HYPERINFLATION MONETAIRE = 3ème guerre mondiale MONETAIRE – « Comprends l’or et tu comprendras l’économie, la politique, & l’histoire ! » – Bernard Monot

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Depuis plusieurs années, l’économiste – politique – et ancien député européen Bernard Monot alerte : « Nous sommes entrés dans une troisième guerre mondiale monétaire. » Une affirmation forte, répétée notamment lors de son entretien avec André Bercoff le 24 février 2026. Selon lui, les bouleversements financiers, géopolitiques et monétaires observés depuis 2020 convergent vers un choc systémique majeur en 2026. Dans ce contexte de débasement monétaire accéléré, comprendre le rôle stratégique de l’or devient essentiel — et pour ceux qui souhaitent agir concrètement, acheter de l’or physique comme actif tangible et hors système bancaire constitue, selon cette analyse, une mesure de prudence face aux incertitudes croissantes.

Nous sommes déjà dans une troisième guerre mondiale… monétaire

Pour Bernard Monot, la guerre actuelle n’est pas d’abord militaire : elle est monétaire. Elle oppose le bloc occidental surendetté au bloc émergent des BRICS élargi (BRICS+), désormais structuré autour d’alternatives au dollar. Depuis 2023, le cours de l’or en euro est passé d’environ 1 750 € l’once à plus de 4 400 € début 2026. Selon la grille d’analyse de Monot, il ne s’agit pas d’une flambée de l’or, mais d’un effondrement silencieux du pouvoir d’achat des devises occidentales — un « débasement monétaire ». Dans ce contexte, l’achat d’or physique en dehors du circuit bancaire traditionnel est présenté comme une réponse directe à l’érosion monétaire.

Hyperinflation monétaire et norme IAS 29 : La preuve…

50 %/an d’HYPERINFLATION MONÉTAIRE en Zone Euro depuis 3 ans
→ Perte cumulée de 150 % de l’€ par rapport au cours de l’or

Le cours de l’or en euros était de 1 750 € l’once en janvier 2023.

En février 2026, il atteint 4 400 € l’once, soit une dépréciation de -150 % de l’euro par rapport à l’or.

Cette dégradation silencieuse de la valeur de la monnaie s’appelle un « DEBASEMENT MONÉTAIRE » (dépréciation de la valeur réelle des devises $, €, £, Yen).

Le DéBASEMENT MONÉTAIRE

En réalité, l’or est stable : ce n’est pas lui qui augmente, mais toutes les devises occidentales qui se déprécient.

Ce phénomène n’est pas visible au quotidien, mais il grignote le pouvoir d’achat des monnaies à grande vitesse.

Définition comptable selon IFRS (IAS 29)

Selon le référentiel international IFRS, et plus précisément la norme IAS 29 :

Une économie est considérée comme hyperinflationniste lorsque le taux cumulé d’inflation monétaire dépasse 99 % sur 3 ans.

En pratique, cela correspond à une inflation moyenne de 33 %/an sur 3 ans.

Comment se mesure l’hyperinflation monétaire ?

Dégradation de la valeur de la monnaie = DEBASEMENT MONÉTAIRE silencieux

Hyperinflation monétaire : accroissement de la masse monétaire à un rythme plus élevé que la production de biens et services, selon la théorie quantitative de la monnaie d’Irving Fisher.

Formule simplifiée :

IPC + Inflation monétaire = Inflation réelle

L’IPC (Indice des Prix à la Consommation) mesure l’inflation visible sur les biens et services.

L’inflation monétaire capture la perte de valeur intrinsèque de la monnaie elle-même.

Ensemble, ils reflètent la vraie inflation subie par les épargnants et les investisseurs.

Dette américaine, mur obligataire et fin du pétrodollar

La dette totale américaine — dette fédérale, engagements non financés et produits dérivés — atteint des niveaux historiques. Le refinancement massif attendu à partir de 2026 à des taux plus élevés fait craindre un « mur de la dette ». Parallèlement, la part du dollar dans les réserves mondiales est passée d’environ 73 % en 2000 à près de 58 % en 2025. La Chine réduit progressivement son exposition aux bons du Trésor américain. Pour Monot, le gel des avoirs russes en 2023 a déclenché une perte de confiance structurelle dans le dollar. Dans ce contexte de dédollarisation accélérée, convertir une partie de son épargne en or physique revient à s’extraire d’un système basé sur la dette et la création monétaire illimitée.

Le projet “UNIT” des BRICS+ : vers un nouvel étalon-or partiel ?

Selon les analyses relayées par le Cercle National des Économistes, les BRICS+ expérimentent une unité de compte baptisée « UNIT », adossée pour partie (environ 40 %) à de l’or physique et pour 60 % à un panier de devises nationales (yuan, rouble, roupie, real, rand). Connectée aux systèmes alternatifs à SWIFT comme le CIPS chinois, cette architecture viserait à contourner le dollar dans les échanges énergétiques et commerciaux. Si cette dynamique se confirmait, elle renforcerait la demande structurelle d’or au niveau étatique. Dans une telle hypothèse géopolitique, l’acquisition d’or d’investissement ne serait plus seulement un choix patrimonial, mais un alignement sur une mutation du système monétaire international.

France et Union européenne : servitude financière et réarmement

Deuxième « fléau » identifié par Monot : la perte de souveraineté financière française dans le cadre de l’intégration européenne. Les projets d’Union des marchés de capitaux et de mutualisation de l’épargne privée interviennent alors que l’Union européenne prépare un vaste plan de réarmement (« Rearm Europe ») chiffré à plusieurs centaines de milliards d’euros. L’utilisation de l’article 122 du TFUE pour accélérer certaines décisions sans référendum national alimente les critiques souverainistes. Dans un environnement de dette publique élevée et de mobilisation accrue de l’épargne, détenir un actif réel comme l’or physique hors zone de risque politique immédiat est présenté comme une stratégie de préservation.

La réserve d’or française : bouclier ultime ?

La Banque de France détient environ 2 436 tonnes d’or, l’une des plus importantes réserves mondiales. Pour Monot, cet or constitue « l’arme ultime » permettant, en théorie, d’adosser une restructuration de dette ou de restaurer un mécanisme de confiance monétaire. Il plaide pour la sanctuarisation de ce stock stratégique. Par cohérence, il recommande aux particuliers de s’inspirer des États qui accumulent du métal jaune : acheter de l’or physique en nom propre afin de disposer d’un actif sans risque de contrepartie bancaire.

Quel scénario pour 2026 ?

Entre dédollarisation progressive, tensions énergétiques, rivalité sino-américaine et réarmement européen, l’année 2026 pourrait marquer un point de rupture. Monot évoque un possible « reset financier » comparable à 1944 (Bretton Woods) ou 1971 (fin de la convertibilité du dollar en or). Son slogan résume sa vision : « Comprends l’or et tu comprendras l’économie, la politique et l’histoire. » Dans cette perspective systémique, se positionner sur l’or physique comme assurance patrimoniale revient à anticiper un changement de paradigme monétaire mondial.

Conclusion

Que l’on adhère ou non à l’intégralité de l’analyse de Bernard Monot, un fait demeure : l’or retrouve une centralité stratégique dans un monde fragmenté, marqué par la montée des BRICS+, l’endettement massif occidental et la recomposition des alliances. La « troisième guerre mondiale monétaire » décrite par l’économiste n’est peut-être pas visible à l’œil nu, mais ses effets — inflation, volatilité, tensions géopolitiques — sont tangibles.

Dans les périodes de bascule historique, les nations renforcent leurs réserves d’or. De plus en plus d’épargnants choisissent d’en faire autant.

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