L’or sort d’une correction clé
Brien Lundin estime que le marché de l’or est probablement en train de sortir de la grande correction qui a pesé sur les prix ces derniers mois, avec un creux possiblement formé à la fin du mois de juin. Son raisonnement repose sur une idée simple : dans un grand marché haussier, les phases de repli ne remettent pas forcément en cause la tendance de fond, elles servent souvent à la nettoyer, à la consolider et à préparer la vague suivante. Il voit donc l’or comme un actif qui reste structurellement soutenu par les dettes, les déficits et la perspective d’une dépréciation monétaire de long terme. Dans cette logique, les replis saisonniers ou les corrections liées au bruit géopolitique ne sont pas des signaux de sortie, mais des fenêtres où le marché peut redevenir plus intéressant pour les investisseurs patients. Découvrir l’or et l’argent physiques
Les banques centrales restent un pilier
L’un des messages les plus forts de l’entretien concerne le rôle durable des banques centrales dans le soutien du marché de l’or. Lundin rappelle que les achats officiels ont servi de socle au marché haussier séculaire, même lorsque certains pays ont temporairement vendu une partie de leurs réserves pour défendre leur monnaie. Le point central n’est pas seulement la quantité achetée, mais la fonction de l’or dans un système où la confiance dans les monnaies fiat s’érode lentement. Dans sa lecture, les achats des banques centrales ne disparaissent pas quand le prix monte ; ils deviennent plutôt un mécanisme d’absorption ou de stabilisation, ce qui change la nature du marché. Voir les solutions patrimoniales en or et argent
L’Ouest fait le prix, l’Asie prend le prix
Lundin décrit un renversement subtil mais fondamental : les investisseurs occidentaux ont repris le contrôle de la volatilité à court terme, tandis que l’Asie, et particulièrement la Chine, reste une force de demande plus structurelle. Quand les opérateurs américains vendent tout dès que les risques inflationnistes ou géopolitiques remontent, ils créent des baisses temporaires que les acheteurs asiatiques peuvent exploiter. Ce décalage entre “faire le prix” et “prendre le prix” est essentiel pour comprendre le comportement actuel du marché. Il suggère que les corrections peuvent être plus émotionnelles que fondamentales, ce qui renforce encore l’idée qu’un actif comme l’or doit être lu sur une échelle de temps plus longue. Se protéger avec l’or et l’argent
La toile de fond reste monétaire
Pour Lundin, le vrai moteur du marché n’est pas la spéculation du moment, mais le décor macroéconomique : dettes élevées, déficits persistants et besoin chronique de taux réels négatifs. Tant que ce cadre existe, les métaux précieux gardent un avantage évident, car ils ne dépendent pas de la promesse d’une banque centrale ou d’un État fortement endetté. Il juge même probable qu’un “réajustement” monétaire finira par se produire, non seulement sur le dollar, mais sur l’ensemble des monnaies fiduciaires. Cela ne signifie pas forcément une rupture brutale immédiate, mais plutôt une lente montée de la pression sur les actifs monétaires classiques. Découvrir une protection patrimoniale tangible
Pourquoi l’automne peut compter
Lundin voit une fenêtre saisonnière intéressante : après une période de faiblesse ou de consolidation, le marché de l’or pourrait retrouver de la vigueur à l’automne. Cette lecture n’est pas une prophétie, mais une manière d’articuler le cycle de marché, la psychologie des investisseurs et les flux de demande. Autrement dit, il ne dit pas qu’il faut acheter n’importe quand, mais qu’il existe des périodes où la combinaison entre prix corrigés et contexte monétaire redevient plus favorable. Pour un investisseur, cela peut créer un point d’entrée plus rationnel que de courir après les sommets. Voir l’intérêt de l’or dans ce contexte
Les minières offrent un levier supérieur
Sur les sociétés minières, Lundin est très clair : le secteur lui paraît l’un des plus attractifs qu’il ait connus dans toute sa carrière. Il souligne que les explorateurs sont mieux capitalisés, que les développeurs avancent, et que les producteurs génèrent des flux de trésorerie très élevés. Ce n’est pas seulement une histoire de prix de l’or ; c’est aussi une question de marges, encore remarquablement élevées dans l’environnement actuel. Quand les coûts ne montent pas aussi vite que le métal, les bénéfices opérationnels peuvent croître de façon spectaculaire, ce qui explique pourquoi les grands producteurs peuvent encore offrir un potentiel de revalorisation important. Investir dans l’or et l’argent physiques
Les juniors ont retrouvé de l’oxygène
Les petites valeurs du secteur minier bénéficient, selon lui, d’un environnement devenu bien plus porteur qu’il y a quelques années. L’argent est de retour, les forages se financent, et les projets qui étaient restés en sommeil peuvent enfin être avancés sérieusement. Il insiste sur un point souvent oublié : dans un marché où les résultats sont récompensés, les équipes peuvent se permettre d’accélérer les travaux de fond, d’affiner les cibles et de lancer des programmes plus ambitieux. Cela crée mécaniquement plus d’options pour les investisseurs, car la valeur potentielle d’un projet se construit souvent bien avant sa mise en production. Se positionner sur les métaux précieux
Le cuivre entre dans sa grande phase
Le cuivre est présenté comme l’une des thèses les plus solides du moment, peut-être même la plus certaine à long terme. La raison tient à une combinaison redoutable : une demande structurelle très large, portée par l’électrification, l’industrie et les infrastructures, face à une offre lente à réagir. Lundin rappelle qu’un projet cuivre peut mettre de nombreuses années à passer du stade de la découverte à la production, ce qui empêche le marché de se rééquilibrer rapidement. Dans ce contexte, même une hausse des prix ne suffit pas à “créer” instantanément l’offre supplémentaire nécessaire, ce qui maintient la pression haussière sur le dossier. Découvrir les solutions or et argent
L’argent devient enfin crédible
Son analyse de l’argent est particulièrement intéressante parce qu’elle combine l’aspect monétaire et l’aspect industriel. Pendant longtemps, il a considéré que la valeur du métal venait surtout de son héritage monétaire ; aujourd’hui, il estime que la demande industrielle absorbera presque toute la nouvelle production. Cela change fortement la dynamique du marché, car l’argent n’est plus seulement un actif de rattrapage par rapport à l’or : il devient aussi un métal sous tension dans un environnement où les stocks disponibles sont plus maigres qu’avant. Pour un investisseur, cela renforce le caractère asymétrique du métal blanc. Découvrir l’or et l’argent physiques
Les métaux critiques attirent les souverains
Lundin rappelle enfin que les métaux critiques bénéficient d’un intérêt croissant des États, qui cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement. Cette nouvelle couche de demande n’est pas purement spéculative : elle vient d’acteurs souverains qui veulent réduire leur dépendance, quitte à soutenir directement des projets ou des entreprises minières. Cela ajoute une dimension stratégique au secteur, bien au-delà du simple jeu du marché. Quand des gouvernements commencent à soutenir la sécurité d’approvisionnement, les métaux cessent d’être de simples commodités pour devenir des actifs géopolitiques. Voir les solutions patrimoniales en or et argent
Le bon moment pour acheter les creux
La conclusion de Lundin est cohérente avec l’ensemble de son raisonnement : dans un vrai marché haussier, il faut acheter les creux plutôt que de chercher à prédire le sommet. Il considère que l’or est déjà revenu dans une zone plus intéressante, que les minières sont encore plus décotées, et que le cuivre reste une thèse de fond très solide. L’élément important n’est pas seulement la direction des prix, mais la combinaison entre saisonnalité, psychologie de marché et structure de l’offre. C’est précisément ce type de configuration qui peut offrir les meilleures opportunités à ceux qui savent attendre le bon moment. Se positionner sur les métaux précieux