L’ARGENT se dirige à nouveau vers les 100 $, il n’y a « aucune solution » au déficit d’approvisionnement – avec Thomas Lamb

A LA UNE

LES DERNIÈRES VIDÉOS

Le marché de l’argent traverse une phase que de nombreux investisseurs n’avaient jamais connue auparavant. Après une envolée spectaculaire suivie d’une correction brutale, le métal blanc continue de susciter interrogations et inquiétudes. Pourtant, pour Thomas Lamb, CEO de J2 Metals, ces mouvements violents ne sont pas le signe d’un retournement durable, mais plutôt une respiration normale dans un marché structurellement sous tension. Dans ce contexte, de plus en plus d’épargnants s’intéressent à l’achat d’argent physique comme actif stratégique de long terme, plutôt qu’à une simple opération spéculative.

Une correction brutale, mais loin d’être inquiétante

La chute récente du prix de l’argent a surpris par son ampleur, avec des baisses quotidiennes rarement observées. Pourtant, selon Thomas Lamb, plusieurs facteurs techniques expliquent cette volatilité : prises de profits massives, débouclage de positions à effet de levier, appréciation temporaire du dollar et ajustements liés aux politiques monétaires américaines. L’argent est historiquement beaucoup plus volatil que l’or, amplifiant chaque mouvement. Pour les investisseurs avertis, ces phases sont souvent perçues comme des opportunités, notamment pour renforcer une position en argent physique lors des replis.

Pourquoi l’argent chute plus vite… mais monte plus fort

Une formule résume bien la dynamique du marché des métaux précieux : l’ascenseur descend plus vite que les escaliers ne montent. L’argent, en particulier, subit des corrections plus violentes que l’or, mais affiche historiquement des hausses bien plus explosives lors des phases haussières. Cette caractéristique est liée à la taille réduite de son marché et à son double statut : métal monétaire et industriel. C’est précisément cette combinaison qui explique pourquoi l’argent est souvent considéré comme un levier sur l’or dans les cycles haussiers.

Un déficit d’offre auquel personne ne sait répondre

L’un des points centraux soulevés par Thomas Lamb est le déficit structurel d’offre sur le marché de l’argent. Contrairement à d’autres métaux, l’argent est majoritairement produit comme sous-produit de mines de cuivre, de zinc ou de plomb. Il existe très peu de mines primaires capables d’augmenter rapidement leur production. Or, la demande ne cesse de croître. Cette situation crée un déséquilibre profond qui renforce l’intérêt pour l’achat d’argent en anticipation d’une pénurie durable.

Une demande industrielle en pleine explosion

L’argent est aujourd’hui indispensable à de nombreux secteurs stratégiques : panneaux solaires, véhicules électriques, intelligence artificielle, électronique avancée, médecine. La transition énergétique mondiale repose en grande partie sur ses propriétés uniques de conductivité. Selon plusieurs études récentes, la demande industrielle pourrait continuer d’augmenter fortement sur la décennie à venir. Cette réalité tangible distingue l’argent de nombreux actifs financiers et renforce la logique de détenir de l’argent physique adossé à une demande réelle.

La Chine et les acheteurs stratégiques indifférents au prix

Un autre facteur clé évoqué est le comportement de certains acheteurs institutionnels, notamment en Asie. La Chine, en particulier, adopte une stratégie de long terme sur les métaux critiques, constituant des stocks importants sans se soucier des fluctuations de prix à court terme. Cette approche réduit progressivement la disponibilité du métal sur le marché libre. Dans ce contexte, l’argent devient un actif de plus en plus rare et convoité.

L’argent peut-il vraiment revenir au-dessus de 100 $ ?

Pour Thomas Lamb, la question n’est pas si l’argent peut dépasser les 100 dollars, mais quand. Ajusté à l’inflation, le record historique de l’argent se situerait bien au-delà de ce seuil. Si le déficit d’offre persiste et que la demande industrielle continue de progresser, un retour vers des prix à trois chiffres devient crédible sur l’horizon 2026–2027. Cette perspective explique pourquoi l’achat d’argent est vu comme une couverture contre la dépréciation monétaire.

Pourquoi les sociétés minières pourraient être les grandes gagnantes

Historiquement, les actions minières sous-performent les métaux au début des cycles haussiers, avant de les surperformer massivement une fois les flux de trésorerie visibles. Avec un argent durablement élevé, les producteurs et explorateurs pourraient voir leurs marges exploser. Ce décalage attire l’attention des investisseurs chevronnés, mais beaucoup préfèrent commencer par l’argent physique, moins exposé aux risques opérationnels.

Volatilité : le prix à payer pour un potentiel exceptionnel

Lamb insiste sur un point fondamental : la volatilité fait partie intégrante du marché de l’argent. Ceux qui ne la supportent pas risquent de sortir au pire moment. Mais pour les investisseurs patients, cette instabilité est aussi la source du potentiel. Comprendre cette réalité permet d’aborder plus sereinement l’argent comme une réserve de valeur dynamique, et non comme un simple actif spéculatif.

Conclusion : l’argent à un tournant historique

Le marché de l’argent se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Déficit d’offre insoluble, explosion de la demande industrielle, tensions géopolitiques et politiques monétaires accommodantes forment un cocktail inédit. Comme le souligne Thomas Lamb, ces conditions n’ont rien d’anecdotique. Elles dessinent les contours d’un marché durablement transformé. Dans cette perspective, l’achat d’argent physique apparaît comme une décision de bon sens patrimonial, plus que comme un pari de court terme.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


LES PLUS POPULAIRES 🔥