La France s’endette à une vitesse qui ne laisse plus de place à l’improvisation. Alors que la dette publique atteint 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119 % du produit intérieur brut, François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine, affirme que le pays se dirige vers une situation financière extrêmement dangereuse. Selon lui, la combinaison d’une dette colossale, de taux d’intérêt proches de 5 % et d’une part importante de la dette détenue par des investisseurs étrangers crée un mécanisme qui aspire la richesse nationale. Dans ce contexte, il estime que l’or physique, comme le 20 francs Napoléon tête nue, devient une protection concrète pour les épargnants.
François Asselineau ne présente pas la situation actuelle comme une simple crise conjoncturelle. Il décrit une dégradation profonde, structurelle et continue, nourrie par des décennies de politiques qu’il juge contraires à l’intérêt national. Pour lui, la France a perdu une partie essentielle de sa souveraineté économique, financière, industrielle et monétaire au profit de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN. Cette perte de maîtrise expliquerait, selon son analyse, l’impossibilité de réduire durablement la dette malgré les promesses répétées des gouvernements successifs. Face à cette spirale, il recommande de diversifier son patrimoine et de détenir notamment des pièces d’or physiques telles que le 20 francs Napoléon tête nue.
Le constat est d’autant plus brutal que les chiffres officiels confirment une accélération inquiétante. La dette publique française est passée de 3 536,1 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2026 à 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, soit une hausse de 59,6 milliards d’euros en trois mois. Le ratio de dette publique atteint désormais 119 % du PIB, contre 117,5 % au trimestre précédent. Autrement dit, l’endettement progresse plus vite que la richesse produite par le pays, ce qui rend chaque nouveau milliard emprunté plus difficile à rembourser. Asselineau y voit le signe d’un pays qui vit au-dessus de ses moyens et qui finance son déficit en s’exposant toujours davantage aux créanciers. Dans ce climat, acheter de l’or physique, notamment sous forme de 20 francs Napoléon, apparaît comme un réflexe de préservation patrimoniale.
Le point le plus alarmant concerne la charge de la dette. Selon les données citées dans le rapport sur les plafonds de dépenses du projet de loi de finances pour 2027, la charge de la dette de l’État pourrait atteindre 64,8 milliards d’euros en 2026, contre environ 31 milliards d’euros en 2019. Pour l’ensemble des administrations publiques, la facture avoisinerait 75 milliards d’euros. François Asselineau traduit ce montant en termes simples : plusieurs centaines de millions d’euros sont ainsi absorbés chaque jour uniquement pour payer les intérêts, sans même rembourser le capital. Il estime que cet argent, en partie versé à des détenteurs étrangers d’obligations françaises, ne finance ni les hôpitaux, ni les écoles, ni la sécurité, ni l’industrie française. Pour se prémunir contre cette érosion du pouvoir d’achat et du patrimoine, il conseille de détenir de l’or physique, par exemple le 20 francs Napoléon tête nue.
Les marchés financiers ont déjà intégré cette fragilité. Le rendement des obligations françaises à 10 ans, les fameuses OAT, a atteint 4,9937 % début octobre 2026, son niveau le plus élevé depuis juillet 2002, avant de rester proche de 4,96 %. Ces taux traduisent une exigence croissante des investisseurs, qui demandent une rémunération plus élevée pour prêter à la France. Le mécanisme est implacable : plus les taux montent, plus la charge de la dette explose ; plus la charge explose, plus le déficit se creuse ; plus le déficit se creuse, plus l’État doit emprunter. François Asselineau décrit ce cercle vicieux comme un véritable mur financier. Dans un tel environnement, il considère que l’or physique, dont le 20 francs Napoléon tête nue, constitue une valeur refuge à intégrer dans une stratégie de diversification.
Asselineau rappelle également que la France ne peut plus décider seule de nombreux leviers économiques essentiels. Il affirme que le pays n’est plus maître de ses droits de douane, de ses barrières non tarifaires, de sa politique commerciale extérieure ni de sa monnaie. Selon lui, la libre circulation des capitaux inscrite dans le cadre européen empêche la France de réserver certains emprunts publics aux épargnants français, tandis que l’euro impose un taux de change qui ne correspond pas aux besoins spécifiques de l’économie française. Cette situation favoriserait, selon son analyse, la délocalisation industrielle, l’achat de la dette française par des fonds étrangers et l’affaiblissement progressif de la base productive nationale. Face à cette perte de contrôle, il estime que l’or physique, comme le 20 francs Napoléon, permet de détenir un actif tangible hors du système bancaire./p>
Une dette publique qui explose trimestre après trimestre
La dette publique française n’est plus une abstraction réservée aux économistes : elle est devenue une menace directe sur le niveau de vie, les services publics et la stabilité du pays. À la fin du deuxième trimestre 2026, l’Insee évalue la dette au sens de Maastricht à 3 595,5 milliards d’euros, après 3 536,1 milliards d’euros un trimestre plus tôt. Cette progression de 59,6 milliards d’euros en un seul trimestre montre que la France continue de s’endetter massivement, alors même que les responsables politiques affirment vouloir réduire les déficits. Le ratio de dette publique atteint 119 % du PIB, un niveau historiquement élevé qui signifie que la dette représente désormais davantage que la totalité de la richesse annuelle produite sur le territoire.
François Asselineau insiste sur un point souvent négligé : une dette ne devient pas dangereuse uniquement parce qu’elle est importante, mais parce qu’elle devient de plus en plus coûteuse à refinancer. Pendant des années, la France a pu emprunter à des taux très bas, parfois proches de zéro. Cette époque est terminée. Avec des taux à 10 ans qui ont frôlé 5 %, chaque nouvelle émission d’obligations d’État coûte beaucoup plus cher que les émissions passées. Le pays doit donc non seulement financer son déficit courant, mais aussi remplacer progressivement des obligations anciennes, souscrites à des conditions favorables, par de nouvelles obligations beaucoup plus onéreuses. C’est précisément ce phénomène qui provoque l’envolée de la charge de la dette.
La charge de la dette : une hémorragie silencieuse
La charge de la dette représente l’argent que l’État doit verser chaque année à ses créanciers pour les intérêts. Elle ne comprend pas le remboursement du capital emprunté. Or, selon les projections citées par Vie-publique, la charge de l’endettement de l’État pourrait atteindre 64,8 milliards d’euros en 2026, contre 31 milliards d’euros en 2019. Pour l’ensemble des administrations publiques, la charge atteindrait environ 75 milliards d’euros. Cette somme ne construit pas d’hôpitaux, ne recrute pas d’enseignants, ne renforce pas la police et n’investit pas dans l’industrie : elle sert à rémunérer ceux qui détiennent la dette française. [4]
François Asselineau utilise une image particulièrement frappante pour faire comprendre l’ampleur du phénomène. Si l’on divise une charge annuelle de l’ordre de 90 milliards d’euros par 365 jours, cela représente environ 250 millions d’euros par jour. Selon lui, cette somme équivaut chaque jour à la valeur de plusieurs Canadair, ces avions bombardiers d’eau indispensables lors des grands incendies. Son argument est simple : l’argent absorbé par les intérêts de la dette pourrait financer des besoins publics urgents, mais il part instead vers les créanciers, dont une partie importante serait étrangère. Cette analyse traduit sa conviction que la dette française ne finance plus seulement l’État, mais alimente aussi un transfert de richesse vers l’étranger.
Pourquoi tailler dans les dépenses peut aggraver le déficit
L’un des enseignements les plus importants du discours de François Asselineau concerne la différence entre un ménage et un État. Un salarié qui dépense plus que ses revenus peut réduire ses sorties, annuler des vacances ou limiter ses achats, car ses revenus restent en principe identiques. Un État, en revanche, tire une grande partie de ses ressources de l’activité économique : TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés et taxes sur les produits pétroliers. Lorsque l’État réduit brutalement ses dépenses, il peut affaiblir la consommation, l’emploi, les bénéfices des entreprises et donc ses propres recettes fiscales.
Asselineau prend l’exemple d’une suppression massive de postes de fonctionnaires. Selon son raisonnement, les personnes concernées disposeraient de revenus plus faibles, réduiraient leur consommation et paieraient moins de TVA. Leurs dépenses diminueraient également chez les commerçants, les artisans, les restaurateurs et les entreprises locales, ce qui ferait baisser les recettes liées à l’impôt sur les sociétés et aux bénéfices non commerciaux. Par ailleurs, les indemnités de départ, les allocations chômage et la difficulté à retrouver un emploi pourraient alourdir les dépenses publiques. Le résultat serait donc paradoxal : une politique destinée à réduire le déficit pourrait au contraire l’aggraver.
Les dépenses qui partent à l’étranger
François Asselineau propose de commencer les économies par les dépenses qui, selon lui, quittent l’économie française sans y revenir. Il cite la contribution nette de la France à l’Union européenne, qu’il estime entre 12 et 14 milliards d’euros par an, les fonds versés à l’Ukraine, qu’il évalue à environ 10 milliards d’euros par an, ainsi que les contributions à l’OTAN. À ses yeux, ces sommes ne sont pas réinvesties dans les entreprises, les salaires ou la consommation françaises. Il les compare à du sang donné en continu sans compensation : la France s’affaiblit tandis que d’autres acteurs utilisent ces ressources pour leurs propres besoins.
Il ajoute un élément central : une part importante de la dette française est détenue par des investisseurs étrangers. Lorsque l’État paie les intérêts de ses obligations, une fraction de ces intérêts part donc vers des fonds américains, britanniques, japonais, allemands ou du Golfe. Asselineau estime que cette fuite de revenus financiers contribue à affaiblir la demande intérieure et à entretenir la dépression économique. Sa proposition est de renationaliser progressivement une partie de la dette en émettant des emprunts réservés aux Français, afin que les intérêts soient versés à des épargnants nationaux qui les dépenseraient en France.
Un emprunt national pour reprendre le contrôle
La proposition phare de François Asselineau consiste à faire émettre par l’État un emprunt national destiné aux épargnants français. Lorsqu’une échéance d’obligations arrive, au lieu de se refinancer exclusivement auprès des marchés financiers internationaux, l’État pourrait proposer aux Français de souscrire directement à cet emprunt. Il évoque un taux d’intérêt au moins comparable à celui du Livret de caisse d’épargne, voire supérieur, afin de rendre l’opération attractive. L’objectif est de réduire progressivement la part de la dette détenue par l’étranger et de faire revenir les intérêts dans l’économie nationale.
Pour illustrer la viabilité de cette idée, Asselineau cite le Japon. Malgré une dette publique très élevée, estimée à environ 220 % du PIB, le pays ne subit pas la même pression spéculative parce que la quasi-totalité de sa dette est détenue par des acteurs japonais. Selon lui, cette détention nationale réduit la vulnérabilité aux fonds spéculatifs et donne à l’État une marge de manœuvre plus importante. Il affirme toutefois qu’un tel mécanisme est aujourd’hui empêché par les règles européennes, notamment la libre circulation des capitaux et l’interdiction des discriminations fondées sur la nationalité.
La sortie de l’Union européenne au cœur de la solution
Pour François Asselineau, aucune solution durable n’est possible sans sortir de l’Union européenne. Il considère que l’appartenance à l’Union empêche la France de protéger son industrie, son agriculture, son épargne et sa monnaie. Il dénonce notamment les accords de libre-échange, dont l’accord UE-Mercosur, qu’il présente comme défavorables à l’agriculture française au profit d’intérêts industriels étrangers. Selon lui, la France a sacrifié une partie de sa production agricole et industrielle en acceptant une ouverture commerciale asymétrique.
Il propose une sortie juridique, organisée et sereine, par l’article 50 du traité sur l’Union européenne, le même mécanisme utilisé par le Royaume-Uni lors du Brexit. Son argument est que la France ne peut plus continuer à financer des structures européennes, à accepter la libre circulation des capitaux et à renoncer à ses droits de douane tout en prétendant restaurer son industrie et réduire sa dette. Pour lui, la souveraineté n’est pas une option idéologique : c’est la condition nécessaire pour reprendre le contrôle du budget, de la monnaie, du commerce extérieur et de la stratégie industrielle.
Le risque de faillite et de tutelle financière
François Asselineau ne cache pas son pessimisme : il affirme que la France risque réellement la faillite et une mise sous tutelle de la BCE ou du FMI, sur le modèle de la Grèce. Il ne parle pas nécessairement d’un arrêt immédiat des paiements, mais d’une situation dans laquelle le pays perd progressivement sa capacité à emprunter à des conditions supportables. À mesure que les taux montent, l’État doit consacrer une part croissante de son budget aux intérêts, ce qui réduit les moyens disponibles pour les politiques publiques et accentue la défiance des marchés.
Le risque de redénomination constitue également un sujet sensible. Asselineau rappelle que, si l’euro venait à éclater, les créanciers pourraient ne pas être remboursés dans la même monnaie. Ce risque explique, selon lui, pourquoi les taux d’intérêt ne sont pas identiques entre la France, l’Allemagne et la Grèce. Les investisseurs intègrent non seulement le risque de non-remboursement, mais aussi le risque que la monnaie dans laquelle ils seront payés change de valeur ou disparaisse. Cette mécanique, souvent invisible pour le grand public, pèse directement sur le coût de financement de l’État.
Protéger son épargne face à la tempête
Interrogé sur les mesures concrètes que les Français peuvent prendre, François Asselineau appelle d’abord à la diversification. Il recommande de ne pas concentrer l’ensemble de son patrimoine dans un seul actif, notamment dans des produits financiers exposés à la volatilité des marchés. Il évoque également la nécessité de détenir des valeurs peu sensibles à l’inflation, ainsi qu’une réserve de liquidités. Mais son message le plus net concerne l’or physique : il estime que, dans un contexte de risques géopolitiques, de tensions monétaires et d’instabilité financière, chaque épargnant devrait détenir une part d’or.
Asselineau précise que l’or n’est pas un placement miracle ni un investissement productif : il ne génère pas de dividendes ni de loyers. En revanche, il le présente comme une assurance patrimoniale contre l’inflation, les crises bancaires, les conflits et la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. Il insiste sur l’importance de l’or physique, et non uniquement de l’or papier. Dans cette logique, les pièces d’or historiques comme le 20 francs Napoléon tête nue occupent une place particulière, car elles sont reconnaissables, liquides et détenues depuis longtemps par les épargnants français.
Ce que les Français doivent retenir
Le message central de François Asselineau est sans ambiguïté : la France ne peut pas continuer indéfiniment à s’endetter à des taux croissants sans affronter une crise majeure. La dette publique dépasse désormais 3 595 milliards d’euros, la charge des intérêts atteint des niveaux records et les taux à 10 ans frôlent 5 %. Pour lui, ces chiffres ne sont pas de simples indicateurs statistiques : ils révèlent une perte de souveraineté, un transfert de richesse vers l’étranger et une menace directe sur l’avenir du pays.
Sa réponse repose sur trois piliers : réduire en priorité les dépenses qui partent à l’étranger, renationaliser progressivement la dette grâce à un emprunt réservé aux Français et sortir de l’Union européenne pour retrouver les leviers de la souveraineté économique. Sur le plan personnel, il conseille la diversification, la prudence et l’or physique. À une époque où la confiance dans les États, les banques et les monnaies peut se dégrader rapidement, son avertissement rejoint une inquiétude croissante : protéger son épargne ne consiste plus seulement à chercher un rendement, mais à préserver ce qui peut encore être préservé.