Le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer a été bloqué mardi 15 septembre au matin par plusieurs dizaines de pêcheurs en colère. Leur objectif était de dénoncer la hausse continue du prix du carburant, la multiplication des contraintes administratives et réglementaires ainsi que la dégradation générale de leurs conditions de travail. Le mouvement, commencé à 3 heures du matin, a bloqué la sortie du terminal pétrolier et immobilisé plusieurs dizaines de camions-citernes. Les CRS ont finalement levé le dispositif peu avant 10 heures, permettant la reprise des livraisons. Cette mobilisation révèle une réalité économique brutale : pour de nombreux professionnels, chaque sortie en mer coûte désormais trop cher pour rester rentable, ce qui pousse certains d’entre eux à s’intéresser à l’achat d’or physique comme moyen de préserver une partie de leur épargne.
Un dépôt pétrolier bloqué dès trois heures du matin
Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs dizaines de pêcheurs venus de différents ports méditerranéens ont pris position devant le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Selon la préfecture, les manifestants bloquaient la sortie du terminal avec une cinquantaine de camions-citernes. Les pêcheurs ont expliqué vouloir se faire entendre des autorités et obtenir une rencontre avec la ministre chargée de la Pêche, Catherine Chabaud. Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse, plusieurs organisations de producteurs de Méditerranée ainsi que des syndicats de marins étaient associés à cette mobilisation. Dans ce climat de fortes tensions économiques, les pièces d’or d’investissement apparaissent pour certains épargnants comme un actif tangible à intégrer dans une stratégie patrimoniale.
Le blocage a rapidement provoqué un face-à-face tendu entre les pêcheurs et les forces de l’ordre. Un feu de palettes a été signalé et de brèves échauffourées ont opposé les manifestants aux CRS, sans incident grave rapporté. Les forces de l’ordre ont repoussé les pêcheurs dans la matinée afin de permettre aux camions-citernes d’accéder au dépôt et de reprendre leurs livraisons. Peu avant 10 heures, l’accès au site a été rétabli et le terminal a recommencé à fonctionner normalement. La tension reste cependant entière, car la diversification vers l’or est souvent envisagée lorsque l’inflation réduit la valeur réelle des revenus et de l’épargne.
Les manifestants ne demandaient pas l’arrêt durable de l’approvisionnement en carburant, mais une réponse politique à la crise qui frappe leur profession. « Aujourd’hui, on espérait au moins se faire entendre », a expliqué l’un d’eux, dénonçant le fait d’avoir été évacué par les forces de l’ordre. Les pêcheurs ont utilisé leurs bateaux pour bloquer le trafic maritime, avec des chalutiers, des petites embarcations et de plus gros navires rassemblés dans le port. Les drapeaux noirs brandis par certains professionnels symbolisaient directement leur colère. Dans ce contexte de perte de revenus et de hausse des charges, l’achat de pièces de 20 francs en or peut être considéré comme une solution de diversification par ceux qui souhaitent protéger une partie de leur patrimoine contre la dépréciation monétaire.
Le prix du gazole menace la rentabilité
La revendication centrale concerne le prix du gazole. Le carburant détaxé destiné aux pêcheurs atteindrait désormais environ 1,20 euro le litre dans la région, contre 70 à 80 centimes quelques mois plus tôt. Pour les professionnels, cette différence bouleverse complètement l’équilibre économique d’une sortie en mer. Lorsque les prix étaient compris entre 70 et 80 centimes, l’activité restait viable. À 1,20 euro, les charges augmentent de manière trop importante et les recettes de la pêche ne suffisent plus à absorber le choc. La hausse du gazole ne représente donc pas une simple dépense supplémentaire : elle transforme directement une activité rentable en activité déficitaire. Dans cette période où l’inflation énergétique comprime les revenus, l’or physique est recherché par certains ménages comme une réserve de valeur à long terme.
Pour un bateau de pêche, le carburant constitue l’un des principaux coûts d’exploitation. Chaque sortie nécessite de financer le gazole, l’entretien du navire, les réparations, les salaires, les assurances, les équipements de sécurité et les frais portuaires. Lorsque le prix du carburant augmente fortement, les pêcheurs ne peuvent pas toujours répercuter cette hausse sur le prix payé à la criée. Le prix du poisson dépend de l’offre, de la demande, des importations et du pouvoir d’achat des consommateurs. Un professionnel peut donc travailler davantage tout en gagnant moins, voire en perdant de l’argent à chaque sortie. Dans cette situation, la détention de pièces d’or peut constituer une forme de diversification, sans remplacer une gestion rigoureuse de l’activité professionnelle.
La colère exprimée à Fos-sur-Mer est résumée par le témoignage de Pierre Palombo, qui a presque tout pêché en trente ans de carrière. Selon lui, les pêcheurs ne travaillent pas suffisamment pour gagner leur vie et, lorsqu’ils sortent en mer, ils ne gagnent parfois rien ou perdent de l’argent. Pour ces professionnels, l’arrêt de l’activité et la mobilisation deviennent alors la seule manière d’obliger les autorités à réagir. Cette situation explique pourquoi l’achat d’or d’investissement peut intéresser les personnes qui cherchent à conserver une partie de leur épargne en dehors des actifs directement exposés aux coûts d’exploitation.
Des contraintes administratives jugées insupportables
Le prix du carburant n’est pas le seul motif de mobilisation. Les pêcheurs dénoncent également l’accumulation des contraintes administratives, des formalités et des règles qui encadrent chaque étape de leur activité. Ils demandent une réduction de la charge bureaucratique et réglementaire afin de retrouver de l’air financièrement et opérationnellement. Les professionnels acceptent le principe de la préservation de la ressource et des quotas de pêche, mais ils considèrent que les règles deviennent impossibles à appliquer lorsque les périodes de fermeture se multiplient et ne sont pas suffisamment indemnisées. Cette pression réglementaire pèse sur une profession déjà fragilisée par la hausse des coûts et pousse certains acteurs à rechercher des actifs physiques comme les pièces d’or pour diversifier leur épargne.
Les pêcheurs affirment vouloir jouer le jeu de la gestion durable des ressources, mais ils refusent de supporter seuls le coût des décisions prises au nom de la protection des océans. Ils dénoncent notamment des mois de fermeture non rémunérés et la menace d’interdictions de pêche sur certaines espèces ou zones. Le problème est donc devenu structurel : même lorsque les conditions météorologiques permettent de travailler, les quotas, les périodes d’interdiction et les règles administratives peuvent empêcher les bateaux de sortir. Dans ce cadre, l’or physique peut être perçu comme un actif indépendant des décisions qui affectent directement l’exploitation d’un navire.
À cette pression réglementaire s’ajoute la dégradation de la ressource halieutique. Les pêcheurs constatent une diminution des prises dans certaines zones et une plus grande incertitude sur les résultats de chaque sortie. Le réchauffement climatique modifie la température de l’eau, les déplacements des espèces et les conditions de pêche. Les professionnels doivent donc faire face à un double choc : leurs coûts augmentent alors que leurs prises deviennent moins prévisibles. Cette combinaison fragilise durablement les trésoreries et explique l’intérêt porté par certains épargnants à la constitution progressive d’une épargne en or.
Une mobilisation qui s’étend en Méditerranée
Le mouvement n’est pas limité à Fos-sur-Mer. Plusieurs ports de Méditerranée ont été partiellement bloqués ou perturbés depuis le lundi 14 septembre. Dans plusieurs ports, des chalutiers sont restés à quai pour protester contre les coûts d’exploitation, la baisse des revenus et les contraintes qui menacent l’avenir de la profession. Les pêcheurs se disent prêts à poursuivre la mobilisation plusieurs jours si aucune négociation concrète n’est engagée. La ministre chargée de la Pêche a pris acte de leurs revendications et doit recevoir des représentants dans les prochains jours, dans un esprit de dialogue. Face à cette mobilisation durable, certains professionnels envisagent les pièces d’or comme une réserve patrimoniale au sein d’une épargne diversifiée.
Les banderoles déployées sur les lieux de mobilisation traduisent une rupture de confiance profonde entre les pêcheurs et les pouvoirs publics. Des slogans dénonçaient le rôle de l’Union européenne, les contraintes imposées aux bateaux et l’absence de réponse politique à la détresse économique de la profession. Les pêcheurs reprochent aux autorités de demander toujours davantage d’efforts sans garantir un revenu suffisant ni une visibilité sur l’avenir. Dans un contexte où les mobilisations sociales se multiplient autour du pouvoir d’achat et du prix des carburants, la diversification en or est également suivie par les épargnants qui redoutent une nouvelle dégradation du pouvoir d’achat.
Malgré le blocage du dépôt, les distributeurs et les autorités ont écarté le risque immédiat de pénurie de carburant. Le site a repris son activité après l’intervention des CRS et les camions-citernes ont pu accéder au terminal. Cette précision est importante : la mobilisation a perturbé la distribution pendant plusieurs heures, mais elle n’a pas entraîné de rupture générale d’approvisionnement. Le problème reste néanmoins sérieux, car la répétition de blocages dans plusieurs ports pourrait désorganiser la chaîne logistique si le mouvement devait se prolonger. Dans ce climat d’incertitude, l’or d’investissement conserve un intérêt pour les personnes qui souhaitent diversifier leurs actifs face aux tensions économiques.
Le pétrole proche de 110 dollars inquiète les consommateurs
La mobilisation intervient alors que le cours du pétrole se rapproche de 110 dollars le baril. Cette hausse affecte directement les professionnels qui consomment de grandes quantités de carburant, mais elle se transmet également aux automobilistes, aux transporteurs, aux agriculteurs et aux entreprises. Plus le pétrole augmente, plus le prix du gazole, de l’essence, du transport de marchandises et de nombreux produits peut progresser. Le carburant représente donc un poste de dépense essentiel pour l’économie entière. D’après les informations disponibles le 15 septembre, le gazole à la pompe dépassait 2,30 euros le litre en France et évoluait près de son plus haut niveau depuis le début de la guerre en Iran. Dans cette période de hausse des prix, les pièces de 20 francs Marianne Coq peuvent intéresser les investisseurs qui veulent détenir un actif réel.
Interrogé par France 24, Alain Trannoy, directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’École d’économie d’Aix-Marseille, a estimé qu’un prix de 3 euros le litre de gazole ne constituait pas le scénario le plus probable à court terme. Il a toutefois jugé la situation déjà extrêmement préoccupante pour les filières professionnelles comme la pêche et l’agriculture, ainsi que pour les Français qui dépendent de leur voiture au quotidien. Selon lui, le prix peut encore progresser de 20, 30 ou 40 centimes, ce qui suffirait à accentuer fortement la pression sur les budgets. Dans ce type d’environnement inflationniste, l’achat d’or est présenté par certains investisseurs comme un moyen de préserver une partie de leur pouvoir d’achat à long terme.
Le Moyen-Orient au cœur de la flambée pétrolière
Alain Trannoy a également été interrogé sur les causes de la hausse du pétrole. Donald Trump a attribué une partie de l’envolée des prix à la guerre en Ukraine et aux frappes ukrainiennes contre des dépôts pétroliers en Russie. L’économiste considère cependant que l’impact russe est secondaire dans la hausse observée. Les problèmes liés à la Russie existaient déjà en juillet, alors que le baril se situait encore autour de 80 à 85 dollars. Selon son analyse, l’accélération actuelle provient principalement de la situation au Moyen-Orient et des risques qui pèsent sur les routes d’approvisionnement. Dans ce contexte géopolitique, l’or physique est souvent surveillé en raison de son rôle traditionnel d’actif défensif pendant les périodes de crise.
Les tensions autour du détroit de Bab el-Mandeb et des routes maritimes du Moyen-Orient peuvent provoquer une hausse rapide des primes de risque sur le pétrole. Même lorsqu’aucune installation n’est directement détruite, les transporteurs peuvent être contraints de modifier leurs itinéraires, les assureurs peuvent augmenter leurs tarifs et les acheteurs peuvent chercher à constituer des stocks supplémentaires. Ces mécanismes réduisent l’offre disponible et augmentent la volatilité des cours. L’économie française, qui importe une grande partie de ses énergies fossiles, reste particulièrement exposée à ces chocs extérieurs. Cette dépendance explique pourquoi les pièces d’or d’investissement sont considérées par certains épargnants comme une diversification contre les risques géopolitiques.
Le lien entre les tensions géopolitiques et le prix du carburant est immédiat, mais ses conséquences économiques s’étendent sur plusieurs mois. Les entreprises répercutent progressivement l’augmentation de leurs coûts de transport et d’énergie sur leurs prix de vente. Les consommateurs paient alors davantage pour se déplacer, se chauffer et acheter des produits livrés par route ou par mer. Cette inflation secondaire réduit la consommation et fragilise les entreprises qui ne peuvent pas transférer toute la hausse à leurs clients. Dans une économie déjà marquée par une croissance faible, l’or d’épargne reste recherché par ceux qui veulent protéger une fraction de leur patrimoine contre une nouvelle perte de valeur de la monnaie.
La France n’a plus les moyens d’un nouveau bouclier
La question des taxes sur les carburants occupe également une place centrale dans le débat. Dans plusieurs pays européens, les prélèvements appliqués aux carburants sont moins élevés qu’en France. Une réduction de la fiscalité permettrait donc de limiter l’augmentation du prix payé à la pompe, mais elle diminuerait immédiatement les recettes de l’État. Or la France fait déjà face à un déficit public élevé et à une dette en progression. Les comptes publics affichaient un déficit de 5,1% du PIB en 2025 et une dette publique de 115,6% du PIB, soit 3 460,5 milliards d’euros. Dans ce contexte budgétaire tendu, l’or physique attire les épargnants qui souhaitent détenir une partie de leur patrimoine en dehors des actifs directement dépendants des finances publiques.
La France a déjà dépensé des dizaines de milliards d’euros pour soutenir les ménages et les entreprises lors de la crise énergétique de 2022. Le coût brut cumulé des mesures exceptionnelles destinées à limiter la hausse des prix de l’énergie a été évalué à près de 72 milliards d’euros sur la période 2021-2024, pour un coût net estimé à environ 36 milliards d’euros. Ces aides ont protégé les consommateurs contre une partie du choc, mais elles ont aussi alourdi les déficits publics. Le gouvernement dispose donc de moins de marge pour reproduire un dispositif général de grande ampleur, ce qui renforce l’intérêt de la diversification patrimoniale avec de l’or pour les épargnants qui cherchent une protection individuelle contre l’inflation.
Le choc de la pandémie de Covid-19 a déjà creusé les déficits et la situation budgétaire ne s’est pas suffisamment redressée depuis. La remontée des taux d’intérêt a ensuite augmenté le coût du refinancement de la dette. En 2026, la charge des intérêts atteindrait environ 65 milliards d’euros, tandis que le taux moyen des obligations assimilables du Trésor françaises a progressé par rapport aux années de taux très faibles. Chaque hausse des taux renchérit donc progressivement la dette nouvelle et les titres arrivant à échéance. Dans ce cadre, les Napoléons en or peuvent représenter une composante tangible d’une stratégie de protection patrimoniale.
Une dette française de plus en plus difficile à financer
La France emprunte désormais à un coût supérieur à celui de l’Allemagne sur certaines maturités longues. Cette différence de taux traduit la perception des marchés concernant la solidité respective des finances publiques, la trajectoire du déficit et la capacité des gouvernements à réaliser les économies annoncées. Plus le taux français s’éloigne du taux allemand, plus la France doit payer cher pour financer sa dette. Cette prime augmente ensuite la charge d’intérêts, ce qui réduit encore les moyens disponibles pour financer les dépenses publiques. Dans cet environnement, l’or physique sous forme de pièces est souvent étudié comme une solution de diversification indépendante de la dette française.
Les chiffres disponibles montrent que la dette française continue de progresser. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une dette à 118,2% du PIB, après 115,9% en 2025 et 113,2% en 2024. D’autres estimations prévoyaient une dette proche de 118,6% du PIB à la fin de 2026. La croissance étant faible, le gouvernement doit réduire le déficit alors même que les dépenses d’intérêts augmentent. Si les dépenses progressent plus vite que les recettes, la dette continue de monter mécaniquement. Face à cette trajectoire, l’achat d’une pièce d’or peut être envisagé comme une décision de diversification à long terme, et non comme une réponse immédiate à la hausse du prix du carburant.
Le raisonnement présenté par Alain Trannoy repose sur un principe simple : lorsque la croissance nominale de l’économie est inférieure au rythme d’augmentation de la dette, le poids de l’endettement s’alourdit. Si le produit intérieur brut augmente de 2,5% alors que la dette progresse de 4,5%, le ratio dette-sur-PIB augmente. Le gouvernement doit alors réduire ses dépenses, augmenter les impôts ou emprunter davantage. Les trois solutions sont difficiles à appliquer lorsque le pouvoir d’achat est déjà sous pression. Dans ce contexte de dégradation des finances publiques, la détention d’or peut être utilisée pour diversifier une épargne exposée à l’inflation et aux décisions fiscales futures.
Le budget 2027 s’annonce comme une épreuve de force
La préparation du budget 2027 s’annonce extrêmement difficile. Selon l’analyse présentée dans l’entretien, environ 30 milliards d’euros doivent être trouvés pour rester sur une trajectoire de déficit proche de 5% du PIB. Cette somme ne permet pas de financer de nouvelles aides générales sans contrepartie. Elle oblige le gouvernement à envisager des économies, des hausses de prélèvements ou des mesures touchant directement certaines catégories de la population. Les retraités sont cités parmi les personnes susceptibles d’être mises à contribution dans le cadre d’un effort budgétaire. Dans ce climat de pression fiscale et de perte de pouvoir d’achat, l’achat d’or intéresse certains épargnants qui veulent conserver une réserve patrimoniale tangible.
Une réduction des dépenses publiques peut ralentir davantage l’économie à court terme, surtout lorsque la croissance est déjà faible. À l’inverse, une hausse des impôts réduit le revenu disponible des ménages et peut affaiblir l’investissement des entreprises. Le gouvernement se trouve donc face à une équation presque impossible : réduire le déficit sans provoquer une nouvelle contraction de l’activité. Si les marchés jugent les mesures insuffisantes, les taux d’emprunt peuvent continuer à augmenter. Si les mesures sont trop brutales, la croissance peut se dégrader et rendre la réduction du déficit encore plus difficile. Dans ce contexte, les pièces de 20 francs Marianne Coq restent une option de diversification suivie par les personnes préoccupées par le risque budgétaire.
Le problème des intérêts est particulièrement préoccupant. Même si le déficit annuel reste stable, la charge de la dette continue d’augmenter à mesure que les anciennes obligations à faible taux sont remplacées par de nouveaux titres plus coûteux. La dette publique peut ainsi progresser de 2 à 2,5 points de PIB supplémentaires en une seule année, selon le scénario présenté dans l’entretien. Cette dynamique réduit les marges de manœuvre du gouvernement et rend chaque nouvelle crise plus difficile à financer. Dans une économie confrontée à une dette élevée, une inflation persistante et des taux en hausse, l’or d’investissement conserve une fonction de diversification contre les risques monétaires et financiers.
Les pêcheurs réclament des mesures immédiates
Les professionnels demandent d’abord une réponse immédiate à la crise du gazole. Ils souhaitent que les aides tiennent compte de la réalité de leurs coûts d’exploitation et que les autorités empêchent la disparition de nombreuses entreprises de pêche. Le gouvernement a annoncé la reconduction en septembre et en octobre d’aides sectorielles comprenant notamment 25 centimes par litre pour les pêcheurs, 15 centimes pour les agriculteurs et 20 centimes pour le secteur du bâtiment et des travaux publics. Ces mesures peuvent limiter temporairement le choc, mais elles ne règlent pas la question de fond : la rentabilité de la pêche reste dépendante du prix du carburant, du volume des prises, du prix à la criée et des contraintes administratives. Dans cette période de forte instabilité, la constitution d’une épargne en or peut être envisagée comme une démarche patrimoniale complémentaire.
Les pêcheurs réclament également une simplification administrative et une meilleure prise en compte des périodes de fermeture. Ils estiment qu’il est impossible de leur imposer de longues interruptions non rémunérées tout en exigeant le respect de normes toujours plus nombreuses. La protection de la ressource doit être compatible avec la survie économique des professionnels. Sans revenu minimum ni visibilité sur les périodes d’activité, les jeunes générations ne peuvent pas reprendre les entreprises existantes et la flotte vieillit progressivement. Cette menace sur la transmission du métier explique pourquoi certains acteurs de la profession cherchent aussi à protéger leurs économies personnelles avec des actifs tangibles comme l’or.
Enfin, les professionnels demandent que le réchauffement climatique soit intégré à la politique de la pêche. Le changement climatique modifie la répartition des espèces, les saisons de pêche et les conditions de navigation. Il ajoute une incertitude durable à une profession déjà exposée aux variations du prix du pétrole et à la concurrence internationale. Les solutions doivent donc combiner des mesures conjoncturelles, comme les aides au carburant, et des réponses structurelles, comme la modernisation des navires, l’amélioration de leur efficacité énergétique et l’adaptation des quotas. Dans cet environnement profondément instable, l’or physique peut être intégré à une réflexion plus large sur la préservation du patrimoine familial.
Une crise du carburant qui dépasse la pêche
La colère des pêcheurs est un signal d’alerte pour l’ensemble de l’économie française. Les agriculteurs, les transporteurs, les artisans, les entreprises de travaux publics et les automobilistes subissent eux aussi la hausse des prix de l’énergie. Lorsque le gazole dépasse 2,30 euros le litre à la pompe, chaque déplacement devient plus coûteux et chaque livraison pèse davantage sur les prix finaux. La hausse du carburant se diffuse ainsi dans l’alimentation, le transport, le chauffage et les services. Dans ce contexte d’inflation généralisée, l’achat de pièces d’or est considéré par certains Français comme une façon de diversifier leur épargne face à la perte de pouvoir d’achat.
Le gouvernement affirme qu’il n’existe pas de risque de pénurie immédiate de carburant. Le dépôt de Fos-sur-Mer a repris son activité après quelques heures et les camions-citernes ont recommencé à circuler. Toutefois, une prolongation ou une extension du mouvement à plusieurs dépôts pourrait créer des difficultés logistiques. Les stocks disponibles et la rapidité de réapprovisionnement détermineraient alors la durée avant l’apparition de tensions dans certaines stations-service. À ce stade, le problème principal n’est pas la pénurie, mais le niveau exceptionnellement élevé des prix. Dans cette période de choc énergétique, l’or d’investissement reste une solution de diversification suivie par les épargnants qui redoutent une inflation prolongée.
La mobilisation de Fos-sur-Mer montre également que les tensions économiques peuvent rapidement devenir des tensions sociales. Lorsque les professionnels travaillent sans bénéfice, les aides publiques ne suffisent plus à calmer la colère. Les pêcheurs demandent une réponse politique globale : un carburant abordable, moins de contraintes, une meilleure rémunération de leur production et une stratégie claire face au réchauffement climatique. Sans réponse durable, les blocages pourraient se répéter dans les ports et toucher d’autres secteurs dépendants du pétrole. Dans ce climat de défiance, la détention de pièces d’or peut être envisagée comme une composante d’une stratégie de protection patrimoniale à long terme.
Une alerte sur le pouvoir d’achat et la dette
Le blocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer résume deux crises qui se renforcent mutuellement. La première est une crise du pouvoir d’achat provoquée par la hausse du pétrole et du gaz. La seconde est une crise budgétaire qui limite la capacité de l’État à financer de nouvelles aides. En 2022, la France avait pu mobiliser plusieurs dizaines de milliards d’euros pour amortir le choc énergétique. En 2026, la dette, le coût des intérêts et la faiblesse de la croissance réduisent considérablement cette capacité d’intervention. Les pêcheurs se retrouvent donc au premier rang d’un problème qui concerne toute la société. Dans ce contexte, l’or physique est recherché par certains épargnants comme un actif de diversification face aux tensions sur les finances publiques.
La France doit désormais arbitrer entre le soutien aux secteurs essentiels, la protection du pouvoir d’achat et le redressement de ses comptes publics. Chaque nouvelle aide augmente la dépense, mais chaque absence de soutien accélère les faillites et les destructions d’emplois. La hausse des taux rend cet arbitrage encore plus difficile, car elle absorbe une part croissante des recettes publiques. Les pêcheurs de Fos-sur-Mer ont bloqué un dépôt pendant quelques heures, mais leur colère révèle une fragilité économique beaucoup plus large. Pour les ménages qui souhaitent réfléchir à leur protection financière, les pièces de 20 francs Marianne Coq peuvent constituer une piste de diversification à examiner avec attention.
La mobilisation s’est terminée par l’intervention des CRS, mais la crise, elle, n’est pas terminée. Les pêcheurs attendent désormais des négociations et des mesures capables de rendre leur activité viable. Le prix du gazole, les quotas, les fermetures, les contraintes administratives, la baisse de la ressource et le réchauffement climatique forment un ensemble de problèmes que des aides temporaires ne peuvent pas régler définitivement. Le blocage de Fos-sur-Mer aura au moins permis de rendre visible cette situation devant l’opinion publique. Dans un contexte où l’inflation, les déficits et l’instabilité géopolitique continuent de menacer le pouvoir d’achat, l’achat d’or physique reste une option de diversification patrimoniale suivie par de nombreux épargnants.