Qu’est-ce que ce « supercycle » et pourquoi tout va s’effondrer ?
Imaginez l’économie mondiale comme un grand cycle qui recommence tous les 10 ans environ. David Hunter, un expert en marchés financiers, explique que nous vivons dans un « supercycle » commencé après la Grande Dépression des années 1930. À chaque cycle, les dettes augmentent, les spéculations deviennent folles et l’inflation monte petit à petit. Par exemple, le bilan de la Réserve fédérale américaine (l’équivalent de notre Banque de France, mais pour les États-Unis) est passé de 875 milliards de dollars en 2008 à 9 000 milliards après la pandémie de Covid, avant de redescendre à environ 6 000 milliards aujourd’hui. Hunter prédit une chute violente des bourses fin 2025 ou début 2026. Les investisseurs qui achètent maintenant par peur de rater la hausse (on appelle ça la « peur de louper le coche ») se feront piéger. Puis viendra une récession mondiale en 2026-2027, avec le bilan de la Fed explosant à 20 000 milliards de dollars et celui de toutes les banques centrales à 50 000 milliards. Cela créera une énorme inflation plus tard. Pour se protéger dès maintenant, rien de mieux que l’achat d’or physique contre la déflation.
Fin de 43 ans de hausse pour les actions et obligations
Depuis les années 1980, les prix des actions n’ont fait que monter pendant 43 ans, et ceux des obligations pendant 44 ans. Pourquoi ? Les prix ont baissé (désinflation), ce qui a permis aux actions de gagner en valeur grâce à des taux d’intérêt toujours plus bas. Beaucoup ont suivi le conseil : « Restez investi sur le long terme dans des fonds qui copient les indices boursiers, comme le S&P 500 ». Ça a marché pour les baby-boomers (la génération née après la guerre). Mais Hunter dit que c’est fini. Les obligations d’État américaines continueront à monter un an après le krach des actions. Les taux à 10 ans tomberont à 0% au pire de la crise, puis grimperont jusqu’à 20% au début des années 2030. Résultat : les actions de croissance (comme Nvidia ou Tesla) et les fonds indiciels perdront beaucoup de valeur. À la place, ce seront les matières premières et les entreprises industrielles qui brilleront, grâce au retour des usines aux États-Unis.
Les prévisions précises sur pétrole, cuivre et autres métaux
Prenons des exemples concrets. Pour le pétrole : Hunter était pessimiste quand il était à 120-130 dollars le baril. Il vise 60 dollars en fin de cycle actuel (une fourchette de 55 à 70 dollars), puis une chute à 30 dollars au plus bas de la crise. Mais après, début 2030, il pourrait atteindre 500 dollars le baril ! Pourquoi ? L’énergie deviendra rare et chère. Pour le gaz naturel : 1 dollar au creux, puis plus de 50 dollars après. Le cuivre : 7 dollars fin 2025 (freiné par les taxes douanières de Trump), 1 ou 2 dollars au pire, puis 20 à 30 dollars avec la reprise industrielle. Acier, étain, nickel : même histoire, prix qui explosent après 2027. La raison est simple : pendant 30 ans, on a réduit les stocks et les usines (énergie verte, gestion au jour le jour). La demande va bondir (nouvelles usines, énergie), mais l’offre mettra des années à suivre. Résultat : des prix fous.
L’inflation expliquée étape par étape : de négative à 25%
Voici le calendrier clair selon Hunter. Fin 2026 : inflation négative (déflation, les prix baissent). 2027 : inflation faible, à un seul chiffre (par exemple 3-5%). 2028 : autour de 10-15%. 2030-2032 : plus de 20%, jusqu’à 25%. Pourquoi si vite ? Les banques centrales imprimeront des milliers de milliards de dollars pour relancer l’économie après la crise. Cette monnaie va chasser des biens rares (usines à construire, énergie à produire). Mais attention, ça ne se fait pas du jour au lendemain : il faut 1 à 2 ans pour que l’argent circule et pour voir les prix augmenter. Les banques centrales réagissent toujours trop tard, ce qui empire les choses. Les obligations perdront de la valeur ; les matières premières, au contraire, grimperont avec le retour des industries aux États-Unis.
Quelles actions éviter : les pièges des fonds indiciels et tech
Oubliez le conseil des années 1980 : « Achetez des fonds qui copient les indices boursiers et laissez-les tranquilles ». Avec la fin de la désinflation et des taux bas, ces fonds vont stagner ou chuter. Les actions de croissance comme Nvidia ou Tesla souffriront d’une contraction des ratios cours sur bénéfices (les prix trop hauts par rapport aux profits). Hunter insiste : à chaque cycle économique, les gagnants changent. Après 2027, misez sur les matières premières et l’industrie américaine. L’énergie chère obligera tout le monde à vivre plus sobrement : fini les grandes maisons, place à l’efficacité. Pour survivre à la crise, tournez-vous vers l’or physique, un bouclier sûr.
Votre plan d’action simple pour en sortir gagnant
Avant le krach de 2026 : Vendez les actions surévaluées, passez en liquidités ou obligations d’État américaines.
Au creux de 2027 : Achetez à bas prix les matières premières (pétrole à 30 dollars, cuivre à 1-2 dollars).
Après la crise : Profitez de l’inflation sur les métaux, l’énergie et les industries américaines.
Diversifiez dès aujourd’hui : mettez 10% de votre argent en or physique pour résister à la déflation, et gardez le reste prêt pour saisir les opportunités. Hunter le dit : les excès d’aujourd’hui mènent à des chutes extrêmes, suivies de rebonds énormes. Ce n’est pas la fin du monde, mais un changement radical – préparez-vous pour ne pas être pris au dépourvu.


