Une idée qui pourrait bouleverser le marché de l’or
L’hypothèse paraît spectaculaire : l’or pourrait être réévalué à 155 000 dollars l’once afin de permettre aux États-Unis de mobiliser la valeur de leurs réserves et de réduire une partie de leur dette. Ce scénario s’appuie sur un mécanisme comptable existant, les certificats d’or, ainsi que sur l’écart considérable entre la valeur officielle des réserves américaines et leur valeur sur le marché. Les États-Unis détiennent environ 261,5 millions d’onces troy d’or, mais ces réserves restent comptabilisées au prix légal de 42,2222 dollars l’once, un niveau inchangé depuis 1973. La Réserve fédérale confirme que ce prix est fixé par la loi et qu’il ne suit pas les évolutions du cours de l’or. Acheter de l’or physique peut constituer une manière concrète de s’exposer au métal précieux, même si aucun achat ne garantit un gain futur.
Le sommet du G20 à Miami en ligne de mire
Le prochain sommet des dirigeants du G20 doit se tenir à Miami, les 14 et 15 décembre 2026. Cette échéance alimente les spéculations autour d’éventuelles annonces économiques, monétaires et budgétaires américaines. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, la preuve qu’une réévaluation de l’or sera annoncée. Le calendrier officiel confirme bien la tenue du sommet à Miami, mais aucune annonce publique ne présente aujourd’hui une réévaluation de l’or américain comme un point officiellement programmé. Découvrir les pièces d’or disponibles permet de comparer les formats avant toute décision, sans attendre une éventuelle annonce politique.
Un prix officiel de 42,22 dollars l’once
La situation américaine repose sur une particularité comptable peu connue. Le Trésor américain possède la quasi-totalité de l’or officiel des États-Unis, tandis que la Réserve fédérale ne possède pas elle-même cet or. En échange de l’or transféré au Trésor, la Fed détient des certificats d’or libellés en dollars. Ces certificats sont évalués au prix légal de 42,2222 dollars l’once. La Réserve fédérale précise également que ces certificats ne donnent pas à la banque centrale un droit de conversion en or physique. Ainsi, les 261,5 millions d’onces détenues par les États-Unis apparaissent dans les comptes publics pour environ 11 milliards de dollars, alors que leur valeur de marché est bien supérieure. Les pièces d’or d’investissement offrent une exposition directe à un actif dont la valeur évolue avec le marché.
Plus de 1 000 milliards de dollars d’écart
L’écart entre la valeur officielle et la valeur de marché est considérable. En retenant un cours de l’or situé entre 4 600 et 4 700 dollars l’once, les réserves américaines représenteraient environ 1 200 milliards de dollars. Leur valeur comptable resterait proche de 11 milliards de dollars. L’écart dépasserait donc 1 180 milliards de dollars. Cette différence ne correspond pas à une somme immédiatement disponible dans les caisses de l’État : elle représente une plus-value latente liée à une réserve dont le prix légal n’a pas été actualisé depuis plus de cinquante ans. La Réserve fédérale a expliqué que la réévaluation de réserves d’or pouvait, dans certains pays, servir à transférer une partie de gains de valorisation vers les comptes publics, mais elle a aussi souligné que cette opération ne réglait pas nécessairement les problèmes structurels de dette. Consulter les cours et les pièces disponibles permet de suivre concrètement l’évolution du marché de l’or.
Le fonctionnement des certificats d’or
Le mécanisme envisagé est relativement simple dans son principe. Le Congrès américain modifierait d’abord le prix légal de l’or inscrit dans la législation. Le Trésor pourrait ensuite émettre de nouveaux certificats d’or auprès de la Réserve fédérale sur la base de cette valeur plus élevée. La Fed comptabiliserait ces certificats comme un actif et créditerait le compte général du Trésor, le Treasury General Account, de la différence entre l’ancienne et la nouvelle valorisation. Le métal ne serait pas nécessairement vendu et aucune livraison physique ne serait indispensable. L’opération transformerait une partie de la valeur comptable de l’or en liquidité utilisable par le gouvernement. La Fed rappelle toutefois que le prix légal de l’or est fixé par la loi, ce qui signifie qu’une modification nécessiterait une intervention du Congrès. Investir dans des pièces reconnues peut permettre de privilégier des produits physiques identifiables.
Pourquoi 155 000 dollars l’once ?
Le montant de 155 000 dollars l’once provient d’un calcul fondé sur la taille de la dette américaine et le nombre d’onces détenues par le Trésor. Avec environ 261,5 millions d’onces, une valorisation à 155 000 dollars produirait une valeur totale proche de 40 500 milliards de dollars. Ce montant correspondrait à l’ordre de grandeur de la dette fédérale américaine évoquée dans le scénario. L’objectif serait donc de donner aux réserves d’or une valeur suffisamment élevée pour permettre l’émission de certificats couvrant la totalité ou une très grande partie de la dette. Ce calcul est mathématiquement cohérent, mais il ne constitue pas une décision politique et ne signifie pas que le cours de l’or atteindra automatiquement ce niveau sur le marché. L’achat d’or physique doit rester fondé sur une analyse personnelle du risque, du prix et de l’horizon de placement.
Une opération comparable à un assouplissement quantitatif
Une réévaluation massive de l’or produirait un effet comparable à un assouplissement quantitatif sur le bilan public. Dans un programme classique d’assouplissement quantitatif, la banque centrale achète des obligations et injecte des liquidités dans le système financier. Dans le scénario des certificats d’or, le Trésor utiliserait une hausse de la valeur légale de ses réserves pour obtenir un crédit sur son compte auprès de la Fed. L’opération ne prendrait pas exactement la forme d’une création monétaire traditionnelle, mais elle augmenterait les ressources immédiatement disponibles pour le gouvernement. Si ces fonds servaient à rembourser des obligations, la dette détenue par les investisseurs diminuerait. Si ces fonds étaient dépensés, ils pourraient en revanche accroître la liquidité en circulation et exercer une pression inflationniste. Les pièces d’or permettent de détenir directement un actif physique, indépendamment du fonctionnement des comptes publics.
Le précédent de 1934
Les États-Unis ont déjà procédé à une importante réévaluation officielle de l’or. Le Gold Reserve Act de 1934 a transféré la propriété de l’or monétaire à l’État américain et a fait passer le prix officiel de 20,67 à 35 dollars l’once. Cette hausse a généré un gain comptable utilisé notamment pour créer l’Exchange Stabilization Fund. Le contexte était alors celui de la Grande Dépression, d’une crise bancaire et d’une transformation profonde du système monétaire. Cette référence historique montre qu’une réévaluation de l’or est juridiquement et techniquement possible. Elle montre également qu’une telle décision intervient dans un contexte exceptionnel et nécessite un cadre légal spécifique. Les pièces historiques en or restent recherchées pour leur contenu métallique, leur reconnaissance et leur liquidité.
Scott Bessent a-t-il annoncé ce plan ?
Le scénario attribué à Scott Bessent doit être présenté avec précision. Des déclarations publiques ont évoqué la volonté de monétiser certains actifs du bilan américain, notamment dans le cadre de réflexions liées à un fonds souverain. Toutefois, aucune annonce officielle ne confirme l’existence d’un programme précis visant à réévaluer l’or à 155 000 dollars l’once pour rembourser la dette américaine. Une analyse publiée en août 2026 souligne elle-même qu’aucun plan formel de réévaluation n’avait été annoncé par le Trésor, la Réserve fédérale ou le Congrès à cette date. Elle indique également que les propos sur la monétisation des actifs ne constituaient pas une confirmation d’un programme de certificats d’or. Avant d’acheter de l’or, il est essentiel de distinguer une annonce officielle d’un scénario de marché.
Une solution qui ne supprimerait pas les déficits
Même une réévaluation très importante ne réglerait pas automatiquement le problème budgétaire américain. Elle pourrait réduire la dette existante, mais elle ne supprimerait pas les déficits futurs. Si les dépenses publiques restaient supérieures aux recettes fiscales, le gouvernement recommencerait à emprunter après l’opération. La Réserve fédérale a étudié plusieurs précédents internationaux et constate que l’utilisation de gains de réévaluation peut améliorer temporairement la situation budgétaire, sans résoudre les déséquilibres structurels. L’expérience du Liban montre notamment qu’une réévaluation peut contribuer au remboursement d’une partie de la dette, sans empêcher le ratio de dette de continuer à augmenter par la suite. L’or peut jouer un rôle de protection patrimoniale, mais il ne remplace pas une stratégie financière diversifiée.
Les conséquences possibles pour le dollar
Une réévaluation à 155 000 dollars l’once représenterait une rupture monétaire majeure. Elle signifierait que la valeur officielle du dollar exprimée en or serait très fortement réduite. Les détenteurs de dollars pourraient perdre une partie de leur pouvoir d’achat si cette opération provoquait une hausse généralisée des prix. Les investisseurs obligataires pourraient également exiger des rendements plus élevés s’ils estimaient que le gouvernement utilisait la réévaluation pour financer ses dépenses sans augmenter immédiatement les impôts. La confiance dans le dollar dépendrait alors de la manière dont l’opération serait annoncée, de son montant, de son calendrier et des garanties apportées par les autorités. L’or physique est souvent recherché lorsque les investisseurs veulent réduire leur dépendance à une seule monnaie.
Les autres solutions envisagées pour réduire la dette
Les gouvernements disposent de plusieurs moyens pour réduire une dette publique, mais chacun impose un coût économique ou politique. La première solution consiste à réduire les dépenses, ce qui peut entraîner une baisse des services publics et une contestation sociale. La deuxième consiste à augmenter les impôts, ce qui réduit le revenu disponible et peut ralentir l’activité économique. La troisième consiste à restructurer ou à ne pas rembourser une partie de la dette, avec des conséquences très lourdes sur la réputation financière du pays. La quatrième consiste à laisser l’inflation réduire progressivement la valeur réelle des dettes, ce qui pénalise les épargnants et les détenteurs d’obligations. La réévaluation de l’or serait une autre solution, mais elle aurait également des conséquences sur la monnaie et la confiance des investisseurs. Les différentes pièces d’or disponibles permettent de choisir un format adapté à une stratégie d’épargne progressive.
Ce que ce scénario changerait pour les particuliers
Les particuliers ne recevraient pas directement la plus-value créée par la réévaluation des réserves américaines. Le gain comptable reviendrait d’abord au gouvernement américain par l’intermédiaire des certificats d’or et du compte général du Trésor. Les détenteurs privés d’or pourraient cependant bénéficier indirectement d’une hausse du prix du métal si le marché interprétait la réévaluation comme la reconnaissance d’un rôle monétaire renforcé pour l’or. Cette hausse ne serait pas garantie et pourrait s’accompagner d’une forte volatilité. Une décision officielle pourrait également provoquer des mouvements rapides sur le dollar, les obligations, les matières premières et les marchés actions. L’achat de pièces d’or doit donc être envisagé comme une décision patrimoniale réfléchie et non comme un pari automatique sur 155 000 dollars l’once.
Une hypothèse explosive, mais pas une annonce officielle
Le scénario d’un or à 155 000 dollars l’once repose sur une logique comptable identifiable : multiplier les réserves américaines par un prix suffisamment élevé pour atteindre l’ordre de grandeur de la dette fédérale. Le mécanisme des certificats d’or existe et la valeur légale de l’or américain reste très inférieure à son prix de marché. Cependant, aucune annonce officielle ne confirme actuellement une réévaluation à 155 000 dollars, et une telle décision nécessiterait vraisemblablement une modification de la loi par le Congrès. L’hypothèse doit donc être considérée comme un scénario de rupture, et non comme une prévision certaine. Pour suivre le marché de manière concrète, les investisseurs peuvent comparer les pièces et les conditions d’achat d’or physique.
Questions fréquentes
Pourquoi l’or américain est-il comptabilisé à 42,22 dollars l’once ?
Le prix de 42,2222 dollars l’once est le prix légal fixé par la législation américaine. Il est resté inchangé depuis 1973 et sert à comptabiliser les réserves du Trésor ainsi que les certificats d’or détenus par la Réserve fédérale. Les pièces d’or sont, quant à elles, valorisées selon leur poids, leur pureté, leur prime et le cours du marché.
Les États-Unis peuvent-ils utiliser leur or pour rembourser leur dette ?
Ils pourraient théoriquement utiliser une réévaluation comptable de leurs réserves, mais cette opération nécessiterait un cadre légal et une décision politique. Elle ne consisterait pas forcément à vendre l’or, mais à émettre des certificats sur la base d’une valeur officielle plus élevée. Acheter de l’or physique revient à détenir le métal directement, et non une promesse de réévaluation gouvernementale.
L’or atteindra-t-il réellement 155 000 dollars l’once ?
Rien ne permet de l’affirmer. Le montant de 155 000 dollars provient d’un scénario de valorisation des réserves américaines destiné à couvrir une dette de l’ordre de 40 000 milliards de dollars. Il ne s’agit pas d’une prévision officielle du cours de l’or. Les achats d’or doivent être réalisés en tenant compte du prix réel, des frais, de la fiscalité et des risques de marché.
Le sommet du G20 à Miami pourrait-il déclencher une réévaluation de l’or ?
Le sommet du G20 est prévu les 14 et 15 décembre 2026 à Miami, mais aucune information officielle ne confirme qu’une réévaluation de l’or sera annoncée à cette occasion. Le sommet peut attirer l’attention sur les questions de dette et de monnaie, sans constituer une preuve d’une décision imminente. Les investisseurs peuvent suivre les annonces officielles tout en consultant les solutions d’achat d’or physique disponibles.