« La Réserve fédérale est en difficulté » – Pr. Steve Hanke, économiste.

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L’illusion des taux d’intérêt

Depuis plusieurs mois, la Réserve fédérale américaine semble enfermée dans une logique d’ajustement mécanique de ses taux directeurs, alors même que l’économie mondiale ralentit. Pour Steve Hanke, professeur d’économie appliquée à Johns Hopkins, cette obsession des taux d’intérêt est une erreur fondamentale. En se concentrant sur le coût de l’argent plutôt que sur sa quantité, la Fed commet selon lui une faute majeure de politique monétaire. Ce n’est pas en manipulant le prix de la monnaie que l’on stabilise l’économie, mais en contrôlant sa création. Or, les marchés, tout comme la Maison-Blanche, continuent de croire qu’une simple baisse de taux suffira à relancer la machine économique. En réalité, cela ne ferait qu’alimenter la spéculation et affaiblir le dollar, risquant de provoquer une nouvelle vague d’inflation. Dans ce contexte d’incertitude monétaire et de déséquilibres croissants, acheter de l’or devient une réponse logique face à la fragilité du système financier. L’or, valeur tangible et indépendante des décisions des banques centrales, offre une protection contre la dévaluation silencieuse des devises.

L’offre de monnaie : le vrai moteur de l’économie

Pour Steve Hanke, la clé de compréhension du cycle économique se trouve dans la masse monétaire, non dans les taux. La théorie quantitative de la monnaie, souvent délaissée par les économistes modernes, établit un lien direct entre la quantité de monnaie en circulation et l’évolution des prix à long terme. Lorsque la Fed pratique un resserrement monétaire excessif, comme c’est le cas depuis 2023, la croissance de la masse monétaire chute brutalement. Cette contraction entraîne mécaniquement un ralentissement de l’activité économique avec, à la clé, un risque accru de récession. Hanke plaide pour un retour à ce qu’il appelle le « golden growth rate », un rythme de croissance de la masse monétaire de 6,3 % par an, compatible avec une inflation maîtrisée autour de 2 %. Aujourd’hui, ce taux est tombé bien en dessous, signe d’un excès de prudence qui étouffe la reprise. Cette analyse met en évidence la nécessité pour les épargnants de se protéger contre les effets d’une politique monétaire instable. Dans une période où la monnaie fiduciaire perd de sa crédibilité, investir dans l’or physique offre une stabilité que ni les marchés actions ni les obligations ne garantissent. L’or reste le seul actif dont la valeur ne dépend pas des erreurs des banquiers centraux.

Quand la création monétaire nourrit les inégalités

L’un des points les plus percutants du raisonnement de Steve Hanke concerne la répartition inégale des effets de la politique monétaire. Lorsque la Fed injecte massivement de la monnaie dans le système, cette liquidité profite d’abord aux marchés financiers et aux grands détenteurs d’actifs. Les prix de l’immobilier, des actions et des terres montent, enrichissant les ménages les plus aisés, tandis que les classes moyennes et populaires voient leur pouvoir d’achat stagner. Depuis la crise du Covid, la part de la richesse détenue par les milliardaires américains est passée de 14 % à plus de 21 % du PIB. Cette évolution spectaculaire est directement liée à l’expansion monétaire sans précédent opérée entre 2020 et 2022. Ce mécanisme crée une « inflation des riches », où les actifs financiers s’envolent tandis que les salaires réels s’érodent. Ainsi, la politique monétaire de la Fed, censée stabiliser l’économie, alimente paradoxalement les fractures sociales. Pour échapper à cette spirale et préserver leur épargne, de plus en plus d’investisseurs se tournent vers les métaux précieux. L’achat d’or permet de se détacher de cette dynamique injuste en ancrant son patrimoine dans une valeur universelle et durable. L’or agit ici comme un instrument de rééquilibrage face à la concentration croissante des richesses.


Acheter des pièces d'or et d'argent - Or.fr

Une Fed sous pression et une économie à la croisée des chemins

L’avenir de la politique monétaire américaine s’annonce incertain. Entre pressions politiques, critiques publiques et ralentissement économique, la Fed navigue en eaux troubles. Steve Hanke souligne que toute tentative de politisation de la banque centrale serait désastreuse : un remplacement de Jerome Powell par un proche du pouvoir risquerait de détruire la crédibilité déjà fragile de l’institution. Cette incertitude de régime nourrit la volatilité des marchés et fragilise la confiance mondiale dans le dollar. D’autant que la Fed, en se fiant à des modèles post-keynésiens qui ignorent la masse monétaire, s’est coupée d’un indicateur fondamental. En se détournant de la quantité de monnaie, elle a perdu la boussole qui guidait historiquement la stabilité des prix. Dans un monde où les dettes publiques explosent et où les politiques budgétaires et monétaires se confondent, la marge de manœuvre des banques centrales s’amenuise dangereusement. C’est dans cette atmosphère d’incertitude globale que l’or redevient une assurance vitale contre la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. Chaque onces d’or achetée représente une part de sécurité, une barrière contre l’imprévisibilité du système financier.

Vers un nouveau paradigme monétaire

Le diagnostic de Steve Hanke révèle une profonde faille structurelle dans la compréhension économique actuelle. Depuis trois décennies, la macroéconomie dominante a évacué la question monétaire de ses modèles. Les conséquences sont aujourd’hui visibles : bulles spéculatives, creusement des inégalités, volatilité extrême des marchés et perte de pouvoir d’achat généralisée. Pourtant, il existe une issue : réintroduire la neutralité monétaire et la stabilité dans la création de monnaie. La politique monétaire devrait viser à ne pas favoriser certains secteurs ou catégories sociales au détriment d’autres. Cela suppose un contrôle rigoureux de la masse monétaire et une indépendance réelle des banques centrales. Tant que ce virage n’est pas pris, les investisseurs avisés continueront à chercher refuge dans les actifs réels. L’or, valeur refuge par excellence, reste le seul actif capable de traverser les cycles monétaires sans perdre sa substance. Il ne dépend ni des taux, ni des politiques, ni des modèles économiques défaillants : il demeure, depuis des millénaires, la monnaie ultime de la confiance.

En définitive, le danger qui guette la Fed n’est pas seulement économique : il est systémique. En oubliant la base même de la stabilité monétaire – la maîtrise de la quantité de monnaie –, elle a fragilisé la structure entière du système financier mondial. Cette situation exige des choix prudents. Pour les épargnants comme pour les investisseurs, se tourner vers les actifs tangibles n’est plus une option, c’est une nécessité. Dans un monde où l’incertitude devient la norme, l’or incarne plus que jamais la liberté face à la dérive monétaire.

1 COMMENTAIRE

  1. Passer son temps à faire la guerre au monde entier, dépenser la moitié des impôts pour le complexe militaro industriel qui lors des audits ne sait même pas où sont passé 900 milliards de dollars ( ça en dit long sur la corruption….), diluer la valeur de sa monnaie en faisant tourner la photocopieuse, négliger toutes les infrastructures du pays qui partent « en couille » , voler tous ses voisins , les brevets techniques de ses propres partenaires, s’accaparer toutes les richesses des autres et réclamer qu’on les idolâtre , vouloir faire la loi chez les autres sous prétexte qu’ on exporte tel un pays bananier qu’un seul produit : du dollar utilisé par les partenaires ( obligé dans le cadre du financement mondial : du pétrole dollars) même plus indexé ni corrélé aux stock d’or du pays, qu’on sait tous aux en plus et faire semblant maintenant d’avoir des problèmes qui vont finir comme Weimar : mais c’est à mourir de rire !

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