les graphiques, le S&P 500 a progressé de plus de 400 % durant cette période.

Cependant, les actions sont cotées en dollars américains. Et compte tenu de l’inflation, le dollar a perdu plus de 40 % de son pouvoir d’achat durant cette période.Si l’on indexe les actions sur l’or, qui ne peut pas être dévalué, l’indice S&P 500 est en réalité en baisse depuis 2006.

Source: gainspainscapital.com


