Avant son élection à la présidence en 2024, l’ancien président Donald Trump s’en prenait régulièrement à l’administration Biden, l’accusant d’avoir creusé la dette. Il a notamment reproché à l’administration Biden d’avoir accumulé « 8 000 milliards de dollars de dépenses déficitaires inutiles », de dépenser sans compter, de piller les caisses de l’État et de mener le pays au bord du gouffre.
Tout cela est ironique car, comme l’a souligné Bill Gross, le fameux roi du marché obligataire, la dette américaine a augmenté en pourcentage davantage durant le premier mandat de l’administration Trump que durant les quatre années de mandat du président Biden.
Lorsque le président Trump a pris ses fonctions en janvier 2017, la dette américaine s’élevait à 19 800 milliards de dollars. À la fin de son mandat, ce chiffre avait explosé pour atteindre 27 700 milliards de dollars, soit une augmentation de 40 % de la dette publique.

Certes, le président Biden a poursuivi cette trajectoire d’endettement en ajoutant 8 000 milliards de dollars de dette entre début 2021 et fin 2024… mais cette augmentation de 8 000 milliards de dollars représente une hausse d’environ 28 %, ce qui est nettement inférieur à l’augmentation de 40 % de la dette publique américaine enregistrée durant le premier mandat du président Trump !

Bien sûr, on peut souligner qu’une grande partie de l’augmentation de la dette durant le premier mandat de Trump a été déclenchée par les blocages budgétaires orchestrés avec vigueur par les démocrates. Mais cet argument est quelque peu contredit par le fait que le président Trump dépense davantage que l’administration Biden durant son second mandat !
Un an après le début de son second mandat, le président Trump a augmenté la dette publique américaine de 2 320 milliards de dollars. À ce rythme, les États-Unis accumuleront 9 200 milliards de dollars de dette supplémentaires durant son second mandat : une augmentation plus rapide que lors de son premier mandat et que sous l’administration Biden !
Il est clair que le plan du président Trump pour gérer cette situation consiste à « gonfler » la dette américaine… du moins tant que cette stratégie fonctionne.
Le président Trump stimule la croissance économique grâce à une stratégie de dépenses publiques massives. Pour l’exercice fiscal 2025, clos en septembre 2025, les États-Unis ont enregistré un déficit de 1 800 milliards de dollars. Certes, ce chiffre est inférieur de 41 milliards de dollars à celui de l’exercice 2024, réalisé sous la présidence de Joe Biden… mais il faut tenir compte du fait que l’administration Trump a creusé ce déficit tout en augmentant les recettes de 317 milliards de dollars. Autrement dit, l’administration Trump dépense en réalité plus que l’administration Biden !
De plus… l’administration Trump fait pression sur la Réserve fédérale pour qu’elle assouplisse de manière agressive sa politique monétaire… alors même que l’économie croît de 4 % et que la plupart des principaux prix d’actifs (immobilier, actions, etc.) se négocient à des niveaux records ou presque.
Avec la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Réserve fédérale, l’administration Trump a désormais désigné quatre des sept membres du Conseil des gouverneurs. Si Lisa Cook est contrainte de démissionner, ce nombre passera à cinq.
Il convient de rappeler que la Fed baisse déjà ses taux et mène un programme d’assouplissement quantitatif de 40 milliards de dollars par mois. Or, il est clair que le président Trump considère ces mesures comme insuffisantes et tardives. Autrement dit, il souhaite que la Fed adopte une approche plus agressive en matière de baisse des taux et d’assouplissement quantitatif.
La prépondérance fiscale combinée à un assouplissement agressif de la Fed = un modèle économique qui « fait marcher l’économie à plein régime ».
Le résultat le plus probable est une nouvelle vague d’inflation. À titre d’exemple, le dollar américain a perdu 8 % de sa valeur depuis l’élection de Donald Trump à la présidence en 2024.

Et la situation à long terme du dollar laisse présager ce qui va arriver.

Une nouvelle vague d’inflation se profile… et elle sera délibérée . Les investisseurs avisés disposent de peu de temps pour se préparer avant qu’elle ne frappe !
Source: gainspainscapital.com


