Il avait vendu l’or au sommet… et vient de le racheter : le signal de Ted Oakley que les investisseurs ne doivent surtout pas ignorer

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Le marché de l’or vient de rappeler une règle que beaucoup d’investisseurs oublient lorsque les cours s’envolent : même au cœur d’un marché haussier, la trajectoire n’est jamais linéaire. Ted Oakley, fondateur et managing partner d’Oxbow Advisors, explique avoir fortement réduit certaines positions en métaux précieux après leur spectaculaire accélération, avant de revenir progressivement sur le marché lorsque les cours ont corrigé. Son approche est particulièrement intéressante parce qu’elle ne repose pas sur l’idée que l’or aurait perdu son potentiel, bien au contraire : elle consiste à distinguer la tendance de fond de l’excès de court terme. Dans son entretien, Oakley explique notamment que l’argent avait connu une progression si rapide qu’il devenait rationnel de prendre une partie des bénéfices, quitte à racheter plus tard à des niveaux inférieurs. Cette logique est fondamentale pour comprendre pourquoi acheter de l’or physique pour préserver son patrimoine ne signifie pas nécessairement acheter à n’importe quel prix ni conserver une position sans jamais procéder à un arbitrage.

Une hausse spectaculaire peut devenir une raison de vendre… sans remettre en cause la tendance

Le point de départ du raisonnement de Ted Oakley est particulièrement révélateur : lorsqu’un actif progresse de manière extrêmement rapide, le risque ne vient pas forcément d’une dégradation de ses fondamentaux, mais du comportement des investisseurs qui arrivent tardivement sur le marché. Selon son témoignage, l’argent avait progressé d’environ 215 % sur douze mois, une accélération suffisamment exceptionnelle pour justifier une prise de bénéfices. Ce phénomène est bien connu sur les marchés : lorsque les performances deviennent spectaculaires, les investisseurs qui avaient acheté pour des raisons fondamentales peuvent être rejoints par des acheteurs de momentum, attirés principalement par la hausse passée. Le problème est que ces capitaux sont souvent beaucoup plus sensibles à la volatilité. Lorsque la tendance ralentit, ils peuvent sortir simultanément, accentuant brutalement la correction. C’est précisément pourquoi acheter de l’or physique comme actif patrimonial doit être envisagé avec une perspective différente de celle d’un simple trade destiné à profiter d’une accélération de quelques semaines.

Cette distinction permet également de comprendre une apparente contradiction : comment peut-on être durablement favorable à l’or tout en vendant de l’or ? En réalité, il n’y a aucune contradiction dès lors que l’on sépare allocation stratégique et gestion tactique. Un investisseur peut considérer que les métaux précieux disposent d’un potentiel structurel important sur plusieurs années tout en estimant qu’une hausse verticale a temporairement porté les cours au-delà d’un niveau raisonnable. Dans le cas présenté par Oakley, il ne s’agissait d’ailleurs pas de liquider l’ensemble de ses investissements miniers : il explique avoir vendu tout son argent dans certaines stratégies, mais seulement une partie de ses positions dans les sociétés aurifères. Cette nuance est essentielle. Acheter de l’or physique et conserver une exposition aux métaux précieux peut donc s’inscrire dans une stratégie de long terme, tandis que les arbitrages tactiques concernent davantage la gestion du risque et la valorisation.

Le véritable enseignement : prendre des bénéfices n’est pas abandonner l’or

L’un des passages les plus intéressants de l’entretien concerne justement la difficulté psychologique à vendre lorsque tout semble fonctionner. Beaucoup d’investisseurs éprouvent une résistance presque instinctive à prendre leurs bénéfices. Ils regardent une position monter de 30 %, 50 % ou 100 % et se disent que la hausse continuera nécessairement. Puis, lorsque le retournement intervient, la peur remplace l’euphorie. Le problème est que le cerveau humain préfère souvent conserver une possibilité de gain supplémentaire plutôt que sécuriser un gain déjà réalisé. Ted Oakley défend au contraire une approche beaucoup plus pragmatique : lorsqu’une position devient excessivement importante ou que sa valorisation ne justifie plus son poids dans le portefeuille, il devient rationnel d’en vendre une partie. Cette discipline peut être particulièrement pertinente dans les métaux précieux, où les mouvements peuvent être rapides. Pour un épargnant qui souhaite acheter de l’or physique comme réserve de valeur, la question essentielle n’est donc pas seulement « l’or va-t-il monter ? », mais aussi « quelle place dois-je raisonnablement lui accorder dans mon patrimoine ? ».

Le marché récent illustre parfaitement cette problématique. Après avoir atteint un sommet historique proche de 5 600 dollars l’once au début de 2026 selon les données de marché rapportées par Kitco, l’or a connu une correction importante, passant temporairement sous les 4 000 dollars avant de rebondir fortement. Au 11 août, les contrats à terme sur l’or se négociaient autour de 4 383 dollars l’once, tandis que le marché retrouvait progressivement un momentum positif. Le 12 août, Reuters rapportait parallèlement une progression de l’or et de l’argent dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les anticipations concernant la politique monétaire américaine. Pour celui qui souhaite acheter de l’or physique au meilleur moment possible, cette séquence rappelle surtout qu’une correction importante peut survenir même lorsque la tendance structurelle reste favorable.

Pourquoi Ted Oakley a-t-il recommencé à acheter ?

Le raisonnement devient encore plus intéressant lorsque Ted Oakley explique qu’après avoir vendu certaines positions, son équipe a commencé à revenir sur les métaux précieux à des niveaux sensiblement inférieurs. Il cite notamment l’or, plusieurs sociétés minières, des entreprises de royalties ainsi que des producteurs d’argent. L’idée n’est donc pas de prédire avec une précision absolue le point bas du marché. Elle consiste plutôt à profiter d’une détérioration du rapport risque/rendement qui s’inverse : lorsque les cours sont extrêmement élevés après une hausse verticale, les gains potentiels supplémentaires peuvent devenir moins intéressants relativement au risque de correction ; lorsque le marché corrige fortement, la situation peut redevenir plus favorable. Cette méthode explique pourquoi acheter de l’or physique après une correction peut constituer, pour certains investisseurs, une manière de lisser leur prix d’entrée plutôt que de chercher à anticiper le point bas parfait.

Oakley mentionne également une différence essentielle entre l’or physique et les sociétés minières. Une entreprise minière est une société commerciale : elle possède des actifs, des coûts d’exploitation, des dettes éventuelles, des équipes dirigeantes, des risques géopolitiques et une production à maintenir. Son cours peut donc progresser beaucoup plus vite que celui du métal lorsque les conditions sont favorables, mais il peut aussi chuter beaucoup plus violemment. L’or physique, à l’inverse, ne dépend pas d’un bénéfice trimestriel, d’une mine particulière ou de la capacité d’une direction à maîtriser ses coûts. C’est précisément ce qui explique pourquoi acheter de l’or physique plutôt que seulement des actions minières peut répondre à un objectif patrimonial différent : détenir directement un actif tangible plutôt qu’une participation dans une entreprise dont la valeur dépend de nombreux paramètres supplémentaires.

Le cas de l’argent : une hausse encore plus explosive, mais aussi plus volatile

La situation de l’argent mérite une attention particulière. Le métal blanc combine une fonction monétaire avec une utilisation industrielle importante, notamment dans l’électronique, les équipements électriques et certaines technologies énergétiques. Cette double nature explique une partie de sa volatilité. Selon le Silver Institute, le marché mondial de l’argent devrait connaître en 2026 une sixième année consécutive de déficit, même si la demande industrielle est attendue en baisse de 2 % à environ 650 millions d’onces, notamment en raison des économies de matière et de la substitution dans le photovoltaïque. Cette situation ne signifie évidemment pas que le prix doit nécessairement augmenter chaque année, mais elle souligne l’existence d’un déséquilibre structurel entre l’offre disponible et certains besoins de consommation. Dans ce contexte, acheter de l’argent physique en complément de l’or peut représenter une stratégie différente, davantage exposée aux fluctuations industrielles et aux mouvements spéculatifs.

La différence de comportement entre les deux métaux est justement au cœur de la stratégie de nombreux investisseurs. L’or est généralement considéré comme l’actif monétaire défensif par excellence, tandis que l’argent possède une composante industrielle beaucoup plus marquée. Cela signifie que l’argent peut connaître des mouvements proportionnellement plus violents lorsque les investisseurs se ruent sur les matières premières. Mais cette caractéristique fonctionne dans les deux sens. Une hausse très rapide peut créer les conditions d’une correction tout aussi spectaculaire. Au 11 août 2026, l’argent évoluait autour de 64,77 dollars l’once après être resté très nettement au-dessus de ses niveaux de l’année précédente, tandis que le marché continuait de surveiller l’évolution de la demande. Cette volatilité explique pourquoi acheter de l’or et de l’argent physiques doit répondre à une logique d’allocation patrimoniale et non à la seule recherche d’une hausse rapide.

La demande des banques centrales continue de soutenir le dossier de l’or

Si l’on cherche à comprendre pourquoi Ted Oakley continue de considérer les métaux précieux comme intéressants après une correction, il faut regarder au-delà des mouvements quotidiens. L’un des éléments fondamentaux du marché de l’or réside dans la demande des banques centrales. Le World Gold Council indique que les banques centrales ont acheté environ 863 tonnes d’or nettes en 2025. Ce volume était inférieur aux niveaux exceptionnels dépassant 1 000 tonnes observés les trois années précédentes, mais il demeurait largement supérieur à la moyenne annuelle de 473 tonnes enregistrée entre 2010 et 2021. Au premier trimestre 2026, les achats nets des banques centrales ont atteint environ 244 tonnes, soit une progression de 17 % par rapport au trimestre précédent. Cette demande institutionnelle constitue l’une des raisons pour lesquelles acheter de l’or physique comme actif de diversification continue d’intéresser une partie des investisseurs à long terme.

Le phénomène est d’autant plus important qu’il s’inscrit dans une transformation progressive de la gestion des réserves internationales. Il serait toutefois excessif de parler d’un abandon imminent du dollar ou d’une disparition prochaine du système monétaire actuel. Le dollar reste la principale monnaie internationale et la transition des réserves mondiales se mesure sur des années, voire des décennies. En revanche, les achats persistants d’or par certaines banques centrales montrent que la diversification des réserves est devenue un sujet stratégique. Le World Gold Council souligne d’ailleurs que l’intérêt des banques centrales pour l’or demeure structurel malgré la volatilité des cours et les niveaux de prix élevés. Pour un particulier, acheter de l’or physique pour diversifier son épargne revient donc à observer une logique déjà utilisée à l’échelle institutionnelle, même si les objectifs et les volumes sont évidemment très différents.

Pourquoi une correction de l’or peut finalement être saine

Une correction n’est pas nécessairement un signal annonçant la fin d’un marché haussier. Elle peut aussi permettre au marché d’éliminer les positions spéculatives accumulées pendant la phase d’euphorie. C’est exactement la lecture que l’on peut faire de la stratégie de Ted Oakley : vendre après une progression exceptionnelle permet de réduire le risque lorsque l’enthousiasme devient excessif, puis utiliser une correction pour reconstruire progressivement une exposition. Cette approche est très différente d’une stratégie consistant à acheter après chaque hausse simplement parce que les prix montent. Elle revient à accepter une vérité inconfortable : on ne vend presque jamais exactement au sommet et on ne rachète presque jamais exactement au point bas. L’objectif est plutôt d’améliorer progressivement le rapport entre le prix payé et le risque assumé. Dans cette perspective, acheter de l’or physique lors de plusieurs points d’entrée peut être plus réaliste que de tenter de prédire la prochaine séance parfaite.

Le piège psychologique de la fiscalité : faut-il vraiment refuser de vendre pour éviter l’impôt ?

Un autre enseignement particulièrement fort de l’entretien concerne la fiscalité. Ted Oakley explique que certains investisseurs refusent de vendre une position très bénéficiaire uniquement parce qu’ils ne veulent pas déclencher d’impôt sur la plus-value. Son argument est simple : l’impôt sur une plus-value est la conséquence d’un gain, tandis qu’une perte importante peut effacer plusieurs années de performance. Il raconte avoir rencontré des investisseurs qui conservaient des titres pendant des décennies parce qu’ils refusaient de payer une fiscalité sur les gains accumulés, alors même que les titres pouvaient connaître ensuite des périodes extrêmement longues de stagnation. Cette réflexion ne constitue évidemment pas un conseil fiscal personnalisé, car les règles varient fortement selon le pays, le compte utilisé et la situation individuelle. Mais elle pose une question patrimoniale fondamentale : faut-il laisser la fiscalité dicter seule la gestion du risque ? Pour celui qui envisage acheter de l’or physique pour son patrimoine, la fiscalité, les frais, la liquidité et l’horizon de détention doivent être intégrés dès le départ à la réflexion.

Le raisonnement devient particulièrement pertinent lorsqu’une position représente une part disproportionnée du patrimoine. Imaginons un investisseur qui avait acheté un actif lorsque sa valeur était faible et qui voit ensuite son investissement multiplier plusieurs fois. Refuser systématiquement de vendre une fraction au motif qu’il faudrait payer des impôts revient parfois à accepter un risque beaucoup plus important simplement pour éviter une dépense fiscale immédiate. Oakley défend donc une logique de gestion graduelle : récupérer éventuellement son capital initial, sécuriser une partie des gains et laisser courir le reste lorsque les fondamentaux demeurent favorables. Pour un patrimoine exposé aux métaux précieux, acheter de l’or physique et gérer progressivement son allocation peut ainsi être envisagé comme une stratégie de long terme plutôt que comme un pari binaire consistant à tout acheter ou tout vendre.

Le marché de l’or en 2026 confirme l’importance de la volatilité

Les chiffres de 2026 montrent à quel point cette prudence est pertinente. Selon le World Gold Council, la demande mondiale d’or a dépassé 5 000 tonnes en 2025, pour la première fois, tandis que le prix a établi 53 nouveaux records historiques au cours de l’année. Les flux vers les ETF adossés à l’or ont également fortement progressé, avec une hausse de leurs avoirs de 801 tonnes sur l’année. Une telle dynamique constitue un soutien fondamental, mais elle peut également favoriser les excès lorsque les investisseurs se précipitent simultanément sur le même actif. La correction observée en 2026 illustre précisément cette dualité : un actif peut rester soutenu par des fondamentaux solides tout en connaissant une baisse de plusieurs dizaines de pour cent depuis un sommet. C’est pourquoi acheter de l’or physique dans une optique de long terme nécessite de pouvoir supporter psychologiquement des fluctuations importantes sans remettre en cause son objectif patrimonial à chaque mouvement de marché.

Les données les plus récentes montrent d’ailleurs que les acheteurs reviennent progressivement après la correction. Les ETF mondiaux adossés à l’or ont enregistré environ 3 milliards de dollars d’entrées en juillet 2026, tandis que leurs avoirs ont augmenté de 23 tonnes pour atteindre environ 4 068 tonnes. L’Europe représentait une part importante de ces nouveaux flux, signe que l’intérêt des investisseurs occidentaux commençait à se redresser après la baisse. Dans le même temps, les marchés restent extrêmement sensibles aux décisions de la Réserve fédérale, aux taux réels, au dollar et aux tensions géopolitiques. Le 12 août 2026, Reuters rapportait notamment que l’or et l’argent progressaient alors que les marchés digéraient les dernières données d’inflation américaine et les incertitudes géopolitiques. Pour l’investisseur qui souhaite acheter de l’or physique après une phase de volatilité, ces éléments montrent pourquoi le timing parfait est pratiquement impossible à déterminer avec certitude.

Le message de Ted Oakley dépasse largement le simple marché de l’or

Au fond, l’entretien de Ted Oakley ne constitue pas seulement une réflexion sur l’or ou l’argent. Il s’agit d’une leçon beaucoup plus large sur la gestion du risque. Dans un marché où les investisseurs sont régulièrement incités à courir derrière les performances passées, Oakley défend une approche presque contre-intuitive : prendre davantage de risque lorsque le prix devient raisonnable et réduire l’exposition lorsque l’euphorie rend l’actif excessivement cher. Cela demande une discipline considérable, car vendre lorsque tout le monde est enthousiaste est psychologiquement difficile, tout comme acheter lorsque le marché vient de chuter. Pourtant, c’est précisément cette capacité à agir à contre-courant qui peut améliorer le rendement ajusté au risque sur plusieurs années. Dans une stratégie patrimoniale globale, acheter de l’or physique pour diversifier ses actifs peut donc avoir davantage de sens lorsqu’il s’agit d’une décision réfléchie et proportionnée plutôt que d’une réaction émotionnelle aux gros titres.

Or physique, mines d’or et argent : trois expositions qui ne répondent pas au même objectif

Il est enfin essentiel de ne pas mettre tous les métaux précieux dans la même catégorie. L’or physique répond avant tout à une logique de détention directe d’un actif tangible et de diversification patrimoniale. Les actions minières offrent quant à elles une exposition indirecte au métal, mais avec un effet de levier potentiel sur les bénéfices des producteurs lorsque le prix de l’or augmente. L’argent physique possède pour sa part une dimension industrielle beaucoup plus importante, ce qui peut accroître sa sensibilité au cycle économique et aux tensions sur les approvisionnements. Le choix entre ces différentes formes d’exposition dépend donc de l’objectif recherché, de l’horizon d’investissement, de la tolérance aux fluctuations et de la situation patrimoniale de chacun. Dans cette architecture, acheter de l’or physique et de l’argent physique permet de privilégier la détention directe des métaux plutôt que de dépendre exclusivement de la performance des sociétés minières.

Alors, faut-il acheter de l’or après la correction ?

La conclusion de l’analyse est finalement beaucoup plus nuancée qu’un simple « acheter » ou « vendre ». Ted Oakley ne dit pas que le sommet historique de l’or marque nécessairement la fin de son cycle. Son comportement montre au contraire qu’il continue de considérer les métaux précieux comme suffisamment attractifs pour y revenir après une baisse. Le véritable signal est donc celui de la gestion de position : réduire lorsque la hausse devient exceptionnelle, conserver une exposition lorsque les fondamentaux restent favorables, puis réinvestir lorsque les prix offrent de nouveau un rapport risque/rendement plus intéressant. Cette philosophie est cohérente avec les données disponibles en 2026 : demande institutionnelle toujours significative, intérêt persistant des banques centrales, flux d’investissement qui repartent après la correction et contexte géopolitique toujours incertain. Pour un épargnant, acheter de l’or physique pour diversifier son patrimoine peut donc s’inscrire dans une stratégie de long terme, à condition de ne pas confondre diversification et spéculation à court terme.

La véritable leçon : ne pas confondre correction et fin du cycle

Ce que l’expérience de Ted Oakley met surtout en évidence est une règle que les marchés rappellent régulièrement : une correction spectaculaire peut être compatible avec une tendance structurelle toujours intacte. Le fait d’avoir vendu une partie de ses positions puis de les avoir rachetées moins cher ne signifie pas qu’il avait nécessairement prévu avec exactitude le sommet et le point bas. Cela signifie simplement qu’il a accepté de modifier son exposition lorsque le rapport entre rendement potentiel et risque lui semblait moins favorable. C’est probablement la partie la plus intéressante de son approche. Dans un environnement où l’or a déjà connu des mouvements historiques, où l’argent reste extrêmement volatil et où les banques centrales continuent de diversifier leurs réserves, la prudence n’est pas nécessairement synonyme de pessimisme. Elle peut au contraire être la meilleure manière de rester exposé au potentiel des métaux précieux sans devenir prisonnier d’une position unique. Pour ceux qui souhaitent acheter de l’or physique pour protéger et diversifier leur épargne, le message est finalement simple : ne pas courir après la hausse, ne pas paniquer pendant les corrections et construire son exposition avec une véritable stratégie.

À retenir : les propos de Ted Oakley constituent une opinion et une stratégie d’investissement, et non une garantie de performance. Les données de marché peuvent évoluer rapidement et l’or comme l’argent peuvent subir des corrections importantes. Avant toute opération, il convient de tenir compte de son horizon de placement, de sa situation fiscale, de ses besoins de liquidité et de son niveau de risque. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Dans cette optique, découvrir les possibilités d’achat d’or et d’argent physiques peut constituer un point de départ pour comparer les différentes formes de détention et réfléchir à une allocation cohérente avec ses objectifs patrimoniaux.

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