OR ARGENTIN : 1 MILLIARD DE DOLLARS PERDUS, LES LINGOTS AU CŒUR D’UNE AFFAIRE EXPLOSIVE !

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L’or argentin se retrouve au centre d’une affaire financière qui soulève des questions majeures sur la gestion des réserves d’un pays. Selon un rapport de l’Auditoría General de la Nación (AGN), l’organisme chargé du contrôle des comptes publics en Argentine, la Banque centrale de la République argentine (BCRA) a enregistré une perte de 1,023 milliard de dollars en 2025 sur des opérations financières liées au prix de l’or. Une somme colossale qui place les réserves nationales au cœur d’une controverse sur les choix financiers de l’institution, la maîtrise des risques et la transparence de la gestion publique. Pour les épargnants qui s’interrogent sur le rôle de l’or physique dans la préservation du patrimoine, cette affaire remet également en lumière la différence entre un actif détenu directement et une exposition financière construite à partir de produits dérivés. Dans ce contexte, découvrez également les possibilités d’investissement en pièces d’or de 20 francs Napoléon et les caractéristiques de ce type de monnaie d’or.

Un milliard de dollars de pertes : ce que révèle l’audit sur l’or argentin

Le chiffre est considérable : 1,023 milliard de dollars de pertes attribuées aux opérations financières liées à l’or en 2025. Dans son examen des comptes de la Banque centrale argentine, l’AGN a mis en évidence un résultat négatif associé à des instruments financiers dont la valeur dépendait de l’évolution du cours du métal précieux. Selon les conclusions présentées par son président, Juan Manuel Olmos, ces opérations auraient été engagées en anticipant une certaine trajectoire du prix international de l’or, mais le résultat obtenu n’aurait pas correspondu aux calculs initiaux. La perte aurait été réglée en devises, ce qui donne à cette affaire une dimension particulièrement sensible pour un pays confronté à d’importants besoins de financement. Il faut cependant distinguer le montant de cette perte financière d’une éventuelle disparition physique des lingots : le rapport sur les opérations de 2025 ne démontre pas, à lui seul, que l’intégralité de l’or concerné a disparu. Pour comprendre les enjeux de la détention directe du métal, il est possible de consulter les pièces d’or disponibles à l’achat, dont le fonctionnement diffère de celui des contrats financiers liés au cours de l’or.

Des réserves d’or envoyées à l’étranger : une question toujours sensible

L’affaire ne se limite pas aux pertes constatées sur les opérations financières. Elle renvoie également au transfert d’une partie des réserves d’or argentines vers des comptes situés à l’étranger en 2024. Le 2 septembre 2024, la Banque centrale avait annoncé avoir réalisé des transferts d’une partie de ses réserves d’or vers différents comptes. Ces mouvements avaient suscité des interrogations sur la localisation du métal, les raisons de ces transferts et les conditions dans lesquelles les réserves étaient utilisées. Un an plus tard, des demandes d’informations de l’organisme de contrôle alimentaient toujours la controverse. La question est déterminante : lorsqu’un pays confie une partie de ses réserves à des établissements ou à des infrastructures financières situés à l’étranger, il doit pouvoir documenter les opérations, identifier les actifs concernés et expliquer les risques associés. Le transfert hors du territoire national ne prouve toutefois ni une disparition ni un détournement. Pour les particuliers qui souhaitent comparer les formes de détention du métal précieux, les pièces Napoléon de 20 francs en or constituent un exemple d’or physique dont les caractéristiques et la valeur doivent être étudiées séparément des opérations d’une banque centrale.

Javier Milei et la Banque centrale : une affaire politique autant que financière

Depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei, la politique économique argentine s’inscrit dans un programme de transformation profonde des finances publiques et du fonctionnement de l’État. La gestion des réserves de change et de l’or de la Banque centrale s’inscrit dans ce contexte particulièrement tendu. Santiago Bausili, président de la BCRA, se trouve au centre des questions soulevées par l’audit sur les opérations financières de 2025. L’enjeu ne consiste pas seulement à constater une perte comptable : il s’agit aussi de comprendre quelle stratégie a été suivie, quels instruments ont été utilisés, quels risques avaient été identifiés et comment les résultats ont été évalués. L’opposition entre l’autorité de contrôle et la direction de la banque centrale donne à cette affaire une dimension institutionnelle. Elle ne suffit toutefois pas à établir l’existence d’une fraude ou d’un enrichissement personnel. Pour tout détenteur d’épargne qui s’interroge sur la protection du patrimoine face aux décisions des institutions financières, la question de la nature des actifs détenus reste essentielle. À ce titre, les différentes pièces d’or proposées sur le marché permettent d’aborder la question de l’or physique sous un angle distinct de celui des réserves monétaires nationales.

Comment la Banque centrale a-t-elle pu perdre autant sur l’or ?

Pour comprendre cette perte, il faut distinguer deux éléments : la valeur de l’or détenu et le résultat des contrats financiers associés à ce métal. Les produits dérivés sont des instruments dont la valeur dépend de celle d’un actif sous-jacent, comme l’or, et qui peuvent servir à couvrir un risque de marché ou à prendre une position sur l’évolution des prix. Une opération de couverture vise à réduire l’exposition à un mouvement défavorable du marché ; elle peut néanmoins entraîner un coût lorsque le scénario redouté ne se réalise pas. Une stratégie de couverture ne garantit donc pas un bénéfice sur chaque instrument pris isolément. Selon l’AGN, les opérations en cause ont produit une perte de 1,023 milliard de dollars en 2025. La Banque centrale défend une lecture différente : elle affirme que les instruments financiers doivent être évalués conjointement avec l’évolution de ses avoirs en or, et non isolément. C’est précisément cette différence de méthode et d’interprétation qui explique une partie du désaccord. Pour les particuliers qui souhaitent comprendre la différence entre une exposition financière au métal et la possession d’une monnaie en or, les pièces d’or physiques disponibles à l’achat constituent un point de comparaison utile.

Le cours de l’or a fortement augmenté en 2025 : pourquoi cette perte fait-elle débat ?

Le contexte de marché rend l’affaire particulièrement frappante. Selon les comptes publiés par la Banque centrale argentine, le prix de l’or exprimé en dollars par once a augmenté de 64,9 % en 2025. Cette hausse a contribué à la progression de la valeur des réserves internationales et à l’amélioration de certains postes du bilan de la BCRA. Pourtant, les opérations financières associées à l’or ont enregistré un résultat négatif de 1,023 milliard de dollars selon l’audit. Il n’y a pas nécessairement de contradiction comptable entre ces deux constats : un actif peut prendre de la valeur pendant que des contrats dérivés associés à cet actif génèrent des pertes. Tout dépend de la structure des contrats, de leur prix de règlement, de leur échéance et de la stratégie poursuivie. La véritable question porte donc sur le résultat global de l’ensemble des opérations et sur la pertinence de la couverture mise en place. L’AGN et la Banque centrale ne donnent pas la même lecture de cette stratégie, ce qui impose d’examiner séparément les pertes sur les instruments financiers et le résultat global de la position en or.

2,505 milliards de dollars de résultat positif : la réponse de la Banque centrale

La Banque centrale argentine a contesté la présentation de l’affaire comme une perte globale sur l’or. Dans un communiqué publié le 8 octobre 2026, elle a affirmé que sa position sur l’or avait dégagé un résultat net positif de 2,505 milliards de dollars au titre de l’exercice 2025. Selon l’institution, les opérations financières concernées s’inscrivent dans une stratégie de couverture appliquée à l’ensemble de ses avoirs en or. Le principe consiste à associer la valeur du métal détenu à celle des instruments financiers utilisés pour limiter certains risques. Dans cette configuration, lorsque le cours de l’or progresse fortement, les contrats de couverture peuvent enregistrer des pertes alors que la valeur des réserves physiques augmente. La banque centrale soutient donc que le résultat doit être évalué en considérant conjointement les deux composantes. Elle rappelle également que cette pratique existe depuis 2007. De son côté, l’AGN critique la nature et l’ampleur des opérations et questionne la manière dont elles ont été présentées. Il est donc essentiel de ne pas confondre la perte attribuée à un ensemble de contrats dérivés avec le résultat net revendiqué pour l’ensemble de la position en or.

Où sont les lingots argentins ? La question de la transparence reste centrale

Au-delà des chiffres, la localisation de l’or transféré à l’étranger constitue un autre volet de la controverse. L’annonce des transferts de 2024 avait soulevé des questions sur les lieux de conservation du métal, les établissements concernés et les modalités de ces mouvements. La transparence sur les réserves nationales est un sujet important, car l’or représente un actif stratégique dans la gestion du patrimoine d’une banque centrale. Il faut néanmoins distinguer plusieurs questions : où les lingots sont-ils conservés, qui en assure la garde, quelles opérations financières ont été réalisées à partir de ces avoirs et quel a été le résultat de ces opérations ? Une réponse sur l’une de ces questions ne règle pas automatiquement les autres. À la date du 11 octobre 2026, les informations publiques disponibles font état d’une controverse et de travaux de contrôle sur les transferts, mais elles ne permettent pas d’affirmer que tout l’or argentin a disparu. Le débat porte donc sur la traçabilité des réserves, les informations communiquées aux organismes de contrôle et la justification des opérations effectuées.

Une dette de 49 milliards de dollars envers le FMI : pourquoi les pertes inquiètent

La situation financière de l’Argentine renforce la portée politique et économique de cette affaire. Le pays a conclu un accord majeur avec le Fonds monétaire international (FMI), dans un contexte où l’accès aux devises, le niveau des réserves et la stabilité financière sont des enjeux déterminants. Une perte de 1,023 milliard de dollars représente une somme importante pour les finances d’un pays soumis à de fortes contraintes économiques. Elle ne signifie cependant pas, à elle seule, que les réserves nationales sont épuisées ou que l’ensemble de la stratégie financière a échoué. Pour mesurer l’impact réel de ces opérations, il faut examiner les comptes complets de la Banque centrale, les actifs détenus, les passifs, les résultats de l’exercice et les conditions de l’accord avec le FMI. La controverse pose surtout une question de gouvernance : les risques ont-ils été correctement évalués, les objectifs étaient-ils clairement définis et les résultats ont-ils été présentés de façon suffisamment transparente ? Ces interrogations dépassent le seul marché de l’or et concernent plus largement la gestion des réserves publiques.

Or physique ou produits dérivés : deux réalités à ne pas confondre

L’affaire argentine met en évidence une distinction fondamentale pour comprendre les marchés financiers. Détenir directement de l’or physique n’est pas la même chose que conclure un contrat financier dont la valeur dépend du prix de l’or. Une pièce ou un lingot constitue un actif matériel dont la valeur dépend notamment du cours du métal, du poids, de la pureté et, selon le produit, d’une éventuelle prime liée à sa forme ou à sa rareté. Un produit dérivé, à l’inverse, repose sur des engagements contractuels et peut générer des gains ou des pertes selon les mouvements du marché et les clauses prévues. Les risques ne sont donc pas identiques, et les coûts de conservation, de transaction et de revente doivent également être pris en compte. L’exemple de l’Argentine rappelle que la valeur d’un actif sous-jacent ne suffit pas à déterminer le résultat de toutes les opérations financières qui lui sont associées. Pour les épargnants, le choix d’une forme de détention doit reposer sur leurs objectifs, leur horizon de placement, leur tolérance au risque et leur compréhension du produit. L’or physique n’est pas exempt de risques : son prix peut baisser, sa revente peut entraîner des frais et sa conservation exige des précautions.

La leçon de l’affaire argentine : transparence, contrôle et maîtrise des risques

La controverse autour de l’or argentin ne se résume pas à un chiffre spectaculaire. Elle met en lumière trois enjeux : la maîtrise des risques financiers, la transparence dans la gestion des réserves et la capacité des organes de contrôle à examiner les décisions d’une institution publique. L’AGN a identifié une perte de 1,023 milliard de dollars sur des opérations financières liées à l’or en 2025. La Banque centrale soutient, pour sa part, que la stratégie doit être évaluée globalement et revendique un résultat net positif de 2,505 milliards de dollars sur sa position en or. Ces deux chiffres ne mesurent pas exactement la même chose. Pour comprendre ce qui s’est réellement passé, il faut donc distinguer le résultat des instruments dérivés, la variation de valeur du métal détenu et les conclusions des audits portant sur les transferts à l’étranger. La localisation des lingots et la documentation des mouvements restent également des questions importantes pour apprécier la transparence de la gestion des réserves. L’affaire rappelle enfin que les décisions financières portant sur des actifs stratégiques doivent pouvoir être expliquées, documentées et contrôlées.

Conclusion : l’or argentin au cœur d’un débat qui reste ouvert

L’Argentine se retrouve confrontée à une controverse majeure sur la gestion de ses réserves d’or. L’audit a mis en évidence 1,023 milliard de dollars de pertes sur des opérations financières liées au métal en 2025, tandis que la Banque centrale affirme que sa position globale sur l’or a dégagé un résultat net positif de 2,505 milliards de dollars. En parallèle, les transferts d’or vers l’étranger effectués en 2024 continuent de soulever des questions sur la localisation du métal et sur la transparence des opérations. À ce stade, il serait inexact d’affirmer que l’intégralité de l’or a disparu ou que les chiffres établissent à eux seuls un détournement. Le véritable enjeu est de déterminer comment les opérations ont été structurées, comment leurs résultats ont été calculés et quelles informations peuvent être vérifiées par les organismes de contrôle. Pour les citoyens comme pour les épargnants, cette affaire souligne l’importance de comprendre la différence entre un actif physique, un instrument financier et le résultat global d’une stratégie de couverture. Elle rappelle surtout qu’en matière de réserves stratégiques, la confiance repose sur des comptes lisibles, des contrôles effectifs et des explications documentées.

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