L’année 2025 a surpris de nombreux investisseurs sur le marché du pétrole. Alors que les tensions géopolitiques semblaient annoncer des ruptures d’approvisionnement majeures, le monde a finalement fait face à un surplus inattendu de production. Pour Josh Young, investisseur chevronné dans l’énergie, ce paradoxe ne signifie pas que le marché est sain, mais qu’il est temporairement déséquilibré. Dans un contexte où les cycles des matières premières sont souvent mal compris, beaucoup choisissent de diversifier leur exposition aux actifs réels, notamment via l’achat d’or comme complément stratégique aux matières premières énergétiques.
Un surplus pétrolier inattendu en 2025
Contrairement aux attentes historiques, les conflits en Ukraine, au Moyen-Orient ou autour de l’Iran n’ont pas provoqué de fortes ruptures d’approvisionnement. Résultat : un surplus moyen d’environ un million de barils par jour en 2025. Cette situation a pesé sur les prix du pétrole, en baisse de plus de 20 dollars sur l’année. Mais pour Josh Young, ce surplus est conjoncturel et masque des fragilités profondes, ce qui explique pourquoi certains investisseurs renforcent parallèlement l’achat d’or comme valeur tangible décorrélée du cycle pétrolier.
Les erreurs d’anticipation de l’OPEP+
L’OPEP+ a largement sous-estimé l’offre réelle et surestimé la demande. En réponse à une consommation estivale plus forte que prévu, le cartel a remis de la production plus rapidement que nécessaire. Cette décision, combinée à un manque de discipline interne, a accentué le surplus. Pour les investisseurs avertis, ces erreurs rappellent que la gestion politique des matières premières reste fragile, d’où l’intérêt de l’achat d’or comme actif hors décisions géopolitiques.
OPEP+ : guerre de parts de marché ou simple désalignement ?
Contrairement à l’idée répandue d’une guerre de parts de marché, Josh Young estime que l’OPEP+ a surtout été prise à contre-pied par de mauvaises prévisions. Aujourd’hui, de nombreux pays produisent en dessous de leurs quotas officiels, révélant des limites structurelles. Cette incapacité à ajuster rapidement l’offre renforce la volatilité du marché, ce qui pousse certains épargnants à sécuriser une partie de leur patrimoine via l’achat d’or comme stabilisateur patrimonial.
Les producteurs hors OPEP : une croissance trompeuse
Les États-Unis, le Brésil ou le Kazakhstan ont contribué au surplus, mais cette croissance repose sur des facteurs temporaires : projets retardés arrivant en production, extensions coûteuses ou contraintes politiques. De nombreux champs entrent déjà en déclin. Cette réalité souligne que l’abondance actuelle pourrait rapidement disparaître, ce qui incite à considérer l’achat d’or comme couverture contre les retournements brutaux des matières premières.
Le mythe d’un pétrole abondant et bon marché
Selon l’Agence internationale de l’énergie, des centaines de milliards de dollars doivent être investis chaque année simplement pour maintenir la production mondiale. Sans ces investissements, le déclin naturel des champs pétroliers s’accélère. Le pétrole bon marché n’est donc pas garanti sur le long terme, ce qui renforce l’attrait pour l’achat d’or comme réserve de valeur face à la rareté future.
Le cas du pétrole de schiste américain
Le schiste américain a longtemps servi de variable d’ajustement mondiale. Mais les gains de productivité par puits plafonnent, les meilleurs gisements s’épuisent et les coûts augmentent. Sans hausse significative des prix, la production finira par stagner, voire décliner. Cette dynamique rappelle que les ressources énergétiques ne sont pas infinies, d’où l’intérêt parallèle pour l’achat d’or comme actif non épuisable.
Pourquoi les actions pétrolières résistent mieux que le brut
Malgré la baisse des prix du pétrole, de nombreuses actions du secteur ont bien résisté. Les valorisations étaient historiquement basses et les entreprises ont amélioré leur discipline financière. Ce phénomène rappelle celui observé récemment dans les mines d’or, où les actions ont surperformé le métal. Une dynamique qui renforce l’idée de diversifier avec l’achat d’or physique en complément des actions cycliques.
Le parallèle entre pétrole et métaux précieux
Josh Young souligne un point clé : les cycles des matières premières se ressemblent. Après des années de sous-investissement, un secteur passe brutalement de l’excès d’offre à la pénurie. L’or, contrairement au pétrole, n’est pas consommé mais conservé, ce qui lui confère un rôle unique dans les portefeuilles, notamment via l’achat d’or comme actif anti-cyclique.
Que peut-on attendre de 2026 ?
Si le surplus actuel persiste encore quelques trimestres, de nombreux indicateurs suggèrent un rééquilibrage progressif dès 2026. Moins de nouveaux projets, déclin naturel des champs et discipline budgétaire accrue pourraient provoquer une remontée des prix. Dans ce contexte incertain, beaucoup préfèrent anticiper en sécurisant une partie de leur épargne grâce à l’achat d’or comme assurance face aux cycles énergétiques.
Conclusion
Le surplus pétrolier de 2025 ne doit pas être interprété comme une nouvelle ère d’abondance. Il s’agit davantage d’un déséquilibre temporaire, issu d’erreurs de prévision et de facteurs conjoncturels. L’histoire des matières premières montre que ces phases précèdent souvent des retournements violents. Dans un monde marqué par la volatilité, la diversification vers des actifs tangibles et durables reste une stratégie de bon sens, ce qui explique l’intérêt constant pour l’achat d’or comme pilier de protection patrimoniale.


