Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Après le gouvernement et le ministre des Comptes publics, après les inquiétudes exprimées par la Cours des comptes, c’est au tour de l’OCDE de tirer le signal d’alarme sur la dette française puisque l’OCDE indique que stabiliser la dette d’ici à 2030 requiert en priorité de réduire le niveau élevé de dépenses publiques, qui pesaient 57,2 % de la richesse nationale produite en 2025. Ces dépenses peuvent gagner en efficacité ».
« L’OCDE souligne par exemple que les dépenses de santé et d’éducation par habitant sont plus élevées en France que dans des pays affichant pourtant « de meilleures performances ». Elle plaide également pour que la réforme des retraites de 2023 soit relancée ».
« L’OCDE appelle également les pouvoirs publics à renforcer l’emploi et la productivité pour redynamiser une économie certes résiliente face aux crises, mais dont « les perspectives de croissance restent moroses sur fond d’incertitude politique exacerbée », à moins d’un an de l’élection présidentielle. Prévoyant une croissance du PIB de 0,7 % en 2026 et 0,8 % en 2027, après 0,9 % en 2025, elle note que depuis 15 ans, l’écart de PIB par habitant s’est creusé par rapport aux économies de l’OCDE aux revenus les plus élevés ».
"Si rien n'est fait, la dette pourrait atteindre 203% du PIB": l'OCDE presse la France à faire un "important et durable" redressement budgétairehttps://t.co/d7BaEGmWh4
— BFM Business (@bfmbusiness) June 30, 2026
En fait on comprend bien ce que dit l’OCDE.
L’herbe est aussi verte ailleurs et l’on est aussi bien soigné dans bien des pays d’Europe pour nettement moins cher. On ne meurt pas de faim pour nettement moins cher. Les trains roulent pour nettement moins cher… et les écoles n’y sont pas plus mauvaises qu’en France.
Les dépenses publiques sont devenues un immense trou noir comptable et financier.
Les dépenses, et c’est ce que dit en creux l’OCDE sont hors de contrôle, alors nous atteindrons une dette de 205 % du PIB… en 2050, ce qui nous laisse du temps sur le papier.
Arrêtons nous sur ce chiffre de 205 % en 2050. 2050 c’est dans 24 ans.
Si chaque année pendant 24 ans nous ajoutons 4.16 % de nouvelles dettes en montant du PIB alors cela nous fera 100 % de plus de dettes sur PIB.
Le problème c’est que l’on est déjà à 117 % + 100 % cela nous fait 217 %… mais ce n’est pas tout à fait aussi simple que cela, car comme je vous le disais hier, il faut payer les intérêts de la dette qui peuvent augmenter en fonction des taux. Si les taux sont à 4 %, chaque année nous devons trouver 4 points de PIB pour payer les intérêts et si nous ne sommes pas capable de le faire alors nous le ferons par la dette ce qui l’augmentera de manière encore plus rapide.
Voyant cela, les marchés demanderont un taux plus élevé pour prêter à la France.
Ce sera le cercle vicieux, la spirale infernale et au bout du compte la crise de la dette comme pour la Grèce de 2009, comme pour l’Argentine de 2001.
Nous n’y sommes pas encore.
Nous en prenons sérieusement le chemin.
Mieux vaut avoir des actifs que détenir de la dette française !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

Source: insolentiae