Le Japon a officiellement atteint le stade final de sa politique de banque centrale.
Comme je l’ai exposé dans mon best-seller de 2017 , « La bulle spéculative : l’issue fatale de la politique des banques centrales » , le Japon est un précurseur en matière de politique monétaire débridée. La Réserve fédérale américaine a été la première à abaisser ses taux à zéro et à lancer des programmes d’assouplissement quantitatif (QE: Planche à billets) à grande échelle en 2008. Mais la Banque du Japon (BoJ) avait déjà introduit cette pratique en 1999 et 2001.
Depuis lors, la Banque du Japon a de facto nationalisé l’ensemble du système financier japonais. Aujourd’hui, la Banque du Japon :
- Détient plus de 50 % de la dette japonaise.
- Il s’agit du plus important actionnaire d’actions japonaises au monde.
- Elle figure parmi les 10 premiers actionnaires de plus de 90 % des entreprises du Nikkei 225.
- Son bilan est supérieur au PIB du Japon.
En clair, la Banque du Japon (BoJ) préfigure la position que prendront la Réserve fédérale (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et toutes les autres grandes banques centrales dans quelques années. De ce fait, elle offre un aperçu de l’objectif final de toutes les actions entreprises par la Fed et ses homologues.
Quel est le but ultime de cette expérience monétaire ?
La banque centrale doit choisir entre voir sa monnaie s’effondrer… ou perdre le contrôle de ses marchés de la dette. La Banque du Japon hésite actuellement entre ces deux options.
Le rendement de l’obligation d’État japonaise à 10 ans, un enjeu crucial, a explosé. Si cette situation perdure, le Japon sera en faillite.

L’autre aspect de la situation est celui de la monnaie japonaise : le yen… qui se trouve au bord du précipice. Si ce dernier rempart cède, le yen aura perdu plus de quarante ans de vigueur.

Il n’est donc pas surprenant que l’or et les autres actifs financiers qui ne peuvent pas être imprimés connaissent une flambée des prix : les investisseurs cherchent à échapper au système financier actuel basé sur la dette et la monnaie fiduciaire.
Nous disposons d’un court laps de temps pour nous préparer avant que ces mêmes problèmes n’atteignent les côtes américaines.
Source: gainspainscapital


