Krach boursier : Gerald Celente annonce-t-il le choc de septembre-octobre 2026 ? Pourquoi l’or et l’argent pourraient sortir grands gagnants

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Un avertissement à prendre au sérieux… sans le transformer en certitude. Dans une interview publiée le 20 août 2026, Gerald Celente, fondateur du Trends Journal, développe une thèse particulièrement alarmiste : selon lui, plusieurs tendances déjà visibles — dette américaine, fragilité du marché obligataire, valorisations élevées des actions, investissements massifs dans l’intelligence artificielle, tensions géopolitiques, pétrole et perte de confiance dans le dollar — pourraient converger vers un choc majeur des marchés à la fin de l’été ou au début de l’automne. Son scénario privilégie une fenêtre située autour de septembre-octobre 2026 et considère les métaux précieux comme l’un des principaux bénéficiaires potentiels d’une telle dégradation. Pour les investisseurs qui souhaitent étudier concrètement le marché physique, l’achat d’or et d’argent peut constituer une piste à examiner dans une logique de diversification patrimoniale.

Gerald Celente ne prédit officiellement rien : il parle de tendances

Le premier point mérite d’être souligné, car il constitue le cœur de la philosophie défendue par Gerald Celente dans cet entretien. Il affirme ne pas donner de conseil financier et ne pas prétendre prédire mécaniquement l’avenir. Son approche consiste plutôt à observer des tendances, à rechercher leurs causes, à comprendre comment les événements actuels sont apparus et, à partir de cette chaîne de causalité, à envisager plusieurs scénarios possibles. Cette nuance est essentielle : dire qu’un krach aura nécessairement lieu en octobre 2026 serait une affirmation beaucoup plus forte que celle que permettent les données disponibles. En revanche, constater que plusieurs marchés présentent actuellement des tensions importantes est parfaitement légitime. Dans cette perspective, l’achat d’or peut être étudié comme un élément défensif parmi d’autres, sans qu’il soit nécessaire de parier sur un krach précis.

Pourquoi le marché obligataire américain est devenu le premier signal à surveiller

L’un des passages les plus intéressants de l’interview concerne les bons du Trésor américain. Le 19 août, le département du Trésor a annoncé qu’il allait au moins doubler la taille maximale de certaines opérations de rachat portant sur des titres à longue maturité, en la faisant passer de 2 à 4 milliards de dollars par opération dans les segments concernés. Les opérations doivent commencer le 9 septembre et se poursuivre jusqu’au 4 novembre. L’objectif officiel est de soutenir la liquidité du marché des obligations anciennes et moins liquides, mais cette intervention intervient alors que les rendements des emprunts américains à long terme avaient atteint des niveaux particulièrement élevés. Pour un épargnant qui cherche à comprendre pourquoi les tensions obligataires peuvent renforcer l’intérêt des actifs tangibles, l’achat d’or mérite d’être comparé aux autres instruments de diversification.

Le détail le plus révélateur est peut-être la rapidité avec laquelle le soulagement initial s’est dissipé. Le rendement du Treasury à 10 ans est remonté autour de 4,69 % le 20 août, tandis que le rendement à 30 ans atteignait environ 5,23 %, pratiquement au niveau observé avant l’annonce du programme renforcé de rachats. Autrement dit, l’intervention du Trésor a produit une détente immédiate, mais elle n’a pas fait disparaître les inquiétudes fondamentales concernant la dette publique, l’inflation et la demande de capitaux. Des analystes ont également souligné la concurrence exercée par les investissements gigantesques liés aux infrastructures d’intelligence artificielle. Dans un tel environnement, l’achat d’or physique peut intéresser ceux qui souhaitent ajouter un actif différent des obligations et des actions à leur patrimoine.

Rachats de dette : contrôle de la courbe des taux ou simple soutien de liquidité ?

Gerald Celente interprète ces rachats comme un signe beaucoup plus inquiétant et les rapproche de ce que les marchés appellent parfois le contrôle de la courbe des taux. Il faut toutefois conserver une distinction importante. Le Trésor américain présente officiellement son dispositif comme une opération de soutien de la liquidité et de gestion de portefeuille, et non comme un plafond officiel imposé aux rendements. Le mécanisme reste néanmoins intéressant : lorsque le gouvernement devient davantage acheteur sur les maturités longues, il exerce mécaniquement une pression à la hausse sur les prix des obligations concernées et donc, toutes choses égales par ailleurs, une pression à la baisse sur leurs rendements. Le véritable enjeu est de savoir si cette action ponctuelle peut compenser durablement les forces qui poussent les investisseurs à exiger davantage de rendement. Cette interrogation sur la solidité du système monétaire explique aussi pourquoi certains investisseurs regardent vers l’achat d’or comme une forme de diversification face au risque obligataire.

La dette américaine : le problème est-il vraiment le chiffre de 40 000 milliards de dollars ?

Celente insiste également sur l’ampleur de l’endettement américain. Le chiffre de 40 000 milliards de dollars de dette fédérale brute est désormais régulièrement cité dans les analyses de marché, mais son interprétation nécessite de la précision : dette fédérale, engagements futurs, dette détenue par le public, obligations des programmes sociaux et autres engagements gouvernementaux ne correspondent pas au même indicateur comptable. Il serait donc trompeur de présenter toutes ces sommes comme un seul et même montant immédiatement exigible. En revanche, le problème budgétaire est bien réel : en juillet 2026, le déficit mensuel américain a atteint 432 milliards de dollars et le déficit cumulé depuis le début de l’exercice fiscal s’élevait déjà à 1 799 milliards de dollars, dépassant le déficit de l’ensemble de l’exercice 2025 alors qu’il restait encore deux mois. Pour ceux qui souhaitent réfléchir aux conséquences potentielles d’une dégradation budgétaire sur la monnaie, l’achat d’or constitue l’un des actifs traditionnellement étudiés dans ce type de scénario.

Pourquoi une baisse des taux pourrait soutenir l’or

Le raisonnement de Celente concernant l’or repose ensuite sur une mécanique monétaire relativement simple. Si les autorités américaines devaient réduire les taux afin de soutenir l’économie et les marchés, alors que les investisseurs continuent parallèlement à s’inquiéter de l’inflation ou des déficits publics, les rendements réels pourraient devenir moins attractifs. Or l’or, contrairement à une obligation, ne verse pas de coupon : son attractivité relative augmente donc généralement lorsque le coût d’opportunité de sa détention diminue. Ce mécanisme n’est évidemment ni automatique ni permanent, mais il contribue à expliquer pourquoi le métal jaune réagit souvent fortement aux variations des taux réels, du dollar et des anticipations de politique monétaire. C’est précisément dans cette logique de diversification que l’achat d’or peut être envisagé par un investisseur qui souhaite réduire sa dépendance aux actifs financiers traditionnels.

Or : le marché confirme déjà une partie de cette thèse

Il ne faut d’ailleurs pas parler de l’or comme d’un simple bénéficiaire hypothétique d’une crise future : le métal évolue déjà à des niveaux historiquement élevés. Le 20 août, l’or au comptant évoluait autour de 4 500 dollars l’once et avait atteint 4 525,79 dollars dans la journée, son niveau le plus élevé depuis le début du mois de juin. Le vendredi 21 août, il restait proche de 4 514 dollars et se dirigeait vers une troisième semaine consécutive de hausse, avec un gain hebdomadaire d’environ 3,2 %. Reuters soulignait alors le rôle du dollar et des mesures du Trésor américain sur les rendements longs dans cette progression. Pour les investisseurs qui considèrent que cette dynamique pourrait se prolonger, l’achat d’or physique permet d’examiner concrètement une exposition au métal plutôt que de se limiter à son évolution théorique.

L’argent pourrait-il être le grand gagnant derrière l’or ?

Celente ne limite pas son scénario haussier à l’or. Il cite également les métaux précieux dans leur ensemble, ce qui remet l’argent au centre de l’analyse. Le métal gris possède une double nature : il est à la fois considéré comme une réserve de valeur et utilisé massivement dans de nombreuses applications industrielles. Cette caractéristique peut rendre son comportement différent de celui de l’or. Lorsque la demande d’investissement augmente, l’argent peut bénéficier d’un effet de rattrapage, mais lorsque l’économie mondiale ralentit brutalement, sa composante industrielle peut également devenir un facteur de vulnérabilité. Le 20 août, les contrats sur l’argent évoluaient autour de 67 dollars l’once après avoir brièvement dépassé ce niveau, illustrant la vigueur du marché des métaux précieux. Pour comparer les deux métaux et déterminer quelle place leur accorder dans une stratégie patrimoniale, l’achat d’or et d’argent peut être étudié conjointement.

Septembre-octobre 2026 : pourquoi cette fenêtre revient-elle dans le scénario de Celente ?

Le calendrier avancé par Celente est particulièrement spectaculaire : il situe le risque de rupture autour de la fin septembre ou du mois d’octobre 2026. Son raisonnement s’appuie notamment sur l’idée que les marchés pourraient entrer dans une nouvelle phase après la période estivale, lorsque les investisseurs reprennent pleinement leurs activités et que les volumes de marché augmentent. Il établit également un parallèle avec son anticipation de l’éclatement de la bulle Internet à la fin des années 1990. Mais il faut être extrêmement clair : aucune donnée disponible aujourd’hui ne permet d’affirmer qu’un krach aura lieu en septembre ou octobre 2026. Il s’agit du scénario de Celente, pas d’une échéance validée par les marchés. Pour les épargnants qui souhaitent se préparer à plusieurs scénarios plutôt qu’à une seule prédiction, l’achat d’or peut faire partie des solutions de diversification à examiner en amont.

Le spectre d’un « dot-com crash 2.0 »

L’autre pilier de l’analyse concerne l’intelligence artificielle. Pour Celente, l’enthousiasme autour de l’IA présente des similitudes avec les excès de la fin des années 1990 : capitaux massifs, valorisations élevées, promesses technologiques considérables et concentration des investissements sur un nombre limité d’entreprises. Cette comparaison mérite toutefois d’être nuancée. L’intelligence artificielle produit déjà des usages commerciaux réels et des investissements considérables dans les centres de données, les semi-conducteurs, les réseaux électriques et les infrastructures numériques. Le risque ne vient donc pas nécessairement d’une technologie « sans valeur », mais plutôt de la possibilité que les anticipations financières deviennent beaucoup plus optimistes que les bénéfices réellement générés. Dans une allocation diversifiée destinée à résister à différents scénarios de marché, l’achat d’or peut représenter une manière de ne pas concentrer l’intégralité de son patrimoine sur les valeurs technologiques.

Le véritable danger : lorsque les valorisations rencontrent les taux

Le problème devient particulièrement sensible lorsque les actions fortement valorisées doivent simultanément faire face à des taux d’intérêt élevés. Une entreprise dont la valeur repose largement sur des bénéfices attendus dans dix ou quinze ans est davantage sensible au taux utilisé pour actualiser ces bénéfices. Si les rendements obligataires montent, la valeur actuelle de ces flux futurs diminue mécaniquement. C’est l’une des raisons pour lesquelles les investisseurs surveillent avec autant d’attention le marché des Treasuries : une hausse durable des taux longs peut finir par exercer une pression sur les actions, l’immobilier, le crédit et les entreprises fortement endettées. Les difficultés récentes du marché obligataire américain montrent que cette question n’est pas théorique. Dans ce contexte, l’achat d’or peut être envisagé comme un complément à une allocation déjà diversifiée, notamment lorsque les valorisations boursières semblent élevées.

Le pétrole ajoute une deuxième source d’inflation

À cette tension financière s’ajoute une dimension énergétique. Les cours du pétrole ont fortement réagi aux tensions géopolitiques autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz. Le 20 août, le Brent se négociait autour de 92 à 94 dollars le baril selon les moments de marché, tandis que le WTI évoluait autour de 87 dollars. Le Dallas Fed souligne lui aussi la forte volatilité des marchés énergétiques en 2026 et indique que les contraintes d’approvisionnement liées au conflit et à la situation du détroit d’Ormuz ont contribué à pousser les prix du brut à la hausse. Si cette pression énergétique devait se prolonger, l’achat d’or pourrait retrouver une place importante dans les réflexions sur la protection du pouvoir d’achat face aux risques inflationnistes.

La réserve stratégique américaine est-elle réellement sous pression ?

Sur ce point, le discours de l’interview mérite également d’être replacé dans les données disponibles. Les stocks commerciaux américains et la réserve stratégique ne doivent pas être confondus. Les dernières données disponibles indiquent que la Strategic Petroleum Reserve se situait sous la barre des 300 millions de barils, autour de 298,7 millions selon les données DOE citées au 10 août, tandis que les stocks commerciaux de pétrole brut hors SPR étaient nettement plus élevés. Les stocks commerciaux ont même augmenté de 4,4 millions de barils au cours de la semaine achevée le 14 août, pour atteindre 428,8 millions de barils. Cette distinction est importante pour éviter les conclusions trop rapides et explique pourquoi l’achat d’or peut être considéré comme une diversification indépendante des réserves énergétiques américaines.

Pourquoi une crise pétrolière pourrait paradoxalement finir par provoquer une baisse du pétrole

Le raisonnement de Celente contient ici un paradoxe intéressant. Une perturbation de l’offre peut d’abord provoquer une flambée du pétrole, mais une crise économique suffisamment violente peut ensuite détruire la demande. C’est le mécanisme classique du choc de demande : lorsque les entreprises produisent moins, que les transports ralentissent, que les ménages consomment moins et que l’activité industrielle se contracte, la demande énergétique finit par diminuer. Il devient alors possible d’observer simultanément un choc inflationniste initial et une forte baisse des prix du pétrole dans la phase récessive suivante. Cette distinction entre choc d’offre et choc de demande est essentielle pour comprendre le scénario évoqué dans l’interview. Dans un portefeuille construit pour différents régimes économiques, l’achat d’or peut être étudié comme une composante différente des actifs directement liés à la croissance mondiale.

Le dollar est-il réellement menacé de disparition ?

Celente parle d’une « mort du dollar », formulation volontairement spectaculaire qui doit être interprétée comme une perte progressive de domination plutôt que comme la disparition prochaine de la monnaie américaine. Le dollar conserve un rôle central dans le système financier mondial, mais son évolution face aux autres devises, l’ampleur des déficits américains et la politique monétaire de la Réserve fédérale sont des variables déterminantes pour les investisseurs. Une dépréciation du dollar peut mécaniquement soutenir les matières premières libellées en dollars, puisque leur prix devient relativement plus élevé pour les détenteurs d’autres monnaies. Cette relation ne fonctionne toutefois pas de façon parfaitement linéaire. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’achat d’or est régulièrement étudié comme une diversification potentielle face au risque de dépréciation monétaire.

La Chine, l’or et le basculement économique mondial

L’interview consacre également une place considérable à la Chine. Celente estime que le XXIe siècle pourrait être davantage marqué par la puissance industrielle, technologique et commerciale chinoise que par l’hégémonie américaine qui a caractérisé une grande partie du XXe siècle. Il cite notamment les véhicules électriques, les batteries, les énergies renouvelables, l’industrie manufacturière et l’intelligence artificielle. Son analyse reconnaît toutefois que la Chine elle-même traverse des difficultés importantes, notamment dans l’immobilier et la consommation intérieure. Cette double réalité — montée en puissance industrielle et fragilités domestiques — rend l’économie chinoise beaucoup plus complexe que le simple récit d’un remplacement mécanique des États-Unis. Dans ce contexte de recomposition économique mondiale, l’achat d’or peut être considéré comme un actif international dont la valeur ne dépend pas directement de la réussite économique d’un seul pays.

Pourquoi les Chinois achètent-ils de l’or ?

L’intérêt de la Chine pour l’or constitue justement l’un des éléments les plus significatifs de cette analyse. Lorsque l’immobilier connaît une période difficile, que les marchés financiers deviennent plus incertains et que les ménages recherchent des moyens de préserver leur épargne, l’or peut retrouver une fonction patrimoniale traditionnelle. Il ne faut cependant pas transformer cette observation en preuve automatique d’une hausse future : les achats physiques, les réserves des banques centrales, les ETF, les contrats à terme et les comportements des particuliers répondent à des logiques différentes. La véritable question est plutôt de savoir si cette demande structurelle peut contribuer à soutenir durablement le marché des métaux précieux. Pour ceux qui souhaitent approfondir cette dimension patrimoniale, l’achat d’or et d’argent permet de s’intéresser directement aux deux métaux plutôt qu’à une simple exposition aux marchés financiers.

La dette, l’IA, les taux et la géopolitique : quatre dominos qui pourraient se renforcer

La force du scénario de Celente ne réside finalement pas dans une variable isolée, mais dans l’hypothèse d’une interaction entre plusieurs risques. Une dette publique élevée peut rendre les marchés obligataires plus sensibles aux taux. Des taux élevés peuvent peser sur les valorisations des entreprises technologiques. Une correction des valeurs liées à l’IA peut provoquer des pertes et réduire l’investissement. Une crise géopolitique peut simultanément faire monter l’énergie et l’inflation. Une inflation persistante peut empêcher les banques centrales d’assouplir leur politique aussi rapidement que les marchés l’espèrent. Le système peut donc entrer dans une boucle de tensions où chaque choc amplifie le suivant. Face à cette possibilité, l’achat d’or peut être étudié comme l’une des briques d’une stratégie de diversification conçue pour ne pas dépendre d’un seul scénario économique.

Mais un krach de l’ampleur de 1929 est-il vraiment le scénario le plus probable ?

C’est probablement ici que la prudence devient indispensable. Affirmer qu’un prochain krach sera pire que 1929 relève d’une prévision extrêmement forte qui ne peut pas être démontrée à l’avance. Les marchés modernes disposent de mécanismes qui n’existaient pas au début du XXe siècle : banques centrales capables d’intervenir, garanties des dépôts, régulation financière beaucoup plus développée, marchés dérivés, systèmes de liquidité d’urgence et politiques budgétaires contracycliques. Cela ne signifie absolument pas qu’un effondrement est impossible, mais cela signifie qu’il est impossible de connaître aujourd’hui sa profondeur, sa durée et surtout la réponse des autorités. L’expérience de 2008 et de 2020 montre précisément que les banques centrales et les gouvernements peuvent modifier radicalement la trajectoire d’un marché en quelques semaines. Dans un tel environnement d’incertitude, l’achat d’or doit être pensé comme une diversification, et non comme un pari certain sur l’effondrement du système.

Le précédent de 2008 montre pourquoi le scénario mérite d’être surveillé

Celente rappelle un élément historique essentiel : lors de la crise financière de 2008, les autorités américaines ont finalement déployé des moyens considérables pour empêcher l’effondrement du système financier. C’est précisément ce qui rend les scénarios catastrophistes difficiles à modéliser. Une crise peut commencer avec des caractéristiques très proches d’un précédent historique et se terminer de façon complètement différente lorsque les autorités mettent en œuvre une réponse monétaire ou budgétaire exceptionnelle. L’interview pose donc une question pertinente : si les marchés corrigent brutalement, les gouvernements choisiront-ils de laisser les actifs chuter ou tenteront-ils une nouvelle fois de les soutenir au prix d’une inflation potentiellement plus élevée ? Dans le second scénario, l’achat d’or peut retrouver un intérêt particulier pour les investisseurs préoccupés par les conséquences d’une politique monétaire très accommodante.

Que ferait probablement le marché si les taux baissaient fortement ?

Une baisse des taux ne provoquerait pas nécessairement un mouvement uniforme sur tous les actifs. Dans un premier temps, elle pourrait soutenir les actions en réduisant le coût du financement et en augmentant la valeur actuelle des bénéfices futurs. Mais si cette baisse était provoquée par une récession sévère, les investisseurs pourraient simultanément réduire leur exposition au risque. C’est alors que l’or pourrait bénéficier d’une combinaison particulièrement favorable : baisse des rendements, recherche de liquidité et de sécurité, inquiétudes sur la croissance, déficits budgétaires persistants et éventuelle faiblesse du dollar. L’inverse est également possible : une inflation trop élevée pourrait contraindre la Fed à conserver des taux élevés plus longtemps, ce qui pourrait temporairement peser sur le métal jaune. C’est pourquoi l’achat d’or doit être envisagé en fonction d’un horizon patrimonial et non comme une simple opération destinée à anticiper la prochaine décision de la Fed.

Le véritable message de Celente : se préparer plutôt que prédire

Malgré son ton extrêmement alarmiste, le message final de Gerald Celente est finalement plus nuancé qu’il n’y paraît. Il insiste sur la nécessité de rester informé, de comprendre l’histoire économique et de ne pas confondre ce que l’on souhaite voir arriver avec ce qui est effectivement en train de se produire. Cette approche est probablement la partie la plus intéressante de son intervention. Un investisseur ne peut pas contrôler la date d’un krach, la prochaine décision de la Fed, l’évolution du pétrole ou l’issue d’une crise géopolitique. En revanche, il peut réfléchir à la diversification de son patrimoine, à son niveau d’endettement, à sa liquidité disponible et à la répartition de ses actifs. Dans cette logique, l’achat d’or peut être envisagé comme une composante parmi d’autres d’une préparation patrimoniale raisonnée.

Ce qu’il faut réellement surveiller entre maintenant et octobre 2026

Plutôt que de chercher une date magique correspondant au prochain krach, les investisseurs auraient intérêt à surveiller plusieurs indicateurs simultanément : le rendement du Treasury à 10 ans et surtout celui à 30 ans, la pente de la courbe des taux, les anticipations d’inflation, le dollar, les spreads de crédit, les valorisations des grandes valeurs technologiques, les dépenses liées à l’intelligence artificielle, les résultats des entreprises, le pétrole et l’évolution des tensions géopolitiques. Le comportement de l’or constitue également un indicateur intéressant : lorsque le métal progresse malgré des rendements obligataires élevés, cela peut signaler que les préoccupations concernant le risque financier, monétaire ou géopolitique prennent davantage de poids. Pour les particuliers qui souhaitent suivre cette évolution tout en envisageant une diversification tangible, l’achat d’or et d’argent peut être étudié parallèlement aux autres classes d’actifs.

Alors, krach en septembre ou octobre 2026 : faut-il y croire ?

La réponse la plus honnête est : personne ne le sait. Gerald Celente avance une hypothèse extrêmement baissière et situe le risque autour de septembre-octobre 2026, mais une prévision de marché ne devient pas un fait simplement parce qu’elle est formulée avec conviction. En revanche, plusieurs éléments évoqués dans l’entretien sont bel et bien vérifiables : les rendements obligataires américains ont récemment atteint des niveaux élevés, le Trésor a renforcé son programme de rachats, le déficit américain reste considérable, l’or évolue à des niveaux historiques et les marchés énergétiques demeurent fortement influencés par la situation géopolitique. Dans ce contexte, l’achat d’or ne constitue pas une garantie contre un krach, mais peut faire partie d’une réflexion plus large sur la diversification du patrimoine.

Or et argent : les grands gagnants si Celente a raison ?

Si le scénario le plus sombre de Celente venait à se matérialiser — forte correction des actions, ralentissement économique, baisse des taux, inquiétudes budgétaires et regain de demande pour les actifs refuges — l’or serait effectivement bien positionné pour bénéficier de plusieurs vents favorables simultanés. L’argent pourrait également profiter d’un mouvement de recherche de métaux précieux, même si son exposition à l’industrie rend son profil plus volatil. Mais le scénario inverse doit rester présent dans l’esprit de tout investisseur : une poursuite de la croissance, une inflation maîtrisée, des taux durablement élevés ou un retour de l’appétit pour le risque pourraient modifier considérablement la trajectoire des métaux. Pour cette raison, l’achat d’or et d’argent peut être envisagé avec une approche progressive et diversifiée plutôt qu’en misant l’intégralité de son capital sur une seule prédiction.

Conclusion : le calendrier de Celente est une alerte, pas une certitude

L’interview de Gerald Celente du 20 août 2026 mérite donc d’être lue comme un scénario de risque plutôt que comme une prophétie. Son hypothèse d’un krach majeur à l’automne repose sur une accumulation de signaux qu’il juge préoccupants : dette américaine, fragilité du marché obligataire, valorisations technologiques, investissements dans l’IA, tensions énergétiques et géopolitiques, affaiblissement potentiel du dollar et intervention croissante des autorités sur les marchés. Certains de ces signaux sont objectivement observables ; la conclusion selon laquelle ils conduiront nécessairement à un krach en septembre ou octobre ne l’est pas. Les marchés peuvent surprendre dans les deux directions. Pour les épargnants qui souhaitent néanmoins étudier dès maintenant les possibilités de diversification offertes par les métaux précieux, l’achat d’or et d’argent peut constituer un point de départ pour approfondir leur réflexion patrimoniale.

En définitive, la question la plus intéressante n’est peut-être pas « le krach aura-t-il lieu en octobre ? », mais plutôt « que se passerait-il si les tensions actuelles s’aggravaient ? ». C’est précisément là que l’analyse des tendances prend tout son sens. Un investisseur n’a aucun contrôle sur la prochaine crise, mais il peut décider à l’avance de la manière dont son patrimoine serait exposé à une hausse des taux, à une baisse des actions, à une nouvelle poussée d’inflation, à une crise monétaire ou à un choc géopolitique. La prudence consiste donc moins à prédire l’avenir qu’à construire un patrimoine capable de supporter plusieurs futurs possibles. Dans cette démarche, découvrir les possibilités d’achat d’or et d’argent peut être une étape utile pour réfléchir à une diversification patrimoniale de long terme.

Avertissement : cet article présente et analyse les propos tenus par Gerald Celente ainsi que des données économiques disponibles au 22 août 2026. Il ne constitue pas un conseil en investissement, une recommandation d’achat ou de vente, ni une garantie concernant l’évolution future de l’or, de l’argent, des actions ou des marchés financiers. Les métaux précieux peuvent connaître des fluctuations importantes et leur prix peut évoluer à la hausse comme à la baisse.

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