Le bull market de l’or en 2026 serait-il loin d’être terminé ? Pour l’analyste Christopher Aaron (iGold Advisor), les données historiques suggèrent un tournant générationnel. En étudiant 130 ans de ratio Dow Jones / or, il identifie une rupture structurelle entre les actions et les métaux précieux. Selon ses projections, un or au-dessus de 20 000 $ ne serait pas une exagération… mais une conséquence mathématique des cycles passés. Dans ce contexte de mutation monétaire, beaucoup d’investisseurs s’intéressent déjà à l’achat d’or physique comme actif tangible de long terme afin de sécuriser leur patrimoine.
Le signal clé : le ratio Dow Jones / Or sur 130 ans
Le cœur de l’analyse repose sur la comparaison entre l’Dow Jones Industrial Average et le cours de l’or. Sur la période 2016–2025, les deux actifs ont évolué presque en parallèle. Mais depuis 2025, une divergence majeure apparaît : l’or surperforme nettement les actions.
Historiquement, ce type de rupture ne survient que tous les 30 à 40 ans. Trois précédents existent : 1929, 1966 et 2000. Chaque fois, le ratio Dow/or a chuté de 86 % à 96 %, signifiant une surperformance massive de l’or. Face à ce signal rare, de nombreux épargnants privilégient l’achat d’or pour anticiper un changement de cycle financier.
1929, 1966, 2000 : ce que disent les précédents historiques
En 1929, lors de la Grande Dépression, le Dow a perdu 90 % de sa valeur relative face à l’or. En 1966, à la veille de la fin des accords de Bretton Woods, la baisse relative a atteint 96 %. Enfin, après la bulle internet de 2000, le ratio a encore plongé de 86 %.
Si l’on applique la moyenne historique (–90 %) au cycle actuel, le ratio tomberait autour de 2:1. Avec un Dow proche de 50 000 points, cela impliquerait un or au-dessus de 20 000 $. Ce raisonnement purement mathématique pousse certains investisseurs à renforcer progressivement l’achat d’or d’investissement en prévision d’une revalorisation majeure.
Un contexte macroéconomique explosif
La dette américaine dépasse désormais les niveaux observés durant la Seconde Guerre mondiale en proportion du PIB. Les banques centrales achètent massivement de l’or. Les tensions géopolitiques persistent. Et surtout, les taux d’intérêt ne peuvent plus être montés à 20 % comme sous Paul Volcker sans provoquer une crise systémique.
Dans ce contexte de déséquilibres structurels, l’or redevient une assurance monétaire crédible. C’est pourquoi de nombreux particuliers se tournent vers l’achat d’or physique pour se protéger contre le risque de dette et d’inflation.
Les minières aurifères : un potentiel encore inexploité
Un autre indicateur clé est le ratio entre les sociétés minières et le marché actions via l’S&P 500. L’indice historique Philadelphia Gold and Silver Index (XAU) montre que les minières restent très loin de leurs sommets relatifs de 1980 ou même de 2011.
Pour simplement retrouver le pic de 2011, les minières devraient tripler par rapport au marché actions actuel. Ce décalage suggère que le bull market pourrait encore être dans ses “middle innings”, autrement dit au milieu du cycle. En parallèle, les investisseurs prudents équilibrent souvent leur portefeuille via l’achat d’or physique en complément des valeurs minières.
L’argent : une cassure technique sur 45 ans
L’Argent (silver) vient de dépasser durablement son sommet historique de 50 $ établi en 1980 puis retesté en 2011. Une base de consolidation de 45 ans vient d’être rompue. En analyse technique, plus la base est longue, plus le mouvement potentiel est puissant.
Les objectifs intermédiaires évoqués se situent entre 200 et 300 $ l’once dans les 12 à 18 prochains mois, si le cycle suit son cours historique. Dans cette optique haussière globale sur les métaux précieux, l’achat d’or reste une stratégie centrale pour capter la dynamique du secteur.
Platine et palladium : les retardataires du cycle ?
Le Platine vient de franchir ses anciens sommets autour de 2 300 $, ouvrant un potentiel technique vers 4 000 $. Quant au Palladium, il reste le seul grand métal précieux en dessous de son record historique (~3 300 $).
Historiquement, les actifs en retard finissent souvent par rattraper leur retard dans les phases avancées de bull market. Toutefois, malgré ces opportunités, l’or demeure l’actif de référence, d’où l’intérêt constant pour l’achat d’or physique comme pilier patrimonial.
Vers un reset monétaire dans les années 2030 ?
Si le ratio Dow/or devait atteindre 1:1 comme en 1980 — voire en dessous — cela impliquerait un or potentiellement à 50 000 $ l’once si le Dow restait stable nominalement. Un tel scénario correspondrait à un nettoyage massif des dettes, à des défauts ou à une revalorisation monétaire.
Dans ce cas, la rotation vers les actions pourrait redevenir pertinente… mais seulement après la phase finale du cycle haussier des métaux précieux. En attendant, face à l’incertitude structurelle du système financier mondial, beaucoup considèrent l’achat d’or comme une assurance contre un éventuel reset monétaire.
Conclusion : un cycle générationnel en cours
L’analyse historique du ratio Dow/or montre que les grandes ruptures ne surviennent que tous les 30 à 40 ans. La cassure actuelle ressemble aux trois précédentes qui ont propulsé l’or vers des revalorisations spectaculaires.
Nous ne serions pas en fin de cycle, mais au cœur d’un mouvement structurel de long terme. Or à 20 000 $, argent à 300 $, minières multipliées… Les chiffres peuvent sembler extrêmes, mais ils s’appuient sur des précédents mesurables.
Dans un monde marqué par la dette record, les tensions géopolitiques et l’érosion monétaire, l’or redevient un actif stratégique. Et pour ceux qui souhaitent se positionner concrètement, l’achat d’or physique demeure l’outil le plus direct pour participer à ce cycle historique.


