Faut-il acheter de l’or aujourd’hui ? Marc Touati alerte sur la crise, l’inflation et la volatilité…

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L’or revient au centre de toutes les conversations, et la question posée à l’économiste Marc Touati est simple : faut-il acheter de l’or aujourd’hui ? Sa réponse est nuancée, mais sans ambiguïté sur le fond : le métal jaune reste une protection essentielle contre l’inflation, les crises financières, les tensions politiques et les risques de récession. Il recommande d’en détenir entre 10 et 15 % de son portefeuille, tout en rappelant que l’or n’est pas un placement garanti et que son cours peut fortement baisser. Dans un contexte économique instable, marqué par des inquiétudes sur la dette publique française, l’euro et la croissance, acheter un Napoléon en or peut constituer une première porte d’entrée concrète vers cette valeur refuge historique.

Pourquoi l’or fascine-t-il autant, et pourquoi continue-t-il d’attirer les épargnants depuis des millénaires ? Marc Touati rappelle que cette confiance n’est pas née avec les crises financières modernes. Elle remonte à l’Égypte antique, il y a environ 5 000 ans, lorsque les Égyptiens exploitaient déjà l’or. La Bible cite également l’or à plus de 400 reprises. Ce métal précieux incarne donc depuis toujours la solidité, la rareté et la préservation de la richesse. Pour un investisseur particulier qui souhaite se protéger sans immobiliser une somme trop importante, les pièces d’or d’investissement restent le format le plus accessible pour commencer à détenir physiquement ce métal rare.

L’or n’a pas seulement une valeur symbolique : il a longtemps été au cœur du système monétaire. Jusqu’aux années 1970, rappelle Marc Touati, la monnaie était en partie adossée à l’or. Chaque billet ou pièce avait une correspondance avec le métal précieux. Même après la fin de ce système, l’or a conservé son rôle de contrepartie de la masse monétaire et de valeur refuge. Lorsqu’une crise éclate, les investisseurs se tournent naturellement vers lui. C’est précisément ce réflexe qui explique l’attrait actuel pour l’achat de lingots d’or, format privilégié par ceux qui veulent détenir une réserve tangible de valeur.

L’histoire récente montre à quel point l’or peut réagir brutalement en période de choc. Marc Touati cite le premier choc pétrolier : avant la crise, l’once d’or valait environ 34 dollars. Quelques années plus tard, au début des années 1980, elle atteignait près de 800 dollars, soit une hausse d’environ 2 000 %. Cette explosion a durablement installé l’or dans l’esprit des investisseurs comme la protection ultime face aux dangers économiques. Mais cette même histoire rappelle aussi qu’après avoir atteint ces sommets, le cours s’est effondré et qu’il a fallu attendre les années 2000 pour retrouver les niveaux des années 1980. Acheter de l’or exige donc de comprendre à la fois son rôle protecteur et sa volatilité. Pour les épargnants qui veulent s’exposer progressivement, les pièces d’or permettent d’étaler les achats plutôt que d’investir une somme importante en une seule fois.

Depuis 2000, le schéma se répète : à chaque crise majeure, l’or tend à progresser. Marc Touati évoque la crise financière de 2008, lorsque l’once a franchi 1 000 dollars, puis le pic d’août 2011 à environ 1 800 dollars. Plus récemment, la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la flambée de l’inflation ont relancé la demande de métal jaune. L’économiste parle même d’une possible bulle spéculative après une montée jusqu’à 5 400 dollars l’once en début d’année. Le cours est ensuite repassé sous 4 000 dollars en juillet, avant de remonter autour de 4 150 dollars. En euros, l’once se situait autour de 3 700 euros. Face à ces mouvements rapides, le Napoléon de 20 francs en or demeure une pièce emblématique pour les Français qui souhaitent sécuriser une partie de leur épargne.

Les chiffres donnent une idée très concrète de ce que représente aujourd’hui l’or pour un ménage français. Un lingot d’un kilogramme vaut environ 120 000 euros, un lingotin environ 6 400 euros, tandis qu’un Napoléon de 20 francs se situe autour de 500 à 720 euros selon les cours et les primes du marché. Beaucoup de Français possèdent déjà ce type de pièces, souvent reçues en héritage ou transmises de génération en génération. Cette circulation familiale explique pourquoi le Napoléon reste l’un des produits d’or les plus connus en France. Pour ceux qui n’en possèdent pas encore, acheter des pièces d’or reconnues permet d’entrer dans cette logique de transmission et de protection patrimoniale.

Pourquoi l’or attire les investisseurs en période de crise

L’or est apprécié avant tout parce qu’il inspire confiance. Marc Touati le présente comme une valeur refuge, un actif vers lequel les investisseurs se tournent lorsque l’incertitude s’installe. Cette confiance repose sur trois éléments : sa rareté, son caractère tangible et sa très longue histoire monétaire. Contrairement à une action, une obligation ou un dépôt bancaire, l’or physique ne dépend pas de la solvabilité d’une entreprise, d’une banque ou d’un État. Il existe depuis des millénaires et continue d’être reconnu dans le monde entier. C’est cette universalité qui explique sa fonction de protection lorsque les marchés deviennent nerveux.

La crise actuelle renforce cette logique. Marc Touati évoque des crises politiques, des risques financiers et la possibilité d’une récession mondiale. Il souligne également que la France pourrait être confrontée à une crise politique, sans affirmer que cela se produira nécessairement. Son message est clair : dans un environnement où les dangers financiers se multiplient, l’or conserve son rôle de bouclier. Les banques centrales themselves confirment cette tendance structurelle. Selon le World Gold Council, 45 % des banques centrales interrogées en 2026 prévoient d’augmenter leurs réserves d’or au cours des douze prochains mois, un niveau record, tandis que 89 % anticipent une hausse des réserves mondiales [29].

La demande institutionnelle n’est pas un détail technique : elle soutient durablement le marché. Au deuxième trimestre 2026, les banques centrales et autres institutions officielles ont acheté 289 tonnes d’or net, un record pour un deuxième trimestre et une hausse de 62 % sur un an [19][20]. La Pologne a été le premier acheteur sur la période, avec 51 tonnes, portant ses réserves à 632 tonnes fin juin [20]. En août, les achats nets déclarés ont encore atteint 39 tonnes, avec la Chine, l’Ouzbékistan et la Pologne parmi les principaux acquéreurs [23]. Ces achats montrent que les États eux-mêmes considèrent l’or comme un instrument de diversification et de protection contre les risques géopolitiques et financiers [26].

L’or, protection contre l’inflation et les dangers financiers

Pour Marc Touati, l’inflation est l’un des premiers dangers contre lesquels l’or peut protéger. Lorsque les prix augmentent, le pouvoir d’achat de l’épargne placée en liquidités diminue. Un capital qui ne progresse pas au rythme de l’inflation perd en réalité de la valeur chaque année. L’or, en revanche, est historiquement perçu comme un actif capable de préserver la richesse sur le long terme lorsque la monnaie se déprécie. C’est pourquoi la flambée des prix a contribué à relancer l’intérêt des investisseurs pour le métal jaune ces dernières années.

Les crises financières constituent le deuxième moteur de la demande. Quand les banques tremblent, que les marchés actions chutent ou que la confiance dans les États s’effrite, l’or devient un refuge. Marc Touati rappelle que ce mécanisme s’est manifesté lors du premier choc pétrolier, lors de la crise de 2008, puis plus récemment pendant le Covid-19 et la guerre en Ukraine. À chaque fois, l’or a attiré des capitaux cherchant à échapper à l’incertitude. Cette dynamique n’est pas une simple croyance : elle s’observe dans les cours, mais aussi dans la stratégie des banques centrales, qui continuent d’accumuler le métal jaune pour diversifier leurs réserves [16][20].

Le troisième risque évoqué est la récession. Marc Touati précise qu’une récession mondiale n’est pas, pour l’instant, une réalité établie, mais que le danger financier au sens large justifie une protection. L’or ne fait pas disparaître le risque : il permet de réduire l’exposition d’un patrimoine aux chocs économiques. C’est exactement la fonction d’une valeur refuge. Elle ne promet pas un rendement spectaculaire en temps normal, mais elle peut prendre de la valeur lorsque les autres actifs souffrent. C’est cette complémentarité qui justifie, selon l’économiste, de détenir de l’or dans un portefeuille diversifié.

Combien d’or faut-il détenir dans son portefeuille ?

La recommandation de Marc Touati est précise : il faut détenir entre 10 et 15 % de son portefeuille en or. Il ne s’agit donc pas de placer toutes ses économies dans le métal jaune, ni de céder à la panique en vendant ses autres actifs. L’or doit occuper une place définie, suffisante pour jouer son rôle de protection, mais pas excessive au point d’exposer l’épargnant à une concentration trop forte sur un seul actif. Cette règle simple permet de bénéficier de la fonction refuge de l’or sans en subir les excès.

Cette limite est essentielle parce que l’or reste un actif volatil. Marc Touati le répète : même si c’est une valeur refuge, le cours de l’or peut baisser. L’exemple des années 1980 est particulièrement parlant. Après avoir atteint environ 800 dollars l’once, le métal jaune s’est effondré, et il a fallu attendre les années 2000 pour retrouver ce niveau. Un investisseur qui aurait acheté au sommet aurait donc dû patienter des décennies pour récupérer sa mise. Cette leçon historique doit guider toute décision d’achat : l’or protège, mais il n’élimine pas le risque de perte.

La volatilité actuelle confirme cette prudence. Après avoir atteint environ 5 400 dollars l’once en début d’année, l’or est repassé sous 4 000 dollars en juillet, avant de remonter autour de 4 150 dollars. Les données de marché situent l’once autour de 4 157 dollars à la mi-octobre 2026, après un troisième trimestre clôturé à 4 157 dollars, en hausse de 3,7 % [1][31]. En euros, l’once évoluait autour de 3 693 euros le 15 octobre, à 118,74 euros le gramme [13]. Ces variations rapides montrent que le moment d’achat compte autant que la décision d’acheter.

À quel prix faut-il acheter ou vendre de l’or ?

Marc Touati propose une règle de lecture simple : au-delà de 4 500 dollars l’once, l’or devient cher. En dessous de 4 000 dollars, il devient à nouveau intéressant à acheter. Cette approche ne constitue pas un conseil d’investissement personnalisé, mais elle traduit une logique de discipline. Plutôt que d’acheter dans l’euphorie lorsque le cours explose, l’investisseur doit attendre des niveaux plus raisonnables. Plutôt que de vendre dans la panique lorsque le cours baisse, il peut envisager de renforcer progressivement sa position.

Cette règle prend tout son sens dans le contexte actuel. Le cours a oscillé entre des sommets proches de 5 400 dollars et des replis sous 4 000 dollars en quelques mois. Une telle amplitude peut faire perdre beaucoup d’argent à un acheteur impulsif, mais elle peut aussi créer des opportunités pour un épargnant patient. L’or n’est pas un produit d’épargne classique : son prix dépend des taux d’intérêt, du dollar, de l’inflation, des tensions géopolitiques et des décisions des banques centrales. Il faut donc l’aborder comme un actif stratégique, et non comme un pari à court terme.

Le Napoléon illustre parfaitement cette mécanique. Sa valeur dépend du cours de l’or, auquel s’ajoute une prime variable selon l’offre, la demande, l’état de conservation et la rareté du millésime [2]. Au 16 octobre 2026, la cotation du 20 francs Napoléon était affichée à 716,70 euros, avec une prime d’environ 3,41 % [5]. Cette pièce contient 5,81 grammes d’or fin [2]. Elle permet donc à un épargnant de détenir de l’or physique dans un format relativement abordable, tout en restant exposé aux mouvements du marché mondial.

Pourquoi le Napoléon reste une pièce d’or incontournable en France

Le Napoléon de 20 francs occupe une place particulière dans l’épargne française. Marc Touati souligne que beaucoup de Français en possèdent, souvent à travers des héritages familiaux. Ces pièces circulent d’année en année et constituent parfois la première rencontre d’un épargnant avec l’or physique. Leur avantage est double : elles sont facilement reconnaissables sur le marché français et elles permettent d’investir des montants bien plus modestes qu’un lingot d’un kilogramme.

Un lingot représente environ 120 000 euros au niveau de cours évoqué par Marc Touati. C’est un investissement important, réservé à des patrimoines déjà constitués ou à des épargnants disposant d’une capacité financière élevée. Le lingotin, autour de 6 400 euros, offre un format intermédiaire. Le Napoléon, autour de 500 à 720 euros, reste le plus accessible. Cette gradation permet à chacun de construire une exposition à l’or selon ses moyens, sans devoir immobiliser une somme disproportionnée.

Pour un particulier qui débute, la pièce d’or présente donc un avantage pratique majeur : elle peut être achetée unité par unité. Cette méthode réduit le risque de mauvais timing. Au lieu d’investir tout son capital lorsque le cours est élevé, l’épargnant peut acheter régulièrement, par exemple lorsque le métal revient vers des niveaux plus attractifs. C’est exactement l’approche cohérente avec la règle énoncée par Marc Touati : acheter sous 4 000 dollars l’once, rester vigilant au-delà de 4 500 dollars, et conserver une exposition comprise entre 10 et 15 % du portefeuille.

Le contexte français renforce-t-il l’attrait de l’or ?

Le contexte économique français ajoute une dimension supplémentaire à la question. Marc Touati alerte régulièrement sur la situation des finances publiques, la dette, le déficit et la confiance des investisseurs étrangers. Il estime notamment que le projet de budget 2027 repose sur des hypothèses de croissance et de déficit déjà caduques, et anticipe un déficit public proche de 6 % du PIB cette année comme en 2027 [35]. Dans un tel climat, la question de la protection du patrimoine devient moins théorique et plus immédiate.

L’économiste évoque également le risque d’une crise politique en France. Il ne prédit pas une catastrophe certaine, mais il souligne que l’incertitude politique peut fragiliser les marchés, l’euro et la confiance des investisseurs. Dans ce scénario, l’or retrouve naturellement son rôle de refuge. Ce n’est pas une question de pessimisme systématique : c’est une question de gestion du risque. Un patrimoine trop concentré sur un seul pays, une seule monnaie ou une seule classe d’actifs devient vulnérable lorsque la confiance se dégrade.

Les tensions internationales renforcent encore ce raisonnement. Le World Gold Council souligne que l’incertitude géoéconomique reste élevée et continue de soutenir la demande d’or, notamment parce que les banques centrales cherchent à diversifier leurs réserves et à se couvrir contre les risques géopolitiques et financiers [26]. La demande mondiale totale, hors bourses, est restée stable à 1 269 tonnes au deuxième trimestre 2026, tandis que la demande du premier semestre a atteint 2 522 tonnes, en hausse de 2 % sur un an, pour une valeur record de 380 milliards de dollars [21]. Le métal jaune n’est donc pas seulement une préoccupation française : il est au cœur d’une stratégie mondiale de protection.

Faut-il vendre son or maintenant ?

La question de la vente est aussi importante que celle de l’achat. Marc Touati ne conseille pas de se débarrasser de son or dans un contexte de crise. Au contraire, il estime qu’il faut en garder, précisément parce que les dangers financiers, politiques et économiques persistent. Vendre dans l’urgence lorsque le cours est élevé peut sembler tentant, mais cela revient à abandonner une protection au moment où elle est la plus utile. L’or doit être considéré comme une assurance patrimoniale, et non comme un actif à arbitrer dès la première hausse.

Cela ne signifie pas qu’il faut conserver l’or à tout prix, quelle que soit la situation. Marc Touati insiste sur la volatilité du métal. Si le cours dépasse durablement 4 500 dollars l’once, il devient cher. Un investisseur peut alors réévaluer sa position, surtout si la part d’or dans son portefeuille dépasse largement la fourchette recommandée de 10 à 15 %. L’objectif n’est pas de prédire le sommet exact du marché, mais de maintenir une discipline patrimoniale.

La meilleure approche consiste donc à distinguer l’or de spéculation et l’or de protection. L’or de spéculation vise un gain rapide et expose à des pertes brutales. L’or de protection vise à préserver une partie du patrimoine face à l’inflation, aux crises bancaires, aux tensions géopolitiques et aux risques de récession. Marc Touati se place clairement dans la seconde logique : il faut en avoir, mais sans excès, et en gardant à l’esprit que le cours peut fortement baisser.

Comment acheter de l’or intelligemment aujourd’hui ?

Pour appliquer la logique de Marc Touati, il faut d’abord définir un budget. Si l’or doit représenter entre 10 et 15 % du portefeuille, il ne faut pas acheter au-delà de cette proportion. Ensuite, il faut choisir un format adapté : le Napoléon pour un premier achat ou pour une acquisition progressive, le lingotin pour une exposition plus importante, et le lingot pour les patrimoines les plus importants. Cette hiérarchie permet d’éviter deux erreurs classiques : investir trop tard à un prix excessif, ou investir une somme trop importante dans un actif volatil.

Il faut ensuite surveiller le niveau du cours. La règle évoquée par Marc Touati est simple : en dessous de 4 000 dollars l’once, l’or redevient intéressant à acheter ; au-dessus de 4 500 dollars, il devient cher. Cette grille ne remplace pas une analyse personnelle, mais elle fournit un repère clair. Elle évite d’acheter sous le coup de l’émotion lorsque les médias parlent d’un record, et elle encourage à patienter lorsque le marché semble surchauffé.

Enfin, il faut privilégier l’or physique reconnu et liquide. Les pièces d’investissement comme le Napoléon bénéficient d’une forte notoriété en France, ce qui facilite leur revente. Les lingots et lingotins offrent une exposition plus directe au cours du métal. Dans tous les cas, l’objectif reste le même : détenir un actif tangible, rare et internationalement reconnu, capable de jouer son rôle lorsque la confiance dans les monnaies, les banques ou les États se fragilise.

Le verdict de Marc Touati : garder de l’or, mais sans excès

La réponse de Marc Touati à la question « faut-il acheter de l’or ? » est claire : oui, il faut en avoir dans son portefeuille, entre 10 et 15 %, parce que l’or protège contre l’inflation, les crises financières, les tensions politiques et les risques de récession. Mais il faut aussi rester prudent, car l’or peut baisser, parfois longtemps et brutalement. Son histoire récente, avec un passage à environ 5 400 dollars l’once puis un repli sous 4 000 dollars, illustre parfaitement ce double visage.

L’or n’est donc ni une solution miracle ni un actif à ignorer. C’est un instrument de protection qui devient particulièrement pertinent lorsque l’incertitude s’installe. Les banques centrales continuent d’en acheter massivement, avec 289 tonnes nettes au deuxième trimestre 2026, un record pour cette période [19][20]. Les épargnants particuliers font face aux mêmes risques, mais avec moins de moyens de diversification. C’est précisément pour cela que la recommandation de détenir une part maîtrisée d’or prend tout son sens.

Pour un Français qui souhaite agir concrètement, le Napoléon de 20 francs reste l’un des formats les plus naturels. Il est abordable, connu, transmissible et directement lié au cours de l’or. Dans un environnement où l’inflation, la dette, les crises politiques et les tensions internationales alimentent l’inquiétude, détenir une fraction de son patrimoine en métal jaune peut offrir une protection réelle. La règle reste simple : en avoir, mais pas trop ; acheter lorsque le cours devient raisonnable, et ne jamais oublier que même une valeur refuge peut connaître de fortes chutes.

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