Les BRICS raflent l’or mondial : bientôt plus assez de métal physique pour les particuliers – Egon von Greyerz

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Les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), rejoints par de nombreuses banques centrales, sont en train de constituer des réserves d’or à un rythme inédit. Pour Egon von Greyerz, expert financier reconnu et fondateur de Matterhorn Asset Management, cette ruée silencieuse vers le métal jaune prépare une pénurie historique d’or physique, qui pourrait laisser les investisseurs particuliers face à un marché sous tension extrême. Dans ce contexte, l’achat d’or physique devient une démarche de protection stratégique.

Les BRICS accumulent l’or sans relâche

Selon Egon von Greyerz, les pays des BRICS augmentent en continu leurs réserves d’or. Cette accumulation n’est ni ponctuelle ni opportuniste : elle s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à réduire leur dépendance au dollar et au système financier occidental. « Il n’y aura tout simplement pas assez d’or pour satisfaire la demande massive qui arrive », explique-t-il. Cette dynamique renforce l’intérêt pour l’or physique détenu en dehors du système bancaire.

Les banques centrales aspirent le marché physique

Les banques centrales jouent un rôle central dans cette pénurie annoncée. Depuis plusieurs années, elles achètent l’or directement à la source, souvent avant même qu’il n’atteigne les marchés internationaux. Egon von Greyerz souligne que cette demande institutionnelle absorbe une part croissante de la production mondiale. Résultat : moins d’or disponible pour les investisseurs privés, ce qui rend l’achat d’or aujourd’hui particulièrement stratégique.

Une offre d’or structurellement limitée

Contrairement aux monnaies papier, l’or ne peut pas être créé artificiellement. La production minière mondiale progresse lentement, tandis que les nouveaux gisements sont de plus en plus coûteux et complexes à exploiter. Egon von Greyerz insiste sur ce point : l’offre ne pourra pas suivre la demande. Cette rareté structurelle renforce mécaniquement la valeur de l’or physique comme actif rare et tangible.

Quand les investisseurs particuliers entreront en scène

Pour l’expert, le phénomène ne fait que commencer. Aujourd’hui, ce sont surtout les banques centrales et les États qui achètent. Mais demain, lorsque les investisseurs particuliers comprendront l’ampleur du mouvement, la demande pourrait exploser. « Cette demande des banques centrales et des BRICS va ensuite se transformer en achats massifs des investisseurs classiques », avertit Egon von Greyerz. À ce moment-là, l’or disponible à l’achat pourrait devenir extrêmement rare.

Une concurrence directe entre États et épargnants

L’un des points clés soulevés par Egon von Greyerz est la concurrence directe qui s’installe entre les États et les particuliers. Lorsque les grandes puissances accumulent l’or pour sécuriser leurs réserves, elles laissent peu de place aux investisseurs individuels. Cette situation inédite pourrait provoquer des tensions sur les prix et sur la disponibilité, rendant l’accès à l’or physique de plus en plus difficile.

Pourquoi les BRICS misent sur l’or plutôt que sur le dollar

L’or représente une réserve de valeur universelle, indépendante de toute politique monétaire. Pour les pays des BRICS, il s’agit d’un outil de souveraineté financière. Egon von Greyerz rappelle que l’or ne dépend d’aucun État et n’est la dette de personne. Ce choix stratégique confirme, selon lui, que l’or physique reste l’actif monétaire ultime.

Une pénurie d’or physique aux conséquences majeures

Si la tendance actuelle se poursuit, le marché pourrait se retrouver dans une situation où la demande excède largement l’offre disponible, notamment pour les pièces et lingots destinés aux particuliers. Dans un tel scénario, les délais d’approvisionnement s’allongent et les primes augmentent. Cette perspective renforce l’intérêt d’anticiper via l’achat d’or physique tant qu’il reste accessible.

L’or, assurance ultime face aux déséquilibres mondiaux

Egon von Greyerz inscrit cette ruée vers l’or dans un contexte plus large : dettes records, création monétaire massive et perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. Face à ces déséquilibres, l’or agit comme une assurance patrimoniale. Cette vision explique pourquoi de plus en plus d’investisseurs se tournent vers l’or tangible.

Conclusion : quand il n’y en aura plus, il sera trop tard

Le message d’Egon von Greyerz est sans équivoque : l’or physique est en train d’être aspiré par les États et les banques centrales. Lorsque la prise de conscience atteindra le grand public, le marché pourrait déjà être sous tension extrême. Dans ce contexte, l’or physique apparaît comme une réserve de valeur à sécuriser avant la pénurie.

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