Un événement majeur se profile sur la scène monétaire mondiale. Il est fondamental pour comprendre la direction des marchés financiers. Selon Tavi Costa, l’analyste de Crescat Capital, la Banque Populaire de Chine (PBOC) est en passe de redevenir la plus grande banque centrale du monde. Elle dépasserait ainsi la Réserve fédérale américaine (Fed) en termes de bilan. Cette bascule n’est pas qu’un simple changement dans les classements. Elle est, de fait, le signe d’une réorientation profonde des pouvoirs économiques. De plus, la PBOC a officiellement repris l’assouplissement quantitatif (QE).
Le QE est un outil de politique monétaire. Il consiste à injecter des liquidités sur les marchés. Cela se fait généralement par l’achat massif d’actifs. Or, cela conduit systématiquement à l’augmentation de la masse monétaire et, par conséquent, à la dévaluation des monnaies fiduciaires. L’intervention chinoise signale une volonté de soutenir l’économie. Elle se fait par la création monétaire. Ce choix politique a des répercussions immédiates. Il accentue, en réalité, la concurrence pour la dominance monétaire. Il est très probable que ce mouvement soit imité. Costa estime, en effet, que ce n’est « qu’une question de temps » avant que la Fed ne rejoigne la fête. Autrement dit, le monde se dirige vers une nouvelle phase de dépréciation monétaire généralisée. Cette situation rend tous les actifs tangibles, qui ne peuvent pas être imprimés, d’autant plus précieux. La course à la création monétaire lancée par les grandes banques centrales mondiales rend plus que jamais nécessaire la sécurisation de son patrimoine. Face à une politique monétaire expansionniste, l’examen d’une stratégie d’acquisition de métaux précieux pour se prémunir contre la dévaluation des devises s’impose comme une évidence.
The Chinese central bank is about to surpass the Fed to become the largest central bank in the world again.
The PBOC has officially resumed quantitative easing.
And I believe it’s only a matter of time before the Fed joins the party…
None of us own enough hard assets, in my… pic.twitter.com/s34sYDyamH
— Otavio (Tavi) Costa (@TaviCosta) November 10, 2025
L’Avertissement de Costa : L’Ère de la Rareté des Actifs Durs
L’analyse de Tavi Costa mène à un constat direct et sans appel. « Aucun d’entre nous ne possède suffisamment d’actifs durs, à mon avis ». Cette phrase est une alerte. Elle met en lumière l’écart croissant entre la quantité illimitée de monnaie fiduciaire créée par les banques centrales et la quantité finie d’actifs réels disponibles sur la planète. Les « actifs durs » sont les biens concrets, tangibles. Ils comprennent notamment l’or, l’argent, certaines matières premières et l’immobilier, ceux qui ne peuvent pas être manipulés par une décision politique de planche à billets.
L’injection massive de liquidités par la Chine, rejointe potentiellement par la Fed, aura des conséquences claires :
- Inflation des Prix des Actifs : L’excès de monnaie se dirige vers la rareté. Il va donc faire monter en flèche le prix des actifs durs, comme nous l’avons déjà vu.
- Perte de Confiance dans les Monnaies : L’accélération du QE érode la crédibilité des monnaies nationales. Le processus de dédollarisation, déjà en cours, s’en trouvera accéléré par l’émergence des BRICS.
Dans ce contexte, l’or se présente comme l’étalon par défaut. C’est l’actif monétaire le plus reconnu. Il est celui qui a servi d’ancre de valeur à travers les siècles. Sa rareté naturelle est la meilleure défense contre la frénésie de l’impression monétaire. Face au risque d’une nouvelle vague de QE, il est crucial de revoir son allocation d’actifs. Il faut privilégier la sécurité et la non-imprimabilité. Cette nécessité de diversification vers des valeurs tangibles s’inscrit dans un mouvement global. Il vise à échapper aux incertitudes monétaires. Par conséquent, il est essentiel de s’informer sur la stratégie d’investissement dans l’or pour contrer l’inflation des actifs et l’abondance monétaire.
La Nécessité d’une Réallocation Stratégique
Le message de Tavi Costa est, en somme, un appel à la réallocation stratégique. L’investisseur moyen est souvent sur-exposé aux actifs libellés en monnaie fiduciaire. Les comptes bancaires, les obligations et même certaines actions peuvent être vulnérables à une vague d’assouplissement quantitatif. Lorsque les banques centrales s’engagent dans le QE, elles envoient un signal fort. Elles affirment que la stabilité est moins importante que le soutien immédiat de l’économie par l’endettement.
Il est donc impératif d’ajuster son portefeuille. Il faut le faire en conséquence. Cela signifie augmenter l’exposition aux actifs qui ont une valeur intrinsèque. La démarche est simple. Elle vise à remplacer les promesses papier par des actifs physiques. L’or, avec son histoire de monnaie ultime et son statut d’actif sans risque de contrepartie (s’il est détenu physiquement), est au centre de cette stratégie. Il ne s’agit pas d’une spéculation. C’est avant tout une mesure de protection face à un environnement de risque systémique croissant. L’action de la PBOC et l’anticipation d’une réponse de la Fed confirment que le cycle de dévaluation des monnaies est loin d’être terminé. Pour sécuriser son patrimoine dans cette période de turbulences, une évaluation rigoureuse de ses actifs devient indispensable. Il est donc pertinent d’étudier la manière dont les métaux précieux peuvent garantir le pouvoir d’achat futur. Ainsi, face à l’imminence d’une nouvelle vague de création monétaire, une réflexion s’impose sur le rôle de l’or en tant qu’actif refuge en cas d’effondrement ou de dévaluation du système monétaire global.


