Depuis le réveil de l’inflation, les ventes au détail sont en chute libre en Allemagne.
Les achats des Allemands ont enregistré une baisse de 4,4% en décembre sur un an, marquant un recul des ventes de Noël comparé à l’exercice précédent.
Il semble que la résurgence de l’inflation ait incité les consommateurs à pratiquement cesser leurs achats :

Les partisans de ces accords de libre-échange soutiennent qu’y renoncer raviverait logiquement l’inflation. Selon eux, la déglobalisation serait inflationniste, et refuser la libre circulation des matières premières agricoles relancerait l’inflation.
Mais pour les agriculteurs, une concurrence renforcée des produits agricoles non européens aurait des conséquences dévastatrices pour l’agriculture européenne. Les agriculteurs se battent pour leur survie alors que Bruxelles lutte contre l’inflation, expliquant ainsi l’impasse actuelle.
Si ce blocage persiste, la baisse des salaires réels risque de continuer en Europe.
Au cours de la même période, on a constaté une baisse des salaires réels aux États-Unis, bien qu’elle soit bien moins prononcée.
Il est important de noter que les salaires aux États-Unis ont augmenté lors de la dernière décennie, suivant presque la même tendance que les autres dépenses essentielles :




La diminution des prix des matières premières et de l’énergie a commencé à faire baisser le niveau de l’inflation.
En janvier, le reflux de l’inflation en Allemagne se poursuit de manière significative :
La BCE agira-t-elle avant la Fed ?
Le ton conciliant adopté par Jerome Powell lors de la dernière réunion de la Fed suggère un changement à venir dans la politique monétaire, bien que cela puisse se faire à un rythme moins rapide que celui espéré par les marchés.
La Fed devrait réduire les taux afin d’éviter un ralentissement trop brutal de l’économie et de faciliter un refinancement plus favorable de la dette publique et privée.
Cependant, cela ne se produira pas immédiatement. Le spectre de l’inflation préoccupe les banquiers centraux. Jerome Powell suggère même que la baisse tant attendue en mars ne se concrétisera probablement pas aussi rapidement qu’anticipé par les marchés.
Le pivot tant attendu des banques centrales risque malheureusement de se produire au moment d’une nouvelle reprise de l’inflation, exacerbée par une situation géopolitique de plus en plus complexe. Le blocage du trafic en mer Rouge a relancé la hausse des coûts du transport maritime. Le dernier choc à la hausse de ces coûts avait été l’une des causes du réveil de l’inflation :

À long terme, l’or devrait tirer profit de l’impasse dans laquelle se trouvent les banques centrales. Le cours de l’or se maintient pour la dixième semaine consécutive au-dessus des 2 000 $, malgré la baisse des taux réels et l’optimisme des marchés qui a entraîné l’euphorie boursière des dernières semaines.
L’exceptionnelle résilience de l’or reflète l’impasse actuelle des politiques monétaires.
Source: or.fr
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