La Chine abandonne progressivement la dette américaine
La Chine réduit ses avoirs en bons du Trésor américain à un rythme qui attire désormais l’attention des marchés mondiaux. Selon les dernières données publiées par le département du Trésor des États-Unis, les investisseurs chinois détenaient 618 milliards de dollars de dette publique américaine en juillet 2026, contre 633,4 milliards de dollars le mois précédent. Ce montant constitue le niveau le plus faible observé depuis août 2008 et représente moins de la moitié du sommet atteint en novembre 2013, lorsque les avoirs chinois dépassaient 1 300 milliards de dollars. Ce mouvement ne constitue donc pas une simple variation mensuelle : il s’inscrit dans une réduction longue et progressive de l’exposition de Pékin au système financier américain. Acheter de l’or physique pour se protéger contre la fragilisation du système monétaire devient, dans ce contexte, une stratégie de diversification de plus en plus surveillée.
Un mouvement qui rappelle la crise monétaire de 1971
Pour l’auteur de l’analyse, la situation actuelle rappelle directement 1971, année durant laquelle les États-Unis ont suspendu la convertibilité du dollar en or. À l’époque, plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, échangeaient leurs dollars contre le métal précieux détenu par les États-Unis. La pression exercée sur les réserves américaines avait finalement conduit le président Richard Nixon à fermer la « fenêtre de l’or », mettant fin au système de Bretton Woods. La comparaison ne signifie pas que le dollar bénéficie encore aujourd’hui d’une convertibilité officielle en or à un prix fixe de 35 dollars l’once. Elle souligne plutôt une même logique : des États cherchent à réduire leur dépendance à la monnaie américaine et à renforcer leurs réserves dans un actif qu’ils ne peuvent pas voir gelé par une décision étrangère. Découvrir les pièces d’or disponibles pour diversifier une épargne exposée au dollar.
Pourquoi Pékin se détourne-t-il des bons du Trésor ?
La diminution des avoirs chinois en dette américaine s’explique par plusieurs facteurs. Le premier est géopolitique. Après le gel des réserves russes détenues à l’étranger à la suite de l’invasion de l’Ukraine en 2022, Pékin a compris que les actifs libellés en dollars pouvaient être soumis à des sanctions ou à des restrictions politiques. La Chine cherche donc à limiter le risque de voir une partie de ses réserves immobilisée en cas d’aggravation des tensions avec Washington. Le deuxième facteur est économique : les États-Unis enregistrent d’importants déficits budgétaires et doivent émettre toujours davantage de dette, tandis que les rendements obligataires et les risques d’inflation rendent la détention de bons du Trésor moins attractive. Le troisième facteur est stratégique : Pékin diversifie ses réserves vers l’or, les obligations d’agences américaines, certaines devises, les actions et des actifs conservés auprès de dépositaires situés en dehors des États-Unis. Investir dans une pièce d’or permet de détenir un actif tangible, indépendant d’un compte bancaire étranger.
Les chiffres officiels ne montrent pas toute la réalité
Les statistiques américaines doivent être interprétées avec prudence. Elles recensent les titres identifiés par les banques et les dépositaires américains, mais elles ne permettent pas nécessairement de connaître l’ensemble des actifs détenus par des investisseurs chinois. Une partie des bons du Trésor pourrait être conservée indirectement auprès de dépositaires tiers, notamment en Belgique, au Luxembourg ou dans d’autres centres financiers internationaux. Cette réalité peut donc réduire la visibilité sur l’exposition totale de la Chine à la dette américaine. Toutefois, même en tenant compte de cette limite statistique, la tendance officielle reste claire : la part directement attribuée à la Chine diminue fortement depuis plusieurs années. Il ne s’agit pas nécessairement d’une liquidation brutale de tous les actifs américains, mais d’un désengagement progressif destiné à réduire la vulnérabilité de Pékin. Choisir de l’or physique, conservé hors des circuits financiers, répond précisément à cette logique de réduction du risque de contrepartie.
La Chine achète de plus en plus d’or
Dans le même temps, la Banque populaire de Chine accélère ses achats d’or. En août 2026, elle a ajouté 650 000 onces troy à ses réserves, soit environ 20,2 tonnes. Cette opération constitue la plus importante hausse mensuelle depuis octobre 2023 et prolonge à 22 mois consécutifs la série d’achats du pays. Les réserves officielles chinoises atteignaient ainsi 76,73 millions d’onces à la fin du mois d’août, soit environ 2 386,6 tonnes. La Chine avait déjà acheté près de 640 000 onces en juillet et 480 000 onces en juin. Cette accumulation est particulièrement significative parce qu’elle se poursuit alors que le prix de l’or évolue à des niveaux élevés. La Banque populaire de Chine ne semble donc pas chercher uniquement à profiter d’un point bas du marché : elle paraît privilégier une stratégie de long terme destinée à augmenter la part du métal précieux dans ses réserves. Acheter une pièce de 20 francs or Marianne Coq permet de participer concrètement à cette logique de détention d’un actif monétaire tangible.
L’or redevient une réserve stratégique
Le comportement de la Chine confirme le retour de l’or au centre de la stratégie des banques centrales. Pendant plusieurs décennies, les réserves internationales reposaient principalement sur le dollar, les bons du Trésor américain et les autres obligations souveraines occidentales. Ces actifs offraient liquidité, profondeur de marché et facilité d’utilisation dans le commerce international. Mais leur dépendance à une infrastructure financière dominée par les États-Unis représente désormais un risque politique. L’or ne dépend pas d’un émetteur, ne constitue pas la dette d’un autre pays et ne peut pas être créé par une banque centrale à partir d’une simple décision de politique monétaire. C’est cette indépendance qui explique son importance croissante dans les réserves officielles. La hausse des achats chinois ne prouve pas que le dollar va disparaître du jour au lendemain, mais elle montre que la confiance dans un système monétaire entièrement centré sur le dollar n’est plus absolue. Constituer progressivement une réserve d’or physique offre une protection contre la dépréciation monétaire et les décisions politiques imprévisibles.
Le Japon peut ajouter une pression supplémentaire sur les Treasuries
La Chine n’est pas le seul pays susceptible de modifier ses positions sur le marché obligataire américain. La Banque du Japon a relevé son taux directeur de 25 points de base, à 1,25%, un niveau présenté comme le plus élevé depuis plusieurs décennies. La décision a été adoptée par sept voix contre deux, ce qui a été interprété comme un signal de prudence concernant la poursuite du resserrement monétaire. Cette évolution est importante pour les bons du Trésor américain parce que les investisseurs japonais détiennent traditionnellement une quantité considérable d’actifs étrangers. Si le yen s’affaiblissait fortement face au dollar, les autorités japonaises ou les investisseurs privés pourraient être contraints de vendre certains actifs en dollars afin de soutenir leur monnaie ou de réduire leur risque de change. Une liquidation même partielle de Treasuries détenus par le Japon pourrait provoquer une hausse des rendements américains, une baisse des prix obligataires et une volatilité accrue sur les marchés. L’or peut également servir de réserve alternative lorsque les obligations souveraines deviennent sensibles aux mouvements de change.
Un marché obligataire américain plus vulnérable
Le marché des Treasuries repose sur une demande permanente des banques centrales, des fonds de pension, des assureurs, des banques commerciales et des investisseurs internationaux. Lorsque plusieurs grands détenteurs réduisent simultanément leurs achats, le Trésor américain doit généralement proposer des rendements plus élevés pour attirer de nouveaux capitaux. Cette hausse des rendements renchérit le coût du financement de la dette publique et peut aggraver le déficit budgétaire, créant un cercle de plus en plus difficile à contrôler. L’analyse évoque également les fonds spéculatifs opérant depuis Londres, qui utilisent des stratégies de « basis trade » consistant à acheter des obligations au comptant et à vendre des contrats à terme. Cette demande peut donner une apparence de solidité au marché, alors qu’elle repose parfois sur un effet de levier important. Si les positions sont débouclées rapidement, la liquidité peut disparaître au moment même où les vendeurs deviennent plus nombreux. Détenir une part de son patrimoine en or physique permet de ne pas dépendre exclusivement de la stabilité d’un marché obligataire fortement endetté.
La Banque d’Angleterre ralentit son resserrement quantitatif
La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur à 3,75% lors de sa réunion de septembre 2026, tandis que son comité a voté par six voix contre trois en faveur du statu quo. Elle a également annoncé une modification importante de son programme de resserrement quantitatif, ou QT. Cette politique consiste normalement à réduire progressivement le portefeuille d’obligations détenu par la banque centrale, soit en laissant les titres arriver à échéance, soit en procédant à des ventes actives. Or, la Banque d’Angleterre a décidé de ralentir les ventes et de suspendre les cessions actives d’obligations britanniques à long terme pendant six mois, une décision qui a immédiatement soutenu le marché des gilts. Cette inflexion montre que la banque centrale doit tenir compte de la fragilité du marché obligataire britannique. Si les tensions s’aggravent, le ralentissement du QT pourrait être suivi d’un arrêt complet, voire d’un retour à une politique d’assouplissement quantitatif. L’or constitue une alternative aux obligations lorsque les investisseurs redoutent une intervention croissante des banques centrales.
La livre pourrait soutenir le prix de l’or
Une nouvelle baisse de la livre sterling face au dollar aurait un effet mécanique sur le prix de l’or exprimé en livres. L’or étant coté principalement en dollars, une livre plus faible rend le métal précieux plus cher pour les investisseurs britanniques, même si son prix ne progresse pas dans la même proportion en dollars. Cette dynamique peut renforcer la demande locale et accentuer la hausse du cours de l’or en monnaie nationale. L’analyse estime que la livre pourrait se rapprocher de 1,30 dollar après avoir évolué autour de 1,34 à 1,35 dollar. Cette hypothèse dépend toutefois de nombreux facteurs : les décisions de la Banque d’Angleterre, la trajectoire des déficits publics, l’inflation, la croissance britannique et l’évolution du dollar. Acheter de l’or avant une éventuelle nouvelle dépréciation de la livre peut être envisagé comme une couverture contre la perte de pouvoir d’achat.
L’or et l’argent restent soutenus par la tendance monétaire
Sur le plan technique, l’or a connu une forte progression après une sortie de tendance au début du mois d’août, avant de corriger durant la deuxième moitié du mois. L’analyse présentée dans la vidéo estime que le métal précieux tente désormais de sortir d’une nouvelle figure de consolidation en forme de biseau descendant. L’argent affiche une configuration comparable et pourrait bénéficier d’un regain d’intérêt si la demande d’investissement repart. Ces indications techniques restent de court terme et ne suffisent pas à déterminer avec certitude la prochaine direction des cours. Le facteur le plus important demeure la tendance monétaire de fond : accumulation d’or par les banques centrales, diversification hors du dollar, déficits publics élevés et inquiétudes autour de la soutenabilité des dettes souveraines. Les pièces d’or permettent d’investir progressivement dans le métal précieux sans limiter sa stratégie aux mouvements quotidiens des graphiques.
La dédollarisation avance lentement mais sûrement
La dédollarisation ne signifie pas que le dollar va perdre instantanément son statut de principale monnaie de réserve. Les États-Unis disposent encore du marché financier le plus profond et le plus liquide du monde, tandis que le dollar reste central dans le commerce international, les paiements et le financement mondial. Cependant, la réduction des réserves chinoises en Treasuries et l’augmentation parallèle de ses stocks d’or montrent qu’un changement structurel est en cours. D’autres pays peuvent observer cette stratégie et décider de réduire eux aussi leur dépendance à la dette américaine. Plus cette diversification s’étend, plus la demande structurelle de dollars et d’obligations américaines peut diminuer. Le risque principal n’est donc pas un effondrement soudain, mais une érosion progressive de la confiance qui obligerait les États-Unis à offrir des rendements plus élevés pour financer leurs déficits. Renforcer une épargne en or physique revient à se préparer à un monde monétaire moins dépendant du dollar.
Le signal envoyé par Pékin est impossible à ignorer
La Chine vend moins de bons du Trésor américain et achète davantage d’or. Les chiffres officiels ne permettent pas de connaître l’intégralité de ses positions internationales, mais ils montrent une direction claire : Pékin réduit progressivement son exposition directe à la dette américaine et renforce ses réserves de métal précieux. En août 2026, la Banque populaire de Chine a acheté environ 20,2 tonnes d’or, portant à 22 mois consécutifs sa série d’achats. Dans le même temps, ses avoirs déclarés en Treasuries sont tombés à 618 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis 2008. Ce mouvement ne constitue pas la preuve d’un effondrement immédiat du dollar, mais il représente un avertissement majeur sur l’évolution du système monétaire mondial. Pour l’auteur de l’analyse, l’or et l’argent restent les actifs les plus directement liés à cette transformation. Consulter les pièces d’or disponibles pour transformer une partie de son épargne en réserve monétaire tangible.