Or et argent : sommes-nous dans la phase explosive finale du marché haussier ? – Avec David Morgan

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Les marchés des métaux précieux vivent une période d’une intensité rare. Volatilité extrême, accélérations paraboliques, corrections brutales… Pour l’analyste américain David Morgan, nous serions entrés dans la phase finale du bull market séculaire de l’or et de l’argent. Et historiquement, cette phase est celle où les prix montent le plus vite… en un temps très court.

Comprendre ce moment charnière est essentiel pour protéger son patrimoine et éviter les erreurs classiques de fin de cycle. Dans ce contexte incertain, renforcer progressivement ses positions via l’achat d’or physique comme socle patrimonial permet de sécuriser l’essentiel avant toute prise de risque supplémentaire.

Une phase finale = accélération maximale

Selon David Morgan, les grands marchés haussiers obéissent à une règle empirique : 80 à 90 % de la hausse survient dans les 10 % derniers du cycle. En 1980, lors du précédent pic historique de l’argent, près de 87 % du mouvement s’est produit dans une fraction très réduite du temps total.

Cela signifie que nous pourrions assister à des envolées spectaculaires, suivies de corrections violentes destinées à « secouer » les investisseurs les moins convaincus. Ce phénomène est typique des fins de cycle. Dans une telle configuration, détenir une base solide via l’achat d’or en conservation long terme permet de rester serein face aux fluctuations quotidiennes.

Volatilité extrême : un signal de sommet ou une simple respiration ?

L’argent a récemment connu une hausse quasi parabolique avant de corriger brutalement. Beaucoup y ont vu la fin du marché haussier. Morgan rappelle pourtant que ce type de correction est normal en fin de cycle.

En janvier 1980, l’argent avait perdu près de 50 % en une seule séance lors du fameux « Silver Thursday ». Les corrections actuelles, bien que violentes, restent proportionnellement inférieures. Elles traduisent davantage une lutte entre marché papier (produits dérivés) et demande physique réelle.

Dans ce bras de fer, posséder du métal tangible via l’achat d’or physique hors système bancaire évite toute dépendance aux marchés dérivés.

Nouvelle dynamique : la demande physique reprend le contrôle

L’un des points clés soulevés par Morgan concerne la découverte des prix basée sur la demande physique. Depuis plusieurs mois, la demande industrielle — notamment pour l’argent utilisé dans les technologies et l’énergie — influence davantage les cours que la spéculation financière.

Des places comme le COMEX ou le Shanghai Gold Exchange jouent un rôle déterminant dans cet équilibre fragile entre papier et métal réel.

Si la demande physique continue de dominer, la tendance haussière pourrait reprendre rapidement. Se positionner en amont via l’achat d’or comme réserve stratégique reste alors une approche prudente.

Après le pic : krach durable ou nouveau palier plus élevé ?

Historiquement, après un sommet parabolique, les métaux corrigent fortement avant de se stabiliser à un niveau « équitable » plus élevé qu’auparavant. En 2011, l’argent avait atteint 50 $ avant de retomber durablement. Mais le contexte actuel diffère :

  • Coûts d’extraction en hausse
  • Inflation énergétique persistante
  • Demande industrielle structurelle (65 % du marché de l’argent)

Morgan estime que la prochaine consolidation pourrait établir un nouveau plancher bien supérieur aux anciens sommets. Dans cette optique, conserver un noyau dur via l’achat d’or en allocation patrimoniale permanente est essentiel.

Les actions minières : opportunité sous-estimée ?

Morgan rejoint d’autres investisseurs réputés comme Rick Rule : les grandes minières restent sous-valorisées par rapport aux prix actuels des métaux.

Erreur fréquente : vendre trop tôt les minières après un pic du métal. En 1980, alors que l’or corrigeait, les bénéfices des producteurs continuaient d’augmenter, propulsant encore leurs actions.

Cependant, les minières restent plus risquées que le métal lui-même. Elles doivent compléter — et non remplacer — une base solide constituée par l’achat d’or physique sécurisé.

Le platine : l’opportunité méconnue ?

Autre point fort de l’analyse : le ratio argent/platine atteint un plus bas de 25 ans. En d’autres termes, le platine est historiquement bon marché comparé à l’argent.

Mais attention : le marché du platine présente des primes d’achat et de revente plus élevées, ce qui le réserve à des investisseurs avertis. Pour la majorité des épargnants, le cœur de portefeuille reste l’or et l’argent, en particulier via l’achat d’or physique comme pilier central.

Marchés actions, inflation et fin de système ?

Morgan souligne un point crucial : en environnement inflationniste avancé, les marchés actions peuvent continuer à monter nominalement… tout en s’effondrant en termes réels face à l’or.

Comparer le S&P 500 au prix de l’or révèle parfois un « krach invisible ». L’or ne change pas : c’est la monnaie qui perd de la valeur.

Depuis la fin de la convertibilité du dollar décidée par Richard Nixon en 1971, la création monétaire s’est accélérée sans contrainte réelle. Face à cette dynamique, détenir un actif non diluable via l’achat d’or comme protection contre la dépréciation monétaire devient une assurance contre l’érosion systémique.

Vers un nouveau système monétaire ?

Selon Morgan, nous approchons d’un « endgame » : tensions sur les dettes souveraines, fragilité de l’immobilier commercial, fin progressive du carry trade sur le yen, défiance croissante envers les banques centrales.

Des projets de monnaies numériques de banque centrale (MNBC) pourraient émerger en parallèle d’une flambée finale des métaux précieux. Dans un tel contexte, posséder un actif tangible, hors système numérique, via l’achat d’or physique en détention directe représente une forme d’indépendance financière.

Conclusion : la discipline fera la différence

Sommes-nous au sommet ? Peut-être pas encore. Sommes-nous dans la phase la plus volatile et décisive du cycle ? Très probablement.

La clé n’est pas de prédire chaque mouvement, mais d’adopter une stratégie structurée :

  • Conserver un noyau dur en métal physique
  • Arbitrer progressivement
  • Éviter l’effet de levier excessif
  • Diversifier intelligemment vers les minières

Si l’histoire se répète, les prochains mois pourraient être spectaculaires. Mais seuls ceux qui auront sécurisé l’essentiel en amont pourront en profiter sereinement.

Dans un monde où la monnaie perd sa stabilité plus vite que jamais, la vraie question n’est plus « combien l’or peut-il monter ? », mais plutôt : êtes-vous correctement positionné avant l’accélération finale ?

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