Un conflit qui n’a rien d’humanitaire, selon Olivier Delamarche
Pour Olivier Delamarche, l’idée de “libérer les peuples” n’a jamais été un véritable prétexte de guerre. Ce que l’on appelle aujourd’hui “crise en Iran” ou “tension au Moyen‑Orient” est en réalité une guerre monétaire globale, ancrée dans la concurrence internationale entre grandes puissances. Delamarche affirme que les motivations économiques — et non humanitaires — dominent les décisions politiques et militaires actuelles. Dans un tel climat d’incertitude économique et monétaire, de nombreux épargnants cherchent des moyens de protéger leur patrimoine, notamment via l’achat d’or physique comme valeur refuge fiable.
Le détroit d’Ormuz : un centre stratégique et symbolique
Le détroit d’Ormuz est l’une des voies maritimes les plus importantes au monde, car il permet l’acheminement d’une grande partie du pétrole utilisé par les économies modernes. Lorsque l’Iran menace de fermer ce passage, ce n’est pas seulement une question de géopolitique régionale, mais une menace directe sur le système énergétique mondial. Une perturbation de cette route signifie une contraction de l’offre de pétrole, avec des conséquences économiques immédiates pour les pays importateurs. Dans ce contexte fragile, beaucoup voient dans l’or physique un moyen de sécuriser leur capital face aux chocs pétroliers et monétaires.
Une guerre monétaire avec la Chine, pas une guerre humanitaire
Delamarche met en lumière une analyse souvent négligée : ce conflit s’inscrit dans une concurrence monétaire accrue entre les États‑Unis et la Chine. Selon lui, l’objectif sous‑jacent est de contrer les efforts chinois visant à promouvoir une monnaie alternative au dollar, potentiellement convertible ou basée sur l’or ou d’autres actifs tangibles. Cette rivalité économique explique en partie les tensions autour des sanctions, des alliances géopolitiques et des politiques commerciales. Dans un tel environnement, la diversification patrimoniale — notamment grâce à l’achat d’or physique comme réserve de valeur tangible — devient une stratégie de protection pour les épargnants.
La monnaie chinoise et l’ambition d’une alternative au dollar
Depuis plusieurs années, la Chine explore l’idée d’une monnaie plus indépendante du dollar américain. Les discussions entre la Chine et la Russie en 2017 sur l’achat de pétrole en monnaies autres que le dollar ont été un signe fort de cette volonté de diversification monétaire. Une telle monnaie alternative pourrait, selon certains experts, réduire la domination du dollar sur le commerce mondial. C’est précisément ce qui inquiète les États‑Unis : toute remise en cause du rôle central du dollar implique une transformation des flux financiers internationaux. Dans ce cadre, l’or physique est perçu par certains investisseurs comme un actif refuge indépendant des monnaies fiduciaires.
Le quasi‑monopole chinois sur les terres rares et sa signification économique
Un élément clé de cette guerre monétaire est le quasi‑monopole de la Chine sur les terres rares et les minéraux stratégiques. Ces ressources sont essentielles à de nombreuses technologies modernes, des smartphones aux énergies renouvelables. Delamarche rappelle que, lorsque la Chine est confrontée à des menaces économiques ou commerciales, elle peut utiliser ce levier pour faire pression — comme lors de l’affaire Huawei. Cette dépendance mondiale vis‑à‑vis des ressources chinoises renforce la position stratégique de Pékin dans l’économie mondiale. Dès lors, diversifier son patrimoine et envisager l’achat d’or physique comme protection contre les turbulences géopolitiques peut sembler pertinent pour les investisseurs.
Les enjeux énergétiques : Venezuela, Iran et la maîtrise des “robinets”
Delamarche explique également que certaines interventions militaires ou diplomatiques visent en réalité à “remettre la main sur le robinet énergétique”. L’exemple du Venezuela en est une illustration : ce pays possède d’énormes réserves pétrolières, mais son pétrole est lourd et coûteux à traiter. L’intérêt stratégique ne réside donc pas uniquement dans les réserves elles‑mêmes, mais dans le contrôle des flux énergétiques vers des partenaires comme la Chine. L’Iran, de son côté, est un fournisseur majeur de pétrole et de gaz pour de nombreux pays en développement. Toute tentative de bloquer ces approvisionnements a des implications économiques profondes. Dans ce climat de tensions énergétiques, se tourner vers l’or physique peut permettre de préserver une part de son épargne.
Une concurrence monétaire qui redéfinit les alliances internationales
Au cœur de ces tensions, la guerre monétaire prend des formes multiples : sanctions, pressions commerciales, tentatives de limiter l’accès à l’énergie, diversification des réserves de change, et coopérations régionales. Ces dynamiques modifient les alliances traditionnelles et obligent les États à repenser leurs stratégies économiques. Par exemple, plusieurs pays renforcent leurs liens commerciaux et cherchent à réduire leur dépendance au dollar, favorisant l’émergence d’autres mécanismes de règlement. Dans ce contexte, la diversification des avoirs — notamment par l’intermédiaire de l’achat d’or physique comme couverture contre l’incertitude monétaire — est vue par certains comme une mesure de prudence.
Conclusion : comprendre pour mieux anticiper
La lecture d’Olivier Delamarche nous invite à considérer la crise actuelle non pas comme un simple conflit local, mais comme un enjeu global de domination monétaire et économique. Derrière les prétextes politiques ou humanitaires se cachent des intérêts stratégiques profonds, liés à l’énergie, aux devises et aux ressources naturelles. Pour les citoyens et les investisseurs, comprendre ces mécanismes est essentiel afin de prendre des décisions éclairées. Face à ces enjeux, intégrer des actifs indépendants des politiques monétaires traditionnelles — et notamment envisager l’achat d’or physique comme stratégie de diversification — peut être une démarche rationnelle pour gérer les risques à long terme.


