“Une économie bâtie sur du sable” : Michael Pento prévient d’un effondrement majeur et explique quand l’or deviendra incontournable

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L’investisseur et stratégiste américain Michael Pento, fondateur de Pento Portfolio Strategies, ne mâche pas ses mots : selon lui, l’économie américaine repose sur des déséquilibres historiques qui pourraient conduire à une correction violente des marchés, potentiellement de l’ordre de 50 %. Dans un environnement dominé par la dette, l’inflation persistante et l’interventionnisme monétaire, il estime que les investisseurs doivent impérativement repenser leur allocation d’actifs — notamment via l’achat d’or physique comme assurance patrimoniale face aux risques systémiques.

Trois bulles simultanées : actions, immobilier, crédit

Pour Michael Pento, les États-Unis font face à un « triumvirat de bulles » :

  • Une bulle boursière avec un ratio capitalisation boursière / PIB avoisinant 200 % à 230 %, un niveau historiquement extrême.
  • Une bulle immobilière marquée par un ratio prix des logements / revenus proche des sommets historiques.
  • Une bulle du crédit, alimentée par près de 34 à 40 000 milliards de dollars de dette fédérale et une explosion du crédit privé.

Historiquement, de telles distorsions se résolvent rarement en douceur. En 2000 comme en 2008, l’indice S&P 500 a perdu environ 50 % de sa valeur. Pento rappelle qu’en 1929, il fallut plus de deux décennies pour que les marchés retrouvent leurs niveaux antérieurs.

Dans ce contexte de valorisations tendues, intégrer une part d’actifs tangibles via l’achat d’or d’investissement sécurisé permet de réduire l’exposition aux excès spéculatifs.

La Fed peut-elle encore sauver les marchés ?

Depuis la crise financière de 2008, le bilan de la Federal Reserve est passé d’environ 800 milliards à près de 9 000 milliards de dollars au pic post-Covid. Malgré une réduction partielle, il reste très supérieur aux niveaux d’avant-crise.

Michael Pento estime que la banque centrale pourrait à nouveau abaisser ses taux et relancer l’assouplissement quantitatif en cas de krach. Toutefois, il souligne un élément inédit : l’inflation reste durablement au-dessus de l’objectif de 2 % depuis plusieurs années, tandis que la dette publique dépasse 120 % du PIB.

Injecter massivement de la liquidité dans une économie déjà inflationniste pourrait, selon lui, aggraver la situation au lieu de la stabiliser. Face à ce risque monétaire, la détention d’actifs hors système bancaire, notamment via l’achat d’or physique hors circuit financier traditionnel, constitue une protection contre l’érosion monétaire.

Vers une décennie perdue ? Le spectre du Japon

Michael Pento compare la situation actuelle à celle du Japon en 1989 : valorisations excessives, endettement massif, puis stagnation prolongée. L’indice japonais mit plus de 30 ans à retrouver ses sommets.

Il évoque également le risque d’une « décennie perdue » américaine, où les marchés corrigeraient fortement avant de stagner durablement. Si une chute de 50 % devait se produire, le temps de récupération pourrait être long, d’autant plus dans un environnement de stagflation.

Dans un tel scénario, renforcer progressivement son allocation en métaux précieux via l’achat d’or comme réserve stratégique de long terme prend tout son sens.

Inflation persistante et risque de stagflation

Selon Pento, la prochaine récession pourrait entraîner des déficits budgétaires annuels de 4 à 6 000 milliards de dollars. Si la Fed monétise cette dette, l’inflation pourrait repartir vers 8 %, 9 %, voire davantage.

Ce cocktail — croissance faible et inflation élevée — définit la stagflation, un environnement historiquement favorable aux métaux précieux. Il rappelle que l’or performe particulièrement bien lorsque les taux réels deviennent négatifs.

Anticiper ce basculement en intégrant une part d’or tangible via l’achat d’or pour se prémunir contre la perte de pouvoir d’achat peut s’avérer déterminant pour préserver son capital.

Obligations longues : un pari risqué ?

Michael Pento se montre particulièrement critique envers les obligations d’État américaines à long terme. Avec une croissance nominale avoisinant 6 % et un déficit structurel massif, il voit peu de raisons pour que les rendements chutent durablement.

Si l’inflation repart à la hausse, qui accepterait de prêter à 4 % quand la hausse des prix dépasse 8 % ? Dans un tel contexte, les obligations longues pourraient subir une pression sévère.

Diversifier une partie de son épargne vers des actifs non corrélés au risque obligataire, notamment via l’achat d’or comme alternative aux dettes souveraines, permet de limiter cette exposition.

L’énergie et l’IA : une opportunité indirecte

Contrairement aux valeurs technologiques survalorisées, Pento privilégie le secteur énergétique pour s’exposer indirectement à la révolution de l’intelligence artificielle. Les centres de données et infrastructures numériques exigent d’énormes quantités d’électricité, soutenant le pétrole, le gaz naturel et potentiellement l’uranium.

L’ETF XLE illustre cette exposition sectorielle. Toutefois, cette stratégie reste cyclique et sensible à un ralentissement économique.

Pour équilibrer un portefeuille exposé aux matières premières énergétiques, conserver une composante défensive via l’achat d’or en complément d’actifs cycliques contribue à amortir les chocs.

Quelle allocation dans cet environnement ?

Michael Pento recommande une gestion active plutôt qu’un traditionnel portefeuille passif 60/40. Selon lui, dans un scénario de stagflation, actions et obligations pourraient corriger simultanément.

Il préconise :

  • Une diversification internationale (notamment vers l’Asie).
  • Une exposition mesurée aux métaux précieux.
  • Une prudence accrue sur les obligations longues.
  • Une allocation opportuniste sur l’énergie.

Dans une période qu’il qualifie lui-même de « non normale », sécuriser une fraction de son patrimoine via l’achat d’or physique en protection contre les crises financières apparaît comme une mesure de bon sens.

Conclusion : se préparer plutôt que subir

Michael Pento ne prédit pas une date précise de krach. Mais il estime que les déséquilibres actuels — valorisations extrêmes, dette incontrôlée, inflation persistante — rendent une correction majeure hautement probable.

L’histoire montre que les bulles finissent toujours par éclater. La véritable question n’est pas de savoir si un ajustement aura lieu, mais comment chaque investisseur s’y prépare.

Dans un monde où la dette explose et où la monnaie peut être créée sans limite, l’or retrouve progressivement son rôle fondamental : celui d’ancre de stabilité dans un système financier de plus en plus fragile.

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