Marc Touati : «Emmanuel Macron n’a jamais été un Mozart de la finance»

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« Emmanuel Macron n’a jamais été un Mozart de la finance. » La formule de Marc Touati est volontairement provocatrice, mais elle résume à elle seule le procès économique que l’économiste instruit contre les années Macron. Dans son analyse, le problème ne résiderait pas uniquement dans l’augmentation spectaculaire de la dette publique française, mais dans le fait que cette dette supplémentaire n’aurait pas généré suffisamment de richesse pour justifier son coût. Autrement dit, le véritable sujet ne serait pas seulement celui d’un État qui emprunte beaucoup, mais celui d’un État qui emprunte sans obtenir en retour une progression comparable de la richesse nationale. Les chiffres officiels permettent de mesurer l’ampleur du problème : selon l’Insee, la dette publique française atteignait 3 460,5 milliards d’euros fin 2025, soit 115,7 % du PIB, tandis que le déficit public s’établissait encore à 5,1 % du PIB. En parallèle, les tensions sur le marché obligataire se sont accentuées en 2026, le rendement de l’OAT française à dix ans ayant dépassé 4 % au cours de l’été. La question posée par Marc Touati devient donc particulièrement actuelle : après des années durant lesquelles l’endettement pouvait sembler relativement indolore grâce à des taux très faibles, que se passe-t-il lorsque les investisseurs commencent à exiger une rémunération beaucoup plus élevée pour financer l’État français ? Découvrir l’or physique disponible à l’achat pour diversifier son patrimoine

« Il n’a jamais été un Mozart de la finance » : derrière la formule choc, une critique du bilan économique

La phrase de Marc Touati mérite d’abord d’être replacée dans son contexte. Lorsqu’il affirme qu’Emmanuel Macron n’a jamais été un « Mozart de la finance », il s’attaque autant à l’image construite autour du candidat de 2017 qu’au bilan économique des années suivantes. L’expression renvoie implicitement au récit politique qui accompagnait alors l’ascension d’Emmanuel Macron : ancien inspecteur des finances, passé par la banque d’affaires Rothschild et ancien ministre de l’Économie, le candidat avait été largement présenté comme un profil capable de moderniser l’économie française, de restaurer la compétitivité et de réformer durablement l’État. Marc Touati conteste précisément cette promesse initiale. Son argument est que quelques années passées dans la banque d’affaires ne suffisent évidemment pas à faire d’un responsable politique un génie de la finance publique et que la gestion d’un État ne se résume pas aux mécanismes financiers d’une entreprise. Mais la critique devient surtout économique lorsqu’elle se concentre sur la trajectoire des dépenses, des déficits et de la dette. Il ne s’agit donc pas simplement d’une attaque personnelle contre Emmanuel Macron : c’est une contestation beaucoup plus large de l’idée selon laquelle la politique économique menée depuis 2017 aurait produit une transformation structurelle suffisamment puissante pour compenser l’augmentation de l’endettement public. Sur ce terrain, les chiffres sont suffisamment importants pour que le débat dépasse largement les slogans politiques. Découvrir l’or physique comme solution de diversification patrimoniale

1 280 milliards d’euros de dette supplémentaire : le chiffre qui résume le mieux l’alerte de Marc Touati

Le chiffre avancé par Marc Touati est particulièrement spectaculaire : selon son calcul, la dette publique française aurait augmenté d’environ 1 280 milliards d’euros depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, tandis que le PIB nominal aurait progressé d’environ 770 milliards d’euros. Son raisonnement consiste alors à mettre les deux évolutions face à face afin de montrer que l’augmentation de la richesse mesurée en euros n’aurait pas suivi celle de l’endettement. Il faut cependant être précis : comparer directement une variation de dette, qui est un stock, avec une variation du PIB, qui est un flux annuel, ne permet pas à lui seul de déterminer si l’endettement a été efficace ou inefficace. Cette précaution méthodologique n’annule toutefois pas le problème soulevé. La dette publique française a effectivement fortement progressé depuis 2017 et atteint désormais plus de 115 % du PIB. L’Insee indique qu’elle a augmenté de 154,4 milliards d’euros sur la seule année 2025 pour atteindre 3 460,5 milliards d’euros. La question économiquement pertinente devient alors celle de l’usage de l’emprunt : une dette supplémentaire peut financer des infrastructures, de la recherche, de l’éducation ou des investissements susceptibles d’augmenter la croissance future ; elle peut aussi financer des dépenses courantes qui ne génèrent pas nécessairement de rendement économique durable. C’est précisément cette distinction que Marc Touati place au centre de sa critique. Voir les possibilités d’achat d’or physique

Le vrai problème n’est peut-être pas la dette, mais ce qu’elle finance

Il serait trop facile de conclure qu’une dette élevée constitue automatiquement une catastrophe économique. Les États modernes fonctionnent avec de la dette et peuvent parfaitement utiliser l’emprunt pour financer des investissements dont les bénéfices apparaîtront plusieurs années plus tard. Le Japon, les États-Unis ou encore plusieurs grandes économies européennes affichent des niveaux d’endettement élevés sans avoir pour autant cessé de fonctionner. La question fondamentale est donc différente : quel rendement économique obtient-on pour chaque euro supplémentaire emprunté ? C’est ici que la critique de Marc Touati devient beaucoup plus intéressante. Selon lui, la France aurait connu une fuite en avant budgétaire au cours de laquelle l’endettement a augmenté plus vite que la richesse créée. Cette interprétation doit être confrontée aux données officielles plutôt qu’acceptée telle quelle. L’Insee montre qu’en 2025 les dépenses publiques représentaient 57,2 % du PIB, tandis que les prélèvements obligatoires atteignaient 43,6 % du PIB. La France conserve donc un modèle dans lequel l’État, les collectivités et la Sécurité sociale occupent une place considérable dans l’économie. Or, lorsque le niveau de dépenses est très élevé, réduire le déficit devient politiquement et socialement difficile : chaque économie touche potentiellement à une prestation, un investissement, un salaire public, une retraite ou une politique sectorielle. C’est cette rigidité qui transforme progressivement la dette en problème politique autant qu’économique. Découvrir l’or physique pour diversifier son patrimoine

La France reste l’un des pays où les prélèvements sont les plus élevés

Sur ce point, les données internationales donnent du poids à une partie du discours de Marc Touati, même si la formule « numéro un mondial des impôts » doit être maniée avec prudence. Selon l’OCDE, la France affichait en 2024 un ratio de recettes fiscales rapportées au PIB de 43,5 %, contre une moyenne de 34,1 % pour l’ensemble de l’OCDE. La France se classait alors deuxième parmi les 38 pays de l’organisation, derrière le Danemark. Eurostat, avec une définition légèrement différente incluant les impôts et cotisations sociales, plaçait également la France parmi les tout premiers pays européens. Autrement dit, même s’il serait incorrect de dire sans nuance que la France est « numéro un mondial des impôts », il est parfaitement justifié d’affirmer que les prélèvements obligatoires français se situent à un niveau exceptionnellement élevé dans les comparaisons internationales. Le débat devient alors beaucoup plus complexe : un niveau élevé de prélèvements peut financer des services publics importants et une protection sociale particulièrement développée, mais il peut également peser sur le coût du travail, la compétitivité, l’investissement privé et les incitations économiques. Le problème dénoncé par Marc Touati est donc moins l’existence même de l’impôt que le rapport entre le niveau de prélèvement et l’efficacité de la dépense publique qui en résulte. Découvrir l’or physique comme outil de diversification patrimoniale

Les défaillances d’entreprises : l’autre angle mort du bilan Macron selon Marc Touati

Marc Touati attaque également un autre élément du récit économique associé à Emmanuel Macron : celui du « président des entreprises » et de la politique de l’offre. Selon lui, si la France avait véritablement connu une transformation profonde de son environnement entrepreneurial, la trajectoire des défaillances d’entreprises devrait être beaucoup plus favorable. Il avance ainsi une hausse d’environ 100 % des défaillances depuis 2017 lorsqu’on retire les micro-entreprises de son analyse. Ce chiffre doit être interprété avec précaution, car la crise sanitaire a profondément perturbé les statistiques de faillites : les dispositifs de soutien public, les prêts garantis par l’État et les moratoires ont temporairement empêché certaines entreprises fragiles de disparaître, créant ensuite un phénomène de rattrapage. Les données de la Banque de France montrent néanmoins que les défaillances ont fortement augmenté après la période exceptionnelle de 2020-2021. Le point soulevé par Marc Touati reste donc pertinent sur le fond, mais mérite d’être débarrassé de toute simplification : toutes les faillites ne sont pas imputables à la politique gouvernementale, et la comparaison entre 2017 et 2026 doit tenir compte des chocs successifs qui ont frappé l’économie française. En revanche, la multiplication des procédures collectives constitue bien un indicateur à surveiller car elle traduit les difficultés rencontrées par une partie de l’appareil productif. Consulter l’offre d’or physique pour diversifier son épargne

La promesse de réindustrialisation face à la réalité du terrain

La réindustrialisation constitue un autre sujet sur lequel le bilan doit être analysé avec nuance. Il serait excessif d’affirmer qu’aucune usine n’a été créée en France depuis 2017 : certaines filières ont effectivement bénéficié d’investissements, notamment dans les batteries, les semi-conducteurs, la défense, l’énergie et plusieurs secteurs stratégiques. Mais il serait tout aussi excessif de considérer que le problème de la désindustrialisation française est désormais réglé. La France conserve une dépendance importante à l’égard des importations industrielles et doit encore améliorer sa compétitivité, sa productivité et son environnement réglementaire. C’est précisément ici que le discours de Marc Touati prend une dimension plus large : pour lui, la politique économique française aurait trop souvent privilégié la communication sur la transformation structurelle réelle de l’économie. Or une véritable politique de l’offre se mesure sur plusieurs années par la progression de la productivité, de l’investissement productif, des exportations, des marges des entreprises et de la capacité à créer des emplois marchands durables. Les annonces politiques peuvent déclencher des investissements, mais elles ne remplacent pas une amélioration durable des conditions économiques. La France doit donc répondre à une équation particulièrement difficile : réduire suffisamment les coûts et la fiscalité pour renforcer la compétitivité sans affaiblir les services publics essentiels et sans provoquer une contraction trop brutale de la demande intérieure. Découvrir l’or physique comme diversification dans un environnement économique incertain

Et maintenant, le problème le plus dangereux : les taux d’intérêt remontent

C’est probablement ici que le discours de Marc Touati devient le plus préoccupant. Une dette très importante est relativement facile à supporter lorsque les taux d’intérêt sont extrêmement faibles. Pendant plusieurs années, la France a bénéficié d’un environnement monétaire qui permettait à l’État de se refinancer à des conditions historiquement favorables. Mais cette époque n’est plus la même. En 2026, la pression sur les marchés obligataires français s’est accentuée et le rendement de l’OAT française à dix ans a dépassé 4 % au cours de l’été. C’est un changement fondamental. Lorsque le taux auquel l’État emprunte augmente, la dette ancienne doit progressivement être refinancée à des conditions moins favorables. Le coût des intérêts augmente donc progressivement, avec un effet retardé mais puissant sur le budget. C’est le mécanisme de la boule de neige de la dette : plus la dette est élevée, plus une hausse des taux peut absorber une part importante des recettes publiques, et plus il devient difficile de réduire le déficit sans prendre des mesures impopulaires. Le problème n’est donc pas simplement que la France paie aujourd’hui davantage pour emprunter. Le problème est que chaque nouvelle émission obligataire peut contribuer à augmenter progressivement le coût moyen de financement de l’ensemble de la dette. Découvrir l’or physique comme diversification face aux risques financiers et monétaires

La France doit maintenant convaincre les marchés, pas seulement les électeurs

Le véritable changement de régime est peut-être là. Pendant longtemps, la question de la dette française pouvait rester relativement abstraite pour la majorité des citoyens. Tant que les taux étaient faibles, le coût du financement apparaissait maîtrisable et la contrainte budgétaire pouvait être repoussée dans le temps. Désormais, les marchés obligataires rappellent que l’argent emprunté n’est jamais gratuit. La France doit donc convaincre simultanément les électeurs, les entreprises, les institutions européennes et les investisseurs qui achètent ses obligations. Or ces derniers regardent avant tout la crédibilité de la trajectoire budgétaire. La Banque de France estime que sans mesures d’économies supplémentaires, le déficit pourrait rester autour de 5 % du PIB et que le ratio de dette pourrait continuer à progresser au cours des prochaines années. Cette projection ne constitue pas une fatalité : elle repose sur des hypothèses et peut être modifiée par les politiques publiques. Mais elle montre l’ampleur de l’effort nécessaire pour inverser la dynamique. Le problème est que chaque point de réduction du déficit demande désormais des choix politiques difficiles. Augmenter les impôts peut peser sur l’activité et la compétitivité ; réduire les dépenses peut provoquer des résistances sociales ; accélérer les réformes structurelles demande du temps avant de produire des résultats. La France se retrouve ainsi devant une équation qui ne peut plus être repoussée indéfiniment. Voir l’or physique comme actif tangible de diversification patrimoniale

Le déficit français reste très loin de la règle européenne des 3 %

Un chiffre permet de mesurer immédiatement l’ampleur du problème : la règle européenne prévoit normalement un déficit public inférieur à 3 % du PIB. Or la France a enregistré un déficit de 5,1 % du PIB en 2025, après 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023. La baisse enregistrée en 2025 est donc réelle, mais elle ne suffit pas à ramener le pays dans les limites européennes. La situation est d’autant plus délicate que le gouvernement français doit poursuivre une trajectoire de réduction progressive du déficit dans un contexte politique particulièrement complexe. Cette situation explique pourquoi les investisseurs commencent à regarder avec davantage d’attention le risque politique français. Un État qui affiche une dette supérieure à 115 % du PIB peut parfaitement rester solvable, mais il doit démontrer qu’il possède la capacité politique de stabiliser puis de réduire son ratio de dette. C’est cette crédibilité qui permet de conserver des taux raisonnables. À l’inverse, si les investisseurs commencent à considérer que les déficits resteront durablement élevés, ils peuvent demander une prime de risque supplémentaire. Cette prime se traduit alors directement par une augmentation du coût du financement de l’État, puis progressivement par une hausse de la charge d’intérêts dans le budget. Découvrir l’or physique pour diversifier son patrimoine face aux incertitudes budgétaires

La charge des intérêts devient progressivement le nouveau piège budgétaire

Une dette importante devient particulièrement dangereuse lorsque le coût de son financement commence à progresser rapidement. C’est exactement le mécanisme qui inquiète aujourd’hui les observateurs des finances françaises. La charge de la dette pourrait continuer à progresser fortement dans les prochaines années à mesure que les anciennes obligations arrivent à échéance et sont refinancées à des taux plus élevés. Ces montants sont considérables car ils correspondent à des dépenses qui ne financent ni une nouvelle école, ni une infrastructure, ni une baisse d’impôt, ni un investissement productif : elles servent simplement à rémunérer les créanciers de l’État. Plus la charge d’intérêts augmente, plus elle réduit la marge de manœuvre disponible pour les autres politiques publiques. C’est précisément la raison pour laquelle une remontée des taux peut avoir des conséquences très différentes quelques années plus tard. Le stock de dette ne se refinance pas entièrement en une journée : les anciennes obligations arrivent progressivement à échéance et sont remplacées par de nouvelles émissions. Si les nouveaux taux sont durablement plus élevés, le coût moyen de financement augmente progressivement. Le danger n’est donc pas nécessairement une crise instantanée, mais une détérioration lente de la capacité budgétaire de l’État. C’est cette mécanique qui donne toute sa portée à l’avertissement de Marc Touati lorsqu’il affirme que « les Français vont payer la facture ». Découvrir l’or physique comme protection patrimoniale à étudier

Pourquoi l’or revient naturellement dans le débat lorsque la dette devient préoccupante

Il existe une raison pour laquelle les périodes de tensions budgétaires et monétaires ramènent régulièrement l’or au centre des discussions patrimoniales. Contrairement à une obligation d’État ou à une créance bancaire, une pièce ou un lingot d’or ne constitue pas une dette envers quelqu’un d’autre. L’or n’est pas une promesse de remboursement émise par un gouvernement ou une entreprise : c’est un actif physique dont la valeur dépend principalement de l’offre, de la demande et de la confiance que lui accordent les marchés. Cela ne signifie évidemment pas que l’or monte systématiquement lorsque la dette publique augmente. Son prix dépend également des taux réels, du dollar, des achats des banques centrales, de l’inflation, de la demande d’investissement et de la conjoncture mondiale. Mais lorsque les investisseurs commencent à s’interroger sur la soutenabilité des finances publiques, la diversification vers des actifs tangibles peut retrouver une certaine attractivité. Il faut d’ailleurs éviter un autre raccourci : acheter de l’or ne permet pas de supprimer le risque d’investissement. Le métal peut subir des corrections importantes et ne génère pas de revenu courant comme une obligation ou une action à dividende. Son intérêt éventuel réside plutôt dans sa fonction de diversification et dans son comportement potentiellement différent de celui des actifs financiers classiques. Découvrir l’offre d’or physique disponible à l’achat

Marc Touati a-t-il raison de parler d’une « arnaque » ? Il faut distinguer le marketing des résultats

Le mot « arnaque », employé dans le discours rapporté, est évidemment une formule politique et polémique, et non un constat juridique. Il serait donc imprudent de présenter comme un fait établi l’idée selon laquelle les Français auraient été « arnaqués ». En revanche, il est parfaitement légitime de s’interroger sur l’écart entre les promesses économiques de 2017 et les résultats obtenus. Emmanuel Macron avait notamment promis une transformation profonde du modèle français, une amélioration de la compétitivité, une baisse du chômage et une modernisation de l’économie. Certaines transformations ont effectivement eu lieu : le chômage a fortement diminué pendant une partie de son mandat, plusieurs réformes ont modifié le marché du travail et l’investissement étranger en France a bénéficié de politiques d’attractivité. Mais simultanément, la dette publique a fortement progressé et le déficit reste très supérieur à la norme européenne. Les deux réalités peuvent donc parfaitement coexister. Le bilan économique de Macron ne peut pas être résumé honnêtement à « tout a échoué », pas plus qu’il ne peut être résumé à « tout a réussi ». Le véritable débat consiste à déterminer si les bénéfices économiques obtenus justifient le coût budgétaire accumulé et si les réformes mises en œuvre sont suffisantes pour inverser durablement la trajectoire des finances publiques. C’est précisément sur cette question que l’analyse de Marc Touati devient intéressante, même lorsque l’on ne partage pas toutes ses conclusions. Découvrir l’or physique comme actif patrimonial tangible

Le plus grand risque pour la France n’est peut-être pas la faillite, mais l’étouffement progressif

Il existe une autre manière, plus froide, de regarder le problème. La France n’est pas aujourd’hui dans une situation comparable à celle d’un particulier ou d’une entreprise susceptible de faire faillite du jour au lendemain. Elle dispose d’une économie diversifiée, d’un marché obligataire profond, d’une capacité fiscale importante et bénéficie de son appartenance à la zone euro. Le scénario le plus crédible n’est donc pas nécessairement celui d’un effondrement brutal, mais celui d’un étouffement progressif : davantage de recettes fiscales, moins de marge de manœuvre budgétaire, davantage d’intérêts à payer, moins d’argent disponible pour les politiques publiques, une pression accrue sur les entreprises et une croissance potentiellement plus faible. C’est précisément ce type de dynamique qui peut finir par devenir politiquement explosif. Si le gouvernement doit simultanément financer les retraites, la santé, la défense, la transition énergétique, l’éducation, les collectivités, les intérêts de la dette et les investissements stratégiques, tout en maintenant un déficit sous contrôle, les arbitrages deviennent inévitables. La question centrale n’est donc plus seulement « combien la France doit-elle ? », mais « combien lui coûtera cette dette dans cinq ou dix ans ? ». C’est une différence fondamentale. Découvrir l’or physique comme composante possible d’une stratégie patrimoniale diversifiée

Conclusion : le « Mozart de la finance » est devenu le symbole d’une question beaucoup plus grave

La formule de Marc Touati est spectaculaire, mais le véritable sujet dépasse largement la personnalité d’Emmanuel Macron. La France se retrouve aujourd’hui face à une équation budgétaire qui ne peut plus être repoussée indéfiniment. La dette publique dépasse désormais 3 400 milliards d’euros, le ratio de dette atteint environ 116 % du PIB, le déficit demeure supérieur à 5 % du PIB et les taux d’emprunt à dix ans ont franchi le seuil de 4 % au cours de l’été 2026. Dans le même temps, la France reste l’un des pays développés où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés. Ces données ne prouvent pas que toutes les politiques menées depuis 2017 ont été mauvaises, pas plus qu’elles ne démontrent que chaque euro emprunté a été gaspillé. Elles montrent cependant une chose incontestable : la France doit désormais consacrer davantage d’attention à la soutenabilité de ses finances publiques. Le temps où l’on pouvait augmenter les dépenses tout en profitant de taux extrêmement faibles est révolu. C’est pourquoi l’intervention de Marc Touati trouve aujourd’hui un écho particulier. Son accusation selon laquelle Emmanuel Macron n’aurait jamais été le « Mozart de la finance » relève du jugement politique ; en revanche, la question qu’elle soulève est parfaitement économique : la France a-t-elle créé suffisamment de richesse pour justifier l’augmentation considérable de son endettement ? La réponse dépendra moins des discours que des chiffres des prochaines années. Si la croissance, la productivité et l’investissement progressent suffisamment, la dette pourra progressivement redevenir maîtrisable. Si, au contraire, les déficits persistent, que les taux restent élevés et que la croissance s’essouffle, la facture continuera de s’alourdir. Et cette fois, ce ne seront plus seulement les économistes qui en parleront : ce seront directement les contribuables, les entreprises et les épargnants qui en ressentiront les conséquences. Découvrir l’or physique disponible à l’achat pour diversifier son patrimoine

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