Le graphique trimestriel du ratio Gold versus SPX publié par Patrick Karim est probablement l’un des visuels les plus importants de cette décennie pour les investisseurs en métaux précieux. Derrière cette analyse se cache une idée simple, mais extrêmement puissante : l’or n’est peut-être encore qu’au tout début de son véritable cycle haussier face aux marchés actions américains. Là où la majorité des investisseurs regardent uniquement le prix nominal de l’or en dollars, Patrick Karim s’intéresse à une donnée bien plus révélatrice : la performance relative de l’or face au S&P 500. Et selon lui, l’histoire pourrait être sur le point de se répéter presque parfaitement. Son graphique met en évidence des structures cycliques similaires à celles observées dans les années 1970 puis dans les années 2000, deux périodes où l’or a connu des envolées spectaculaires. Aujourd’hui, le ratio Gold/SPX semble construire une nouvelle base de long terme, ce que Karim appelle encore une “Phase A”, c’est-à-dire une période de compression, de préparation et d’accumulation avant l’explosion verticale potentielle de la “Phase B”. C’est précisément cette seconde phase qui aurait historiquement produit les plus fortes performances sur l’or, l’argent et les matières premières. Selon cette lecture, le véritable mouvement parabolique ne ferait donc que commencer. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs cherchent déjà à renforcer leur exposition aux métaux physiques afin d’anticiper ce basculement majeur des flux financiers mondiaux. Acheter de l’or physique avant une possible accélération historique du marché haussier pourrait devenir une stratégie patrimoniale déterminante.
Comprendre le ratio Gold/SPX : la clé cachée du prochain supercycle de l’or
L’immense majorité des investisseurs commet une erreur fondamentale lorsqu’ils analysent le marché de l’or : ils regardent uniquement le prix du métal jaune en dollars sans le comparer aux autres classes d’actifs. Pourtant, le ratio Gold/SPX est probablement l’un des indicateurs les plus pertinents pour mesurer la véritable force structurelle de l’or. Ce ratio compare simplement la valeur de l’or à celle du S&P 500. Lorsque ce ratio monte, cela signifie que l’or surperforme les actions américaines. Et historiquement, les grandes périodes de hausse du ratio correspondent aux grandes crises de confiance financières, monétaires ou économiques. Dans les années 1970, le ratio avait explosé lorsque l’inflation était devenue incontrôlable et que la confiance dans le système monétaire américain avait commencé à vaciller. Le même phénomène s’est reproduit dans les années 2000 après l’éclatement de la bulle internet et durant la crise financière de 2008. Aujourd’hui, Patrick Karim estime que nous serions à nouveau dans une structure extrêmement similaire. Son graphique trimestriel en échelle logarithmique montre une gigantesque ligne de résistance descendante testée à plusieurs reprises sur plusieurs décennies. Or, selon les principes classiques de l’analyse technique, plus une résistance de long terme est testée, plus le potentiel de breakout final devient explosif. Karim évoque même la possibilité d’une troisième réaction technique contre cette résistance avant un éventuel franchissement définitif. Si ce scénario venait à se matérialiser, cela signifierait que l’or entrerait dans une phase de surperformance historique face aux actions américaines. Se positionner dès maintenant sur l’or physique pourrait permettre d’anticiper un retournement majeur du rapport de force entre les actifs tangibles et les marchés financiers.
This is how EARLY we are in the BIG PICTURE cycle for gold versus the stock markets.
STILL carving out Phase A. The MEGA outperformance is found in Phase B.
Probably $20,000 or MORE for gold before it locks-in a generational PEAK. pic.twitter.com/yGE4WdZDHv
— Patrick Karim (@badcharts1) May 13, 2026
Pourquoi Patrick Karim parle d’une “Phase A” avant l’explosion de la “Phase B”
Le concept central développé par Patrick Karim repose sur la distinction entre deux grandes phases de marché. La “Phase A” correspond à une période de construction lente, souvent frustrante pour les investisseurs, où le marché semble évoluer latéralement pendant des années. C’est généralement une phase où la majorité des opérateurs perd patience, doute ou abandonne totalement le secteur. Pourtant, historiquement, c’est précisément durant ces périodes que les positions les plus intelligentes sont construites. Sur le graphique Gold/SPX, Karim considère que cette Phase A serait toujours en cours aujourd’hui. Malgré la forte progression récente de l’or, le ratio n’aurait pas encore validé le véritable breakout structurel capable de déclencher la phase de surperformance massive. C’est ensuite qu’interviendrait la fameuse “Phase B”, celle qui, selon ses analyses historiques, concentre l’essentiel des gains. Durant les années 1970, cette Phase B avait vu l’or littéralement exploser à la hausse tandis que les marchés actions perdaient en valeur réelle sous l’effet de l’inflation. Karim estime que les investisseurs sous-estiment complètement l’ampleur potentielle du prochain mouvement. Dans son message publié sur X, il affirme même que l’or pourrait atteindre 20 000 dollars ou davantage avant de former un sommet générationnel. Cette projection paraît irréaliste pour beaucoup, mais elle s’appuie sur des comparaisons historiques de ratios et sur l’hypothèse d’une perte progressive de confiance dans les monnaies fiat et dans les marchés actions surévalués. Accumuler progressivement de l’or et de l’argent physiques pendant cette Phase A pourrait représenter une opportunité exceptionnelle avant une éventuelle phase d’accélération verticale.
Le parallèle troublant entre les années 1970 et la situation actuelle
L’un des éléments les plus fascinants dans l’analyse de Patrick Karim est le parallèle graphique presque troublant entre la structure actuelle et celle observée dans les années 1970. À l’époque, l’économie mondiale faisait face à une inflation galopante, à une perte de confiance monétaire, à des tensions géopolitiques majeures et à une explosion des matières premières. Aujourd’hui, plusieurs de ces ingrédients semblent réapparaître simultanément. Les banques centrales ont créé des quantités massives de liquidités depuis 2008, puis encore davantage après la crise sanitaire mondiale. Les niveaux d’endettement souverain atteignent désormais des records historiques. Dans le même temps, les marchés actions américains restent extrêmement valorisés malgré un ralentissement économique global et des tensions persistantes sur les taux d’intérêt. Historiquement, ce type d’environnement finit souvent par favoriser les actifs tangibles comme l’or, l’argent ou l’énergie. Plusieurs analyses récentes sur le rapport entre l’or et le S&P 500 évoquent justement un possible basculement de long terme des flux financiers vers les matières premières. Karim insiste d’ailleurs sur le fait que les investisseurs ne réalisent pas encore à quel point ils seraient “en avance” dans ce cycle potentiel. Pour lui, la majorité du mouvement haussier reste encore devant nous, exactement comme au début des années 1970 avant l’explosion finale du métal jaune. Détenir une partie de son patrimoine en or physique peut constituer une protection stratégique face à l’érosion monétaire et aux risques systémiques croissants.
Vers un objectif de 20 000 dollars sur l’or ? Ce que cela impliquerait réellement
Lorsque Patrick Karim évoque un objectif potentiel supérieur à 20 000 dollars sur l’or, beaucoup y voient immédiatement une projection extravagante. Pourtant, dans une logique de cycles longs et de ratios financiers, ce scénario devient moins absurde qu’il n’y paraît. Il ne s’agit pas uniquement d’une hausse spéculative du prix de l’or, mais surtout d’une réévaluation massive des actifs tangibles face à des monnaies progressivement dévalorisées. Si les marchés actions entraient dans une longue phase de stagnation réelle pendant que l’inflation persistait durablement, alors le ratio Gold/SPX pourrait effectivement connaître une envolée comparable à celle des précédents grands cycles historiques. Karim explique que le véritable “bull era” sur l’or ne commencerait réellement qu’après un breakout confirmé du ratio face au S&P 500. Dans ce contexte, l’or pourrait devenir l’un des grands bénéficiaires de la prochaine décennie financière. Renforcer dès aujourd’hui son exposition aux métaux précieux physiques pourrait permettre de se préparer à une revalorisation majeure de l’or dans les années à venir.
Pourquoi les investisseurs institutionnels surveillent désormais le marché de l’or
Pendant des années, l’or a été considéré comme un actif marginal par une grande partie de la finance traditionnelle. Pourtant, le contexte change rapidement. Les banques centrales accumulent de l’or à un rythme record depuis plusieurs années, tandis que la fragmentation géopolitique mondiale accélère la recherche d’actifs de réserve alternatifs au dollar américain. Dans le même temps, la hausse des taux, la fragilité de certaines banques régionales et les niveaux historiques d’endettement public rendent les marchés financiers de plus en plus vulnérables. C’est précisément dans ce type d’environnement que l’or retrouve historiquement son rôle de valeur refuge systémique. Patrick Karim estime que le marché n’a pas encore pleinement intégré cette mutation structurelle. Selon lui, la grande rotation des capitaux vers les matières premières pourrait devenir l’un des événements financiers majeurs des prochaines années. Et dans ce scénario, le ratio Gold/SPX jouerait un rôle central pour identifier le changement de leadership entre les actions et les métaux précieux. L’idée n’est donc plus simplement de spéculer sur le prix de l’or, mais de comprendre que l’or pourrait redevenir un actif monétaire stratégique dans un monde confronté à une crise de confiance monétaire globale. Acheter de l’or physique aujourd’hui revient potentiellement à anticiper une transformation profonde du système financier mondial.
En définitive, l’analyse technique développée par Patrick Karim autour du ratio Gold/SPX dépasse largement le simple cadre d’un graphique. Elle propose une lecture globale des cycles économiques, monétaires et financiers. Si son scénario venait à se confirmer, alors nous ne serions peut-être encore qu’aux prémices d’un immense marché haussier sur l’or, comparable — voire supérieur — à celui des années 1970. La fameuse “Phase B” évoquée sur son graphique pourrait alors marquer l’entrée dans une période de surperformance historique des métaux précieux face aux marchés actions. Pour les investisseurs patients, capables de raisonner sur plusieurs années plutôt que sur quelques semaines, cette période actuelle pourrait finalement apparaître rétrospectivement comme une zone d’accumulation exceptionnelle avant une revalorisation majeure de l’or physique à l’échelle mondiale.


