« Une crise financière avant l’élection présidentielle ? C’est possible » : l’alerte glaçante de Nicolas Baverez sur la France au bord du chaos

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Nicolas Baverez ne cherche pas à rassurer. Invité de Sud Radio ce samedi, l’économiste, historien et éditorialiste pour Le Point et Le Figaro affirme sans détour que la France est désormais entrée dans une crise financière, même si cette réalité reste largement niée dans le débat public. Selon lui, la situation est si dégradée qu’une crise financière pourrait se produire avant même l’élection présidentielle. Dans une chronique publiée dans Le Figaro, intitulée « La France au bord du chaos », il décrit un pays confronté à trois crises simultanées : financière, sociale et politique.

Pour Baverez, le signal le plus alarmant n’est pas seulement le niveau de la dette, mais l’incapacité politique à y répondre. La France affiche, selon les chiffres qu’il mobilise, environ 120% de dette publique, des taux d’emprunt proches de 5%, un écart de taux avec l’Allemagne de 140 points de base et un déficit public compris entre 5,4% et 5,5% du PIB. Il compare explicitement cette configuration à celle de l’Italie en 2011-2012, lorsque Rome avait basculé dans une crise de la dette avant le départ de Silvio Berlusconi. Face à ce danger, il estime que la protection du patrimoine devient une préoccupation centrale, et que beaucoup de Français se tournent vers l’or physique, notamment à travers l’achat de pièces d’or comme le 20 francs Napoléon tête nue.

Le diagnostic de l’économiste est d’autant plus sévère que le budget en discussion ne constitue pas, à ses yeux, un budget de redressement. Il part d’un déficit proche de 5% du PIB pour aboutir, selon lui, à un déficit compris entre 5% et 6%. Le Parlement aurait supprimé des mesures d’économie déjà jugées insuffisantes, tandis que de nouveaux impôts seraient envisagés sur une économie qu’il décrit comme « complètement à l’arrêt ». Dans ce contexte, il estime que la France perd chaque semaine une marge de manœuvre précieuse, alors que les ménages cherchent des actifs tangibles pour se prémunir, comme en témoigne l’intérêt pour les pièces d’or.

Nicolas Baverez accuse la classe politique française d’avoir fait un choix terrible : celui de renoncer à régler elle-même les problèmes du pays. Il estime qu’elle attend désormais un choc extérieur et une restructuration imposée de l’extérieur, potentiellement par la Banque centrale européenne, l’Union européenne, voire le Fonds monétaire international si la situation devait aller jusqu’à des annulations de dette. Pour lui, cette attitude représente à la fois la preuve que la démocratie ne fonctionne plus et un abandon de souveraineté inouï. Il rappelle que la Ve République, voulue par le général de Gaulle, reposait précisément sur la capacité de la France à répondre aux crises et à garder la maîtrise de son destin. Dans un tel climat d’incertitude, l’achat de lingots d’or apparaît pour certains épargnants comme une réponse concrète à la perte de confiance dans les institutions financières.

Le cœur du problème, selon Baverez, réside dans la dépendance de la France à ses créanciers. Il affirme que 60% de la dette française est détenue par l’étranger, auxquels s’ajoutent environ 20% rattachés à la BCE, soit 80% de la dette entre des mains extérieures au pays. Il ajoute que la France devrait théoriquement emprunter 340 milliards d’euros l’année prochaine, avec des taux autour de 5%. Il cite également le ministre des Finances, qui aurait indiqué que la France ne pouvait plus émettre de dette à trente ans dans les conditions évoquées. Cette dépendance au financement extérieur renforce, selon lui, le risque d’une perte de contrôle du destin national, tandis que l’or reste un actif sans contrepartie de crédit, ce qui explique l’attrait persistant pour l’or sous forme de pièces.

L’économiste estime pourtant qu’il serait encore possible de désamorcer la crise, à condition d’adopter un véritable budget de prise de conscience. Il explique qu’il faudrait ramener le déficit autour de 4%, voire 3% du PIB. Or, il constate que ce n’est pas du tout la trajectoire suivie. Il affirme que des plans d’ajustement sont déjà préparés à la BCE et en Allemagne, alors qu’en France, ni la classe politique ni l’administration ne s’en préoccuperaient réellement. Cette asymétrie entre l’urgence extérieure et l’immobilisme intérieur constitue, pour lui, l’un des éléments les plus dangereux de la situation. Face à cette perspective, la demande d’actifs refuges ne cesse de progresser, et la pièce de 20 francs Napoléon tête nue demeure l’un des formats les plus recherchés par les investisseurs particuliers.

Une France déjà en crise financière

Nicolas Baverez affirme que la crise financière a déjà commencé, même si le déni reste massif. Il ne parle pas d’une hypothèse lointaine, mais d’une réalité économique en cours. Selon sa chronique publiée le 11 octobre 2026 dans Le Figaro, la dette de la France atteignait environ 3 600 milliards d’euros à la mi-2026, soit 119% du PIB, son plus haut niveau depuis 1946. Il indique également que, dès le 1er octobre, les taux avaient dépassé 5% et que l’écart avec l’Allemagne avait franchi 150 points de base, un niveau sans précédent depuis 2008.

Cette situation n’est pas une simple alerte comptable. Elle signifie concrètement que l’État français doit payer davantage pour emprunter, alors même qu’il a besoin de trouver chaque année des sommes considérables pour financer son déficit et refinancer sa dette arrivant à échéance. Les analyses publiées par Challenges confirment cette dynamique : le taux de l’OAT française à 10 ans est passé d’environ 3,52% début janvier 2026 à près de 5%, tandis que l’écart avec l’Allemagne est passé de 71 à 140 points de base. L’écart avait même atteint 160 points de base au début du mois d’octobre, avant de fluctuer fortement.

Pour comprendre l’ampleur du risque, il faut revenir à la comparaison historique avancée par Baverez. En 2011-2012, l’Italie avait une dette publique de 120% du PIB, des taux à 7%, un spread de 150 points avec l’Allemagne et un déficit de 4,6% du PIB. Cette combinaison avait précipité une crise politique majeure et conduit au départ de Silvio Berlusconi. Aujourd’hui, la France présente une dette comparable, des taux proches de 5%, un spread de 140 points de base selon Baverez, et un déficit supérieur à celui de l’Italie de l’époque. Pour l’économiste, la ressemblance est trop frappante pour être ignorée.

Le Parlement ne répond pas à l’urgence

Le second élément du diagnostic porte sur la réponse politique. Nicolas Baverez estime que le Parlement agit comme si la crise n’existait pas. Il affirme que le budget en cours n’est pas un budget de redressement, puisqu’il ne réduit pas réellement le déficit. Au contraire, il partirait d’un déficit proche de 5% du PIB pour se terminer entre 5% et 6%. Dans le même temps, les mesures d’économie déjà faibles auraient été supprimées, tandis que de nouvelles pressions fiscales seraient envisagées sur une économie déjà fragilisée.

Cette situation crée, selon lui, un cercle vicieux. Plus l’État dépense sans réduire structurellement son déficit, plus il doit emprunter. Plus il emprunte, plus les taux montent. Plus les taux montent, plus la charge de la dette augmente, ce qui réduit encore les marges budgétaires disponibles pour financer les services publics et soutenir l’économie. Les projections citées dans les analyses récentes indiquent que la charge de la dette de l’État français pourrait passer de 64,8 milliards d’euros cette année à 74,2 milliards d’euros en 2027.

Baverez ne se contente pas de constater ce cercle vicieux : il en tire une conclusion politique radicale. Pour lui, la classe politique française aurait choisi d’attendre le choc plutôt que d’affronter le problème. Il estime qu’elle anticipe une restructuration de la France imposée de l’extérieur, par la BCE, l’Union européenne ou le FMI. Cette attente passive serait, à ses yeux, une forme d’abandon de souveraineté, incompatible avec l’esprit fondateur de la Ve République.

80% de la dette hors de contrôle national

L’un des passages les plus marquants de l’intervention de Nicolas Baverez concerne la détention de la dette française. Il affirme que 60% de la dette est détenue par des acteurs étrangers, auxquels s’ajoutent environ 20% rattachés à la BCE. Autrement dit, selon son raisonnement, 80% de la dette française échapperait au contrôle direct des épargnants et des institutions françaises. Il compare cette situation à celle de la fin de la IVe République.

Cette dépendance a une conséquence immédiate : la France ne maîtrise plus entièrement les conditions auxquelles elle peut emprunter. Si les investisseurs étrangers perdent confiance, ils peuvent exiger des taux plus élevés, vendre les obligations françaises ou se détourner des émissions du Trésor. Or, la France devrait emprunter environ 340 milliards d’euros l’année prochaine, selon Baverez. Ce montant considérable rend le pays particulièrement vulnérable à une perte de confiance des marchés.

Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a toutefois précisé le 16 octobre 2026 que les conditions n’étaient pas réunies pour une intervention de la BCE, malgré l’envolée des rendements de la dette française. Cette précision est essentielle : elle montre que l’aide de la BCE n’est pas automatique et qu’elle ne peut pas être considérée comme une solution immédiate. Baverez estime précisément que cette dépendance à une intervention extérieure constitue le danger majeur.

Crise sociale, paupérisation et colère légitime

Nicolas Baverez relie directement la crise financière à une crise sociale. Selon lui, la croissance a disparu, le chômage progresse, la création d’emplois s’arrête et les capitaux fuient en masse. Il parle d’une paupérisation réelle des territoires et de la population. Il ajoute que la richesse par habitant en France se situe 7% en dessous de la moyenne de l’Union européenne et que le pays occupe la 34e place mondiale selon ce critère.

Cette dégradation sociale nourrit, selon lui, une colère de plus en plus visible. Il estime que cette colère est légitime, car l’État prélèverait 52% de tout ce qui transite dans l’économie française, ce qu’il présente comme un record parmi les pays développés. Pourtant, il constate que l’éducation ne fonctionne plus, que la santé ne fonctionne plus, que la justice ne fonctionne pas non plus et que l’État aurait perdu le monopole de l’exercice légitime de la défense. Le résultat, selon lui, est un État à la fois obèse et impuissant.

Cette triple crise — financière, sociale et politique — explique pourquoi Baverez parle de « chaos ». Il ne s’agit pas seulement d’un problème de chiffres publics, mais d’une perte progressive de capacité collective à agir. La dette fragilise l’État, la paupérisation fragilise la société et la paralysie politique empêche toute réponse cohérente. C’est cette combinaison qui rend la situation, selon lui, historiquement dangereuse.

Une crise possible avant la présidentielle

La question centrale posée à Nicolas Baverez était simple : la crise financière peut-elle éclater avant l’élection présidentielle ? Sa réponse est claire : oui, c’est possible. Il affirme qu’il n’est pas certain que la crise attendra le scrutin. Celui ou celle qui s’installera à l’Élysée pourrait donc hériter d’une situation déjà hors de contrôle, avec les mains liées par les exigences des créanciers et des institutions européennes.

Il prend l’exemple d’Alexis Tsipras en Grèce. Arrivé au pouvoir avec un programme très à gauche, le dirigeant grec avait tenté d’installer un rapport de force avec les créanciers, notamment à travers des référendums. Il a finalement perdu ce confrontation. Baverez rappelle qu’il n’existe pas, selon lui, d’exemple d’État en crise financière ayant gagné contre les marchés. Tsipras a fini par accepter un plan d’ajustement imposé par le FMI, la BCE et la Commission européenne, au prix d’une récession très brutale.

Les conséquences décrites par Baverez sont lourdes : la Grèce aurait perdu 24% de son PIB et connu un taux de chômage de 30%, soit, selon lui, l’équivalent d’une crise des années 1930. Il précise toutefois que la Grèce est ensuite revenue de cette crise et a récupéré en 2025 son pouvoir d’achat de 2008. L’Italie, elle, n’aurait récupéré son niveau de richesse de 2012 qu’en 2022. Son message est donc sans ambiguïté : une restructuration imposée de l’extérieur coûte beaucoup plus cher qu’un redressement décidé souverainement par le pays lui-même.

Le risque d’un « Alexis Tsipras français »

Nicolas Baverez formule une hypothèse politique particulièrement frappante : le prochain président ou la prochaine présidente de la République pourrait devenir un « Alexis Tsipras français ». Peu importe ses promesses, ses convictions ou son programme, il ou elle pourrait se retrouver confronté à des créanciers extérieurs, à des exigences budgétaires strictes et à une perte de liberté de décision. La crise financière, si elle survient avant l’élection, transformerait le futur chef de l’État en exécutant d’un plan d’ajustement qu’il n’aurait pas choisi.

Cette perspective explique pourquoi Baverez insiste sur la nécessité d’agir avant que les marchés n’imposent leur solution. Il estime que la France doit prendre elle-même les bonnes décisions, ici et par elle-même. Ce n’est pas seulement une question d’efficacité économique, mais une question de souveraineté nationale. Un pays qui perd le contrôle de son financement perd progressivement le contrôle de ses choix politiques, sociaux et stratégiques.

Le risque est amplifié, selon lui, par le fait que les Français ne sont pas préparés à un tel scénario. Contrairement aux Italiens ou aux Grecs, qui ont déjà vécu des crises de la dette récentes, la population française n’aurait pas été informée de la gravité de la situation. Si une restructuration imposée de l’extérieur survenait, le choc politique serait donc encore plus violent.

Un défaut coûterait encore plus cher

Nicolas Baverez évoque également l’hypothèse ultime : le défaut de paiement. Il rappelle que le dernier défaut français remonte à 1797, sous le Directoire. Selon lui, une faillite ou un défaut coûterait beaucoup plus cher qu’un plan d’ajustement négocié et maîtrisé par la France elle-même. Il ne présente donc pas le défaut comme une solution de libération, mais comme une aggravation catastrophique de la crise.

Cette mise en garde rejoint les analyses publiées par Challenges, qui distinguent plusieurs scénarios possibles : une rupture de financement obligeant à un plan d’austérité d’urgence, un étouffement durable de l’économie par des taux élevés, ou un recours à la BCE et à l’Union européenne. Aucun de ces scénarios n’est présenté comme rassurant. Le premier impliquerait des coupes budgétaires brutales et une forte hausse des taux ; le deuxième ferait chuter l’investissement et maintiendrait la croissance proche de zéro ; le troisième reviendrait à solliciter un soutien extérieur.

Pour Baverez, la seule voie raisonnable consiste donc à agir avant la crise. Il plaide pour un budget qui ramène le déficit autour de 4%, voire 3% du PIB, et pour des décisions prises par les Français eux-mêmes. À défaut, la France subirait une restructuration imposée de l’extérieur, avec des conséquences beaucoup plus douloureuses en termes de richesse par habitant, d’emploi et de souveraineté.

Une France affaiblie dans un monde instable

Le dernier élément du diagnostic porte sur le contexte international. Nicolas Baverez estime que la France traverse cette crise au pire moment possible. Il évoque un basculement vers un « âge des empires », avec une pression américaine qu’il qualifie de prédatrice sous l’administration Trump, une pression militaire russe, des Turcs en embuscade et une Chine qui, selon lui, pille économiquement l’Europe. Dans ce contexte, un effondrement financier français affaiblirait non seulement la France, mais mettrait aussi l’ensemble de l’Europe en danger.

Il souligne un point particulièrement brutal : la France s’endette avec la monnaie des autres. Les créanciers étrangers en ont conscience et, selon lui, ne feront aucun cadeau à la France. Cette phrase résume sa vision de la situation : la dette n’est pas seulement un problème budgétaire, elle est aussi un instrument de pression géopolitique. Un pays dépendant de financements extérieurs perd une partie de sa capacité à résister aux pressions étrangères.

Cette analyse rejoint la chronique publiée dans Le Figaro, où Baverez affirme que la France n’est plus un pays du cœur de l’euro, mais une nation périphérique qui menace la stabilité de la zone. Il écrit même que le danger pour la monnaie unique ne viendrait plus des pays du sud de l’Europe, mais de la France elle-même. Cette inversion est au cœur de son alarme : la crise française ne serait plus un problème national, mais un risque systémique européen.

Ce que cela signifie pour les épargnants

Pour les épargnants, le message de Nicolas Baverez est clair : l’incertitude ne concerne plus seulement les rendements financiers, mais la stabilité même du cadre économique. Une crise de la dette peut se traduire par une hausse des impôts, une baisse du pouvoir d’achat, une inflation persistante, une instabilité bancaire ou une perte de confiance dans les actifs financiers classiques. Dans un tel environnement, la diversification du patrimoine devient une question de protection, pas seulement de performance.

C’est dans ce contexte que l’or physique retrouve une fonction historique. Contrairement à une obligation d’État, il ne dépend pas de la capacité d’un gouvernement à rembourser sa dette. Contrairement à un dépôt bancaire, il ne repose pas sur la solidité d’une institution financière. L’or est un actif tangible, reconnu internationalement, qui a traversé les crises monétaires, les guerres, les inflations et les effondrements politiques. C’est précisément cette nature qui explique son attrait lorsque la confiance dans les États s’affaiblit.

Les pièces d’or, et en particulier le 20 francs Napoléon tête nue, occupent une place particulière dans cette stratégie. Elles sont liquides, reconnues, divisibles et facilement négociables. Elles permettent aussi d’accéder à l’or physique avec un ticket d’entrée plus accessible que celui d’un lingot. Pour les investisseurs qui souhaitent se protéger contre une dégradation de la situation financière française, l’pièce de 20 francs Napoléon tête nue constitue ainsi un format historique et recherché.

Le réveil avant le choc

Le message final de Nicolas Baverez est un appel au réveil. Il estime que la France dispose encore d’une fenêtre pour éviter le pire, mais que cette fenêtre se referme. Un vrai budget de redressement, une réduction du déficit vers 4% ou 3% du PIB et des décisions souveraines permettraient encore, selon lui, de désamorcer la crise. À l’inverse, poursuivre dans le déni reviendrait à laisser les marchés, la BCE, l’Union européenne ou le FMI imposer leur solution.

Il rappelle enfin qu’il faudrait une personnalité, une équipe et des idées à la hauteur de la gravité de la situation. Or, selon lui, les programmes des nombreux candidats à l’élection présidentielle ne proposent pas encore de véritable projet adapté à l’urgence. Cette absence de réponse politique est, pour lui, aussi préoccupante que la dégradation des chiffres publics.

La France se trouve donc, selon Nicolas Baverez, devant un choix historique : le sursaut ou le chaos. Le sursaut supposerait d’affronter la crise financière avant qu’elle ne devienne incontrôlable. Le chaos signifierait attendre le choc, subir une restructuration extérieure et perdre une partie de la maîtrise du destin national. C’est cette alternative brutale qui explique pourquoi son alerte résonne avec une telle force, à quelques mois seulement de l’élection présidentielle.

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