Investir dans l’or en 2026 : pourquoi 1 % de votre épargne pourrait changer la donne
Le marché de l’or et de l’argent connaît une période particulièrement mouvementée. Après plusieurs années de progression, les métaux précieux attirent désormais l’attention d’un nombre croissant d’investisseurs, alors même que les interrogations sur l’inflation, les dettes publiques, les taux d’intérêt et la solidité du système financier restent importantes. Dans ce contexte, une idée mérite d’être examinée avec attention : que se passerait-il si une petite partie seulement de l’épargne mondiale se dirigeait vers l’or ? Le célèbre scénario évoqué par Pierre Lassonde, selon lequel un transfert de seulement 1 % de l’épargne pourrait théoriquement conduire l’or vers 25 000 dollars l’once, ne constitue évidemment pas une prévision certaine. Il permet toutefois de comprendre la puissance potentielle d’un changement d’allocation lorsqu’il concerne un marché relativement limité. Pour l’épargnant qui souhaite diversifier progressivement son patrimoine, l’achat d’or physique peut constituer une solution de diversification à étudier.
Pourquoi l’or revient au centre des préoccupations des investisseurs
Le regain d’intérêt pour l’or ne repose pas sur un seul facteur. Le métal jaune bénéficie simultanément de plusieurs tendances : inquiétudes concernant les finances publiques, incertitudes géopolitiques, recherche de diversification et volonté de détenir une partie de son patrimoine dans un actif tangible. L’or présente également une caractéristique particulière par rapport aux obligations ou aux actions : il ne constitue pas une créance sur un émetteur. Cela ne signifie pas que son cours ne peut pas baisser, mais cette spécificité explique pourquoi il conserve une place particulière dans les stratégies patrimoniales de long terme. Dans un environnement où certains investisseurs cherchent à réduire leur dépendance aux seuls actifs financiers, acheter de l’or physique peut permettre de diversifier une partie de son épargne.
Le signal de Kitco : les commandes physiques deviennent plus importantes
Un élément concret mérite également l’attention. Kitco indique actuellement qu’un minimum de 5 000 dollars américains ou canadiens s’applique aux commandes de métaux physiques passées en ligne ou par téléphone. Ce seuil concerne les achats physiques auprès de Kitco et ne signifie évidemment pas que tous les négociants mondiaux imposent désormais une telle limite. Il constitue néanmoins un indicateur intéressant de l’évolution des conditions commerciales sur certains marchés. Lorsqu’un négociant doit gérer l’approvisionnement, la sécurité, l’assurance, la logistique et la couverture financière de produits physiques, les transactions de faible montant peuvent être moins intéressantes à traiter. Pour un particulier, cette situation rappelle surtout qu’il est important de comparer les conditions proposées par les différents professionnels avant tout investissement. Découvrir les possibilités d’achat d’or physique permet justement de comparer les formats disponibles selon son budget.
L’argent métal connaît lui aussi une forte demande
Si l’or concentre naturellement l’attention, l’argent métal mérite lui aussi d’être surveillé. Son marché possède une particularité importante : l’argent est à la fois un métal précieux et une matière première industrielle. Il intervient dans de nombreuses applications technologiques et industrielles, ce qui signifie que son prix peut être influencé par deux sources de demande différentes. Dans certaines périodes, les investisseurs recherchent davantage de pièces et de lingots alors que l’industrie continue parallèlement de consommer le métal. Cette combinaison peut provoquer des tensions sur certains produits physiques et entraîner des primes importantes par rapport au cours spot. Pour les épargnants qui souhaitent compléter leur exposition au métal jaune, l’achat d’argent physique peut représenter une autre manière de diversifier son épargne dans les métaux précieux.
Une prime élevée sur une pièce d’argent ne signifie pas que tout l’argent vaut plus cher
Il faut toutefois faire preuve de prudence lorsqu’on évoque les primes observées sur certaines pièces d’argent. Une pièce très recherchée peut être rachetée à une prime importante par un négociant alors que le cours spot de l’argent reste beaucoup plus bas. Cette différence provient notamment de la disponibilité du produit, de la demande locale, des coûts de fabrication, de la liquidité et des stocks disponibles. Il est donc incorrect d’affirmer qu’une prime exceptionnelle observée sur quelques références signifie que l’ensemble du marché de l’argent se négocie au même niveau. Pour l’investisseur, cette distinction est essentielle afin de ne pas confondre la valeur intrinsèque du métal avec la prime associée à un produit physique particulier. C’est pourquoi choisir soigneusement ses produits d’or ou d’argent est aussi important que de surveiller le cours des métaux.
Jeff Currie appelle les investisseurs à se préparer à un nouveau cycle des matières premières
Le marché des matières premières apporte également son lot de signaux. Jeff Currie, spécialiste reconnu des commodities et ancien responsable mondial de la recherche matières premières chez Goldman Sachs, estime que plusieurs marchés de matières premières pourraient entrer dans une nouvelle phase particulièrement dynamique. Son analyse met notamment en avant les contraintes d’offre, les besoins d’investissement dans les capacités de production et les transformations structurelles de la demande mondiale. Il faut évidemment distinguer une opinion d’analyste d’une certitude : aucun scénario de marché ne permet de garantir une hausse future de l’or ou de l’argent. Mais lorsque plusieurs facteurs structurels convergent, ils méritent d’être intégrés à une réflexion patrimoniale. Dans cette perspective, conserver une exposition raisonnable à l’or physique peut être envisagé comme un élément de diversification.
Rareté, inflation et pouvoir d’achat : pourquoi les métaux précieux intéressent autant
Le raisonnement derrière l’intérêt pour les métaux précieux est relativement simple. Lorsque la quantité de monnaie et de crédit progresse fortement alors que la production de certains biens et matières premières ne suit pas nécessairement le même rythme, les prix peuvent subir des pressions. L’épargnant se retrouve alors confronté à un problème souvent sous-estimé : la valeur nominale de son épargne peut rester stable tandis que son pouvoir d’achat diminue. L’or ne protège évidemment pas mécaniquement contre toutes les formes d’inflation et peut connaître des périodes de baisse, mais son histoire monétaire et sa rareté physique expliquent pourquoi il est utilisé depuis des siècles comme réserve de valeur. Pour ceux qui souhaitent consacrer une petite partie de leur patrimoine à un actif tangible, l’achat d’or peut s’inscrire dans une stratégie de diversification à long terme.
Le scénario de l’or à 25 000 dollars mérite d’être compris
Le chiffre de 25 000 dollars l’once peut sembler totalement extravagant lorsque l’on découvre ce scénario pour la première fois. Pourtant, l’intérêt du raisonnement de Pierre Lassonde ne réside pas uniquement dans le montant final. L’idée consiste à mesurer l’impact potentiel d’une modification très faible des allocations d’épargne mondiales. Si une masse considérable de capitaux venait à se déplacer simultanément vers un marché dont l’offre physique augmente relativement lentement, le prix pourrait devoir progresser fortement pour équilibrer l’offre et la demande. Il ne s’agit donc pas de dire que l’or atteindra nécessairement 25 000 dollars, mais de comprendre qu’une modification apparemment minime des allocations mondiales peut produire des effets considérables. Pour un particulier, cette réflexion peut inciter à examiner la place que pourrait occuper une petite allocation en or physique dans son propre patrimoine.
Que représente concrètement 1 % de son épargne ?
Le principe devient beaucoup plus facile à comprendre lorsqu’on l’applique à un patrimoine individuel. Avec 50 000 euros d’épargne, 1 % représente 500 euros. Avec 100 000 euros, cela représente 1 000 euros. Avec 200 000 euros, 1 % représente 2 000 euros. L’objectif n’est évidemment pas d’affirmer qu’une allocation de 1 % convient à tout le monde. Chaque situation financière est différente et la proportion consacrée aux métaux précieux doit être déterminée en fonction de ses revenus, de ses besoins de liquidités, de son horizon de placement et de son niveau de risque acceptable. L’intérêt de cette approche est surtout de montrer qu’une exposition aux métaux précieux ne nécessite pas nécessairement une fortune considérable. Selon ses possibilités, acheter progressivement de petites quantités d’or permet de commencer une diversification sans mobiliser l’ensemble de son épargne.
Pourquoi le DCA peut être intéressant lorsque l’or est déjà haut
Le problème auquel sont confrontés de nombreux investisseurs est psychologique : lorsque l’or atteint des niveaux élevés, faut-il attendre une correction ou acheter malgré tout ? Personne ne connaît avec certitude le meilleur point d’entrée. Une stratégie d’investissement progressif, souvent appelée DCA, consiste à déterminer une somme que l’on peut investir régulièrement puis à effectuer des achats selon un calendrier défini. Cette méthode ne supprime absolument pas le risque de baisse, mais elle évite de dépendre entièrement d’une seule date d’achat. Si les cours progressent, une partie du capital est déjà investie ; s’ils corrigent, les achats suivants peuvent être réalisés à des niveaux inférieurs. Dans cette logique, l’achat régulier d’or physique peut permettre de construire progressivement une position plutôt que de chercher à prévoir le sommet ou le point bas du marché.
La Royal Mint met en évidence un phénomène particulièrement révélateur
La Royal Mint a récemment mis en évidence un phénomène psychologique intéressant chez les épargnants britanniques : une partie importante d’entre eux regrette de ne pas avoir davantage investi dans les métaux précieux au cours des dernières années. Ce type de regret est fréquent après une forte progression d’un actif. L’investisseur regarde le graphique passé et se dit qu’il aurait dû acheter plus tôt. Mais cette réflexion peut également devenir dangereuse, car elle pousse parfois à acheter dans l’urgence uniquement parce que le marché a déjà fortement progressé. La Royal Mint rappelle d’ailleurs que les investissements en métaux précieux comportent des risques et doivent être considérés dans le cadre d’un portefeuille diversifié. C’est précisément pour cette raison qu’acheter de l’or progressivement peut être plus rationnel que de se précipiter après une forte hausse.
Le plus grand danger : acheter de l’or uniquement par peur de manquer la hausse
Le phénomène de FOMO, ou peur de manquer une opportunité, est particulièrement dangereux sur les marchés financiers. Lorsqu’un actif monte rapidement, les investisseurs peuvent avoir l’impression qu’ils doivent acheter immédiatement sous peine de ne plus jamais pouvoir entrer à un prix raisonnable. Cette réaction émotionnelle conduit parfois à investir une somme trop importante au mauvais moment. Or, l’or peut lui aussi connaître des corrections significatives après une période de hausse. Une stratégie patrimoniale sérieuse doit donc être capable de supporter une baisse temporaire sans remettre en cause les finances personnelles de l’investisseur. Il est préférable de définir à l’avance une allocation raisonnable plutôt que de courir derrière le marché. Dans cette optique, l’achat d’or dans une perspective de long terme doit rester proportionné à son patrimoine et à sa capacité d’épargne.
Or ou argent : lequel choisir pour diversifier son patrimoine ?
L’or et l’argent sont souvent regroupés sous le terme de métaux précieux, mais leurs caractéristiques sont très différentes. L’or possède une valeur élevée sous un faible volume, ce qui facilite son stockage et son transport. L’argent est beaucoup moins cher à l’once et peut donc être accessible avec un budget inférieur, mais il nécessite davantage d’espace physique pour représenter une valeur équivalente. Son caractère industriel lui confère également une sensibilité différente aux cycles économiques. L’or peut donc être considéré comme le principal actif monétaire de cette catégorie tandis que l’argent présente un profil plus hybride, à la fois monétaire et industriel. Pour les investisseurs qui souhaitent explorer ces deux marchés, l’achat d’or et d’argent physiques permet d’adapter progressivement son exposition aux métaux précieux.
Pourquoi il ne faut jamais emprunter pour acheter de l’or
Une règle mérite d’être répétée : il n’est pas nécessaire de s’endetter pour investir dans les métaux précieux. L’utilisation du crédit ou d’un effet de levier peut amplifier les gains lorsque le marché monte, mais elle amplifie exactement de la même manière les pertes lorsque le marché baisse. Un investisseur qui achète avec son épargne disponible peut attendre une éventuelle remontée du marché sans subir immédiatement une obligation de remboursement supplémentaire. Celui qui s’est endetté doit, lui, continuer à payer son crédit quelles que soient les conditions du marché. Cette différence transforme complètement le niveau de risque. Une stratégie patrimoniale doit normalement chercher à renforcer la solidité financière, pas à la fragiliser. Dans ce cadre, acheter de l’or avec une épargne disponible plutôt qu’avec de l’argent emprunté reste une approche beaucoup plus prudente.
Le véritable enjeu : ne pas attendre d’avoir peur pour diversifier
Le principal enseignement de cette période n’est finalement pas qu’il faudrait acheter de l’or à n’importe quel prix. Il est plutôt de comprendre que la diversification patrimoniale est beaucoup plus facile à mettre en place lorsqu’elle est réalisée avant une éventuelle période de stress. Lorsqu’une crise éclate, les investisseurs cherchent généralement tous à protéger leur patrimoine en même temps. Les primes peuvent alors augmenter, les produits physiques peuvent devenir plus difficiles à trouver et les conditions de marché peuvent devenir moins favorables. Une stratégie progressive permet au contraire de répartir ses décisions dans le temps. Pour celui qui considère les métaux précieux comme une composante possible de son patrimoine, commencer progressivement à acheter de l’or physique peut permettre de construire cette diversification avant d’être confronté à une situation d’urgence.
Le scénario à 25 000 dollars n’est pas une promesse : c’est un avertissement
Il faut finalement revenir au chiffre qui attire tous les regards : 25 000 dollars l’once. Ce niveau ne doit pas être présenté comme une certitude et encore moins comme une raison suffisante pour investir immédiatement. Le scénario de Pierre Lassonde doit plutôt être compris comme une illustration de ce qui pourrait arriver si une partie minime de l’épargne mondiale était réallouée vers un marché relativement restreint. Il montre surtout que les flux financiers peuvent avoir un impact considérable lorsqu’ils se concentrent sur un actif dont l’offre ne peut pas augmenter instantanément. La question pertinente pour l’épargnant n’est donc pas de savoir si l’or atteindra précisément 25 000 dollars, mais de déterminer quelle place il souhaite donner à cet actif dans son patrimoine. Dans cette perspective, l’achat d’or physique peut être envisagé comme une diversification de long terme, et non comme un pari sur un prix précis.
Conclusion : investir progressivement plutôt que courir après la performance
Le marché de l’or envoie aujourd’hui suffisamment de signaux pour justifier l’attention des épargnants : forte demande, intérêt croissant pour les actifs tangibles, incertitudes économiques et budgétaires, tensions potentielles sur certaines matières premières et regain d’intérêt pour l’argent physique. Mais ces éléments ne permettent pas de prédire avec certitude le prochain mouvement des cours. La meilleure réponse n’est donc ni la panique ni la spéculation à crédit. Elle consiste à déterminer la part de son patrimoine que l’on peut raisonnablement consacrer aux métaux précieux, puis à construire cette exposition progressivement. Le fameux scénario de 1 % montre simplement qu’une petite modification des allocations peut devenir considérable lorsqu’elle se produit à l’échelle mondiale. Pour l’épargnant individuel, la logique est beaucoup plus simple : rester discipliné, diversifier et éviter de prendre des risques financiers que l’on ne peut pas supporter. Dans cette stratégie, l’achat d’or et d’argent peut constituer une piste de diversification patrimoniale à étudier.



