Il y a des semaines ordinaires sur les marchés… et il y a celles qui marquent un tournant. Selon Cédric Froment, nous venons peut-être d’assister à l’un de ces moments rares où un cycle se libère. L’indice des matières premières redémarre fortement, l’or casse des pivots techniques majeurs et les marchés actions digèrent en silence. Si cette dynamique se confirme, 2026 pourrait ressembler à 1979 : verticalité, tension, volatilité extrême.
Dans ce contexte, comprendre les cycles devient essentiel. Et pour ceux qui souhaitent sécuriser une partie de leur patrimoine face à une possible accélération monétaire et géopolitique, l’achat d’or physique comme valeur refuge stratégique redevient une question centrale.
Matières premières : le début d’une vague impulsive majeure ?
Depuis plusieurs semaines, l’indice global des matières premières repart nettement à la hausse. Après quatre années de digestion post-Covid — marquées par la flambée inflationniste de 2021-2022 puis la normalisation monétaire — la volatilité s’est contractée. Historiquement, ces phases de compression précèdent des mouvements directionnels puissants.
Les cycles des commodities sont violents : quand ils partent, ils accélèrent rapidement. Dans les années 1970, chaque emballement des matières premières s’est traduit par des hausses spectaculaires en quelques trimestres. Aujourd’hui, la structure technique ressemble à une sortie de base longue. Si cette cassure se confirme, nous pourrions entrer dans une phase impulsive sur plusieurs mois, voire trimestres.
Dans un environnement où les ressources physiques reprennent de la valeur face à la monnaie, détenir de l’or d’investissement pour diversifier son exposition aux actifs réels s’inscrit dans une logique cohérente.
L’or en hyperparabole : vers une verticalisation en 2026 ?
C’est probablement le point le plus explosif de l’analyse. L’or, déjà engagé dans un mouvement haussier depuis mars 2024, montre des consolidations de plus en plus courtes. En analyse technique, cela traduit une accélération de la pression acheteuse : chaque pause dure moins longtemps que la précédente.
Si un nouveau plus haut historique est inscrit dans les prochaines semaines, le scénario défendu par Cédric Froment serait validé : une phase hyperparabolique comparable à celle de 1979. À l’époque, le métal jaune avait littéralement verticalisé en quelques mois dans un climat d’inflation et de tensions géopolitiques.
Aujourd’hui, les banques centrales continuent d’acheter massivement de l’or, la dette mondiale reste élevée et les incertitudes géopolitiques persistent. Si la psychologie collective bascule, l’accélération pourrait être rapide.
Dans cette perspective, acheter de l’or physique avant une possible flambée des cours constitue pour certains investisseurs une assurance face à un scénario de rupture.
Argent métal : un retard stratégique à surveiller
L’argent métal semble dessiner un creux dans une simple marche d’escalier au sein d’un cycle haussier plus large. Historiquement, lorsque l’or entre en phase d’accélération, l’argent suit avec davantage de volatilité.
Si la dynamique actuelle se poursuit, l’argent pourrait amplifier le mouvement de l’or. Le ratio or/argent reste encore éloigné des excès historiques observés lors des pics de marché. Cela laisse théoriquement une marge d’expansion significative.
Dans une logique patrimoniale équilibrée, intégrer de l’or physique en complément des métaux précieux plus volatils permet de stabiliser une exposition au secteur.
Bitcoin et crypto : entrée en marché baissier cyclique
À l’inverse des matières premières, le Bitcoin évolue désormais en configuration de marché baissier depuis la cassure d’un support clé. Pour simplifier le cycle, Cédric Froment utilise l’image d’une balle de tennis : ascension, compression, rebond, puis gravité. Le BTC serait entré dans une phase descendante, avec une volatilité potentiellement importante.
Ethereum et certaines actions liées à la blockchain restent enfermés dans de larges structures de contraction. Cela ne signifie pas l’effondrement définitif du secteur, mais plutôt une phase de digestion avant un prochain cycle.
Dans ce contexte incertain sur les actifs numériques, conserver une base tangible via l’achat d’or sécurisé offre une ancre de stabilité face aux cycles spéculatifs.
SP500 et Nasdaq : consolidation saine ou rupture à venir ?
Les marchés américains, notamment le S&P 500 et le NASDAQ Composite, évoluent dans une large phase de latéralisation depuis plusieurs mois. Cette compression de volatilité est typique des bull markets matures : peu de secousses, digestion progressive des hausses précédentes.
Tant que les supports mensuels tiennent, la tendance de fond reste haussière. Mais une cassure vers le sud changerait radicalement la dynamique en augmentant la volatilité globale.
Face à cette incertitude directionnelle, détenir de l’or comme pilier défensif du portefeuille permet d’amortir un éventuel changement de régime.
Europe : vague impulsive enclenchée
Les indices européens comme le CAC 40 et le DAX ont récemment cassé des phases de consolidation longues de plusieurs mois. Cette sortie par le haut ouvre la voie à une vague impulsive en direction du sommet des canaux hebdomadaires.
La synchronisation entre Europe solide, matières premières en reprise et or en accélération pourrait annoncer un changement d’ère macroéconomique.
Dans ce nouvel environnement potentiellement inflationniste, renforcer une allocation en or physique patrimonial s’intègre dans une stratégie de protection contre l’érosion monétaire.
Conclusion : 2026, l’année d’un choc comparable à 1979 ?
Le scénario défendu est clair :
- Matières premières en sortie de compression
- Or proche d’une verticalisation hyperparabolique
- Actions en digestion avancée
- Crypto en phase baissière cyclique
Si l’or inscrit rapidement de nouveaux sommets historiques, 2026 pourrait devenir l’année dont tous les médias parleront. Une année intense, marquée par la volatilité, le stress et peut-être des tensions géopolitiques accrues.
Les marchés passent la majorité du temps à consolider. Mais parfois, ils accélèrent brutalement. Selon cette lecture cyclique, nous pourrions être précisément à l’aube de l’une de ces accélérations majeures.


