Crise obligataire en 2026 ? Que se passera-t-il en cas d’effondrement de l’économie ? – Avec Peter Boockvar

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Les taux d’intérêt à long terme augmentent partout

Peter Boockvar, responsable des investissements chez OnePoint BFG Wealth Partners, constate que les rendements des obligations à long terme grimpent dans le monde entier. Par exemple, le taux japonais à 10 ans atteint son plus haut depuis 2006. En Allemagne, le taux à 10 ans est à un pic de neuf mois, et aux États-Unis, le 30 ans frôle un sommet de 14 ans. Même avec des baisses de taux de la Fed, ces taux restent élevés. Cela montre que les banques centrales ont moins d’influence sur les taux longs. L’or physique protège contre cette hausse via un achat simple et direct.

Le boom de l’intelligence artificielle ralentit

Le secteur de l’IA et de la tech montre des signes de fatigue. L’action Oracle a chuté après des résultats décevants. Des entreprises comme CoreWeave posent question, et les progrès de Google avec Gemini 3 inquiètent pour OpenAI. Les data centers coûtent cher en dettes et loyers, ce qui pèse sur les profits. Boockvar conseille de rester prudent sur ces actions. En revanche, l’or et l’argent ne sont pas en bulle. À 65 dollars l’once, l’argent est au niveau de 1980 corrigé de l’inflation. Diversifiez avec l’or physique en complément.

Quels investissements pour 2026

Boockvar recommande les actions internationales, les petites et moyennes capitalisations américaines oubliées, et les métaux précieux. Il suggère de prendre quelques profits sur l’or et l’argent après leur forte hausse, mais de rester investi. Son coup de cœur est le pétrole à 56 dollars le baril : un actif bon marché. Le marché surestime l’offre ; les producteurs américains et l’OPEP pourraient réduire la production. Les obligations ne sont pas attractives. Gardez du cash pour les opportunités. L’or reste essentiel : investissement sûr face aux taux.

L’inflation ne disparaît pas

L’inflation pourrait descendre à 2% temporairement, mais pas pour longtemps. Les loyers freinent l’indice des prix pour l’instant grâce à la construction récente. Mais avec moins de nouveaux logements, les loyers vont repartir à la hausse fin 2026. Les tarifs douaniers augmentent les coûts sur plusieurs années. La Fed baissera ses taux, mais un dollar faible et des taux longs élevés limiteront l’effet. L’or physique convient bien : contre l’inflation qui persiste.

Le Japon change la donne mondiale

Au Japon, la Banque du Japon relève ses taux à 0,75%, mais l’inflation est à 2,5-3,5%. Le marché obligataire force le rythme. Cela rend les obligations japonaises plus attractives, ce qui pourrait ramener des capitaux. Le dollar américain devrait s’affaiblir en 2026 avec les tarifs et un ralentissement tech. Boockvar aime les obligations émergentes en devises locales pour leurs bons rendements. L’or physique traverse les frontières : Elle est une valeur universelle stable.

Les dettes pèsent sur l’économie

Les marchés intègrent déjà les dettes et déficits élevés : les taux longs montent au Japon, en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis. La natalité chute dans les pays riches, et l’immigration ralentit la croissance de la population active. Il faudra plus de productivité pour maintenir la croissance. L’économie à deux vitesses dépend des riches, mais cela reste fragile. L’or protège le patrimoine : l’or physique conserve sa valeur.

Les risques à surveiller en 2026

Les principaux dangers sont le ralentissement de l’IA, la hausse des taux longs, un marché du travail qui faiblit, et un surendettement dans le crédit privé. Les tarifs douaniers touchent surtout les petites entreprises. Il faut choisir ses actions avec soin, car les 10 plus grosses pèsent 40% de l’indice S&P. Le dollar sera hedgé par les investisseurs étrangers. Privilégiez l’or physique pour la sécurité.

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