Marc Touati : « La dette explose, la croissance s’effondre, les impôts augmentent : les Français vont souffrir et payer la facture ! »

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La France est entrée dans une zone économique extrêmement dangereuse

La France traverse une séquence économique que l’économiste Marc Touati qualifie sans détour d’« horreur économique » : la dette publique atteint des sommets historiques, la croissance s’effondre, les taux d’intérêt remontent brutalement et les prélèvements obligatoires continuent de progresser. Selon les dernières données de l’Insee, la dette des administrations publiques a atteint 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119,0% du PIB, après 117,5% au trimestre précédent. Cela représente plus de 52 000 euros de dette publique par habitant, un niveau jamais atteint dans les statistiques modernes du pays. Dans ce contexte de défiance croissante envers la soutenabilité des finances publiques, l’achat de pièces d’or comme le 20 francs Napoléon tête nue devient une protection patrimoniale à étudier sérieusement.

Le problème n’est pas seulement le montant absolu de la dette, mais l’écart qui se creuse entre l’endettement et la richesse réellement produite par le pays. Marc Touati rappelle qu’une dette n’est pas forcément condamnable lorsqu’elle finance une croissance suffisante pour rembourser les intérêts et créer de la valeur. Or, selon son analyse, la France n’a plus connu cette dynamique vertueuse depuis 2007 : la dette augmente beaucoup plus vite que le PIB, sans générer en retour une croissance forte. Depuis 2020, il estime que plus de 1 200 milliards d’euros de dette supplémentaire ont été créés, dont environ 621 milliards de plus que l’augmentation du PIB. Pour un épargnant qui cherche à ne pas laisser son pouvoir d’achat se dissoudre dans la crise budgétaire, les pièces d’or constituent une réponse concrète pour diversifier une épargne exposée à la dérive des finances publiques.

Sur une période plus longue, la situation apparaît encore plus préoccupante. Depuis 1997, la dette publique française aurait augmenté d’environ 200%, soit 3,1 fois plus vite que le PIB en valeur, selon les chiffres présentés par Marc Touati. Autrement dit, la richesse créée par l’économie, même intégrant l’inflation, n’a pas suivi le rythme de l’endettement public. Ce déséquilibre signifie que l’État emprunte toujours davantage sans que la base économique chargée de rembourser cette dette progresse au même rythme. Face à cette mécanique, l’or physique sous forme de lingots permet de détenir un actif tangible, hors du système de dette souveraine.

L’OCDE a également confirmé le diagnostic alarmiste formulé depuis plusieurs mois par Marc Touati. L’organisation a ramené sa prévision de croissance française pour 2026 à 0,4%, contre 0,7% dans sa précédente estimation de juin. Ce chiffre place la France parmi les économies les plus faibles des grands pays développés, loin derrière une croissance mondiale attendue autour de 2,9% et des États-Unis projetés à 2,2%. La France devient ainsi, selon l’expression reprise par Marc Touati, « l’anterne rouge » de la zone euro et de l’économie mondiale. Dans un tel climat, où l’activité ralentit pendant que la dette explose, investir dans l’or permet de se protéger contre une économie française qui peine à créer de la richesse.

Cette faiblesse de la croissance n’est pas une abstraction statistique : elle se traduit par une dégradation du climat des affaires, une pression accrue sur l’emploi et un risque de baisse du PIB. Marc Touati estime même que sa prévision de 0,4% pourrait encore s’avérer optimiste si les indicateurs d’activité continuent de se détériorer. L’OCDE anticipe d’ailleurs un taux de chômage français de 8,3% en 2026, contre 7,7% en 2025, ce qui confirme la détérioration sociale et économique du paysage. Lorsque l’activité faiblit, les recettes fiscales diminuent mécaniquement, alors même que les dépenses publiques restent élevées. Pour se prémunir contre ce cercle vicieux, le Napoléon or reste l’une des pièces les plus accessibles pour commencer à sécuriser une partie de son patrimoine.

Le troisième choc concerne les taux d’intérêt, qui constituent désormais le point de bascule de la crise française. Le taux de l’OAT française à 10 ans a franchi 4,8% en séance, un niveau que Marc Touati indique ne plus avoir été observé depuis juillet 2008, avant même la crise Lehman Brothers. Les données publiées par Vie-publique confirment cette envolée : le taux à 10 ans a dépassé 5% le 22 octobre 2026, alors qu’il évoluait encore autour de 3,5% en début d’année. Cette hausse ne reste pas confinée aux marchés obligataires : elle se répercute sur les crédits immobiliers, le financement des entreprises et l’ensemble de l’économie. Face à cette pression financière, les lingots d’or offrent une exposition directe à un actif refuge lorsque la confiance dans la dette publique se dégrade.

L’écart avec l’Allemagne révèle une perte de confiance majeure

Le signal le plus inquiétant concerne l’écart de taux entre la France et l’Allemagne. Marc Touati souligne que le spread franco-allemand à 10 ans a atteint 120 points de base, soit 1,2 point de pourcentage, un niveau jamais vu depuis la crise de la zone euro en 2012. Cela signifie concrètement que les investisseurs exigent une prime de risque beaucoup plus élevée pour prêter à la France qu’à l’Allemagne. Ce n’est plus une simple variation technique de marché : c’est une alerte sur la crédibilité budgétaire du pays.

La comparaison avec l’Italie est particulièrement symbolique. Jusqu’à récemment, la France se finançait à un taux inférieur à celui de l’Italie. Désormais, l’écart s’est inversé, avec 17 points de base de plus pour la France. Marc Touati relève également des écarts de 35 points de base avec la Grèce et de près de 80 points de base avec le Portugal. Pour un pays qui se présentait historiquement comme l’un des piliers financiers de la zone euro, cette inversion constitue un choc de confiance majeur.

La spéculation contre la France rappelle le précédent grec

Marc Touati attire l’attention sur le lancement par Goldman Sachs de produits permettant de spéculer contre la France. Selon lui, ce type d’opération rappelle la séquence grecque de 2009-2010. Il rappelle que la Grèce avait bénéficié d’un montage de titrisation proposé par Goldman Sachs, permettant de masquer temporairement une partie de son déficit en échange de recettes futures liées à des ports, des aéroports ou au loto. Lorsque la Commission européenne a interdit ce type de dispositif, la dette grecque a brutalement révélé son ampleur réelle.

Selon le récit de Marc Touati, Goldman Sachs aurait anticipé l’explosion de la crise grecque avant de lancer des produits de spéculation contre le pays. En octobre 2009, le taux grec à 10 ans se situait encore autour de 4,6%, un niveau proche de celui observé aujourd’hui en France. Le fait que des produits spéculatifs visent désormais la France est donc interprété par l’économiste comme un signe que certains acteurs de marché anticipent une aggravation de la situation budgétaire française. Le taux français à 30 ans atteindrait selon lui des niveaux de 5,3% à 5,4%, du jamais-vu depuis 2002.

Les impôts augmentent alors que l’économie ralentit

Le quatrième point d’alerte porte sur la fiscalité. Marc Touati affirme que le poids des prélèvements obligatoires va encore augmenter de 0,3 point de PIB, alors que la France serait déjà le pays le plus imposé au monde rapporté à sa richesse créée. Le gouvernement annonce un ratio de dette publique de 121,7% du PIB en 2027, alors que le pays est déjà à 119% en 2026. Cela signifie que le seuil des 120% pourrait être franchi dès cette année.

Les taxes visées ne se limitent pas à l’impôt sur le revenu. Marc Touati évoque une « foire-fouille » fiscale : contrats auto, sucre, TVA, télévisions payantes, autoroutes et autres prélèvements sectoriels. Selon lui, présenter l’impôt sur le revenu comme stable alors que les autres taxes augmentent relève d’un trompe-l’œil. Tous ces prélèvements pèsent sur le pouvoir d’achat, la consommation, l’investissement et l’activité économique.

Plus d’impôts, moins de croissance : le cercle vicieux se referme

Le raisonnement de Marc Touati est simple et brutal : augmenter les impôts réduit l’activité économique, ce qui réduit mécaniquement l’assiette fiscale. L’État prélève alors davantage sur un gâteau économique plus petit, ce qui finit par produire moins de recettes qu’attendu. Il anticipe ainsi un déficit public français de l’ordre de 6% du PIB cette année et l’an prochain. Pour lui, la formule « trop d’impôts tue l’impôt » décrit exactement la situation française.

Il estime que la solution passerait par une baisse des dépenses de fonctionnement, qu’il chiffre à environ 550 milliards d’euros, soit 32% des dépenses publiques. Selon ses données, ces dépenses auraient augmenté de 24% depuis 2021. Réduire cette dépense, baisser les charges pesant sur les salaires et alléger la fiscalité permettraient selon lui de relancer le pouvoir d’achat et l’activité. Sans cette réorientation, les Français continueront de payer la facture à travers moins de services publics et davantage de prélèvements.

La charge de la dette devient un gouffre budgétaire

La conséquence la plus immédiate de la hausse des taux est l’explosion de la charge d’intérêts. Marc Touati affirme que la charge de la dette dépassera 80 milliards d’euros cette année, citant la Cour des comptes, alors que le gouvernement avait initialement annoncé 60 milliards d’euros. Il anticipe une approche des 100 milliards d’euros l’an prochain. Les données publiques confirment l’ampleur du phénomène : la charge de la dette de l’État est estimée à 64,8 milliards d’euros en 2026, tandis que celle de l’ensemble des administrations publiques atteint environ 75 milliards d’euros.

Chaque euro consacré au remboursement des intérêts est un euro qui ne finance plus l’éducation, la santé, la sécurité, les infrastructures ou l’innovation. Marc Touati parle d’argent « jeté par les fenêtres », car cette charge ne crée ni croissance ni service public. Plus les taux montent, plus ce transfert vers les créanciers s’intensifie, et plus la pression fiscale risque d’augmenter pour combler le trou budgétaire.

Pourquoi l’or redevient central dans ce contexte

Dans ce décor de dette record, de croissance faible, de taux élevés et de pression fiscale croissante, Marc Touati recommande d’investir sur le long terme, notamment en actions et en or. Il considère que la baisse récente de l’or crée une opportunité d’achat. Son raisonnement est cohérent avec l’histoire économique : lorsque la confiance dans les États, les monnaies et les systèmes financiers s’érode, les actifs réels et les valeurs refuges retrouvent leur rôle de protection.

L’or ne dépend pas d’une promesse de remboursement d’un État, ni d’une décision politique, ni d’une hausse d’impôts. Il constitue une réserve de valeur reconnue depuis des siècles, particulièrement recherchée en période d’inflation, de crise budgétaire ou de tensions géopolitiques. Pour un épargnant français confronté à une dette publique de 119% du PIB et à une charge d’intérêts qui grimpe vers des records, détenir une partie de son patrimoine en or physique apparaît comme une stratégie de prudence.

Les crises sont aussi des opportunités pour ceux qui anticipent

Marc Touati ne se limite pas au constat alarmant : il rappelle que les crises sont toujours des phases d’opportunité pour ceux qui anticipent. Pour les entreprises, celles qui investissent dans l’innovation, les niches de marché, l’international et la qualité du service pourront sortir renforcées de la tempête. Pour les salariés, il recommande de renforcer ses compétences, de maîtriser une langue étrangère et de privilégier l’excellence de service afin de se démarquer sur le marché du travail.

Pour les particuliers, la priorité est de protéger son épargne contre une fiscalité croissante, une inflation persistante et une dégradation possible de la situation budgétaire. Marc Touati évoque également la possibilité d’ouvrir un compte à l’étranger, tout en insistant sur la nécessité de le déclarer au fisc et de respecter scrupuleusement la loi. L’objectif n’est pas la fraude, mais la diversification patrimoniale face au risque de nouvelles ponctions sur l’épargne.

Ce que les Français doivent retenir dès maintenant

La France fait face à une triple pression : une dette publique record de 3 595,5 milliards d’euros, une croissance attendue à seulement 0,4% en 2026 et une remontée des taux d’intérêt qui alourdit le coût du financement de l’État. À cela s’ajoute une fiscalité en expansion qui risque d’écraser davantage l’activité. Marc Touati est formel : sans baisse des dépenses de fonctionnement et sans allègement des prélèvements, les Français paieront la facture.

Dans ce contexte, l’or apparaît comme l’un des rares actifs capables d’offrir une protection tangible contre la dégradation des finances publiques. Qu’il s’agisse de pièces d’or historiques comme le 20 francs Napoléon, de lingots d’or physiques ou d’une sélection plus large de pièces d’or d’investissement, l’essentiel est d’intégrer cet actif refuge dans une stratégie patrimoniale de long terme. La crise budgétaire française n’est plus une perspective abstraite : elle se matérialise déjà dans les taux, les impôts, la croissance et la charge de la dette.

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