Le rebond de l’or n’est peut-être que le début… Adrian Day révèle pourquoi la véritable frénésie n’a pas encore commencé

A LA UNE

LES DERNIÈRES VIDÉOS

Le marché de l’or vient de traverser une période suffisamment spectaculaire pour alimenter les deux scénarios qui divisent aujourd’hui les investisseurs : celui d’un simple rebond technique après une correction majeure et celui d’une reprise haussière beaucoup plus profonde, susceptible de prolonger le marché haussier des métaux précieux. C’est précisément dans cette zone d’incertitude que l’analyse d’Adrian Day mérite attention. Le président d’Adrian Day Asset Management estime que la question essentielle n’est pas nécessairement de savoir si le récent rebond constitue un « dead cat bounce », mais plutôt de se demander si le véritable sommet du marché haussier a déjà été atteint. Cette nuance est fondamentale, car un marché peut connaître plusieurs corrections sévères sans que sa tendance de fond soit remise en cause. Pour les investisseurs qui cherchent à comprendre les forces structurelles actuellement à l’œuvre, l’achat d’or physique peut constituer une approche à étudier dans une stratégie patrimoniale diversifiée, particulièrement lorsque l’incertitude financière, monétaire et géopolitique reste élevée.

Adrian Day pose une question beaucoup plus importante que celle du « faux rebond »

Lorsqu’un actif vient de connaître une progression spectaculaire avant de subir une correction, la réaction instinctive consiste souvent à se demander si la hausse est terminée. L’histoire de l’or montre pourtant que cette approche peut être trompeuse. Adrian Day rappelle notamment les précédents de 1980 et de 2011, deux périodes durant lesquelles le métal précieux avait connu des phases d’extrême enthousiasme suivies de corrections particulièrement violentes. La difficulté consiste donc à distinguer une simple respiration au sein d’un marché haussier d’un véritable retournement de tendance. Pour Day, cette distinction ne peut pas être établie uniquement en regardant le graphique du cours. Il faut également analyser le comportement des investisseurs, les flux financiers, la demande physique et surtout le degré de spéculation présent sur le marché. Cette lecture conduit à une conclusion intéressante : si le sommet de février 2026 avait réellement constitué le point culminant définitif du cycle, les investisseurs auraient dû observer des signes beaucoup plus évidents d’euphorie généralisée. Dans cette perspective, acheter de l’or physique avec une vision de long terme relève davantage d’une réflexion sur la diversification patrimoniale que d’une tentative de profiter d’un mouvement de prix à court terme.

Pourquoi Adrian Day ne croit pas à une véritable euphorie de l’or

Le principal argument avancé par Adrian Day repose sur l’absence, selon lui, d’une véritable frénésie spéculative au sommet observé en début d’année. C’est un point particulièrement intéressant, car les grands sommets historiques de l’or ont généralement été accompagnés d’une participation massive du public, d’afflux très importants vers les produits financiers liés aux métaux précieux et d’un enthousiasme qui dépasse largement le cercle habituel des investisseurs spécialisés. En 2011, par exemple, les ETF liés à l’or et aux sociétés minières avaient connu des épisodes de cotation à des primes inhabituelles pendant plusieurs mois, signe que la demande dépassait largement les conditions normales du marché. Adrian Day estime que le comportement observé au début de 2026 n’avait pas atteint cette intensité. Il y avait bien des entrées de capitaux dans certains ETF miniers, ainsi qu’une demande physique importante en Chine, mais pas cette impression de capitulation acheteuse et d’euphorie généralisée qui caractérise souvent les grands sommets. Pour un investisseur souhaitant conserver une exposition tangible au métal, découvrir les possibilités d’investissement en or et en argent physiques permet justement de distinguer la détention patrimoniale de la spéculation sur des produits financiers très volatils.

Le signal le plus intéressant : les investisseurs ne sont peut-être pas encore suffisamment nombreux

Cette absence d’euphorie est d’autant plus remarquable que l’or a connu une année 2026 extrêmement mouvementée. Selon le World Gold Council, le prix de référence LBMA a atteint une moyenne trimestrielle record de 4 873 dollars l’once au premier trimestre, après avoir touché un sommet historique de 5 405 dollars en janvier. Pourtant, la hausse des prix ne s’est pas accompagnée d’une disparition de toute discipline chez les investisseurs. Au contraire, la demande de lingots et de pièces a atteint 474 tonnes au premier trimestre, soit une progression de 42 % sur un an, tandis que les ETF adossés à l’or ont enregistré une hausse de leurs avoirs de 62 tonnes. Ces chiffres montrent qu’il existe bel et bien une demande d’investissement importante, mais ils ne suffisent pas à démontrer qu’une bulle spéculative terminale s’est formée. Cette différence est essentielle pour comprendre la thèse d’Adrian Day : un marché haussier peut être puissant sans nécessairement être arrivé à son stade final. Dans ce contexte, l’investissement dans l’or physique peut être envisagé comme une composante de diversification, indépendamment des fluctuations quotidiennes du cours.

Le rebond de l’or en août 2026 renforce-t-il cette thèse ?

Les développements les plus récents apportent un élément supplémentaire au débat. Après avoir corrigé fortement au premier semestre, l’or a retrouvé une dynamique haussière en août. Le 21 août 2026, le cours spot progressait de 2,4 % à environ 4 624 dollars l’once et venait d’enregistrer sa troisième semaine consécutive de hausse. Le métal avait également franchi sa moyenne mobile à 200 jours, située autour de 4 513 dollars, un signal technique considéré comme important par plusieurs intervenants du marché. Cette reprise intervient après une correction particulièrement sévère : Reuters rapporte que l’or était passé d’un record de 5 595 dollars en janvier à moins de 4 000 dollars en juin avant de rebondir fortement en août. Cela ne garantit évidemment pas que la tendance haussière va se poursuivre. Un marché capable de progresser aussi rapidement peut également connaître de nouvelles phases de consolidation. Mais cette capacité à reprendre de la vigueur après une correction profonde constitue un élément que les investisseurs ne peuvent pas ignorer. Pour ceux qui souhaitent privilégier une approche patrimoniale plutôt que de chercher à anticiper chaque mouvement de marché, l’or physique reste une solution à considérer pour diversifier une épargne exposée aux risques financiers.

Les banques centrales continuent de soutenir la thèse structurelle de l’or

L’un des arguments qui différencie le cycle actuel de certaines phases spéculatives historiques réside dans le comportement des banques centrales. Le World Gold Council indique qu’elles ont acheté environ 289 tonnes d’or au deuxième trimestre 2026, soit une progression spectaculaire par rapport au premier trimestre révisé à 57 tonnes et le niveau trimestriel le plus élevé jamais enregistré pour un deuxième trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, les achats nets atteignaient 345 tonnes. Surtout, l’enquête 2026 du World Gold Council auprès des banques centrales révèle que 89 % des répondants anticipent une augmentation des réserves mondiales d’or au cours des douze prochains mois, tandis que 45 % pensent augmenter leurs propres réserves, un record depuis le lancement de cette enquête. Ces données ne signifient évidemment pas que le cours de l’or doit nécessairement monter. Elles montrent néanmoins que la demande institutionnelle possède une dimension stratégique qui dépasse largement la spéculation de court terme. Dans cette logique, l’achat d’or et d’argent physiques peut s’inscrire dans une démarche de diversification face aux incertitudes monétaires et géopolitiques.

Pourquoi 2011 n’est peut-être pas le meilleur modèle pour comprendre 2026

La comparaison avec 2011 est tentante, mais elle présente une limite majeure : les conditions économiques et monétaires ne sont plus les mêmes. En 2011, la hausse de l’or était déjà largement intégrée dans les anticipations des investisseurs occidentaux et l’euphorie autour des métaux précieux avait atteint des niveaux remarquables. Le marché actuel possède une composante beaucoup plus institutionnelle et géopolitique. Les banques centrales cherchent à diversifier leurs réserves, les investisseurs asiatiques jouent un rôle important et l’incertitude autour des monnaies, des finances publiques, des taux d’intérêt et des tensions internationales contribue à maintenir l’or au centre des stratégies de diversification. Le World Gold Council souligne d’ailleurs que les réserves officielles sont devenues un élément structurel du marché, les banques centrales ayant accumulé en moyenne environ 1 000 tonnes par an au cours des quatre dernières années, contre environ 500 tonnes par an durant la décennie précédente. Pour l’épargnant qui cherche à se protéger contre une éventuelle dégradation du contexte financier, l’or physique peut ainsi être envisagé comme un actif de diversification de long terme, et non comme une simple position spéculative reproduisant les excès de 2011.

Les flux vers les ETF : le véritable indicateur à surveiller

Adrian Day accorde une importance particulière aux flux qui se dirigent vers les ETF spécialisés dans les métaux précieux. Son raisonnement est relativement simple : lorsque le public et les investisseurs spéculatifs se précipitent massivement sur un actif après une hausse spectaculaire, les probabilités d’assister à une phase terminale augmentent. À l’inverse, lorsque les flux restent relativement contenus malgré une progression importante du prix, cela peut signifier que le marché n’a pas encore atteint le stade de l’euphorie. Il convient toutefois de nuancer cette analyse avec les données les plus récentes. Le World Gold Council indique que les ETF adossés à l’or ont subi des sorties nettes de 45 tonnes au deuxième trimestre 2026, sous l’effet notamment de la correction du prix, de la remontée des anticipations d’inflation et de taux ainsi que du renforcement du dollar. Cette évolution démontre que la demande financière occidentale peut rapidement changer de direction. Elle constitue donc un indicateur à surveiller plutôt qu’une preuve définitive de la poursuite ou de la fin du marché haussier. Pour un investisseur qui ne souhaite pas dépendre exclusivement de ces flux financiers, l’or physique représente une autre manière d’obtenir une exposition directe au métal.

Le marché physique raconte une histoire différente de celle des ETF

Il existe une autre raison pour laquelle la situation actuelle mérite d’être observée avec attention : les différentes composantes de la demande d’or ne se comportent pas de manière identique. Au deuxième trimestre 2026, la demande mondiale totale, incluant les transactions de gré à gré, s’est établie à 1 269 tonnes, pratiquement stable sur un an, tandis que la valeur de la demande du premier semestre a atteint un niveau record de 380 milliards de dollars. La demande de lingots et de pièces a, elle, relativement bien résisté, tandis que les ETF ont subi des sorties. Cela signifie qu’il serait réducteur de résumer le marché de l’or à la seule évolution des ETF occidentaux. Le marché physique, les achats institutionnels, la demande asiatique et les transactions de gré à gré jouent également un rôle déterminant. Cette diversification des sources de demande est précisément ce qui rend le cycle actuel différent de certaines phases historiques où la spéculation du public occidental dominait largement le marché. Pour ceux qui souhaitent détenir directement une partie de leur patrimoine dans un actif tangible, consulter les solutions d’achat d’or et d’argent physiques permet de réfléchir à cette dimension du marché.

La correction du premier semestre n’a pas détruit les fondamentaux

La correction observée après le sommet de janvier constitue probablement l’un des meilleurs tests auxquels la tendance haussière pouvait être confrontée. Un marché véritablement fragile aurait pu s’effondrer durablement après une baisse aussi importante. Or l’or a retrouvé une dynamique forte en août, au point de repasser au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours. Le mouvement reste néanmoins soumis à plusieurs risques : des rendements obligataires réels élevés peuvent exercer une pression sur un actif qui ne verse pas de revenu, un dollar plus solide peut réduire son attractivité pour certains investisseurs internationaux et une diminution des tensions géopolitiques pourrait temporairement réduire la demande de valeur refuge. Reuters soulignait encore le 18 août que la remontée des rendements obligataires pesait sur l’or, avant que le métal ne rebondisse fortement les jours suivants. Autrement dit, la tendance reste loin d’être linéaire. Cette volatilité constitue précisément une raison supplémentaire pour considérer l’achat d’or physique dans une perspective de diversification et de détention à long terme plutôt que de chercher à prédire chaque mouvement quotidien.

Ce qui pourrait réellement signaler un sommet majeur de l’or

Si l’on suit le raisonnement d’Adrian Day jusqu’au bout, le véritable signal d’alerte ne serait donc pas nécessairement une nouvelle correction du cours. Un recul de 10 %, 15 % ou même davantage ne suffirait pas, à lui seul, à invalider une tendance haussière structurelle. Ce qu’il faudrait surveiller serait plutôt l’apparition d’une véritable fièvre spéculative : afflux massif et durable du grand public, primes importantes sur certains produits, valorisations déconnectées des fondamentaux dans les sociétés minières, multiplication des discours affirmant que le prix de l’or ne peut plus baisser et généralisation de l’exposition au métal dans les portefeuilles. C’est cette transformation psychologique du marché qui pourrait constituer le signe d’une phase terminale. À l’inverse, un marché où les investisseurs institutionnels, les banques centrales et les acheteurs physiques continuent de renforcer progressivement leurs positions sans véritable euphorie peut encore disposer d’une marge de progression. Dans tous les cas, acheter de l’or physique doit rester une décision réfléchie, adaptée à l’horizon, au patrimoine et au niveau de risque de chaque investisseur.

Or 2026 : le scénario haussier reste crédible, mais il ne faut pas confondre conviction et certitude

La thèse d’Adrian Day est finalement moins simpliste qu’elle n’en a l’air. Il ne dit pas que l’or ne peut pas baisser et ne prétend pas disposer d’une boule de cristal permettant de déterminer le prochain sommet. Son raisonnement consiste plutôt à rechercher les caractéristiques qui accompagnent historiquement les grands retournements. Or, selon lui, la frénésie spéculative caractéristique des sommets de 1980 ou de 2011 n’était pas suffisamment présente lorsque l’or a atteint ses records du début de 2026. Les données disponibles depuis lors apportent plusieurs éléments qui méritent d’être pris en compte : maintien de la demande stratégique des banques centrales, résistance de la demande physique, regain d’intérêt des investisseurs et spectaculaire reprise du cours en août. Cela ne transforme évidemment pas l’or en placement sans risque. Le métal précieux peut subir de violentes corrections et reste sensible aux taux réels, au dollar et aux évolutions géopolitiques. Mais si l’on considère l’ensemble des paramètres, l’hypothèse d’un simple « dead cat bounce » n’est certainement pas la seule lecture possible. Dans cette optique, l’or et l’argent physiques peuvent trouver leur place dans une stratégie de diversification patrimoniale soigneusement construite.

Le véritable indicateur à retenir : l’euphorie n’est peut-être pas encore là

Le message d’Adrian Day peut finalement se résumer en une idée simple mais particulièrement importante : un marché haussier ne se termine pas nécessairement lorsque le prix devient élevé, mais lorsque l’enthousiasme devient irrationnel. C’est cette différence entre hausse et euphorie qui permet de comprendre pourquoi le comportement des investisseurs est aussi important que le graphique du cours. L’or a déjà connu une progression exceptionnelle, une correction brutale et un nouveau rebond. Pourtant, les signes d’une participation spéculative universelle ne semblent pas encore suffisamment évidents pour permettre d’affirmer que le cycle est arrivé à son terme. Les prochaines données sur les ETF, les achats des banques centrales, la demande physique asiatique, les taux d’intérêt réels et le dollar seront donc déterminantes. Le World Gold Council prévoit d’ailleurs que l’investissement devrait rester le principal moteur de la demande au second semestre 2026, avec un rôle croissant des investisseurs asiatiques et du marché de gré à gré, tandis que les banques centrales devraient continuer à acheter, même à un rythme probablement inférieur à celui des dernières années. Pour l’épargnant qui souhaite tirer les enseignements de cette nouvelle configuration, découvrir les possibilités d’achat d’or et d’argent peut constituer une première étape pour réfléchir à une allocation patrimoniale adaptée.

Conclusion : et si le sommet de l’or n’était pas encore derrière nous ?

La question posée par Adrian Day mérite finalement d’être retournée : plutôt que de demander pourquoi l’or pourrait être victime d’un faux rebond, pourquoi ne pas se demander si le marché n’a tout simplement pas encore connu sa véritable phase d’euphorie finale ? L’histoire ne permet évidemment pas de répondre avec certitude, mais elle fournit des repères. Les grands sommets de l’or ont généralement été accompagnés d’un enthousiasme spectaculaire, d’une participation croissante du public et d’une spéculation qui finit par dépasser les fondamentaux. Or, malgré les niveaux de prix atteints en 2026, le marché présente encore une configuration beaucoup plus complexe : demande des banques centrales, diversification des réserves, achats physiques, tensions géopolitiques, incertitude monétaire et intérêt institutionnel. Après sa chute sous les 4 000 dollars en juin, l’or évoluait de nouveau autour de 4 624 dollars le 21 août, preuve que les acheteurs ont rapidement repris la main. Cela ne signifie pas que la hausse est garantie, mais cela rend particulièrement prématurée l’idée selon laquelle le cycle haussier serait nécessairement terminé. Pour l’investisseur qui privilégie la prudence et la diversification plutôt que la recherche d’un point d’entrée parfait, l’achat d’or physique peut être étudié comme une composante tangible d’une stratégie patrimoniale de long terme. L’avenir dira si Adrian Day avait raison, mais une chose est déjà certaine : tant que la véritable euphorie n’est pas apparue, le débat sur la fin du marché haussier de l’or reste largement ouvert.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


LES PLUS POPULAIRES 🔥