Investir dans l’or revient au centre des stratégies patrimoniales alors que les marchés financiers abordent une phase beaucoup plus incertaine. Pour Michael Howell, spécialiste mondialement reconnu de la liquidité et dirigeant de CrossBorder Capital, le principal changement à surveiller n’est pas nécessairement une contraction brutale de la quantité de monnaie disponible, mais le ralentissement de sa progression. Cette nuance est essentielle : lorsqu’une économie réelle en pleine accélération absorbe davantage de capitaux, la liquidité disponible pour les actifs financiers peut diminuer à la marge, même si les indicateurs économiques restent solides. Dans cette configuration, les actions peuvent continuer à afficher des bénéfices corrects tout en voyant leurs multiples de valorisation se contracter. Pour l’investisseur, la question devient alors moins celle de la croissance économique que celle de la destination des capitaux. C’est précisément dans ce contexte que l’or physique retrouve une place stratégique dans une allocation diversifiée. Pour ceux qui souhaitent étudier concrètement les possibilités disponibles, découvrir les possibilités d’achat d’or physique et d’argent permet d’aller plus loin dans cette réflexion.
Le grand changement de 2026 : la liquidité mondiale a commencé à ralentir
La thèse de Michael Howell repose sur une distinction fondamentale entre le niveau de liquidité et son rythme de progression. Selon son analyse, le cycle mondial de liquidité aurait atteint un sommet autour de la fin du troisième trimestre ou du début du quatrième trimestre 2025, avant d’amorcer une phase de ralentissement. Des analyses publiées en 2026 autour de ses travaux reprennent cette idée d’un pic de liquidité atteint fin 2025 et d’une inflexion progressive du cycle. Cela ne signifie donc pas que « l’argent disparaît » brutalement des marchés. Le mécanisme est plus subtil : la croissance de la liquidité ralentit et, comme les marchés financiers réagissent fortement aux variations marginales des flux de capitaux, cette décélération peut avoir des conséquences importantes sur les valorisations. Dans une telle période, l’environnement devient naturellement plus sélectif. Les actifs qui ont bénéficié d’une abondance exceptionnelle de capitaux peuvent connaître davantage de volatilité tandis que les investisseurs recherchent des actifs capables de résister à l’érosion monétaire et aux changements de régime. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’achat d’or physique peut constituer une solution à étudier lorsque la liquidité change de direction.
Deux réservoirs d’argent : les marchés financiers et l’économie réelle
Pour comprendre cette mécanique, il faut revenir à l’une des idées centrales de Michael Howell : l’argent est fongible, mais il n’est pas infini. Une partie de la liquidité circule dans l’économie réelle, à travers la consommation, l’investissement des entreprises, les infrastructures et les dépenses publiques. Une autre partie alimente les marchés financiers, où elle se traduit par des achats d’actions, d’obligations, de devises, de matières premières ou d’autres actifs. Lorsque la liquidité se déverse massivement vers les marchés financiers, elle contribue à soutenir les valorisations et à faire progresser les multiples. À l’inverse, lorsque l’économie réelle devient suffisamment dynamique pour absorber une quantité croissante de capitaux, la part disponible pour les actifs financiers peut diminuer. Cette lecture permet de comprendre pourquoi une économie forte n’est pas nécessairement synonyme de hausse continue de la Bourse. Elle explique également pourquoi les investisseurs peuvent chercher à renforcer des actifs tangibles lorsque les flux monétaires deviennent plus difficiles à prévoir. Dans cette perspective, voir les solutions disponibles pour investir dans l’or et l’argent physiques constitue une étape logique pour comparer les différentes formes de métaux précieux.
Pourquoi une économie forte peut paradoxalement peser sur les actions
À première vue, le raisonnement semble contradictoire : si l’économie américaine reste solide, si les entreprises continuent de générer des bénéfices et si la croissance nominale demeure élevée, pourquoi les actions seraient-elles menacées ? Michael Howell apporte une réponse particulièrement intéressante en séparant deux composantes du cours d’une action : les bénéfices et le multiple de valorisation. Une économie dynamique favorise généralement la progression des bénéfices. Mais la valorisation que les investisseurs acceptent de payer pour ces bénéfices dépend notamment des conditions financières, des taux obligataires et de la liquidité disponible. Lorsque les rendements obligataires progressent, le coût du capital augmente et les multiples cours/bénéfices peuvent être soumis à une pression importante. Autrement dit, une entreprise peut continuer à améliorer ses résultats tout en voyant son action progresser beaucoup moins, voire reculer, parce que le marché accepte de payer moins cher chaque euro de bénéfice futur. Pour un investisseur à moyen terme, cette distinction est capitale. Elle explique pourquoi la diversification vers des actifs monétaires et tangibles peut prendre davantage de sens dans un environnement de transition. Dans ce cadre, consulter les possibilités d’investissement en or physique peut permettre d’examiner une classe d’actifs qui ne dépend pas directement de la croissance des bénéfices des entreprises.
2026 : sommes-nous entrés dans une phase de spéculation ?
Dans le modèle cyclique défendu par Howell, la période actuelle correspond davantage à une phase de spéculation qu’à une phase de marché calme et homogène. Cette phase peut être particulièrement trompeuse pour les investisseurs, car les grands indices peuvent continuer à afficher des performances positives alors qu’une part importante des valeurs sous-jacentes connaît une trajectoire beaucoup moins favorable. C’est ce que Howell décrit comme une période de « low-quality returns », c’est-à-dire des performances de moins bonne qualité. Certains actifs peuvent encore fortement progresser, mais la dispersion entre gagnants et perdants augmente, tandis que la volatilité devient plus importante. Historiquement, ce type d’environnement peut également favoriser l’apparition de bulles localisées, notamment lorsque les investisseurs se concentrent sur quelques thèmes très populaires. Dans le même temps, les obligations deviennent vulnérables à la hausse des rendements, tandis que les matières premières peuvent rester soutenues par la vigueur de l’économie réelle. Cette combinaison rend particulièrement importante la gestion du risque. Dans une stratégie patrimoniale prudente, acheter de l’or physique comme actif de diversification peut donc être envisagé aux côtés d’autres protections contre l’inflation monétaire.
Or : le moteur de la hausse ne serait pas uniquement la « grande dévaluation »
L’un des aspects les plus intéressants de l’analyse de Michael Howell concerne précisément l’or. Une explication devenue très populaire consiste à considérer que le métal jaune monte simplement parce que les banques centrales créent davantage de monnaie et que les investisseurs cherchent à se protéger contre une future dépréciation des monnaies. Howell considère que cette explication contient une part de vérité, mais qu’elle ne suffit pas à expliquer l’ampleur et la dynamique récente du mouvement. Selon lui, il faut regarder beaucoup plus attentivement du côté de la Chine et de la politique de liquidité menée par la Banque populaire de Chine. Son hypothèse est que la Chine cherche à alléger le poids réel de son endettement en augmentant la liquidité domestique, tout en maintenant une relative stabilité externe du yuan. Cette situation crée un environnement particulièrement favorable à l’or, notamment parce que les investisseurs chinois disposent de possibilités plus limitées pour se protéger contre l’inflation monétaire par certains autres actifs. Dans ce contexte, investir dans l’or physique apparaît comme une manière concrète de s’exposer à cette dynamique sans dépendre directement d’un actif financier.
Pourquoi la Chine occupe une place centrale dans le marché de l’or
La Chine joue un rôle de plus en plus important dans l’équilibre mondial du marché de l’or. L’analyse de Howell met en avant les injections de liquidité de la Banque populaire de Chine et leur relation avec le comportement du prix du métal précieux. Son raisonnement repose sur l’idée que la Chine fait face à un problème de dette et de déflation du crédit, alors que les économies occidentales se trouvent dans une situation monétaire et économique différente. Pour tenter de soutenir son économie, Pékin peut donc être amené à favoriser davantage de liquidité domestique. Or, dans un pays où les mouvements de capitaux sont encadrés et où l’accès à certaines cryptomonnaies est fortement limité, l’or conserve une fonction monétaire et patrimoniale particulière. La demande chinoise, qu’elle provienne des ménages, des investisseurs ou des institutions, devient ainsi un élément important à surveiller lorsqu’on cherche à comprendre les tendances du marché mondial. Pour un épargnant européen qui souhaite transformer cette analyse macroéconomique en décision patrimoniale concrète, découvrir l’offre d’or physique disponible permet de passer de la théorie à l’étude des différentes possibilités d’investissement.
Or contre cryptomonnaies : une différence essentielle dans le cas chinois
La comparaison entre l’or et les cryptomonnaies prend une dimension particulière lorsqu’on observe le marché chinois. Selon le raisonnement développé par Howell, la différence fondamentale vient de l’accès aux actifs. Si certaines catégories d’investisseurs peuvent difficilement utiliser les cryptomonnaies comme couverture contre la dépréciation monétaire, l’or conserve une fonction beaucoup plus traditionnelle et accessible. Le métal précieux bénéficie en outre d’un marché physique profondément établi, d’une histoire monétaire extrêmement longue et d’une demande internationale provenant à la fois des banques centrales, des investisseurs institutionnels et des particuliers. Il serait toutefois excessif de réduire l’évolution du cours de l’or à un seul facteur chinois : les déficits publics, les tensions géopolitiques, les taux réels, les achats des banques centrales, les flux d’investissement et les anticipations d’inflation jouent également un rôle. L’intérêt de l’analyse de Howell est plutôt de montrer qu’un facteur supplémentaire peut être déterminant dans la formation marginale du prix. Dans ce contexte, acheter de l’or et de l’argent physiques peut être étudié comme une composante complémentaire d’une stratégie de diversification.
La dette publique américaine : une nouvelle source de pression
L’autre grand sujet développé par Howell concerne les marchés obligataires et la dette publique américaine. Son analyse met en avant une difficulté structurelle : lorsque la croissance nominale demeure élevée, il devient difficile de maintenir durablement des rendements obligataires très faibles sans intervention importante du système monétaire et financier. Selon lui, le Trésor américain cherche notamment à favoriser le financement à court terme et à utiliser les opérations de rachat de titres afin de maintenir un fonctionnement fluide du marché obligataire. Howell décrit cette mécanique comme une forme de « Treasury QE », distincte d’un programme classique d’assouplissement quantitatif directement conduit par la banque centrale. Cette interprétation est la sienne et doit être considérée comme une grille de lecture du marché plutôt que comme une description officielle d’un programme de QE de la Réserve fédérale. Son idée essentielle reste néanmoins importante pour l’investisseur : plus les déficits et les besoins de refinancement augmentent, plus la question de la soutenabilité de la dette et de la trajectoire des rendements devient centrale. Dans ce type d’environnement, diversifier une partie de son patrimoine avec de l’or physique peut constituer une piste à examiner face au risque de dépréciation monétaire.
Pourquoi le Japon constitue un avertissement pour les marchés occidentaux
Pour illustrer le risque lié au contrôle artificiel des rendements obligataires, Howell évoque régulièrement le cas japonais. Le Japon montre qu’un marché obligataire peut rester extrêmement longtemps sous l’influence des politiques monétaires avant qu’une variation relativement rapide des rendements ne se produise. Lorsque les taux remontent après une longue période de répression financière, les conséquences peuvent dépasser largement le seul marché obligataire : valorisations des actions, coûts de financement, immobilier, crédit et stabilité financière peuvent tous être concernés. L’analogie ne signifie évidemment pas que les États-Unis suivront exactement le même chemin. Les structures économiques, monétaires et démographiques sont différentes. Mais elle rappelle qu’une politique visant à maintenir artificiellement les rendements à un niveau faible peut fonctionner pendant longtemps avant de rencontrer des limites. Pour un investisseur qui cherche à réduire sa dépendance à une seule classe d’actifs, étudier l’achat d’or physique peut donc avoir du sens dans une réflexion plus globale sur la protection du patrimoine.
Pourquoi les obligations pourraient rester sous pression
La relation entre croissance nominale et rendements obligataires constitue un autre élément essentiel du scénario. Le rendement d’une obligation à long terme dépend notamment des anticipations de croissance, d’inflation, de politique monétaire et de prime de terme. Si la croissance nominale reste élevée, il devient plus difficile de justifier durablement des rendements très faibles, surtout lorsque les investisseurs commencent à exiger une rémunération supérieure pour absorber l’offre importante de dette publique. Howell considère ainsi que les obligations ne présentent pas le meilleur profil risque/rendement dans le scénario qu’il envisage pour 2026. Cette opinion ne signifie pas que les obligations ne peuvent jamais monter ou que leurs rendements ne peuvent pas temporairement baisser. Elle signifie plutôt que leur sensibilité à la dynamique de la dette, à l’inflation et aux besoins de financement publics mérite une attention particulière. Dans un portefeuille diversifié, cette réflexion peut conduire certains investisseurs à renforcer progressivement des actifs dont la valeur ne repose pas sur la solvabilité d’un émetteur. C’est dans cette logique que l’investissement dans l’or physique mérite d’être étudié avec attention.
Le marché des actions pourrait rester coincé dans une fourchette
La conclusion de Michael Howell concernant Wall Street est volontairement prudente. Il n’anticipe pas nécessairement un effondrement généralisé, mais plutôt un marché susceptible de rester enfermé dans une large fourchette, avec un potentiel de hausse limité et un risque de baisse non négligeable. Cette vision repose sur la combinaison d’une économie réelle encore robuste et d’une liquidité financière dont le rythme de progression ralentit. Dans un tel environnement, les bénéfices des entreprises peuvent continuer à progresser, mais les multiples de valorisation peuvent simultanément subir une pression liée à la hausse du coût du capital. Le résultat est un marché beaucoup plus sélectif : certaines entreprises peuvent continuer à surperformer tandis que d’autres subissent une correction importante. Pour l’épargnant, le message n’est donc pas nécessairement de quitter totalement les marchés financiers, mais de réfléchir davantage à la diversification et à la résistance du portefeuille à différents scénarios. Dans cette approche, ajouter éventuellement de l’or physique à une stratégie patrimoniale diversifiée peut représenter une piste à analyser.
Les matières premières pourraient donner le prochain signal d’alerte
Pour savoir quand la phase actuelle du cycle économique commencera réellement à s’essouffler, Howell recommande de surveiller attentivement les matières premières. Son raisonnement est relativement simple : les matières premières sont directement liées à la demande de l’économie réelle. Tant que la demande reste forte, les prix des ressources peuvent rester soutenus même lorsque les actifs financiers commencent à montrer des signes de fatigue. Mais lorsque les matières premières commencent à se retourner, elles peuvent parfois fournir un signal précoce indiquant que le cycle économique approche de son sommet. Cette observation est particulièrement utile parce qu’elle permet de ne pas regarder uniquement les indices boursiers. Un investisseur peut ainsi suivre simultanément les actions, les obligations, les matières premières, les métaux précieux et les indicateurs de liquidité afin d’obtenir une vision plus complète du cycle. Dans cette surveillance des actifs réels, l’or et l’argent physiques occupent naturellement une place particulière.
Or et argent : le ratio à surveiller
Howell recommande également de suivre la relation entre l’or et l’argent. Le ratio or/argent permet de comparer le prix relatif des deux métaux et peut apporter des informations complémentaires sur la dynamique du secteur des métaux précieux. Une évolution favorable de l’argent par rapport à l’or peut notamment signaler un regain de momentum dans l’ensemble du compartiment, l’argent étant à la fois un métal monétaire et un métal industriel fortement lié à la demande économique. L’or, de son côté, conserve une fonction de réserve de valeur particulièrement importante dans les périodes d’incertitude monétaire et financière. Il ne s’agit pas de considérer un simple ratio comme un indicateur infaillible, mais plutôt comme un outil supplémentaire parmi de nombreux autres. Pour l’investisseur qui souhaite construire une exposition physique aux métaux précieux, comparer les possibilités d’achat d’or et d’argent physiques permet justement d’approfondir cette distinction entre les deux métaux.
Investir dans l’or en 2026 : une stratégie de diversification plutôt qu’un pari
La principale leçon à retenir de l’analyse de Michael Howell n’est finalement pas qu’il faudrait vendre toutes ses actions pour acheter de l’or. Son raisonnement est beaucoup plus intéressant lorsqu’il est interprété comme une réflexion sur le changement de régime monétaire et financier. Lorsque la liquidité progresse rapidement, de nombreux actifs peuvent bénéficier simultanément de cette abondance de capitaux. Lorsque sa progression ralentit, la sélection devient beaucoup plus importante. Dans ce contexte, l’or peut jouer un rôle spécifique : il ne dépend ni des bénéfices d’une entreprise, ni du remboursement d’une obligation, ni d’un dividende. Il constitue un actif physique dont la valeur évolue selon l’équilibre mondial entre offre, demande, anticipations monétaires, taux réels, achats institutionnels et perception du risque. Cela ne signifie évidemment pas que son prix monte constamment. L’or peut connaître des corrections parfois importantes et reste soumis à la volatilité du marché. Mais pour un patrimoine exposé aux actions, aux obligations et aux monnaies, une allocation raisonnable aux métaux précieux peut contribuer à diversifier les sources de risque. Ceux qui souhaitent approfondir cette stratégie peuvent consulter les solutions disponibles pour investir dans l’or physique.
Ce que les investisseurs doivent surveiller maintenant
La grille de lecture proposée par Howell conduit finalement à surveiller quelques indicateurs particulièrement importants. Le premier est la trajectoire de la liquidité mondiale : son accélération ou son ralentissement permet de déterminer si les marchés financiers bénéficient encore d’un vent monétaire favorable. Le deuxième est l’évolution des rendements obligataires, notamment lorsque ceux-ci remontent alors même que les autorités cherchent à préserver des conditions financières relativement accommodantes. Le troisième concerne les matières premières, qui peuvent fournir des indications sur la vigueur de l’économie réelle. Le quatrième est évidemment le comportement de l’or et de l’argent, dont la dynamique peut refléter les anticipations de dépréciation monétaire et les mouvements de capitaux internationaux. Enfin, la Chine mérite une attention particulière dans le scénario développé par Howell, notamment à travers l’évolution de sa liquidité et de sa demande de métaux précieux. Pour un épargnant souhaitant se positionner progressivement plutôt que de chercher à anticiper chaque mouvement de marché, découvrir les différentes formes d’or physique disponibles constitue une étape concrète.
La conclusion de Michael Howell : prudence sur Wall Street, vigilance sur la liquidité et intérêt pour l’or
Le message de Michael Howell pour 2026 peut finalement se résumer en quelques idées fortes : le cycle de liquidité aurait atteint son sommet, l’économie réelle demeure suffisamment robuste pour absorber une partie des capitaux, les rendements obligataires restent vulnérables, les performances boursières pourraient devenir plus irrégulières et les matières premières doivent être surveillées comme indicateur avancé du prochain retournement économique. Dans ce paysage, Howell se montre particulièrement prudent sur les obligations et recommande plutôt de regarder l’or et l’argent lors des phases de faiblesse. Son analyse attribue également un rôle majeur à la Chine dans la dynamique actuelle du marché de l’or. Cette thèse ne constitue évidemment pas une certitude ni une recommandation d’investissement personnalisée : les marchés peuvent évoluer différemment des scénarios anticipés et le prix de l’or peut connaître des corrections. Mais elle fournit une grille de lecture cohérente pour comprendre pourquoi le métal jaune reste au cœur des stratégies de diversification en période de transformation monétaire. Pour les investisseurs qui souhaitent approfondir cette possibilité, découvrir l’offre d’or physique et d’argent disponible permet de poursuivre la réflexion de manière concrète.
Investir dans l’or : le véritable enjeu est peut-être le changement de régime
Au fond, l’intérêt de cette analyse dépasse largement la seule question de savoir si le cours de l’or va monter ou baisser dans les prochains mois. Le véritable sujet est celui du changement de régime. Pendant plusieurs années, une abondance de liquidité a permis à de nombreux actifs financiers de bénéficier d’un environnement exceptionnellement favorable. Si cette liquidité commence désormais à ralentir tandis que les États continuent de faire face à des niveaux d’endettement élevés, le comportement des investisseurs pourrait progressivement évoluer. Dans ce nouveau régime, la préservation du capital, la diversification entre actifs financiers et actifs tangibles et la protection contre le risque monétaire pourraient reprendre une importance considérable. L’or ne doit donc pas nécessairement être considéré comme une alternative absolue aux actions ou aux obligations, mais comme une pièce supplémentaire d’une allocation patrimoniale réfléchie. Pour ceux qui souhaitent passer de l’analyse à une démarche concrète, consulter les possibilités d’achat d’or physique permet d’examiner les solutions disponibles avant toute décision.



