Guerre avec l’Iran, choc énergétique mondial et explosion de l’uranium : pourquoi Nomi Prins voit l’or atteindre 6 000 $ et devenir l’actif roi des années à venir

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L’histoire économique regorge de périodes où les marchés ont envoyé des signaux que peu d’investisseurs ont réellement compris avant qu’il ne soit trop tard. Pour la célèbre économiste américaine Nomi Prins, nous sommes précisément à l’aube de l’un de ces moments charnières. Entre la guerre qui secoue le Moyen-Orient, les perturbations persistantes du détroit d’Ormuz, les tensions inflationnistes qui refont surface, l’explosion de la demande énergétique liée à l’intelligence artificielle et la montée en puissance de l’uranium, plusieurs forces majeures convergent aujourd’hui vers une même conclusion : les actifs tangibles et stratégiques pourraient entrer dans un nouveau cycle haussier historique. Dans cette équation, l’or conserve une place centrale. Selon Nomi Prins, le métal jaune pourrait atteindre les 6 000 dollars l’once dans un avenir relativement proche, porté par les achats massifs des banques centrales et par une remise en question progressive de l’hégémonie monétaire américaine. Pour les investisseurs cherchant à se positionner sur cette tendance de long terme, découvrir les opportunités actuelles sur l’or physique constitue une démarche particulièrement pertinente dans le contexte actuel.

Le détroit d’Ormuz reste le point de tension le plus critique de l’économie mondiale

Le détroit d’Ormuz demeure l’un des passages maritimes les plus stratégiques de la planète. Selon les données de l’Agence Internationale de l’Énergie, près d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole transite habituellement par cette étroite voie maritime reliant le Golfe Persique au reste du monde. Toute perturbation durable de son fonctionnement entraîne mécaniquement une hausse des coûts énergétiques et une pression accrue sur l’inflation mondiale. Nomi Prins souligne un point souvent négligé : même si une désescalade géopolitique intervenait rapidement, les conséquences logistiques perdureraient durant plusieurs mois. Les chaînes d’approvisionnement ont déjà été désorganisées, les itinéraires maritimes modifiés et les coûts de transport fortement renchéris. Cette réalité explique pourquoi les tensions inflationnistes pourraient rester plus persistantes que ne l’anticipent actuellement les marchés financiers. Dans un environnement où les risques géopolitiques deviennent structurels plutôt que temporaires, renforcer progressivement son exposition à l’or physique permet de se protéger contre les conséquences imprévisibles de ces chocs géopolitiques.

L’inflation pourrait rester beaucoup plus élevée que prévu

L’un des messages les plus importants de Nomi Prins concerne le retour potentiel d’une inflation durablement élevée. Les perturbations énergétiques, la hausse des coûts de transport, les pénuries de certaines matières premières et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales créent un environnement propice à une inflation persistante. Les dernières données montrent d’ailleurs que les tensions sur les chaînes logistiques mondiales demeurent importantes malgré plusieurs mois d’ajustement. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les banques centrales, qui doivent désormais arbitrer entre la lutte contre l’inflation et le financement d’États toujours plus endettés. Historiquement, ce type de configuration a souvent favorisé les actifs réels au détriment des actifs financiers traditionnels. Dans ce contexte de perte progressive du pouvoir d’achat des monnaies fiduciaires, l’acquisition d’or physique apparaît comme une solution de préservation patrimoniale de plus en plus recherchée par les investisseurs prudents.

Le retour discret du quantitative easing pourrait changer la donne

Selon Nomi Prins, l’évolution la plus sous-estimée concerne probablement les marchés obligataires. Les rendements souverains continuent d’exercer une pression croissante sur les finances publiques de nombreux pays développés. Face à l’explosion des coûts de financement, plusieurs banques centrales pourraient être contraintes de relancer indirectement des mécanismes similaires au quantitative easing afin de stabiliser les marchés obligataires. Même si ces mesures ne portent pas officiellement ce nom, leur effet économique resterait similaire : davantage de liquidités et une dilution progressive de la valeur des monnaies. L’histoire financière montre que les périodes d’expansion monétaire finissent généralement par profiter à l’or, qui conserve son rôle de réserve de valeur internationale. Dans une telle configuration, se positionner sur l’or physique avant un éventuel retour des politiques monétaires accommodantes pourrait constituer une stratégie particulièrement judicieuse.

L’uranium pourrait devenir le grand gagnant caché de la crise énergétique

Parmi les nombreuses matières premières analysées par Nomi Prins, l’uranium occupe une place à part. La demande mondiale d’électricité explose sous l’effet de l’intelligence artificielle, des centres de données, de l’électrification des économies et de la transition énergétique. Pourtant, le développement de nouvelles mines d’uranium nécessite souvent entre quinze et dix-huit années avant d’atteindre une production commerciale. Cette réalité crée un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande. Les principaux producteurs mondiaux restent fortement concentrés géographiquement, notamment autour du Kazakhstan et de certaines zones stratégiques. Face à cette contrainte d’approvisionnement, les prix de l’uranium pourraient connaître une revalorisation majeure au cours des prochaines années. Dans cet environnement marqué par la rareté croissante des ressources stratégiques, diversifier son patrimoine avec de l’or physique demeure un complément cohérent aux grandes tendances liées aux matières premières.

Les banques centrales envoient un signal historique sur l’or

L’un des arguments les plus puissants avancés par Nomi Prins repose sur le comportement des banques centrales. En 2025, l’or est officiellement devenu le premier actif de réserve mondial devant les obligations du Trésor américain selon les dernières estimations relayées par la Banque Centrale Européenne. L’or représente désormais environ 27 % des réserves officielles mondiales contre 22 % pour les Treasuries américains. Ce basculement symbolique traduit une tendance de fond : les banques centrales cherchent à réduire leur dépendance au dollar et à renforcer leurs réserves tangibles. Parallèlement, les achats d’or des banques centrales dépassent régulièrement les 1 000 tonnes annuelles depuis plusieurs années. Lorsqu’un acteur institutionnel de cette envergure accumule massivement un actif, les investisseurs particuliers ont tout intérêt à s’interroger sur les raisons profondes de cette stratégie. C’est pourquoi l’achat d’or physique s’inscrit aujourd’hui dans la même logique de préservation adoptée par de nombreuses banques centrales à travers le monde.

Pourquoi Nomi Prins vise désormais les 6 000 dollars l’once

Pour Nomi Prins, l’objectif de 6 000 dollars l’once n’est pas une simple projection spectaculaire destinée à attirer l’attention. Il repose sur plusieurs tendances lourdes qui se renforcent mutuellement : dédollarisation progressive des échanges internationaux, accumulation continue d’or par les banques centrales, risques géopolitiques persistants, inflation structurellement plus élevée et contraintes croissantes sur les ressources naturelles. L’économiste rappelle également que l’or a remarquablement résisté aux récentes turbulences malgré des prises de bénéfices et certaines ventes ponctuelles de banques centrales confrontées à des besoins de liquidités. Cette résilience témoigne selon elle d’une demande sous-jacente particulièrement solide. Si ces tendances se poursuivent, le métal jaune pourrait connaître une nouvelle phase d’appréciation majeure dans les prochaines années. Pour les investisseurs de long terme, constituer dès aujourd’hui une position en or physique permet de s’exposer à ce scénario avant qu’il ne devienne largement consensuel.

Conclusion : les actifs réels reprennent le contrôle

Le message central de Nomi Prins est finalement simple : nous entrons dans une période où les actifs tangibles retrouvent progressivement leur importance stratégique. Le pétrole, le cuivre, l’uranium, l’argent et surtout l’or bénéficient tous d’un même moteur fondamental : une offre limitée face à une demande mondiale en constante augmentation. À cela s’ajoutent des tensions géopolitiques persistantes, des niveaux d’endettement historiques et des politiques monétaires susceptibles de redevenir plus accommodantes. Dans cet environnement profondément transformé, l’or conserve un avantage unique : il est simultanément un actif monétaire, une réserve de valeur et un instrument de diversification reconnu par les banques centrales elles-mêmes. Si la vision de Nomi Prins se confirme, le mouvement observé jusqu’à présent pourrait n’être que le début d’un cycle beaucoup plus vaste. Pour les investisseurs qui souhaitent anticiper plutôt que subir les évolutions du marché, l’or physique demeure l’un des rares actifs capables de traverser les crises tout en préservant durablement le pouvoir d’achat.

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