Gerald Celente l’affirme : les élections américaines ne changeront rien — et l’or pourrait devenir votre seule protection – Avec Piero San Giorgio

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« Les midterms ne changeront rien » : l’avertissement brutal de Gerald Celente

Alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, Gerald Celente, fondateur du Trends Journal, lance un avertissement sans détour : selon lui, « les midterms ne changeront rien ». Pour l’analyste des grandes tendances, le vrai enjeu n’est pas de savoir si les démocrates ou les républicains remporteront davantage de sièges, mais de comprendre qu’un système politique, financier et militaire profondément déréglé continue de pousser le monde vers plus de dettes, plus de guerres et plus d’instabilité. Dans ce contexte, Celente rappelle que l’or reste, à ses yeux, la valeur refuge numéro un, une conviction qu’il défend depuis des décennies et qui rejoint l’intérêt croissant des épargnants pour l’achat d’or physique.

Celente ne présente pas ces élections comme un tournant historique, mais comme un simple changement de décor. Si le président Donald Trump perdait sa majorité dans les deux chambres du Congrès, il ne pourrait plus « faire tout ce qu’il veut », explique-t-il, mais cela ne modifierait pas, selon lui, les dynamiques de fond : poursuite des guerres, endettement massif, déclin industriel de l’Occident et montée en puissance de la Chine. C’est précisément parce que les institutions paraissent incapables d’apporter des solutions durables que de plus en plus d’épargnants cherchent à protéger leur capital autrement, notamment à travers l’achat de pièces d’or comme le 20 francs Napoléon.

Le ton de Celente est volontairement provocateur, mais son message central est clair : les citoyens ne doivent pas attendre des politiciens qu’ils réparent un système qu’ils estiment avoir contribué à briser. Il qualifie les deux grands partis américains de « syndicats du crime », dénonce des promesses électorales non tenues et affirme que les dirigeants, lorsqu’ils perdent leur crédibilité, ont historiquement tendance à « prendre le chemin de la guerre ». Pour ceux qui veulent se prémunir contre cette spirale d’incertitude, il répète sa règle simple : acheter de l’or, le mettre de côté et recommencer, une stratégie que beaucoup traduisent aujourd’hui par l’acquisition progressive de pièces d’or.

L’analyse de Celente s’appuie sur une lecture historique longue. Selon lui, le déclin américain a commencé avec la guerre du Vietnam : l’inflation a monté, les revenus réels ont reculé, et les États-Unis se sont enfoncés dans une succession de conflits qui ont épuisé leur économie et leur cohésion sociale. Il oppose cette trajectoire à celle de la Chine, qu’il décrit comme une puissance concentrée sur l’industrie, la technologie et l’intelligence artificielle. Face à ce basculement mondial, il estime que les ménages doivent reprendre le contrôle de leur sécurité financière, et l’or occupe dans sa pensée une place centrale, notamment sous forme de pièces d’or historiques.

Le message le plus inquiétant de Celente concerne la dette. Il affirme que les niveaux d’endettement des États, des entreprises et des ménages créent une pression insoutenable, tandis que les rendements obligataires augmentent et que les coûts du crédit explosent. Il redoute une crise boursière, un éclatement de la bulle technologique liée à l’intelligence artificielle et une aggravation générale de la situation économique. Dans un tel scénario, il considère que l’or n’est pas un simple placement spéculatif, mais une assurance contre la défaillance du système monétaire, une conviction qui explique l’attrait durable de l’or d’investissement.

Cette alerte n’est pas seulement théorique : les chiffres récents donnent un poids supplémentaire à son diagnostic. En France, la dette publique a atteint 3 595,5 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre 2026, soit 119% du PIB, un niveau record selon l’Insee. Le gouvernement anticipe désormais une dette publique de 121,7% du PIB en 2027, très loin du seuil européen de 60%. Dans ce climat, Celente estime que les citoyens doivent se préparer physiquement, mentalement et financièrement — et pour la dimension financière, il désigne l’or comme le premier rempart, notamment via le Napoléon or.

Pourquoi Celente considère l’or comme la valeur refuge numéro un

Gerald Celente ne présente pas l’or comme une promesse de gains rapides, mais comme un instrument de préservation du patrimoine. Il rappelle avoir commencé à acheter de l’or en 1978, lorsque l’once se négociait autour de 177 dollars. Sa méthode est volontairement simple : acheter régulièrement, stocker physiquement, puis répéter. Cette approche vise moins à « jouer » le marché qu’à constituer une réserve tangible, hors de portée des décisions arbitraires des banques centrales, des gouvernements et des marchés financiers. Aujourd’hui, l’once d’or évolue autour de 4 160 à 4 200 dollars, après avoir atteint un sommet historique de 5 608 dollars en janvier 2026 selon les données de marché citées par Trading Economics.

Cette stratégie prend tout son sens dans un environnement où la confiance dans les monnaies fiduciaires s’érode. Lorsque les États s’endettent toujours plus pour financer leurs déficits, leurs guerres et leurs programmes publics, la tentation de laisser l’inflation réduire la valeur réelle de la dette devient plus forte. L’épargnant, lui, subit directement cette mécanique : son pouvoir d’achat diminue, ses rendements réels peuvent devenir négatifs et ses actifs financiers deviennent plus vulnérables aux chocs. C’est exactement le risque que Celente veut éviter en recommandant l’or physique comme protection de long terme.

Il ne s’agit pas d’une mode récente. L’or est utilisé depuis des millénaires comme réserve de valeur parce qu’il ne dépend pas de la solvabilité d’un État, d’une banque ou d’une entreprise. Il ne peut pas être créé à volonté par une décision de politique monétaire, contrairement aux monnaies fiduciaires. Cette rareté, combinée à sa reconnaissance universelle, explique pourquoi l’or conserve sa fonction de refuge lorsque les tensions géopolitiques, les crises bancaires ou les craintes inflationnistes resurgissent. Le marché lui-même continue de le classer parmi les actifs refuges en période d’incertitude économique et géopolitique.

Guerres, mensonges et perte de confiance politique

Dans l’interview, Celente exprime une colère particulière contre ce qu’il perçoit comme une banalisation de la guerre. Il accuse les dirigeants occidentaux de préparer l’opinion publique à accepter des conflits en entretenant la peur, notamment vis-à-vis de la Russie en Europe. Selon lui, les populations suivent leurs dirigeants trop facilement et avalisent des récits qu’elles devraient au contraire examiner avec la plus grande prudence. Son message est brutal : lorsqu’un pouvoir perd sa légitimité intérieure, il cherche souvent à retrouver une forme d’autorité en désignant un ennemi extérieur.

Cette critique s’inscrit dans une vision plus large de l’échec politique occidental. Celente estime que les élites ont privilégié les intérêts financiers, la délocalisation industrielle et le contrôle bureaucratique au détriment des citoyens. Il dénonce une Europe affaiblie par la dette, la bureaucratie et la désindustrialisation, citant la France et l’Allemagne comme exemples de puissances autrefois solides aujourd’hui confrontées à de graves difficultés. Pour lui, le problème n’est pas conjoncturel : il serait structurel, moral et civilisationnel.

Il appelle également à un sursaut citoyen, porté notamment par la génération Z. Selon Celente, les jeunes sont les premières victimes d’un système où les grandes fortunes possèdent une part disproportionnée des richesses, tandis que les nouvelles générations peinent à accéder au logement, à un emploi stable et à une perspective d’avenir. Il évoque des mouvements de contestation dans plusieurs pays et estime que cette révolte générationnelle pourrait devenir l’une des forces politiques majeures des années à venir, même s’il juge qu’elle reste encore insuffisante pour inverser la trajectoire actuelle.

La montée de la Chine et le déclin de l’Occident

Le deuxième pilier de l’analyse de Celente concerne le basculement économique mondial. Il affirme que le XXe siècle a été le « siècle américain », mais que le XXIe siècle sera celui de la Chine. Sa formule est sans ambiguïté : « Le business de l’Amérique, c’est la guerre ; le business de la Chine, c’est le business. » Il estime que les États-Unis et l’Europe ont affaibli leur propre industrie en délocalisant leur production vers la Chine afin de profiter d’une main-d’œuvre moins chère, tout en transférant des technologies et des savoir-faire industriels majeurs.

Celente souligne que la Chine a massivement développé son enseignement supérieur et orienté une grande partie de sa jeunesse vers les compétences techniques, scientifiques et liées à l’intelligence artificielle. Il oppose cette orientation à ce qu’il perçoit comme une dérive académique et productive en Occident. Pour lui, la conséquence est déjà visible : la Chine dominerait les secteurs des véhicules électriques, des batteries, de l’énergie solaire et des énergies alternatives, tandis que les économies occidentales perdraient leur avantage industriel historique.

Cette thèse rejoint sa critique de l’entrée de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce sous la présidence de Bill Clinton. Selon Celente, cette décision a accéléré la désindustrialisation américaine, fragilisé les classes moyennes et renforcé la dépendance de l’Occident vis-à-vis de chaînes d’approvisionnement contrôlées par Pékin. Il y voit l’une des causes profondes de la faiblesse économique actuelle des États-Unis et de l’Europe, et donc l’un des facteurs qui justifient, à ses yeux, une préparation patrimoniale individuelle.

Crise de la dette : le signal d’alarme que personne ne peut ignorer

Le point le plus concret de l’avertissement de Celente reste la dette. Il affirme que le monde se dirige vers « les pires moments de son histoire » en raison de l’accumulation des déficits, de la hausse des taux et de la fragilité des marchés actions. Il évoque notamment le risque d’un krach lié aux entreprises technologiques et à l’intelligence artificielle, estimant que les investisseurs ont trop massivement placé leur capital dans ce secteur. Pour lui, la combinaison d’une dette publique hors de contrôle, de taux d’intérêt élevés et d’une bulle technologique constitue une menace systémique.

Les données françaises confirment l’ampleur du phénomène qu’il dénonce. La dette publique française a progressé de 59,6 milliards d’euros au seul deuxième trimestre 2026, pour atteindre 3 595,5 milliards d’euros, soit 119% du PIB. Elle avait déjà augmenté de 75,8 milliards d’euros au premier trimestre, passant de 115,7% à 117,5% du PIB. Autrement dit, la France a ajouté environ 135 milliards d’euros de dette publique en six mois.

Cette trajectoire n’est pas marginale : le gouvernement français projette une dette de 119,3% du PIB à la fin de 2026, puis de 121,7% du PIB en 2027. Pour Celente, ce type de chiffre ne doit pas être regardé comme une simple statistique administrative. Il représente, selon lui, une promesse de prélèvements futurs, d’inflation, de hausse des impôts ou de restrictions budgétaires. L’épargnant qui comprend cette mécanique cherche naturellement à détenir une partie de son patrimoine dans un actif qui ne repose pas sur la promesse d’un État endetté.

Les « 3 G » de Celente : préparer plutôt que subir

Celente résume sa philosophie de préparation par sa célèbre formule des « 3 G » : guns, gold and a getaway plan, soit la capacité de se protéger, l’or et un plan de repli. Il précise ne pas donner de conseil financier personnalisé, mais son message est sans ambiguïté : dans un monde instable, chacun doit réduire sa dépendance aux institutions et renforcer son autonomie. L’or y occupe une place centrale parce qu’il est à la fois liquide, universellement reconnu et historiquement résistant aux crises monétaires.

Sa recommandation est répétitive et volontairement simple : « Vous achetez, vous mettez de côté. Vous achetez, vous mettez de côté. » Cette méthode d’accumulation régulière permet de lisser le prix d’entrée, d’éviter les décisions émotionnelles et de construire progressivement une réserve tangible. Elle correspond à une logique de long terme, non à une spéculation court terme. C’est aussi la raison pour laquelle les pièces d’or, faciles à fractionner, à stocker et à transmettre, occupent une place particulière dans les stratégies de préservation patrimoniale.

Il insiste également sur la préparation physique, émotionnelle et spirituelle. Pour Celente, survivre à une crise ne consiste pas seulement à posséder des actifs, mais à retrouver une forme de résilience humaine. Il déplore la disparition de ce qu’il appelle « l’esprit humain » et appelle à la formation d’une minorité active, éduquée et déterminée, capable de s’opposer à la logique de guerre et de soumission politique. Ce message dépasse donc largement la question financière, même si l’or en demeure l’un des piliers pratiques.

Ce que les épargnants doivent retenir de cet avertissement

Le message de Gerald Celente peut se résumer en une phrase : ne comptez pas sur les élections pour résoudre une crise systémique. Selon lui, le changement de majorité aux États-Unis ne mettrait pas fin aux guerres, ne réduirait pas la dette et ne restaurerait pas la puissance industrielle occidentale. Il prévient donc ceux qui attendent encore un retour à la normale qu’ils risquent, à ses yeux, d’être pris de vitesse par une détérioration économique et géopolitique déjà engagée.

Pour l’épargnant, la leçon pratique est de diversifier hors du système financier traditionnel. L’or physique permet de détenir un actif sans risque de contrepartie bancaire, sans dépendance à la solvabilité d’un État et sans exposition directe aux promesses des marchés actions. Dans une période où la dette française atteint un niveau record de 119% du PIB et où l’or reste considéré comme un actif refuge face à l’incertitude, cette logique retrouve une actualité particulière.

Celente ne promet ni certitude ni confort. Il annonce au contraire une période dangereuse, marquée par la dette, la guerre, la perte de confiance et les chocs financiers. Mais c’est précisément cette lucidité qui explique pourquoi son appel à se préparer résonne auprès d’un public de plus en plus large. Pour ceux qui souhaitent suivre cette logique de protection patrimoniale, l’or physique — et en particulier les pièces d’or reconnues comme le Napoléon — constitue le point d’entrée le plus direct dans la stratégie qu’il défend depuis près de cinquante ans.

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