Marc Fiorentino estime que la France entre dans un « déni de réalité » concernant le financement des retraites. Selon son analyse, les retraités actuels verront leurs pensions progressivement réduites, les plus de 50 ans subiront une diminution de leurs futures retraites, tandis que les moins de 40 ans ne connaîtront probablement plus le système de retraite tel qu’il a fonctionné pendant des décennies.
Cette alerte repose sur une équation démographique et budgétaire simple : moins de naissances, une durée de vie plus longue et un État lourdement déficitaire. Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir à quel âge partir à la retraite, mais de savoir si le montant versé pourra réellement être maintenu dans le temps. Face à cette incertitude, certains épargnants cherchent déjà à diversifier leur patrimoine avec des actifs tangibles, notamment via l’achat de pièces d’or.
Une retraite devenue un droit acquis
La retraite a été conçue à une époque où l’espérance de vie était proche de 65 ans. Elle était donc, dans son esprit initial, une indemnité versée à des personnes qui avaient cotisé pendant leur vie active et qui ne disposaient plus de très nombreuses années devant elles. Marc Fiorentino rappelle cette origine pour expliquer pourquoi le système actuel rencontre une difficulté structurelle : les Français cotisent longtemps, partent à la retraite, puis peuvent percevoir leur pension pendant trente, voire quarante ans.
Cette évolution n’est pas un détail comptable. Lorsqu’un salarié cotise pendant quarante ans et qu’il perçoit ensuite une pension pendant plusieurs décennies, le nombre d’années de financement nécessaire augmente fortement. Or, le système français repose principalement sur la répartition : les cotisations des actifs financent les pensions des retraités. Si le nombre d’actifs diminue par rapport au nombre de retraités, l’équilibre devient mécaniquement plus difficile à assurer.
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— VERITY France (@verity_france) October 6, 2026
Moins de naissances, moins de cotisants
Le premier élément du problème est la baisse des naissances. Le Conseil d’orientation des retraites indique que la France a enregistré environ 645 000 naissances en 2025, en recul de 2,1% par rapport à 2024. Cette baisse de la natalité n’a pas de conséquence immédiate sur les caisses de retraite, mais elle réduit progressivement le nombre de futurs actifs qui cotiseront dans les décennies à venir.
Marc Fiorentino insiste sur ce point : moins de naissances signifie mécaniquement moins de population active à terme. Dans un système par répartition, cela veut dire moins de cotisations pour financer un nombre de retraités qui, lui, continue d’augmenter. Le COR a d’ailleurs intégré dans son scénario de référence une fécondité de 1,45 enfant par femme à partir de 2028, contre 1,8 enfant par femme dans ses hypothèses précédentes. Cette révision traduit une détérioration démographique plus marquée que celle anticipée auparavant.
Vivre plus longtemps change tout
Le deuxième élément est l’allongement de la durée de vie. Même si les projections d’espérance de vie ont été légèrement revues à la baisse par rapport aux estimations antérieures, la tendance reste à la hausse. Le COR prévoit ainsi une espérance de vie d’environ 89,5 ans pour les femmes et de 86,7 ans pour les hommes à l’horizon 2070.
Pour Marc Fiorentino, cette évolution rend le financement de très longues périodes de retraite difficile. Une personne qui part à 64 ans peut désormais espérer vivre plusieurs décennies après la fin de son activité. Financer trente ou quarante années de pension avec de moins en moins de travailleurs devient, selon lui, une équation impossible à tenir sans modification profonde du système.
Le déficit public fragilise les pensions
Le troisième élément est budgétaire. Marc Fiorentino souligne que l’État fait face à un déficit de plus en plus important et qu’il ne dispose plus des moyens nécessaires pour financer ce qui est devenu le premier poste du budget public : les prestations sociales, dont les retraites constituent une composante majeure. La retraite n’est donc pas seulement un sujet démographique ; elle est aussi un sujet de finances publiques.
Les chiffres récents confirment la gravité du sujet. En 2025, le système de retraite français, régimes de base et complémentaires confondus, affichait un déficit de 5,1 milliards d’euros hors charges et produits financiers, soit 0,2% du PIB. Le COR anticipe un déficit de l’ordre de 5,0 milliards d’euros en 2026 et estime que le système restera durablement en déficit sur l’ensemble de la période de projection.
Un déficit appelé à s’aggraver
Les projections les plus récentes sont particulièrement inquiétantes. Le Comité de suivi des retraites indique que le déficit global du système atteindrait 1,2 point de PIB en 2050, puis 2,4 points de PIB en 2070. Cela signifie que l’écart entre les recettes et les dépenses ne se résorberait pas spontanément, mais s’élargirait au fil des décennies.
Le régime général, qui concerne une part essentielle des salariés du secteur privé, est identifié comme le plus déficitaire. Son déficit atteindrait 0,4 point de PIB en 2030 et 0,9 point de PIB en 2045. À défaut de mesures, le CSR estime qu’une dette sociale supplémentaire se constituerait, avec une accumulation pouvant représenter 15 points de PIB sur les vingt-cinq prochaines années.
La sous-indexation : une baisse silencieuse
Marc Fiorentino évoque une forme de rabotage particulièrement difficile à percevoir au quotidien : la non-indexation des pensions sur l’inflation. Lorsqu’une retraite n’augmente pas au rythme des prix, son pouvoir d’achat diminue année après année. Le montant affiché peut rester identique, mais la capacité réelle à consommer, se soigner, se loger ou aider ses proches se dégrade.
Ce mécanisme n’est pas théorique. Le Comité de suivi des retraites recommande une sous-indexation des pensions à hauteur d’au moins 2 points au total jusqu’en 2030 afin de ramener le système à l’équilibre. Il précise qu’une sous-indexation cumulée légèrement supérieure à 2% sur les quatre prochaines années permettrait de rétablir l’équilibre du système de retraite en 2030. Autrement dit, le débat ne porte pas seulement sur une éventuelle baisse nominale des pensions : il porte aussi sur une érosion progressive de leur valeur réelle.
Les générations ne sont pas égales
Selon Marc Fiorentino, les retraités actuels pourraient encore passer entre les gouttes pendant un certain temps, mais verraient ensuite leur pension progressivement rabotée. Les personnes de plus de 50 ans seraient également confrontées à une diminution de leurs futures retraites. En revanche, les moins de 40 ans risquent, selon lui, de ne plus connaître la retraite telle qu’elle a été construite historiquement.
Cette lecture rejoint les projections officielles, qui montrent que les déséquilibres s’aggravent surtout à moyen et long terme. Le déficit est faible au début de la période, mais il s’accroît continûment jusqu’en 2070. Les générations les plus jeunes pourraient donc être celles qui supporteraient les ajustements les plus lourds, soit par des cotisations plus élevées, soit par des pensions plus faibles, soit par un départ plus tardif.
Les leviers possibles sont limités
Le Comité de suivi des retraites rappelle que les cotisations vieillesse atteignent déjà 28% pour un salarié non cadre du secteur privé, un niveau parmi les plus élevés de l’OCDE. Une nouvelle hausse des cotisations aurait donc un effet négatif sur l’économie et l’emploi, selon l’instance. Cela limite fortement la marge de manœuvre des pouvoirs publics.
Le CSR considère que l’augmentation de l’âge moyen de cessation d’activité est le levier le plus favorable à la croissance, à l’emploi et aux finances publiques. Mais cette solution est politiquement et socialement difficile, car elle signifie concrètement travailler plus longtemps. Les autres options, notamment la modération des pensions ou la hausse des cotisations, auraient selon les travaux cités par le CSR un effet négatif sur l’économie.
Pourquoi l’or attire les épargnants
Dans ce contexte, de nombreux Français s’interrogent sur la solidité de leur future retraite et cherchent à ne pas dépendre uniquement d’un système public sous tension. L’or physique est souvent perçu comme une réserve de valeur tangible, sans risque de contrepartie bancaire et moins exposé aux décisions politiques que les promesses de pension. Les pièces d’or, en particulier, permettent de constituer progressivement un patrimoine divisible, transmissible et internationalement reconnu.
Pour les épargnants qui souhaitent sécuriser une partie de leur épargne, le 20 francs Napoléon tête nue constitue une option fréquemment étudiée en raison de son format accessible et de sa reconnaissance historique. L’objectif n’est pas de remplacer la retraite, mais de diversifier les sources de protection patrimoniale face à une incertitude croissante.
Une épargne tangible face à l’incertitude
L’argument de Marc Fiorentino est clair : la combinaison d’une natalité en baisse, d’une espérance de vie plus longue et d’un déficit public important rend le maintien du système actuel extrêmement difficile. Les retraites ne disparaîtront pas du jour au lendemain, mais leur niveau futur pourrait être progressivement amputé, notamment par une indexation insuffisante face à l’inflation.
Dans un tel environnement, la diversification devient une réponse rationnelle. Certains épargnants choisissent ainsi de compléter leurs droits à la retraite par des actifs physiques, en commençant par l’achat de pièces d’or. Cette démarche vise à préserver du pouvoir d’achat sur le long terme, à réduire la dépendance aux promesses publiques et à transmettre un patrimoine concret aux générations suivantes.
Ce que cela signifie concrètement
Pour un actif, la leçon est simple : il ne faut pas considérer la retraite publique comme une garantie absolue de maintien du niveau de vie. Les projections du COR et du Comité de suivi des retraites montrent un déficit persistant, une dégradation à long terme et une pression croissante sur les pensions. Pour un futur retraité, cela peut se traduire par une pension dont la progression sera inférieure à l’inflation, donc par une perte de pouvoir d’achat silencieuse.
Pour les épargnants qui anticipent ce risque, l’or peut jouer un rôle de diversification. Une stratégie progressive, fondée sur des achats réguliers de pièces reconnues, permet de lisser le prix d’entrée et de constituer un actif tangible. Découvrir les pièces d’or disponibles peut ainsi constituer une première étape pour ceux qui souhaitent renforcer l’autonomie de leur patrimoine.
Une alerte à ne pas ignorer
Marc Fiorentino ne présente pas la situation comme une simple difficulté passagère. Il parle de déni de réalité et estime que les éléments nécessaires pour comprendre la trajectoire du système sont déjà visibles : baisse des naissances, allongement de la vie et déficit public. Selon lui, continuer à financer trente ou quarante ans de retraite avec de moins en moins de travailleurs n’est tout simplement pas possible.
Les données officielles ne disent pas exactement la même chose dans les mêmes termes, mais elles confirment une pression financière durable et croissante. Le déficit de 5,1 milliards d’euros en 2025, la projection de 6,8 milliards d’euros en 2030 et l’aggravation prévue jusqu’en 2070 dessinent une trajectoire préoccupante. Face à cette réalité, la question n’est plus seulement de savoir quand partir à la retraite, mais de savoir comment protéger son pouvoir d’achat futur. Pour beaucoup d’épargnants, la réponse passe désormais par une diversification incluant l’or physique.