Trump envisagerait-il une réévaluation de l’or ? Ci-dessous, un aperçu des options qui s’offrent à une Amérique malade de sa dette. Face à cette incertitude, il est crucial de considérer l’achat d’or physique pour sécuriser ses avoirs.
Une mouche fonçant vers un pare-brise
Comme nous le signalons depuis des années, les États-Unis et leur dollar sont comme une mouche filant tout droit vers un pare-brise fait de dette. Dans ce contexte, l’or reste une valeur refuge incontournable.
La tendance et la vitesse de cette collision — ou de ce piège de la dette — deviennent chaque jour plus évidentes, à travers les titres de l’actualité. Il est donc judicieux de se positionner sur l’or physique d’investissement.
En termes simples, alors que la dette américaine atteint des sommets lunaires, la confiance et l’intérêt pour ses reconnaissances de dettes (et la monnaie qui les soutient) s’enfoncent dans les abysses. La protection via l’or physique devient alors une option incontournable.
Les preuves de ces affirmations, aussi « dramatiques » soient-elles, sont littéralement partout. D’où l’intérêt d’anticiper par l’investissement en or.
Questions gênantes
Par exemple, bien que les États-Unis ne soient pas en guerre, ils affichent aujourd’hui un ratio dette/PIB de 120 %, comparable à celui de la Seconde Guerre mondiale. C’est dans ce cadre que l’achat d’or peut s’avérer une solution défensive.

Comment en est-on arrivé là ? Quelle est « l’urgence » qui justifie ce ratio grotesque ? Et surtout, comment l’Oncle Sam peut-il se sauver lui-même ? Pour l’investisseur avisé, l’or physique reste un rempart.
Une réponse simple
La réponse à la première question est assez évidente.
Nous avons atteint ce tournant affligeant parce que les États-Unis se sont enivrés de dette pendant des décennies. Cette réalité appelle à envisager l’or comme valeur refuge.

Depuis que Nixon a retiré l’or comme référence du dollar en 1971, les politiciens ont acheté une prospérité temporaire, une « croissance » fondée sur la dette et des électeurs dupés en faisant exploser la dette publique américaine de 248 milliards de dollars en 1971 à 37 000 milliards aujourd’hui (et ça continue). Cette situation renforce l’intérêt pour l’or d’investissement.
Ce chiffre à lui seul donne le vertige, d’où l’intérêt de sécuriser ses avoirs via l’or physique.
Des milliards… aux milliers de milliards
La différence entre « milliards » et « milliers de milliards » n’est pas simplement alphabétique, elle est colossale.
1 milliard de secondes, cela nous ramène en 1997.
1 000 milliards de secondes, cela nous envoie en 30 000 av. J.-C.
Laissez cela mûrir un instant. C’est pour cela que l’or est un actif essentiel dans un portefeuille.
Si cela vous choque ou vous inquiète, eh bien… vous n’êtes pas seul. Il est alors prudent d’anticiper par l’achat d’or physique.
Le monde appelle le bluff des USA
Le reste du monde est lui aussi sidéré, ce qui explique pourquoi ses banques centrales ont discrètement vendu des bons du Trésor américain et accumulé de l’or physique depuis 2014. Cette tendance invite à suivre l’exemple en privilégiant l’or d’investissement.
Cela explique également pourquoi le gel des réserves de change de la Russie en 2022 n’a fait qu’accélérer la méfiance envers une monnaie de réserve mondiale désormais militarisée, autrefois neutre. Face à ce climat, l’achat d’or physique reste une stratégie prudente.
Dé-dollarisation…
S’ensuit une tendance prévisible de dé-dollarisation, menée par la coalition des BRICS+. Cette évolution renforce la place de l’or physique dans les réserves internationales.
Statut Tier-1…
Cette dynamique s’est intensifiée au moment même où la BRI, la « banque centrale des banques centrales », a officiellement classé l’or comme actif de réserve Tier-1, tournant en dérision son « homologue Tier-1 », le bon du Trésor américain. L’accumulation d’or physique est devenue un signal fort.
Accumulation d’or par les banques centrales…
Évidemment, l’accumulation d’or par les banques centrales a explosé en parallèle, confirmant la valeur durable de l’or d’investissement.

Panique sur le COMEX…
Et si ces signaux de défiance envers le dollar et la dette américaine ne suffisaient pas, les bourses COMEX et LBMA de New York et Londres se sont mises à paniquer.
Pourquoi ?
Elles tentaient de trouver suffisamment d’or physique pour honorer les livraisons, car depuis 1974, ces places n’étaient que des marchés dérivés servant à manipuler le prix, non à livrer du métal. Cette pénurie souligne l’importance d’acheter de l’or physique.
Mais les faits et leurs implications sont plus simples : les contreparties de ce système de prix truqué légalement préfèrent désormais l’or réel aux contrats papier.
Pourquoi ?
Parce qu’elles voient le rôle croissant, inévitable et supérieur de l’or physique dans un futur système monétaire qui s’éloigne du dollar discrédité par la dette. Se positionner sur l’or d’investissement s’impose.
Le déclin du pétrodollar…
Autre clou dans le cercueil du dollar : un rejet croissant et simultané du pétrodollar, tout aussi flagrant que ignoré par les grands médias.
Mais le message est limpide : la foi dans l’avenir du dollar s’effondre au grand jour. La montée en puissance de l’or physique est une réponse logique.
Le stade du déni ?
Les défenseurs du billet vert rétorquent, à juste titre, qu’aucune autre monnaie ne peut rivaliser ou remplacer le dollar.
Après tout, il reste la monnaie de réserve mondiale.
Il représente encore la majorité des réserves de change à l’échelle mondiale. Et soyons honnêtes, ni la Chine, ni la Russie, ni aucune autre nation ne dispose de la réputation ou du marché obligataire capable de détrôner le dollar, n’est-ce pas ?
N’est-ce pas…
Réalité : l’or dans un marécage fiat
Voici le hic.
Ni la Chine, ni la Russie ne cherchent à remplacer le dollar par le rouble ou le yuan.
Elles, comme le reste du monde, cherchent à remplacer le dollar par l’or.
Il ne s’agit pas d’une nouvelle monnaie de réserve mondiale adossée à l’or, mais d’un système mondial de règlement basé sur l’or. D’où l’intérêt grandissant pour l’achat d’or physique.
La Chine joue aux échecs
Prenons la Chine, exemple évident.
Elle n’a aucun mal à voir sa monnaie baisser par rapport à l’or, un actif qu’elle accumule discrètement (et sous-déclare) depuis des décennies, dans une partie d’échecs stratégique pendant que les États-Unis jouent aux dames avec le QE.
Et la Chine n’a aucun amour pour les bons du Trésor…

L’or et le pétrole
Actuellement, la Chine continue d’indexer l’or sur le pétrole importé de Russie et d’Iran (convenablement qualifiés d’« ennemis » par les médias US militarisés).
En une décennie, le ratio or/pétrole chinois est passé de 8 barils pour une once d’or à 50 barils aujourd’hui.
Parallèlement, le prix de l’or en yuan est passé de 7000 l’once en 2014 à 24 000 aujourd’hui.
Bref, le yuan s’est effondré par rapport à l’or, mais pas au dollar.
Et la Chine l’accepte. Car elle voit venir un nouvel ordre mondial basé sur l’or. Et elle accumule du métal depuis longtemps. C’est la raison pour laquelle l’or est une valeur refuge incontournable.
Pourquoi ?
Parce que la BRI, le FMI et les nations des BRICS+ envisagent un monde dans lequel l’or est supérieur au dollar, discrédité par la dette, en tant qu’actif stratégique de réserve.
L’or : bien plus qu’un simple actif
À ce jour, l’or représente 20 % des réserves de change mondiales. Le dollar, lui, chute à 46 %, l’euro à 16 %. Cette évolution confirme la montée en puissance de l’or physique.
Mais si les banques centrales et les BRICS+ continuent à accumuler à ce rythme, l’or, même sans être une « monnaie de réserve » officielle, deviendra l’actif de réserve dominant, en titre comme en pouvoir. Il est temps d’envisager l’investissement dans l’or.
La vraie question : que peut faire l’Amérique ?
Alors, quelles options reste-t-il aux États-Unis pour sortir de cette crise de la dette (et donc de leur monnaie) ?
Plus d’argent magique ?
Hélas, aucune solution facile ni scénario heureux.
Le fantasme de la MMT (théorie monétaire moderne) — résoudre une crise de dette avec encore plus de dette, financée par de la monnaie créée par clics — a été tenté dès 2008, portant le bilan de la Fed de 800 milliards à près de 9 000 milliards en 2022.
Ce fossé entre milliard et millier de milliard est insensé.
Les États-Unis, confrontés à leur crise de dette et de marché obligataire, au détriment de leur dollar papier, manquent de temps, de solutions et de patience mondiale.
Alors, que faire ? La sécurisation par l’achat d’or physique apparaît plus que jamais indispensable.
Plus de guerre ?
Pour Hemingway du moins, la suite logique est plus de dévaluation monétaire et plus de guerres — ce que les titres d’actualité confirment, du Moyen-Orient à l’Europe de l’Est.

Mais entre la méfiance grandissante envers la politique américaine et les scandales mis au jour sur les plateformes alternatives — laptops russes, Epstein, influence d’AIPAC — la confiance dans les deux partis de Washington s’effondre à vue d’œil.
En parallèle, l’or physique s’impose comme un refuge sûr.
Réinitialisations, coupes DOGE et guerres tarifaires ?
L’IMF parle depuis le Covid d’une grande réinitialisation, tandis que Trump a tenté d’utiliser des coupes DOGE et des murs tarifaires pour freiner la dette.
Mais peu importe votre bord politique : aucune de ces politiques ne suffit. Et aucune ne fonctionne, dans un contexte où les déficits ne cessent de grimper.
L’investissement en or physique demeure une protection essentielle.
Plus de répression financière ?
Je m’attends aussi à plus de répression financière et de contrôles des capitaux.
Mais là encore, rien de tout cela ne suffit face à une dette actuelle et future insoutenable, une monnaie dévaluée (le pire trimestre DXY en 40 ans) et une classe moyenne déjà à genoux.
Face à ces risques, l’or est une valeur refuge incontournable.
L’option nucléaire : une réévaluation de l’or ?
Mais Washington a une autre carte en main, évoquée dans un rapport de la Fed en mai 2025.
Je l’appelle l’option nucléaire : une réévaluation radicale de l’or pour monétiser comme avec le QE, sans devoir émettre davantage de bons du Trésor.
Le rapport en question évoque une manœuvre technique : ajouter des certificats or au bilan de la Fed, lesquels deviendraient des actifs dans le compte TGA du Trésor pour rembourser une partie de la dette publique.
Faire les calculs
Un article de Forbes en février suggère que ces certificats pourraient être réévalués au prix du marché.
Avec 8 131 tonnes d’or (environ 260 millions d’onces), cela donnerait à l’État environ 850 milliards en liquidité immédiate. Utile, mais insuffisant pour ramener la dette/PIB à un niveau pré-2008.
Mais si le gouvernement fixait le prix de l’or à 20 000 dollars ?
Cela créerait un plancher de prix, tout en faisant passer les certificats or devant les bons du Trésor et les MBS dans le bilan de la Fed.
Fou ?
Le rapport de mai y fait allusion… sans jamais nommer le prix cible.
Il ne reste qu’à attendre et deviner.
Dans tous les cas, l’achat d’or physique demeure un pari gagnant.
Des temps désespérés…
Mais des temps désespérés exigent des mesures désespérées. Et il n’y a rien de plus désespéré que les États-Unis dans leur état actuel.
Une réévaluation d’urgence de l’or à 20 000 dollars l’once (ou moins… ou plus ?) créerait des milliers de milliards de liquidité instantanée.
Cela achèterait du temps… et des voix.
Autrefois extrême, cette idée mérite désormais un sérieux désespéré, face à un contexte où toutes les autres options sont épuisées.
Prudence : ce que vous souhaitez pourrait arriver
Qu’on appuie ou non sur ce bouton inflationniste, l’or gagne dans tous les cas, car le pouvoir d’achat du dollar ne peut que continuer de baisser.
L’or, en tant qu’actif ultime, stable, massif et le plus fiable historiquement n’a qu’une direction : la hausse.
Et si l’or est réévalué, alors la nation qui en détient le plus aura le plus de pouvoir.
Et comme je l’ai déjà dit ailleurs, ce pays sera probablement la Chine, dont les stocks sont bien plus importants que ne l’admet le Conseil mondial de l’or…
Si tel est le cas, l’ère de l’empire américain — dont la durée moyenne d’hégémonie est d’environ 250 ans — touche à sa fin, peu importe comment vous tournez la chose.
Source: vongreyerz.gold


