Or : après le bull market, ce range actuel cache peut-être la prochaine vague haussière

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L’or contre le dollar américain vient de changer de régime de marché. Après une puissante phase haussière, le métal précieux est entré dans un range market, c’est-à-dire une période de consolidation où les prix oscillent entre un support et une résistance, sans tendance claire. Cette semaine, l’or a d’abord cherché un peu plus bas, avant de former une petite mèche et de clôturer relativement haut : un comportement qui suggère que le creux local a peut-être été trouvé. Selon l’analyse, le marché pourrait désormais évoluer dans un range à volatilité décroissante pendant plusieurs mois, avant qu’une nouvelle grande tendance ne se mette en place.

Cette phase n’est pas anodine. Elle intervient après un immense cycle haussier de l’or lancé depuis 2004, renforcé par un momentum exceptionnel observé en 2024. Pour l’auteur, la configuration actuelle ressemble à une consolidation qui, si elle casse vers le nord, pourrait ouvrir la voie à de nouveaux plus hauts historiques. À l’inverse, une cassure vers le sud ouvrirait un scénario baissier. Dans les deux cas, la sortie de ce range sera déterminante.

Un changement de régime après le bull market

Le point central de l’analyse est simple : l’or n’est plus dans le même état qu’il y a quelques semaines. Le marché est passé d’un bull market, une tendance haussière franche, à un range market, une phase de ping-pong entre acheteurs et vendeurs. Ce basculement s’est produit autour de la semaine du 1er et du 2 juin 2026. Depuis, la volatilité est censée se calmer progressivement, tandis que le prix travaille entre des zones techniques importantes.

Cette semaine apporte toutefois un premier élément encourageant pour les acheteurs. L’or a cherché un peu plus bas, formant une petite mèche vers le bas, avant de clôturer assez haut. Ce type de bougie peut indiquer que les vendeurs ont tenté de faire baisser le prix, mais que la demande est revenue rapidement pour absorber l’offre. L’auteur considère donc qu’un creux local a potentiellement été trouvé.

Les données récentes confirment cette lecture. L’or est descendu cette semaine vers environ 4 066 dollars l’once, son plus bas niveau depuis début août, avant de rebondir fortement. Il a ensuite regagné le secteur des 4 200 dollars, porté par un dollar américain plus faible et des rendements obligataires en repli. Ce rebond depuis les bas constitue précisément le type de réaction attendu lorsqu’un support commence à jouer son rôle.

Le scénario central : un range qui se resserre

Le scénario anticipé est celui d’un range dont la volatilité diminue au fil des semaines et des mois. Concrètement, cela signifie que les mouvements de hausse et de baisse devraient devenir moins amples, à mesure que le marché attend un catalyseur. Ce resserrement est souvent une phase de préparation : les positions se construisent, les vendeurs faibles sortent du marché et les acheteurs de long terme profitent des replis pour renforcer leurs positions.

Dans cette configuration, deux issues sont possibles. Si le prix casse vers le nord, cela pourrait déclencher une nouvelle vague impulsionnelle haussière, avec pour objectif de nouveaux plus hauts historiques. Si le prix casse vers le sud, le marché basculerait dans un scénario baissier. Tant que cette cassure n’a pas eu lieu, l’or reste prisonnier d’un équilibre instable entre la pression du dollar et des taux, d’un côté, et la demande structurelle, de l’autre.

C’est précisément pendant ces phases d’incertitude que les investisseurs cherchent à sécuriser une exposition physique. Pour ceux qui souhaitent entrer progressivement sur le marché, les pièces d’or restent un format concret et liquide, notamment avec l’achat du 20 francs Napoléon tête nue, une pièce historique très suivie par les investisseurs français.

Pourquoi le cycle haussier reste intact

L’auteur rappelle un élément fondamental : depuis 2004, l’or est engagé dans un énorme cycle haussier. Ce cycle de très long terme n’a pas disparu avec la consolidation actuelle. Au contraire, les phases de range font partie du fonctionnement normal des marchés haussiers : après une forte avancée, le prix doit parfois respirer, corriger ou stagner avant de repartir.

La comparaison avec les cycles précédents est essentielle. L’auteur estime que la configuration en formation pourrait ressembler à celle observée après 2009, mais sans nécessairement durer aussi longtemps. La raison est que le momentum actuel est beaucoup plus avancé et plus élevé que celui de 2009. En d’autres termes, l’or ne repart pas de zéro : il évolue déjà dans un cycle puissant, avec une base de demande bien plus solide.

Cette solidité se retrouve dans les données actuelles. Malgré une correction d’environ 26% depuis le sommet de janvier 2026, situé autour de 5 595 dollars l’once, l’or conservait encore environ 4 138 dollars l’once début octobre. Les banques centrales continuent d’acheter, les ETF conservent des flux positifs et les inquiétudes liées à la dette américaine, à l’inflation et à la géopolitique soutiennent la demande de long terme.

La leçon du faux breakout de 2009

L’analyse revient sur un épisode technique majeur : après 2009, l’or a connu une consolidation large dans le temps avant de repartir vers de nouveaux plus hauts. À l’époque, le momentum n’était pas encore pleinement installé. La mécanique haussière était en train de se relancer, ce qui explique pourquoi le marché a eu besoin de davantage de temps pour construire sa prochaine impulsion.

Le break observé alors a même été qualifié de « faux break » : l’or n’a pas immédiatement réussi à faire de nouveaux plus hauts historiques, ce qui a prolongé la consolidation. Cette période a été frustrante pour les investisseurs, mais elle a permis au marché de se reconstruire avant une nouvelle vague haussière.

Aujourd’hui, l’auteur estime que la situation est différente. Le momentum de 2024 étant déjà très fort, cette consolidation aurait moins besoin de temps pour redémarrer. Si la structure technique se valide, le break du range pourrait permettre à l’or de retrouver rapidement de nouveaux plus hauts historiques et de relancer une véritable vague impulsive.

Pour un investisseur, cela signifie que les replis dans un range ne sont pas forcément des signaux de fin de cycle. Ils peuvent aussi constituer des fenêtres d’entrée. Les pièces d’or permettent précisément d’intervenir par paliers, et l’achat de pièces d’or reste une solution accessible pour construire une exposition progressive sans dépendre d’un seul point d’entrée.

Le même schéma sur l’or en euros

L’analyse ne se limite pas à la paire or/dollar. Sur l’or coté en euros, l’histoire est exactement la même. Cette semaine, le prix stabilise et se trouve à un niveau où il faut observer si le support est atteint, si un rebond se met en place ou si le marché travaille encore son pivot. Il est également possible que la volatilité persiste encore un peu avant que la direction ne se précise.

Dans tous les cas, l’auteur considère que l’or en euros est également dans un état de range. Il anticipe que cette phase puisse durer encore plusieurs mois avant qu’une nouvelle grande tendance ne s’installe. Cela implique de la patience, mais aussi une vigilance accrue sur les niveaux de cassure, car c’est eux qui donneront le signal de la prochaine impulsion ou du prochain mouvement baissier.

Les forces qui soutiennent l’or

Le contexte macroéconomique actuel explique pourquoi cette consolidation ne ressemble pas à un effondrement. Le dollar fort et la hausse des rendements du Trésor américain pèsent mécaniquement sur l’or, car ils renchérissent le coût du métal pour les investisseurs étrangers et augmentent le coût d’opportunité de détenir un actif qui ne rapporte pas de rendement.

Mais les forces opposées restent puissantes. Les inquiétudes sur la dette américaine, l’incertitude autour de la politique de la Réserve fédérale, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la poursuite des achats des banques centrales continuent de soutenir la demande. La Chine a notamment accru ses achats d’or en septembre, prolongeant sa série à 23 mois consécutifs d’achats.

Les banques centrales restent un pilier du marché. Le World Gold Council a rapporté 39 tonnes d’achats nets en août, portant les achats déclarés à 170 tonnes sur les huit premiers mois de 2026. Ce type de demande n’est pas spéculatif : il reflète une volonté durable de diversifier les réserves et de réduire la dépendance au dollar.

Cette demande institutionnelle renforce la thèse d’un marché qui consolide plutôt qu’il ne s’effondre. Pour les particuliers, cela rappelle que l’or n’est pas seulement un actif de trading, mais aussi une réserve de valeur. Les Napoléons, par exemple, combinent reconnaissance historique, liquidité et format accessible, ce qui explique l’intérêt durable pour le 20 francs Napoléon tête nue.

Les niveaux techniques à surveiller

Cette semaine, l’or a touché un plus bas hebdomadaire à 4 066,31 dollars l’once avant que les acheteurs ne reviennent vers le bas du range. Le rebond l’a ensuite conduit à un plus haut hebdomadaire de 4 207,48 dollars l’once, à quelques dollars seulement de la résistance psychologique des 4 200 dollars.

Ces niveaux résument parfaitement le duel actuel. Tant que la zone des 4 000 à 4 100 dollars attire des acheteurs, le marché conserve un plancher. Tant que la zone des 4 200 à 4 230 dollars attire des vendeurs, la hausse reste contenue. Certains analystes estiment d’ailleurs qu’un maintien durable au-dessus de 4 230 dollars serait nécessaire pour confirmer qu’un plancher s’est réellement formé.

La sortie de ce range sera donc le véritable signal. Une cassure haussière pourrait relancer le momentum et ouvrir la voie vers de nouveaux records. Une cassure baissière, en revanche, invaliderait le scénario optimiste et ouvrirait une phase de correction plus profonde. C’est pour cela que l’auteur insiste : il ne s’agit pas encore d’une nouvelle tendance, mais d’une préparation de marché.

Un marché sous tension, entre peur et opportunité

Le marché de l’or est actuellement tiré dans deux directions opposées. D’un côté, les rendements obligataires élevés, un dollar vigoureux et les anticipations de resserrement monétaire créent une pression baissière. De l’autre, l’inflation, la dette publique, les tensions géopolitiques et les achats des banques centrales empêchent le métal de casser durablement.

Les professionnels restent partagés à court terme. Dans l’enquête hebdomadaire de Kitco, la moitié des analystes de Wall Street anticipaient une hausse la semaine suivante, tandis que 14% attendaient une baisse et 36% un marché latéral ou indécis. Chez les investisseurs particuliers, 45% misaient sur la hausse, 37% sur la baisse et 18% sur un marché neutre.

Cette division est typique d’un range. Elle montre que le marché n’a pas encore tranché, mais aussi que les positions sont en train de se constituer. Lorsqu’un marché reste coincé entre un support solide et une résistance forte, la sortie est souvent brutale. C’est ce qui rend la période actuelle à la fois inquiétante et potentiellement très opportune.

Ce que cela signifie pour les investisseurs

Pour l’investisseur particulier, la leçon est claire : il ne faut pas confondre consolidation et fin de cycle haussier. L’or peut rester plusieurs mois dans un range sans que sa tendance de fond soit remise en cause. L’auteur anticipe d’ailleurs plusieurs mois de range avant l’émergence d’une nouvelle grande tendance.

Dans ce contexte, l’approche la plus rationnelle consiste à ne pas tout miser sur un seul niveau de prix. Les phases de range permettent d’étaler les achats, de réduire l’impact émotionnel de la volatilité et de se positionner avant une éventuelle cassure haussière. Les pièces d’or offrent cette flexibilité, notamment l’achat de pièces d’or pour constituer une réserve progressive.

Le risque existe évidemment. Si l’or casse vers le sud, le scénario baissier prendra le dessus et les acheteurs devront attendre une stabilisation avant de renforcer leur exposition. Mais si le marché casse vers le nord, ceux qui auront profité de la consolidation seront mieux positionnés pour capturer la prochaine impulsion.

Le verdict de l’analyse

L’or contre le dollar est entré dans une phase décisive. Le passage du bull market au range market marque une pause, pas nécessairement une fin. La petite mèche basse et la clôture haute de cette semaine laissent penser qu’un creux local a pu être trouvé, tandis que le resserrement attendu de la volatilité pourrait préparer une sortie violente du range.

Le scénario privilégié reste haussier à moyen et long terme, en raison du cycle entamé depuis 2004, du momentum exceptionnel de 2024 et de la demande structurelle des banques centrales. Si le range casse vers le nord, l’or pourrait retrouver rapidement de nouveaux plus hauts historiques. Si la cassure se fait vers le sud, le marché basculera dans un scénario baissier. Jusqu’à ce signal, la patience reste l’arme principale de l’investisseur.

Pour ceux qui veulent se protéger contre cette incertitude monétaire et profiter des replis dans le range, l’achat du 20 francs Napoléon tête nue demeure l’un des formats les plus emblématiques pour détenir physiquement de l’or.

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