MACRON : le MOZART de la DETTE – Gilles Raveaud

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L’« irresponsabilité démocratique » à l’origine de la dette&lt

Depuis 2017, selon Gilles Raveaud, l’État français « a perdu la maîtrise de ses recettes publiques ». Le Parlement adopte chaque année un budget en toute tranquillité tout en sachant que le déficit va se creuser. Raveaud parle d’« irresponsabilité démocratique ». La dette s’amplifie sans débat réel. Dans ce contexte, penser à acheter de l’or peut apparaître comme une option prudente face à l’inflation et à la perte de confiance dans les finances publiques. La France ne peut plus se financer comme avant. Le ratio dette/PIB reste sous pression. Le mirage d’un redressement s’éloigne.

Le marché européen de l’électricité : aberration économique

Un chapitre frappant du livre de Raveaud souligne que le prix unique de l’électricité en Europe est fixé par le coût marginal le plus élevé – souvent le gaz ou le charbon – alors que le nucléaire ou les renouvelables ont des coûts bien inférieurs. Résultat : des producteurs bon marché engrangent des profits énormes.
La crise énergétique mondiale de 2021-2023 a mis à nu ces failles. En France, le prix payé par les ménages est donc déconnecté du coût réel de production local. Face à ce désastre, l’investissement dans l’or offre une couverture contre la flambée des coûts et l’érosion monétaire.


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L’Europe, la mondialisation : les perdants sont à l’intérieur

Raveaud pointe aussi la dimension de l’hyper-mondialisation. Sous le couvert de l’intégration européenne, les facteurs immobiles – ceux qui vivent et travaillent en France – sont taxés plus fortement que les facteurs mobiles (capital, talents). Le travail perd de sa valeur.
Ces choix affaiblissent l’État social. L’attaque contre la protection sociale s’est combinée à un contrôle accru de la population. Résultat : une France fragilisée et une Europe à réinventer. Et encore une fois, dans ce contexte instable, se tourner vers l’or apparaît comme un réflexe de préservation pour ceux qui ne veulent pas dépendre uniquement des promesses de l’État.

La dette n’est pas « celle de demain » mais bien d’aujourd’hui

Un axe majeur de l’analyse est ce que Raveaud décrit comme une illusion : la dette publique ne serait pas « pour les enfants », mais bel et bien pour les créditeurs d’aujourd’hui. Quand l’État emprunte, ce sont les détenteurs d’obligations qui héritent de la créance, pas forcément vos petits-enfants. Ce raisonnement permet de redéfinir les responsabilités et les risques. Et dans cette incertitude, investir dans l’or peut servir de garde-fou face à l’érosion monétaire et au recul de la souveraineté de l’État.

Et maintenant ? Trois leviers pour inverser la tendance

  1. Reprendre le contrôle politique – L’État doit redevenir acteur de sa finance, arrêter de subir la mondialisation et l’Europe sans débat démocratique.

  2. Refonder le modèle énergétique – Sortir du modèle du marché unique européen de l’électricité, revaloriser la production nationale et véritablement socialiser l’énergie.

  3. Réinstaurer la valeur travail et la protection sociale – Le renforcement de l’État social est indispensable. Réguler, taxer les très hauts patrimoines, investir dans la production. Et encore une fois, pour les citoyens qui veulent anticiper : l’or reste un médiateur de confiance dans un système en mutation.

En conclusion, l’analyse de Gilles Raveaud expose une France endettée, dépendante et mal armée face à l’Europe et à la mondialisation. L’urgence est là. Le choix est politique. Et pour chacun, la question de comment préserver son patrimoine devient cruciale.

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