La Fed relève ses taux alors que l’inflation américaine reste à 3,4 %
Le 16 septembre 2026, la Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur de 25 points de base, portant sa fourchette cible à 3,75 %-4 %. Cette décision, qui constitue la première hausse des taux de la Fed depuis 2023, intervient alors que l’inflation américaine demeure nettement supérieure à l’objectif de 2 % de la banque centrale. Selon le Bureau of Labor Statistics, l’indice des prix à la consommation américain a progressé de 3,4 % sur un an en août 2026, tandis que l’indice hors alimentation et énergie a augmenté de 2,4 %. L’énergie constitue par ailleurs un élément particulièrement important du choc inflationniste actuel : son indice a progressé de 16,3 % sur un an et l’essence de 27,4 %. Dans ce contexte, la décision de la Fed peut être comprise comme une volonté de lutter contre une inflation qui reste élevée, mais l’analyse reprise dans la vidéo pose une question centrale : lorsque la hausse des prix provient largement d’un problème d’offre, une hausse des taux peut-elle réellement résoudre le problème à sa source ? C’est précisément autour de cette interrogation que s’articule l’analyse de Yael Potjer publiée le 18 septembre 2026 et commentée dans la vidéo. Découvrir les possibilités d’achat d’or physique
Le véritable problème serait-il l’offre plutôt que la demande ?
Le raisonnement développé dans l’analyse est simple : les taux d’intérêt sont particulièrement efficaces lorsque la banque centrale cherche à agir sur une économie dans laquelle une demande excessive contribue à alimenter les prix. Des taux plus élevés renchérissent alors le crédit, ralentissent certains investissements et achats financés à crédit et peuvent contribuer à modérer la demande globale. Mais lorsque l’origine de l’inflation se situe du côté de l’offre, le mécanisme est beaucoup moins direct. Une banque centrale peut rendre les crédits immobiliers plus chers, augmenter le coût du financement des entreprises ou ralentir l’activité économique ; elle ne peut pas, par une simple décision sur son taux directeur, produire davantage de pétrole, remettre immédiatement des capacités de production énergétiques sur le marché ou faire apparaître les matières premières qui font défaut. C’est précisément l’argument développé par l’économiste canadien James E. Thorne dans son analyse consacrée à la réaction de la Fed au choc pétrolier. L’article souligne notamment que la banque centrale ne peut pas « pomper » davantage de pétrole en augmentant les taux et que le risque est alors de traiter un choc d’offre avec un instrument principalement conçu pour agir sur les conditions financières et la demande. Voir les pièces d’or disponibles
Pourquoi une hausse des taux peut aggraver les conséquences d’un choc pétrolier
Cette question n’est pas nouvelle. En 1997, Ben Bernanke, Mark Gertler et Mark Watson ont publié une étude consacrée précisément aux effets de la politique monétaire lors des chocs pétroliers. Leur travail, publié dans les Brookings Papers on Economic Activity, étudie notamment la manière dont la réaction de la politique monétaire peut amplifier les conséquences économiques d’une hausse du prix du pétrole. Les auteurs ne soutiennent pas simplement que toute hausse de taux est inutile : leur analyse cherche à mesurer la part des effets récessionnistes d’un choc pétrolier qui provient du choc lui-même et celle qui résulte de la réponse endogène de la politique monétaire. Leur résultat est particulièrement important pour comprendre le débat actuel : une partie substantielle de l’impact négatif d’un choc pétrolier sur l’activité peut provenir du resserrement monétaire qui accompagne ce choc. Ce précédent historique donne donc un fondement académique à l’argument repris dans la vidéo, même s’il ne permet pas, à lui seul, de conclure que la décision de la Fed en septembre 2026 produira nécessairement le même résultat. Explorer l’or physique comme actif patrimonial
Le risque redouté : faire baisser la demande jusqu’à provoquer une récession
Le mécanisme redouté par les auteurs cités dans l’analyse est donc relativement facile à comprendre. Si les prix augmentent parce que l’énergie et certaines matières premières deviennent plus rares ou plus coûteuses, la hausse des taux ne fait pas disparaître cette contrainte. En revanche, elle peut progressivement ralentir la demande. Les ménages peuvent réduire leurs dépenses financées à crédit, les entreprises peuvent reporter certains investissements et les conditions financières peuvent devenir plus restrictives. Si ce ralentissement devient suffisamment important, l’économie peut entrer dans une phase de contraction alors même que le problème initial — la contrainte d’offre — demeure. Le paradoxe est alors celui d’une économie dans laquelle l’inflation reste difficile à faire disparaître rapidement, tandis que l’activité ralentit sous l’effet du resserrement monétaire. C’est le scénario que la vidéo présente comme le risque d’une récession provoquée par le « mauvais médicament » appliqué au « mauvais symptôme ». Il s’agit toutefois d’une lecture analytique défendue par les auteurs cités, et non d’une conclusion établie sur l’avenir de l’économie américaine. Consulter les options d’achat de pièces d’or
Et c’est précisément là que l’or entre dans l’équation
L’un des éléments les plus frappants observés après la décision de la Fed est le comportement de l’or. Une hausse des taux est généralement considérée comme un facteur susceptible de peser sur le métal jaune, notamment parce que les actifs obligataires peuvent alors offrir une rémunération plus élevée tandis que l’or, lui, ne verse pas de coupon. Pourtant, le scénario observé en septembre 2026 ne correspond pas mécaniquement à cette relation simplifiée. Le World Gold Council rappelle que le mois d’août avait été particulièrement puissant pour le métal jaune, avec une hausse de 13 % du prix LBMA PM, tandis que les flux vers les ETF et les marchés à terme avaient fortement contribué au mouvement. Le même organisme souligne que les anticipations concernant la politique de la Fed, les rendements obligataires, le dollar et les inquiétudes liées aux finances publiques américaines font partie des facteurs déterminants du comportement récent de l’or. Acheter de l’or physique sous forme de pièces
Peter Schiff voit dans la réaction de l’or un signal de défiance
Le comportement du métal jaune après la décision de la Fed a également été interprété de manière très nette par Peter Schiff. Selon l’article de Yael Potjer publié le 18 septembre, Schiff a souligné que la hausse de l’or de plus de 100 dollars après la décision de la Fed constituait, selon lui, un « vote de défiance » envers la hausse de 25 points de base. Son raisonnement est que certains investisseurs considèrent que cette hausse de taux ne suffit pas à répondre aux problèmes structurels auxquels l’économie américaine est confrontée, notamment l’inflation, la dette et les tensions sur les marchés obligataires. Cette interprétation doit être attribuée à Peter Schiff : elle constitue son analyse du marché et ne signifie pas que la hausse de l’or après la réunion de la Fed prouve à elle seule que les investisseurs ont collectivement perdu confiance dans la banque centrale. Elle illustre néanmoins un phénomène important : une hausse de taux n’entraîne pas automatiquement une baisse de l’or lorsque les investisseurs considèrent que les risques économiques, budgétaires ou inflationnistes restent élevés. Découvrir les pièces d’or d’investissement disponibles
Pourquoi la relation entre les taux et l’or est beaucoup plus complexe qu’une simple règle
L’idée selon laquelle « des taux plus élevés font toujours baisser l’or » est trop simpliste pour décrire le fonctionnement réel des marchés. Ce qui compte n’est pas seulement le niveau nominal des taux, mais également l’inflation, les rendements réels, les anticipations monétaires, la valeur du dollar, les risques géopolitiques, les flux d’investissement et la demande des banques centrales. Le World Gold Council souligne notamment que les rendements réels et le dollar jouent un rôle important dans les performances de court terme du métal jaune, tout en rappelant que les flux d’ETF, les achats des banques centrales et les inquiétudes liées aux déficits peuvent également soutenir la demande. La situation de 2026 montre donc pourquoi une décision de politique monétaire doit être replacée dans son environnement global : une hausse des taux peut théoriquement augmenter le coût d’opportunité de la détention d’or, mais elle peut simultanément renforcer les inquiétudes concernant la croissance, la dette, les marchés obligataires ou la capacité de la banque centrale à ramener l’inflation vers son objectif sans provoquer un ralentissement trop brutal. Voir les pièces de 20 francs Marianne Coq disponibles à l’achat
Le précédent historique de 1969-1980 et le comportement spectaculaire de l’or
L’analyse commentée dans la vidéo s’appuie également sur les épisodes historiques durant lesquels les taux américains ont évolué fortement en même temps que le prix de l’or. Cette comparaison vise à montrer qu’il n’existe pas de relation mécanique et permanente entre une hausse des rendements obligataires et une baisse du métal jaune. La période allant de la fin des années 1960 à 1980 est notamment intéressante parce qu’elle combine inflation élevée, chocs énergétiques, fortes variations des taux et transformation profonde du système monétaire international. Une autre période fréquemment étudiée est celle de 2001 à 2011, durant laquelle les taux américains ont évolué dans un environnement très différent tandis que l’or connaissait une longue progression. Ces épisodes historiques ne constituent évidemment pas une prévision automatique pour 2026. Ils servent plutôt à rappeler que le prix de l’or dépend d’un ensemble de variables qui peuvent évoluer simultanément dans des directions différentes. Consulter les possibilités d’achat de pièces d’or historiques
Les banques centrales continuent-elles de soutenir structurellement la demande d’or ?
Un autre élément mérite une attention particulière : les achats des banques centrales. En Chine, par exemple, la Banque populaire de Chine a déclaré une augmentation de ses réserves d’or de 20,2 tonnes en août 2026, portant ses achats à 22 mois consécutifs selon les données rapportées par le World Gold Council. Les réserves officielles chinoises atteignaient ainsi environ 2 387 tonnes à la fin août, soit environ 9 % des réserves de change. Le World Gold Council souligne également que les ETF chinois ont enregistré des entrées en août et que les achats se sont poursuivis au début du mois de septembre. Cette demande institutionnelle constitue un élément important du marché mondial de l’or parce qu’elle est distincte de la demande spéculative de court terme. Elle signifie surtout que le métal jaune continue d’être utilisé comme actif de réserve et comme instrument de diversification par certaines banques centrales, dans un contexte international marqué par des préoccupations concernant les devises, les dettes souveraines et les risques géopolitiques. Accéder à l’achat d’or physique
Le pétrole reste au cœur du problème inflationniste
Les chiffres publiés pour août 2026 permettent de mesurer concrètement pourquoi la question de l’énergie est centrale dans le débat. Le BLS indique que l’indice de l’énergie a augmenté de 16,3 % sur un an et que celui de l’essence a progressé de 27,4 %. Sur le seul mois d’août, le prix de l’essence a augmenté de 3,9 % et a représenté plus d’un tiers de la progression mensuelle de l’ensemble de l’indice des prix à la consommation. Cela donne du poids à l’idée selon laquelle une partie importante des tensions inflationnistes actuelles est liée à l’énergie. Mais cela ne signifie pas que la politique monétaire est sans effet : une banque centrale peut chercher à empêcher qu’un choc énergétique temporaire ne se transforme en inflation généralisée et persistante. C’est justement toute la difficulté du débat actuel : la Fed doit simultanément empêcher une nouvelle accélération des prix et éviter qu’un resserrement excessif des conditions financières ne provoque une contraction trop importante de l’activité. Découvrir l’or physique face aux incertitudes économiques
Pourquoi l’or pourrait rester au centre des préoccupations des investisseurs
L’analyse développée dans la vidéo aboutit finalement à une conclusion claire : la hausse des taux de la Fed ne suffit pas à elle seule à faire disparaître les facteurs qui soutiennent la demande d’or. Le marché doit désormais composer avec une inflation américaine à 3,4 %, une inflation énergétique beaucoup plus élevée, des tensions géopolitiques, des préoccupations sur les finances publiques et une banque centrale confrontée à un arbitrage difficile entre stabilité des prix et activité économique. Le World Gold Council souligne d’ailleurs que l’or a connu une hausse exceptionnelle en août 2026, avant une correction en début de septembre, tandis que les anticipations relatives à la Fed continuaient de modifier rapidement les flux d’investissement. Dans ce contexte, le raisonnement défendu par les intervenants cités est que l’or peut continuer à bénéficier de la demande lorsque les investisseurs cherchent à se protéger contre l’érosion monétaire, les risques financiers ou les incertitudes géopolitiques. Cette dynamique ne garantit évidemment pas une hausse permanente du cours : elle explique pourquoi une hausse des taux peut coexister avec une demande soutenue pour le métal jaune. Acheter de l’or physique et découvrir les pièces disponibles
La question centrale pour les prochains mois : jusqu’où la Fed peut-elle aller ?
La véritable question n’est donc plus simplement de savoir si la Fed a relevé ses taux, mais jusqu’où elle peut poursuivre son resserrement sans provoquer un ralentissement économique trop important. La banque centrale américaine vient de relever son taux directeur à 3,75 %-4 % et a laissé entendre qu’une nouvelle hausse pourrait encore intervenir cette année, tandis que l’inflation reste supérieure à son objectif de 2 %. Dans le même temps, le comportement récent de l’or montre que les investisseurs ne raisonnent pas uniquement en fonction du niveau des taux directeurs. Ils intègrent également les perspectives d’inflation, les rendements réels, le dollar, les risques géopolitiques, les achats des banques centrales et la trajectoire des finances publiques. C’est ce décalage entre le mécanisme théorique des taux et la réaction réelle du marché qui constitue le cœur du message porté par l’analyse de Yael Potjer et repris dans la vidéo : la hausse des taux n’implique pas automatiquement une baisse de l’or, particulièrement lorsque le marché considère que les causes profondes de l’inflation ne sont pas uniquement monétaires. Consulter les pièces d’or disponibles à l’achat
Ce que révèle réellement la hausse de l’or malgré la décision de la Fed
Le message essentiel de cette séquence est finalement moins spectaculaire qu’une simple opposition entre la Fed et l’or, mais beaucoup plus intéressant économiquement : les marchés ne réagissent pas à un seul chiffre. Une hausse de 25 points de base peut être interprétée différemment selon le niveau de l’inflation, la situation énergétique, les rendements obligataires, les perspectives de croissance et la crédibilité perçue de la politique monétaire. L’étude de Bernanke, Gertler et Watson rappelle que la réponse monétaire aux chocs pétroliers peut elle-même avoir des conséquences importantes sur l’activité. Les données de 2026 montrent parallèlement que l’énergie reste une composante majeure de l’inflation américaine et que l’or bénéficie toujours de flux et d’une demande structurelle significative. La thèse développée dans la vidéo est donc la suivante : si la Fed tente de combattre un problème essentiellement lié à l’offre en comprimant la demande, le résultat pourrait être une économie plus faible sans disparition immédiate des tensions inflationnistes, tandis que l’incertitude créée par ce processus pourrait continuer à alimenter l’intérêt pour l’or. C’est cette confrontation entre politique monétaire, inflation, énergie, croissance et confiance qui sera déterminante pour la suite du marché du métal jaune. Découvrir les possibilités d’achat d’or physique