Deux modèles macro indépendants convergent vers un objectif choc : 20 000 $ l’once
L’or n’a jamais été aussi sous-évalué par rapport aux fondamentaux monétaires mondiaux, et deux modèles macroéconomiques rigoureux, utilisés par des investisseurs institutionnels de premier plan, aboutissent à une conclusion vertigineuse : un objectif de prix de 20 000 $ par once d’or dans les quatre prochaines années. Le premier modèle repose sur la tendance de la masse monétaire mondiale M2 comparée au stock d’or physique disponible au-dessus du sol, un ratio qui n’a cessé de se détendre depuis des décennies sous l’effet de la création monétaire exponentielle des banques centrales. En prolongeant simplement la ligne de tendance actuelle, on atteint mécaniquement les 20 000 $, un scénario que les déséquilibres fiscaux actuels et le climat géopolitique tendu pourraient même accélérer de manière spectaculaire. Le second modèle, tout aussi robuste, utilise le ratio or/S&P 500 et anticipe une correction classique de 50% des actions américaines couplée à une dévaluation du dollar, un schéma qui s’est déjà produit à deux reprises dans l’histoire moderne (1929-1934 et 1973-1980). Un S&P 500 divisé par deux, combiné à un multiple or/indice de 5,25, suffit également à valider l’objectif des 20 000 $, un niveau encore loin des pics historiques de 7,58 en 1980, mais déjà supérieur au creux de 4,76 en 1933.
Le timing : quatre ans, ou beaucoup moins si la géopolitique s’en mêle
Le premier modèle suggère une trajectoire linéaire d’environ quatre ans pour atteindre l’objectif, un délai qui pourrait être respecté par les seules dynamiques fiscales et monétaires, sans même qu’un krach boursier ne vienne catalyser le mouvement. Dans le climat géopolitique actuel, la théorie des jeux indique cependant que l’objectif des 20 000 $ pourrait être atteint par à-coups, à n’importe quel moment, ce qui renforce l’urgence pour les investisseurs de se positionner immédiatement plutôt que d’attendre une confirmation tardive. Historiquement, le délai entre le sommet du marché actions et le pic du prix de l’or a été de seulement 4,3 ans entre septembre 1929 et janvier 1934, et de 7 ans entre janvier 1973 et janvier 1980. Aujourd’hui, avec des valorisations boursières à des records et des déséquilibres fiscaux sans précédent, le scénario d’un nouveau cycle de ce type est plus que crédible, d’autant que les banques centrales mondiales accumulent activement le métal jaune, confirmant son statut de réserve ultime.
Pathway to $20,000 gold
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“The Price Target for Gold” (Published 7/22/26)https://t.co/rvrkTWs1PD pic.twitter.com/litZSEJ41S
— Kevin C. Smith, CFA (@crescatkevin) July 30, 2026
La conviction des investisseurs activistes : un portefeuille minier taillé pour l’explosion
Cette trajectoire haussière exceptionnelle explique pourquoi les fonds activistes spécialisés dans les métaux précieux et critiques ont fait de l’or et de l’argent leur thème d’investissement majeur, avec une conviction inébranlable dans la sous-évaluation des mines d’exploration et de développement. Depuis six ans, des portefeuilles soigneusement construits, épaulés par des géologues économiques titulaires d’un doctorat, ont permis de financer des forages et de créer certaines des plus excitantes nouvelles découvertes d’or, d’argent et de cuivre au monde, des projets de classe mondiale avec un potentiel de développement de premier ordre. Imaginez l’effet d’un prix de l’or à 20 000 $, couplé à un retour des multiples historiques du ratio explorateur/or, sur la valorisation de ces actifs miniers : le potentiel de rendement est tout simplement astronomique, comme le montre la trajectoire explosive de l’indice S&P TSX Venture Composite dans les cycles précédents. Bien sûr, ces projections reposent sur des modèles et des hypothèses spéculatives, et rien ne garantit que l’objectif des 20 000 $ sera atteint, mais la conviction et les fondamentaux sont là.
Le repli récent : une opportunité en or pour entrer à bas prix
La stratégie métaux précieux de ces fonds a surperformé de manière éclatante les indices de référence depuis son lancement, avec cinq des seize meilleurs fonds hedge mondiaux en 2025 selon la base de données Preqin, un palmarès qui confirme la puissance du thème. Les replis temporaires, comme celui observé cette année, sont inhérents à tout cycle, mais les modèles de valorisation et les objectifs de prix maintiennent la trajectoire et la focus sur le prix final, offrant à chaque correction une fenêtre d’opportunité pour les nouveaux investisseurs. Le récent repli des marchés des métaux précieux et des fonds spécialisés constitue donc une opportunité de premier ordre pour se positionner à des niveaux de prix attractifs, avant que la tendance haussière structurelle ne reprenne de plus belle. Les investisseurs qui comprennent la dynamique de long terme savent que chaque creux est une chance d’acheter l’avenir à prix discount, et le contexte actuel ne fait que renforcer cette logique.
Pourquoi l’or, l’argent et les miners ont-ils corrigé ? Le malentendu Warsh
Début 2026, l’or a rencontré deux vents contraires majeurs qui ont stoppé net sa course fulgurante entamée en 2025 : la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed le 30 janvier, perçu comme un faucon des taux, et le déclenchement d’un conflit avec l’Iran le 28 février, qui a accentué les craintes de hausse des taux. Ces deux chocs ont fait basculer les attentes du marché, passant de baisses de taux anticipées à des hausses de taux, un scénario très défavorable pour les métaux précieux à court terme, comme le montre clairement l’évolution des anticipations de marché. Cependant, cette lecture est selon nous erronée : le marché anticipe le scénario le plus hawkish possible, alors que la Fed n’a pas encore acté un cycle de resserrement durable. Nous sommes entrés dans une ère de domination fiscale où la politique monétaire ne peut plus crédiblement servir d’outil de lutte contre l’inflation, mais est devenue un instrument de gestion de la dette, une réalité que les marchés obligataires américains ont déjà intégrée en anticipant des hausses de taux qui ne se matérialiseront probablement pas de manière significative.
La domination fiscale : quand la monnaie devient un outil de gestion de la dette
Dans ce nouveau régime macroéconomique, la Fed ne peut plus se permettre de laisser les taux monter durablement sans mettre en péril la soutenabilité de la dette publique américaine, désormais à des niveaux historiques. Les marchés obligataires ont déjà intégré des hausses de taux qui restent largement théoriques, car la réalité fiscale imposera tôt ou tard un retour à des politiques monétaires accommodantes, un scénario qui ne peut que bénéficier à l’or et aux métaux précieux en général. Cette dynamique de domination fiscale est le moteur profond de la trajectoire haussière de long terme du métal jaune, et chaque repli lié à des malentendus de court terme sur la politique monétaire ne fait que renforcer la solidité du thème. Les investisseurs qui comprennent cette réalité structurelle savent que chaque correction est une opportunité de renforcer leur exposition à l’actif refuge ultime, et le contexte actuel offre une fenêtre de tir exceptionnelle.
Conclusion : se positionner maintenant, avant que le monde ne rattrape la réalité
L’objectif de 20 000 $ l’once d’or n’est pas un scénario marginal, mais la conclusion logique de deux modèles macro indépendants, étayée par des fondamentaux monétaires, fiscaux et géopolitiques sans précédent. Le timing peut varier, mais la direction est claire, et chaque jour qui passe renforce la probabilité que ce scénario se réalise, voire s’accélère. Les investisseurs qui attendent une confirmation parfaite risquent de rater le mouvement, car le marché ne prévient jamais avant de basculer. Se positionner aujourd’hui, c’est acheter l’avenir à prix discount, avant que le monde entier ne réalise que l’or est la seule monnaie qui n’a pas de contrepartie.



