Immobilier en France : il a déjà chuté de 80 %… alors pourquoi les prix ne baissent-ils toujours pas ?

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Immobilier français : pourquoi les prix ne baissent-ils pas malgré la dégradation du pouvoir d’achat ?

Le marché immobilier français présente aujourd’hui un paradoxe qui mérite beaucoup mieux qu’une simple lecture des prix affichés dans les annonces : les transactions ont fortement ralenti depuis le sommet de 2021, les taux de crédit ont considérablement augmenté, le pouvoir d’achat immobilier s’est dégradé et les loyers n’ont absolument pas suivi la hausse spectaculaire des prix de vente observée depuis le début des années 2000. Pourtant, les prix nominaux des logements ne se sont pas effondrés. Pour comprendre cette situation, il faut prendre de la hauteur et sortir des statistiques mensuelles pour revenir aux travaux de Jacques Friggit, dont les séries historiques, régulièrement actualisées par l’IGEDD, permettent de comparer les prix des logements, les loyers, les revenus des ménages, les volumes de transactions, le crédit et différents actifs financiers sur des périodes exceptionnellement longues. L’actualisation publiée en août 2026 confirme que ces travaux constituent une véritable grille de lecture du marché immobilier français, avec des statistiques historiques allant jusqu’à 2026. Découvrez également les solutions d’achat d’or et d’argent pour diversifier votre patrimoine face aux grands cycles économiques.

Le « tunnel de Friggit » : le graphique qui permet de comprendre le marché immobilier français

La première notion indispensable est celle du fameux « tunnel de Friggit ». L’idée est relativement simple : pendant plusieurs décennies, le prix des logements rapporté au revenu disponible des ménages est resté dans une zone relativement étroite. Autrement dit, même si les prix immobiliers progressaient en valeur absolue, ils ne s’éloignaient pas durablement de la capacité financière des ménages à acheter leur logement. Les loyers ont eux aussi montré une remarquable stabilité relativement aux revenus depuis le milieu des années 1970. Selon l’IGEDD, l’indice des loyers observés par l’Insee, corrigé des changements de structure, rapporté au revenu disponible par ménage, évolue depuis cette période dans un « tunnel » d’environ 20 %. Entre 1965 et 2000, les prix des logements étaient eux aussi globalement contenus dans cette zone. Le changement majeur intervient à partir du début des années 2000 : les prix de vente s’envolent beaucoup plus rapidement que les revenus et les loyers. Pour protéger une partie de son patrimoine contre les déséquilibres de valorisation des actifs, consultez les possibilités d’achat d’or et d’argent.

Prix immobiliers contre loyers : le véritable problème est peut-être là

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants de l’analyse : le problème français n’est pas nécessairement que les loyers seraient devenus excessivement élevés, mais plutôt que les prix d’achat ont beaucoup plus progressé que les loyers. Dans les données actualisées de Jacques Friggit, l’indice du prix des logements anciens se situe encore très au-dessus de sa tendance historique, tandis que l’indice des loyers reste beaucoup plus proche de sa trajectoire de long terme. Cette divergence a une conséquence mathématique incontournable : lorsque le prix d’un logement augmente beaucoup plus vite que le revenu qu’il peut produire sous forme de loyer, le rendement locatif se comprime. C’est précisément ce qui explique pourquoi certains biens peuvent afficher des prix très élevés tout en procurant un rendement brut relativement faible. Pour l’investisseur, le raisonnement devient alors fondamental : acheter un logement très cher en espérant que son prix continuera mécaniquement à progresser n’est pas la même stratégie que d’acheter un actif à partir d’un rendement locatif suffisamment solide. Dans une stratégie patrimoniale plus diversifiée, découvrez l’achat d’or et d’argent comme complément potentiel aux actifs immobiliers.

Pourquoi l’immobilier français n’a-t-il pas connu un krach de 30 ou 40 % ?

C’est ici que l’analyse devient particulièrement intéressante. Une divergence importante entre prix et revenus ne signifie pas automatiquement qu’un marché doit subir un krach brutal. Un marché peut aussi se rééquilibrer lentement, pendant plusieurs années, par une combinaison de stagnation des prix nominaux, d’inflation, de progression des revenus, d’allongement de la durée des crédits et de diminution du nombre de transactions. C’est précisément ce mécanisme qui permet de comprendre pourquoi une correction immobilière peut être réelle sans nécessairement apparaître sous la forme d’un effondrement spectaculaire des prix affichés. Si un appartement vaut aujourd’hui 300 000 euros et reste à 300 000 euros pendant dix ans tandis que les revenus et les prix à la consommation augmentent, sa valeur réelle diminue déjà fortement, même si le vendeur continue d’afficher « 300 000 euros » sur son annonce. C’est une distinction essentielle entre baisse nominale et baisse réelle. Les travaux historiques de Friggit montrent justement que les grands ajustements immobiliers peuvent être extrêmement longs et qu’il serait imprudent de réduire l’analyse à la seule variation annuelle des prix. L’or peut également être étudié comme actif patrimonial de long terme lorsqu’un investisseur cherche à se protéger contre l’érosion monétaire.

Le spectaculaire épisode historique de 1914 à 1948 : oui, l’immobilier peut réellement perdre énormément en valeur

L’affirmation selon laquelle « l’immobilier ne baisse jamais » ne résiste pas à l’examen historique. Les séries de Jacques Friggit montrent notamment une période extrêmement violente entre 1914 et 1948, marquée par les guerres, l’inflation et les politiques de contrôle des loyers. En monnaie constante, le prix des logements a connu une chute historique considérable avant de se redresser progressivement après la Seconde Guerre mondiale et la réorganisation du marché locatif. Il faut toutefois être extrêmement prudent avec le chiffre de « -80 % » : il dépend de l’indice considéré, de la période exacte et de la manière dont on corrige l’inflation. Il ne signifie évidemment pas qu’un appartement acheté dans une ville donnée a mécaniquement perdu 80 % de sa valeur faciale. La leçon pertinente est ailleurs : sur une période suffisamment longue, le patrimoine immobilier n’est absolument pas immunisé contre les chocs monétaires, réglementaires, fiscaux, démographiques ou économiques. L’IGEDD rappelle notamment que la période 1914-1948 a été fortement influencée par les réglementations des loyers et que les prix rapportés aux revenus ont alors fortement diminué. Face à l’histoire mouvementée des monnaies et des actifs, vous pouvez aussi explorer les possibilités d’achat d’or physique comme réserve patrimoniale.

Le boom immobilier des années 2000 : une rupture historique majeure

Le véritable tournant contemporain se situe au début des années 2000. Pendant cette période, les conditions de financement deviennent progressivement beaucoup plus favorables, les taux d’intérêt diminuent, la durée des emprunts s’allonge et la capacité d’endettement des ménages augmente. Tous ces éléments permettent aux acquéreurs de supporter des prix plus élevés sans nécessairement disposer d’une hausse équivalente de leurs revenus. Le résultat est spectaculaire : le prix des logements se détache de sa trajectoire historique par rapport aux revenus. L’IGEDD décrit cette période comme une « envolée du prix des logements (mais non des loyers) de 2000 à 2008 puis sa lévitation », ce qui résume parfaitement le phénomène. Dans un contexte où les actifs ont connu des phases de revalorisation très différentes, comparez également les possibilités d’achat d’or et d’argent.

950 000 transactions : le marché immobilier français a-t-il vraiment redémarré ?

Les dernières données disponibles montrent que le marché ancien a effectivement retrouvé une activité importante, mais il faut éviter de confondre reprise et retour au sommet. Les Notaires de France indiquaient 949 000 transactions de logements anciens cumulées sur douze mois à fin mai 2026, soit une progression de 5,7 % sur un an. Ils soulignent néanmoins que le rythme de croissance ralentissait progressivement et que le marché semblait se stabiliser autour de 950 000 transactions annuelles. Cette donnée est particulièrement intéressante : le marché peut retrouver un volume conséquent sans pour autant retrouver les niveaux exceptionnellement élevés observés pendant le boom de 2021. Pour les investisseurs qui souhaitent répartir leur épargne entre plusieurs catégories d’actifs, découvrez les possibilités d’achat d’or et d’argent.

Moins de logements vendus, mais davantage d’argent : la financiarisation du marché

L’un des graphiques les plus révélateurs de la série longue compare le nombre de transactions au montant total des ventes. Cette comparaison permet de comprendre quelque chose que le simple prix au mètre carré ne montre pas : un marché peut réaliser un volume de transactions relativement modéré tout en mobilisant une quantité considérable de capitaux. Lorsque les prix unitaires augmentent, chaque transaction représente davantage d’argent, même si le nombre de logements vendus diminue. Cette financiarisation progressive du logement a plusieurs conséquences économiques. Elle rend l’accession à la propriété plus difficile pour les nouveaux entrants, augmente le montant du capital nécessaire pour se déplacer d’un logement à l’autre et peut réduire la mobilité résidentielle. Les chiffres des Notaires montrent justement que le marché se situe actuellement dans une zone de normalisation autour de 950 000 transactions annuelles, loin de l’euphorie exceptionnelle du sommet du cycle précédent. Une diversification vers l’or et l’argent peut permettre de ne pas concentrer l’intégralité de son patrimoine sur l’immobilier.

Les droits de mutation : pourquoi une forte baisse des prix n’est pas neutre pour les finances publiques

Il existe également un aspect fiscal rarement mis en avant lorsqu’on analyse le marché immobilier : les transactions génèrent des recettes pour les collectivités publiques. Lorsqu’un logement ancien change de propriétaire, une partie importante des frais d’acquisition correspond à des taxes et droits liés à la mutation. Le taux global maximal de la taxe de publicité foncière applicable dans le régime normal peut atteindre 6,32 % selon les modalités prévues par les collectivités, auquel s’ajoutent notamment la contribution de sécurité immobilière et les frais et débours. Cela ne signifie pas que l’État ou les collectivités « empêchent » mécaniquement les prix de baisser, ni qu’une baisse serait impossible pour cette seule raison. En revanche, cela signifie que le logement constitue également une source de recettes fiscales significative et que la fluidité du marché des transactions possède une importance budgétaire. Pour réduire une éventuelle concentration patrimoniale sur la pierre et diversifier son exposition, découvrez les possibilités d’achat d’or.

Le retour des taux d’intérêt change complètement l’équation immobilière

Le facteur le plus puissant du nouveau cycle immobilier reste probablement le coût du financement. Pendant les années 2010 et jusqu’au début des années 2020, les taux exceptionnellement faibles ont contribué à soutenir la capacité d’emprunt et donc les prix. Lorsque le taux du crédit diminue, un ménage peut emprunter davantage avec une mensualité identique. À l’inverse, lorsque les taux augmentent, le même revenu permet de financer un capital inférieur. C’est mécanique. Le problème est encore plus important lorsque les prix de départ sont déjà élevés. La Banque de France publie ainsi des taux de référence à long terme qui illustrent le changement de régime monétaire : le TEC 10 ans s’établissait par exemple autour de 3,90 % début août 2026. Dans ces conditions, le coût d’opportunité du capital redevient une variable déterminante pour l’immobilier locatif : un investisseur compare désormais son rendement immobilier, après charges, fiscalité, vacance et travaux, avec d’autres placements disponibles. Lorsque les taux et l’inflation modifient les arbitrages patrimoniaux, l’or peut également constituer une classe d’actifs à examiner.

Pourquoi le rendement locatif est devenu le point faible de nombreux investissements

Un raisonnement très simple permet de comprendre la situation. Si un logement coûte 400 000 euros et génère 16 000 euros de loyers annuels hors charges, le rendement brut est de 4 %. Si le prix du logement monte à 500 000 euros alors que le loyer ne progresse que légèrement, le rendement brut tombe mécaniquement. Le propriétaire peut être plus riche sur le papier, mais son actif devient moins rentable relativement au capital immobilisé. C’est précisément la raison pour laquelle la divergence entre prix et loyers est si importante dans les travaux de Friggit. Elle rappelle qu’un investissement immobilier doit être analysé comme un ensemble de flux financiers : loyers, charges, fiscalité, travaux, financement, vacance, risque réglementaire et éventuelle plus-value. Une stratégie reposant exclusivement sur l’idée que « les prix monteront toujours » est beaucoup plus fragile qu’une stratégie fondée sur un rendement suffisamment solide dès l’acquisition. Pour compléter une allocation patrimoniale construite autour des revenus et des actifs réels, consultez également les possibilités d’achat d’or et d’argent.

Le DPE, la fiscalité et la réglementation : le risque immobilier ne se limite plus aux taux

Un autre enseignement de l’analyse historique est que le propriétaire immobilier dépend également fortement du cadre réglementaire. Le diagnostic de performance énergétique, les obligations de rénovation, l’encadrement des loyers, la fiscalité locale, les règles de location ou encore les contraintes applicables aux logements énergivores peuvent modifier la rentabilité d’un actif sans que son prix de marché ait nécessairement changé immédiatement. Le risque réglementaire n’est donc pas théorique : un appartement parfaitement rentable hier peut devenir moins intéressant demain si les travaux obligatoires augmentent, si sa capacité à être loué se réduit ou si sa fiscalité évolue. C’est particulièrement important pour les investisseurs qui achètent sur la base d’un rendement prévisionnel très serré. Plus la marge de sécurité est faible, plus une modification réglementaire peut dégrader le business plan. La diversification patrimoniale, notamment via des actifs physiques comme l’or, peut aussi être envisagée pour limiter la dépendance à un seul cadre réglementaire.

Le crédit immobilier ne peut plus jouer le même rôle qu’avant

Pendant une grande partie de la période de hausse immobilière, trois moteurs ont contribué à soutenir la capacité d’achat : la baisse des taux, l’allongement des durées d’emprunt et la progression des revenus. Or ces trois variables sont aujourd’hui beaucoup moins favorables. Les règles du Haut Conseil de stabilité financière limitent notamment le taux d’effort à 35 % des revenus, avec une marge de flexibilité encadrée pour les banques, tandis que la durée des crédits est généralement plafonnée à 25 ans dans le cadre de la norme HCSF, avec certaines possibilités particulières. Le changement est fondamental : lorsque les taux ne peuvent plus suffisamment baisser et que les durées sont déjà longues, il devient beaucoup plus difficile de créer artificiellement de la capacité d’achat supplémentaire. La hausse des prix doit alors davantage reposer sur les revenus, sur l’épargne disponible ou sur une diminution du prix des biens. Dans ce nouvel environnement de crédit, il peut être pertinent de comparer l’immobilier avec d’autres formes de détention patrimoniale, notamment l’achat d’or.

Le pouvoir d’achat immobilier est plus important que le prix affiché

Pour savoir si les ménages peuvent réellement acheter, regarder uniquement le prix au mètre carré est une erreur. Le véritable indicateur est le pouvoir d’achat immobilier, c’est-à-dire la quantité de logement qu’un ménage peut acquérir pour un taux d’effort donné compte tenu de ses revenus, des prix et du coût du crédit. C’est cette variable qui explique pourquoi un appartement peut sembler « stable » en prix alors que son accessibilité se détériore. Si les prix stagnent mais que les taux augmentent, le pouvoir d’achat immobilier peut continuer à baisser. Inversement, une baisse des taux peut augmenter la capacité d’achat sans qu’un seul euro ne soit ajouté au revenu du ménage. C’est pourquoi les évolutions des taux d’intérêt doivent toujours être analysées simultanément avec les prix. Lorsque l’accessibilité immobilière devient plus incertaine, une réflexion globale sur la diversification du patrimoine, incluant éventuellement l’or et l’argent, prend tout son sens.

Inflation et dette : pourquoi les anciens propriétaires ont parfois bénéficié d’un puissant effet de levier

L’inflation joue un rôle déterminant dans l’analyse immobilière parce qu’une dette à taux fixe est exprimée en euros nominaux. Lorsque les prix et les revenus augmentent tandis que la mensualité reste stable, le poids réel de la dette diminue progressivement. Ce phénomène a été particulièrement puissant durant certaines périodes historiques de forte inflation et de taux réels négatifs. Il explique pourquoi deux personnes ayant acheté exactement le même logement à des moments différents peuvent connaître des résultats patrimoniaux radicalement différents. Mais il serait dangereux d’en déduire que l’inflation sauvera systématiquement les investisseurs immobiliers. Pour que le mécanisme fonctionne favorablement, il faut notamment que le crédit soit à taux fixe, que le bien conserve sa valeur économique, que les revenus puissent suivre l’inflation et que les charges ne progressent pas encore plus vite. Dans le contexte actuel, avec des taux réels redevenus positifs, l’effet de levier est beaucoup moins généreux qu’au début des années 2020. L’or est également souvent étudié dans les stratégies patrimoniales lorsque la question de l’inflation et de la préservation du pouvoir d’achat devient centrale.

Pourquoi rester locataire peut parfois redevenir rationnel

L’opposition entre propriétaire et locataire est trop simpliste. Dans certaines zones et pour certains niveaux de prix, acheter peut être extrêmement pertinent, notamment lorsqu’il s’agit d’une résidence principale conservée longtemps. Mais lorsque le prix d’acquisition représente un nombre très élevé d’années de loyers, la comparaison financière mérite d’être faite sérieusement. Un locataire peut conserver davantage de liquidités, éviter les frais d’acquisition, les travaux lourds et certains risques liés à la propriété, puis investir la différence. À l’inverse, le propriétaire bénéficie d’une stabilité résidentielle, d’un actif tangible et de la possibilité de rembourser progressivement une dette tout en se constituant un patrimoine. Il n’existe donc pas de réponse universelle : la bonne décision dépend du prix du logement, du loyer, de la durée de détention envisagée, du financement et du rendement attendu du capital alternatif. Quelle que soit la stratégie retenue, une diversification avec des actifs physiques comme l’or peut être étudiée en parallèle de l’immobilier.

Pourquoi l’offre de logements pourrait empêcher un effondrement généralisé des prix

Il serait néanmoins excessif de conclure que les prix immobiliers français doivent nécessairement s’effondrer. Le marché présente une autre caractéristique structurelle : l’offre de logements reste contrainte dans de nombreux territoires, particulièrement dans les zones où se concentrent les emplois, les infrastructures et les services. La construction neuve est par ailleurs beaucoup moins dynamique qu’au cours de certaines périodes précédentes. Cette rareté locale peut soutenir les prix même lorsque la solvabilité des ménages se détériore. C’est ici que revient une règle essentielle de l’investissement immobilier : l’emplacement reste déterminant. Deux logements identiques en surface peuvent connaître des trajectoires totalement différentes selon leur localisation, leur desserte, la démographie locale, l’emploi, la qualité du quartier et l’évolution de l’offre. Une correction nationale ne signifie donc pas nécessairement une baisse identique dans toutes les villes. À côté de cette approche géographique de l’immobilier, l’or permet d’envisager une diversification dont la valeur ne dépend pas d’un emplacement précis.

Le véritable risque pour l’immobilier français pourrait venir des taux longs

À court et moyen terme, le scénario le plus dangereux pour les prix immobiliers ne réside pas forcément dans une explosion du chômage ou une disparition brutale de la demande. Il pourrait venir d’une remontée durable des taux longs, notamment si les investisseurs exigent une prime de risque plus élevée pour financer la dette publique. Dans ce scénario, les taux des crédits immobiliers resteraient élevés ou remonteraient, réduisant encore la capacité d’emprunt des ménages. La transmission est relativement directe : coût de financement supérieur, mensualité plus importante, capital empruntable inférieur, pression sur les prix ou sur les volumes de transactions. Les niveaux des taux souverains doivent donc être surveillés au même titre que les prix immobiliers. Les données de la Banque de France montrent que les taux longs français ont évolué à des niveaux sensiblement supérieurs à ceux de l’ère des taux ultra-bas. Dans un environnement de risque de taux et de dette, certains investisseurs choisissent aussi d’étudier l’or comme actif de diversification patrimoniale.

Immobilier, actions américaines, actions françaises : tous les actifs ne sont pas dans la même situation

L’intérêt du travail de Friggit ne se limite pas à l’immobilier. L’une de ses grandes forces consiste justement à replacer le logement dans un univers plus large d’investissements comprenant notamment les actions, les obligations et l’or. Cela permet de poser une question fondamentale : un actif doit-il être considéré comme cher ou bon marché uniquement parce que son prix atteint un record ? La réponse est non. Un actif peut être à son plus haut historique tout en étant relativement proche de sa tendance de long terme, tandis qu’un autre peut être très loin de son sommet mais rester survalorisé par rapport à sa trajectoire historique. Pour l’investisseur, la comparaison des valorisations et des rendements potentiels est donc plus informative que le simple niveau absolu des cours. Cette logique de comparaison entre classes d’actifs peut naturellement conduire à examiner la place que pourrait occuper l’or dans une allocation diversifiée.

Alors, les prix de l’immobilier vont-ils enfin baisser en France ?

La réponse la plus sérieuse est qu’il faut distinguer trois scénarios. Le premier serait celui d’un véritable krach nominal, avec une baisse rapide et généralisée des prix : il est possible, mais rien dans les seules données historiques ne permet de l’affirmer. Le deuxième est celui d’une stagnation nominale prolongée : les prix restent relativement stables pendant plusieurs années tandis que l’inflation et les revenus progressent, ce qui produit une baisse réelle importante sans provoquer de panique générale. Le troisième est celui d’une correction très hétérogène : certaines villes ou certains biens baissent significativement tandis que les logements bénéficiant d’une forte rareté conservent mieux leur valeur. À ce stade, le troisième et le deuxième scénarios sont particulièrement cohérents avec les mécanismes décrits par les données de long terme, mais ils restent des scénarios et non des prédictions certaines. Les travaux de Friggit ont justement cette vertu : ils ne prétendent pas connaître l’avenir, mais permettent de savoir dans quelle position historique se trouve le marché. Pour préparer différents scénarios patrimoniaux plutôt que de dépendre d’une seule classe d’actifs, vous pouvez découvrir les possibilités d’achat d’or et d’argent.

Le scénario le plus crédible : une baisse réelle plutôt qu’un effondrement spectaculaire

La conclusion la plus intéressante de cette analyse est peut-être aussi la plus contre-intuitive : l’immobilier français n’a pas besoin de s’effondrer pour devenir moins cher en termes réels. Si les prix nominaux stagnent pendant plusieurs années alors que l’économie continue d’afficher de l’inflation, le prix réel des logements diminue progressivement. Ce mécanisme est beaucoup moins spectaculaire qu’un krach de 30 %, mais il peut produire une correction patrimoniale substantielle sur une décennie. Il permettrait également au marché de retrouver progressivement une relation plus cohérente entre prix, revenus et loyers. C’est précisément pourquoi les statistiques de long terme sont si précieuses : elles montrent que le temps peut accomplir une partie du travail que les marchés n’accomplissent pas nécessairement sous la forme d’une chute brutale. Dans un scénario de stagnation monétaire et de réallocation progressive du patrimoine, l’or peut constituer une piste de diversification à étudier.

Ce que les investisseurs doivent réellement retenir des 226 ans d’histoire immobilière

L’enseignement fondamental de cette gigantesque série historique n’est finalement pas « l’immobilier va s’effondrer », pas plus que « l’immobilier va toujours monter ». La conclusion est beaucoup plus subtile : le prix d’un actif dépend de son rendement, de son financement, de sa rareté, de la démographie, des revenus, de la fiscalité et du contexte monétaire. L’immobilier peut connaître des périodes extraordinaires de hausse, comme au début des années 2000, mais il peut également traverser de longues phases de stagnation réelle. Les loyers sont fortement liés aux revenus des ménages, tandis que les prix d’achat sont particulièrement sensibles aux conditions de crédit. Lorsque les taux sont très bas, la capacité d’endettement peut soutenir les prix ; lorsque les taux remontent, le mécanisme s’inverse. Les chiffres actualisés de l’IGEDD et les données récentes des Notaires montrent justement un marché qui s’est stabilisé après le choc de 2022-2023, sans pour autant avoir retrouvé les conditions financières exceptionnellement favorables de la décennie précédente. Pour construire une stratégie patrimoniale moins dépendante d’un seul cycle, découvrez les solutions d’achat d’or et d’argent.

Conclusion : le marché immobilier français n’est pas condamné à krach, mais il n’est plus porté par les mêmes moteurs

Le marché immobilier français entre dans une période où les anciennes recettes fonctionnent moins bien. La baisse spectaculaire des taux qui avait contribué à soutenir la solvabilité des ménages ne peut plus être considérée comme acquise, l’allongement des durées de crédit dispose de marges limitées, les loyers restent encadrés par la capacité financière des locataires et les prix sont déjà élevés relativement aux revenus. Dans le même temps, la rareté du logement dans certains territoires, la faiblesse de la construction et l’attachement des propriétaires à leurs prix peuvent empêcher une chute brutale. Le résultat pourrait donc être un marché durablement bloqué : peu de vendeurs acceptant de baisser fortement leurs prix, peu d’acheteurs capables de payer les montants demandés, et une correction qui s’effectue progressivement par le temps, l’inflation et la négociation. Les données historiques de Jacques Friggit ne donnent pas une boule de cristal ; elles donnent quelque chose de beaucoup plus utile à l’investisseur : un cadre permettant de mesurer les écarts entre le prix, le loyer, le revenu, le crédit et la tendance historique. Et dans un environnement où aucun actif ne peut raisonnablement être considéré comme éternellement gagnant, la diversification demeure l’une des règles patrimoniales les plus importantes. Découvrez l’achat d’or et d’argent pour diversifier votre patrimoine et explorer une alternative aux actifs immobiliers et financiers.

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