Une décision de Riyad menace directement l’approvisionnement énergétique de l’Europe. Selon l’analyse de Régis Le Sommier, l’Arabie saoudite vient d’annuler ses livraisons de pétrole vers le continent après les frappes menées contre ses infrastructures pétrolières. Les attaques ont notamment visé l’oléoduc Est-Ouest, une installation stratégique qui permettait au royaume de contourner le blocus du détroit d’Ormuz. Avec une capacité qui pouvait atteindre 8 millions de barils par jour, mais désormais réduite à environ 3 millions, cette infrastructure est devenue le point faible de toute la stratégie énergétique saoudienne. Dans ce contexte de crise énergétique, l’achat d’or physique permet de se positionner sur un actif tangible face à l’instabilité internationale.
Riyad cesse d’alimenter l’Europe en pétrole
Pour Régis Le Sommier, l’information est capitale : l’Arabie saoudite a décidé d’annuler ses livraisons de pétrole à l’Europe à la suite des frappes contre ses raffineries et contre son oléoduc Est-Ouest. Cette décision ne constitue pas un simple incident logistique. Elle signifie que le royaume n’est plus en mesure de garantir normalement ses exportations depuis la façade occidentale de son territoire. Le pipeline avait précisément été construit pour éviter que le pétrole saoudien ne soit totalement dépendant du détroit d’Ormuz. En frappant cette installation, les adversaires de Riyad ont donc neutralisé une voie de contournement essentielle. Lorsque les tensions menacent les approvisionnements mondiaux, les pièces d’or constituent une réserve physique recherchée par les épargnants.
Les attaques ont également touché les raffineries et les installations de Yanbu, le terminal situé sur la mer Rouge où aboutit l’oléoduc. Selon l’analyse développée dans l’entretien, les Houthis ont frappé plusieurs points du réseau et ont interdit aux navires saoudiens de naviguer dans la zone. Le royaume se retrouve ainsi privé d’une partie de sa capacité d’exportation et confronté à une menace directe sur ses ports, ses raffineries et ses infrastructures de transport. Le problème ne concerne donc pas uniquement un pipeline endommagé : c’est toute la chaîne d’acheminement du pétrole saoudien qui est fragilisée. L’achat de pièces d’or peut répondre à la volonté de détenir une épargne indépendante des réseaux énergétiques et des infrastructures stratégiques.
Le pipeline Est-Ouest était la dernière protection de Riyad
L’oléoduc Est-Ouest devait permettre à l’Arabie saoudite d’exporter son pétrole sans passer par Ormuz. Le détroit, situé entre l’Iran et Oman, constitue un passage stratégique pour les hydrocarbures mondiaux. En cas de blocus ou d’affrontement militaire, la production saoudienne pouvait être envoyée vers Yanbu, puis chargée sur des navires à destination de l’Europe et d’autres marchés. Mais cette protection s’est effondrée. Les frappes contre le pipeline et contre le terminal de Yanbu ont supprimé l’avantage stratégique que Riyad pensait avoir construit pendant des années. Dans une période où les routes commerciales sont menacées, investir dans l’or physique permet de diversifier un patrimoine avec un actif concret.
Régis Le Sommier insiste sur la disproportion entre les moyens de l’Arabie saoudite et ceux de ses adversaires. Riyad dépense des dizaines de milliards de dollars pour sa défense et dispose d’armements modernes fournis par les puissances occidentales. Pourtant, le royaume est mis en difficulté par des combattants beaucoup moins équipés, qui utilisent des drones, des missiles et une connaissance parfaite du terrain. Cette situation montre les limites des armées modernes lorsqu’elles doivent protéger des installations gigantesques contre des attaques peu coûteuses, répétées et difficiles à intercepter. Face à des risques militaires et économiques difficiles à contrôler, l’or reste un actif physique étudié pour renforcer la résilience d’une épargne.
Les Houthis ont transformé la mer Rouge en zone de pression
Selon Régis Le Sommier, les Houthis ne sont plus une force secondaire dans le conflit régional. Ils contrôlent désormais une partie déterminante du littoral yéménite et sont en mesure de faire pression sur Bab el-Mandeb. Ce détroit constitue l’un des passages maritimes les plus importants du monde. Environ 8% du pétrole mondial et près de 12% du trafic de marchandises y transiteraient, principalement entre l’Asie et l’Europe. En menaçant cette zone, les Houthis ne s’attaquent pas seulement à l’Arabie saoudite : ils touchent directement l’économie européenne et le commerce mondial. L’or physique attire les investisseurs qui souhaitent disposer d’un actif durable lorsque les voies commerciales et les marchés financiers deviennent instables.
Leur stratégie repose sur une pression permanente. Les attaques contre les infrastructures saoudiennes, les menaces contre les navires et le contrôle de la côte permettent aux Houthis d’imposer leur rythme au conflit. Ils n’ont pas besoin de détruire l’ensemble des installations pétrolières pour provoquer une crise. Il leur suffit de frapper les points de passage essentiels, de ralentir les exportations et de contraindre Riyad à suspendre ses livraisons. Le coût de quelques drones ou missiles devient alors dérisoire par rapport aux pertes subies par un royaume qui dépend de la continuité de ses exportations. Les pièces d’or peuvent constituer une solution de diversification pour les épargnants qui veulent réduire leur dépendance à un système économique exposé aux chocs.
Le pétrole pourrait faire bondir les prix à la pompe
La conséquence pour les Européens est immédiate : le prix du carburant va augmenter. L’Europe ne dispose plus du pétrole russe comme auparavant et dépend de chaînes d’approvisionnement de plus en plus vulnérables. Si l’Arabie saoudite suspend ses livraisons, les raffineries européennes doivent se tourner vers d’autres fournisseurs, payer davantage pour les cargaisons disponibles et supporter des frais de transport plus élevés. Cette hausse du coût du brut se répercute sur le diesel, l’essence, le transport routier, l’agriculture et l’ensemble des biens acheminés par camion. Dans un contexte de hausse du coût de l’énergie, l’achat d’or peut compléter une stratégie d’épargne destinée à préserver une partie du patrimoine.
Pour les automobilistes, le risque est donc celui d’une nouvelle flambée des prix à la pompe. Le diesel pourrait dépasser rapidement des niveaux déjà jugés insupportables par les ménages et les professionnels. Cette situation intervient alors que les consommateurs européens subissent déjà l’inflation, le coût élevé de l’électricité, la hausse des matières premières et les conséquences économiques de la guerre en Ukraine. Les citoyens se retrouvent ainsi contraints de financer indirectement les conflits auxquels leurs gouvernements prennent part, tout en payant davantage pour se déplacer, se chauffer et faire livrer les produits de première nécessité. L’or physique est souvent considéré comme une protection patrimoniale lorsque l’inflation réduit le pouvoir d’achat de la monnaie.
L’Iran avance ses pions sans combattre directement
Pour Régis Le Sommier, les Houthis constituent un proxy iranien, c’est-à-dire une force alliée utilisée par Téhéran pour combattre indirectement ses adversaires. L’Iran ne frappe pas nécessairement lui-même les intérêts américains ou saoudiens : il s’appuie sur un réseau de groupes armés présents au Liban, en Irak, au Yémen et dans d’autres pays de la région. Cette stratégie permet à Téhéran d’étendre sa puissance sans engager directement toutes ses forces dans une guerre ouverte. Le conflit est ainsi déplacé vers des zones où les États-Unis et leurs alliés doivent protéger des installations dispersées et vulnérables. Dans une période de recomposition géopolitique, l’achat d’or offre une manière de détenir directement un actif reconnu dans de nombreux pays.
Les milices chiites irakiennes ont également été accusées d’avoir participé aux tirs de drones contre l’oléoduc saoudien en utilisant le territoire irakien. Ces groupes disposent d’une longue expérience militaire. Ils ont combattu Daech, ont accumulé des armes et ont développé des capacités opérationnelles importantes. Régis Le Sommier estime qu’ils représentent aujourd’hui une force considérable, largement sous-estimée par les États-Unis et leurs alliés. Leur entrée dans le conflit ouvre un nouveau front contre l’Arabie saoudite et augmente la pression exercée sur les infrastructures pétrolières du royaume. Les pièces d’or permettent aux épargnants de conserver une part de leur patrimoine sous une forme matérielle, en dehors des systèmes bancaires.
Pourquoi l’armée saoudienne se retrouve en difficulté
L’Arabie saoudite possède des équipements militaires sophistiqués, mais elle affronte des combattants qui ont une motivation totalement différente. Selon l’analyse présentée, l’armée saoudienne repose en grande partie sur des forces professionnelles et des personnels motivés par leur rémunération, tandis que les Houthis défendent leur territoire et combattent au nom d’une conviction religieuse. Cette différence explique pourquoi une armée riche et lourdement équipée peut être mise en échec par une force moins moderne, mais plus aguerrie, plus mobile et mieux adaptée à son environnement. Dans un contexte où la puissance militaire ne suffit plus à garantir la stabilité économique, l’or physique représente un actif défensif à étudier.
Régis Le Sommier rappelle également que l’Arabie saoudite a elle-même déclenché la guerre contre les Houthis en 2015. Cette intervention, décidée par Mohammed ben Salmane, devait permettre de rétablir rapidement l’autorité du gouvernement yéménite. Elle s’est transformée en conflit interminable. Après le retrait progressif des Émirats arabes unis et l’absence de victoire décisive, les Houthis ont utilisé le cessez-le-feu pour se renforcer, obtenir de nouveaux armements et améliorer leur coordination avec l’Iran. La force que Riyad voulait éliminer est donc devenue une menace directe pour son territoire et son économie. L’achat d’or permet de diversifier son épargne lorsque les décisions politiques produisent des conséquences économiques imprévisibles.
Les États-Unis abandonnent-ils Riyad ?
La position américaine apparaît particulièrement préoccupante pour l’Arabie saoudite. Selon Régis Le Sommier, Washington aurait conclu un arrangement avec les Houthis : les Américains ne s’engageraient pas directement dans les attaques contre le royaume à condition que leurs propres intérêts soient épargnés. Les Houthis auraient également accepté de ne pas viser les intérêts israéliens. Cette situation revient à laisser l’Arabie saoudite seule face à ses adversaires, alors même que le royaume est un allié historique des États-Unis et un acteur central du marché pétrolier mondial. Lorsque les alliances deviennent incertaines, les investisseurs peuvent chercher à conserver une partie de leur épargne dans un actif physique comme l’or.
Donald Trump chercherait avant tout à sortir du piège iranien. Les États-Unis manquent d’intercepteurs, de moyens navals et de capacités suffisantes pour protéger simultanément leurs bases, leurs alliés et les routes maritimes. Les bases américaines au Moyen-Orient sont immenses et constituent des cibles faciles pour les missiles balistiques et les drones. Les frappes iraniennes ont déjà causé d’importants dégâts aux infrastructures, aux pistes et aux appareils militaires, même si ces images ont longtemps été dissimulées ou interdites de diffusion. L’or physique peut être conservé indépendamment des infrastructures militaires et technologiques qui structurent les marchés modernes.
Riyad cherche de nouveaux alliés
Face au désengagement américain, l’Arabie saoudite tente de construire de nouvelles garanties de sécurité. Le royaume s’est rapproché du Pakistan et de la Turquie et cherche à obtenir des missiles intercepteurs auprès de la France, du Royaume-Uni et d’autres partenaires. Mais ces démarches révèlent la faiblesse des défenses disponibles. Les États occidentaux ne disposent pas d’un stock illimité de systèmes antiaériens et doivent conserver leurs propres équipements pour protéger leurs territoires. Les besoins de l’Ukraine et les tensions au Moyen-Orient se disputent les mêmes ressources militaires. La diversification vers l’or physique peut s’inscrire dans une stratégie patrimoniale conçue pour résister à plusieurs scénarios de crise.
Israël revient également dans le jeu. L’État hébreu proposerait une coopération militaire à Riyad, alors que les deux pays partagent un intérêt commun face à l’Iran. Cette évolution pourrait accélérer un rapprochement stratégique entre Israël et l’Arabie saoudite. Le royaume n’a cependant pas encore normalisé officiellement ses relations avec Israël, notamment en raison de la guerre à Gaza. La menace iranienne et l’effondrement de la protection américaine pourraient néanmoins pousser Riyad à revoir ses alliances et à privilégier une coopération militaire directe avec Tel-Aviv. Dans une période de bouleversements diplomatiques, l’or conserve une valeur patrimoniale indépendante des changements d’alliances entre États.
L’Europe devient la victime directe du conflit
Le citoyen européen subit directement les conséquences de cette guerre. Il ne contrôle ni les décisions de Riyad, ni la stratégie américaine, ni les opérations des Houthis, mais il paie les conséquences à la pompe et dans les rayons des magasins. La suppression du pétrole russe, les sanctions, les attaques contre les infrastructures saoudiennes et les tensions autour des détroits stratégiques s’additionnent. Chaque événement réduit l’offre disponible ou augmente le coût du transport. Le résultat est une hausse des prix de l’énergie et une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat. Pour les épargnants exposés à l’inflation, les pièces d’or constituent une piste de diversification patrimoniale tangible.
La situation est d’autant plus dangereuse que l’Europe dépend de routes maritimes qu’elle ne contrôle pas entièrement. Le détroit d’Ormuz, Bab el-Mandeb, la mer Rouge et les ports saoudiens forment un ensemble de points de passage dont la moindre perturbation peut provoquer une réaction en chaîne. Si l’oléoduc Est-Ouest reste fermé et si la navigation devient plus risquée autour du Yémen, les importateurs européens devront payer davantage pour sécuriser et détourner leurs approvisionnements. Cette hausse se transmettra aux carburants, au transport et aux prix de consommation courante. L’achat d’or physique peut contribuer à répartir les risques d’un patrimoine soumis à l’inflation et aux crises géopolitiques.
Un avertissement majeur pour les marchés
Le message de Régis Le Sommier est direct : l’Arabie saoudite est fragilisée, l’Iran a repris l’initiative et les États-Unis ne sont plus capables de protéger efficacement tous leurs alliés. Les Houthis et les milices irakiennes ont compris que les infrastructures pétrolières constituent le véritable talon d’Achille de l’Occident. Ils n’ont pas besoin de vaincre militairement l’Arabie saoudite pour atteindre leur objectif. En bloquant ses exportations, en frappant ses raffineries et en menaçant ses ports, ils peuvent provoquer une crise économique mondiale. Dans un monde où les chocs géopolitiques se transmettent rapidement aux marchés, l’or physique reste un actif que de nombreux investisseurs intègrent à une stratégie de protection.
L’annulation des livraisons de pétrole saoudien vers l’Europe marque donc un tournant. Elle montre que les conflits du Moyen-Orient ne restent plus confinés à la région. Ils touchent directement les prix à la pompe, les coûts de transport, l’inflation et le niveau de vie des Européens. L’Arabie saoudite pensait pouvoir contourner le détroit d’Ormuz grâce à son oléoduc Est-Ouest. Les frappes contre cette infrastructure démontrent que cette protection n’existe plus. La guerre est désormais capable de frapper le pétrole à sa source et de faire payer la facture à l’Europe entière. Découvrir les pièces d’or disponibles permet d’étudier concrètement une solution de diversification face à l’instabilité économique et internationale.